1 JEAN 1 : 01 À 10 ** + 1 JOHN 1 : 01 to 10 + NOTES : JOHN MACARTHUR

07/06/2016 14:05

1 JEAN 1 : 01 À 10 ** +
 

 1 ¶  Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, — 

 

Ce qui. Renvoie à une proclamation de l’Évangile centrée sur la personne, les paroles et l’œuvre de Christ telles que rapportées dans le témoignage apostolique.

 

dès le commencement. Dans l’Évangile de Jean, une expression similaire évoque l’éternité passée (#Jn 1:1, « Au commencement »); dans le contexte des vv. 1-4, elle fait ici allusion aux débuts de la prédication de l’Évangile, au moment où les destinataires de l’épître entendirent pour la première fois parler de Jésus (cf. #1Jn 2:7, #1Jn 2:24). Elle souligne aussi la constance du message de l’Évangile: son contenu ne change pas mais demeure identique depuis le commencement; il n’est pas sujet au changement sous l’impulsion de modes ou de philosophies du monde.

 

nous avons entendu …  vu …  contemplé …  touché. Les termes employés soulignent la vivacité du souvenir que Jean conservait de la personne de Jésus, en dépit de son âge avancé. Les événements dont il avait été témoin restèrent si profondément gravés dans sa mémoire qu’ils se présentaient à son esprit, 60 ans plus tard, avec la même vivacité et la même fraîcheur que s’ils venaient de se produire. Il emploie des termes qui affirment avec force la réalité physique de Jésus: s’il n’avait été qu’un esprit, Jean n’aurait pu l’entendre, le contempler et le toucher durant tout le temps de son ministère terrestre, ni même après sa résurrection.

 

la parole de vie. C’est-à-dire Jésus lui-même, mais aussi la proclamation de son Évangile.

 

2  car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — 

 

la vie éternelle …  auprès du Père …  nous a été manifestée. Jean met l’accent sur l’éternité de Christ dans la gloire qui était la sienne avant l’incarnation (cf. #1Jn 5:12 ; #Jn 1:4 ; #Jn 5:26, #Jn 5:40 ; #Jn 11:25 ; #Jn 14: 6).

1:2-3

 

manifestée …  vue …  rendons témoignage …  entendu …  annonçons. La répétition des mêmes termes qu’au v. 1 souligne à nouveau, avec une intensité renforcée, l’autorité de l’expérience personnelle de Jean en tant que témoin oculaire de la vie de Jésus. Les lecteurs de l’apôtre se voyaient ainsi rappeler, avec un certain mordant, que son témoignage personnel réfutait les discours arrogants et erronés que tenaient les faux docteurs à propos de Christ, alors qu’ils ne l’avaient jamais vu ni connu.

 

3  ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.

 

communion avec nous. Bien loin de renvoyer à de simples relations sociales, le terme de communion rappelle ici que les lecteurs de Jean étaient appelés à posséder, en association avec lui, la vie éternelle (cf. #Ph 1:5 ; #1Pi 5:1 ; #2P 1:4). Jean n’écrit pas seulement pour affirmer la réalité physique de Jésus (vv. #1Jn 1:1-2), mais aussi pour amener ses lecteurs au salut. En assimilant la communion au salut, ce v. établit clairement que les chrétiens authentiques ne sont jamais hors de la communion.

 

4  Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite.

 

que notre joie soit parfaite. L’un des objectifs principaux de cette épître est de communiquer la joie aux lecteurs. La proclamation de la réalité de l’Évangile (vv. #1Jn 1:1-2) a pour fruit une communion dans la vie éternelle (v. #1Jn 1:3) qui, à son tour, produit la joie (v. #1Jn 1:4).

 

5 ¶  La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

 

nous avons apprise de lui. Le message prêché par Jean et les autres apôtres venait de Dieu, et non des hommes (cf. #Ga 1:12).

 

Dieu est lumière. La lumière et les ténèbres sont des symboles courants dans l’Écriture. Du point de vue des concepts, la « lumière » correspond à la vérité biblique, alors que les « ténèbres » représentent l’erreur et le mensonge (cf. #Ps 119:105 ; #Pr 6:23 ; #Jn 1:4 ; #Jn 8:12). Moralement parlant, la « lumière » se rapporte à ce qui est saint ou pur, tandis que les « ténèbres » désignent le péché ou les mauvaises actions (cf. #Ro 13:11-14 ; #1Th 5:4-7). Les hérétiques prétendaient avoir été vraiment éclairés et marcher dans la véritable lumière. Jean niait que cela soit le cas, parce qu’ils refusaient de reconnaître leur propre péché: sur cette vérité élémentaire, ils n’avaient pas été éclairés!

 

point en lui de ténèbres. Jean affirme avec autorité que Dieu est parfait à tout point de vue et que rien, dans sa personne, ne porte atteinte à sa vérité ni à sa sainteté (cf. #Ja 1:17).

1:5-2:2 Afin de s’opposer aux faux docteurs qui niaient l’existence ou l’importance du péché, Jean en affirme au contraire la réalité. Cette affirmation de la réalité du péché constitue le deuxième indice d’une communion authentique (cf. vv. #1Jn 1:1-4 pour le premier, et #1Jn 2:3-6 pour le troisième). Ceux qui nient la réalité du péché prouvent publiquement que leur salut n’est pas réel. Le pronom « nous » aux vv. #1Jn 1:6,8,10 ne désigne pas les chrétiens véritables, mais d’une manière générale quiconque revendique cette communion tout en niant le péché. Aux vv. #1Jn 1:7,9 et #1Jn 2:1-2 en revanche, le même pronom désigne spécifiquement les chrétiens authentiques.

 

6  Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité.

 

Même si les faux docteurs prétendaient avoir été éclairés et être en communion avec Christ, le fait qu’ils marchaient dans les ténèbres démentait leurs allégations et démontrait par conséquent qu’ils n’étaient pas vraiment sauvés. Le mensonge mentionné au v. 6 correspond à leur prétention d’être en communion avec Dieu (v. #1Jn 1:6).

 

ne pratiquons pas. Désigne leur incapacité chronique à marcher dans la vérité.

 

7  Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

 

Un chrétien authentique marche normalement dans la lumière (la vérité et la sainteté), et non dans les ténèbres (l’erreur et le péché). Dans sa marche, il est aussi purifié de son péché grâce au pardon que Dieu accorde constamment aux siens. Puisque ceux qui marchent dans la lumière ont part au caractère de Dieu, ils refléteront aussi sa sainteté (3 Jn 11), prouvant ainsi l’authenticité de leur communion avec lui (#Ja 1:27). Un véritable chrétien ne marche pas dans les ténèbres, mais uniquement dans la lumière (#2Co 6:14 ; #Ep 5:8 ; #Col 1:12-13), et il bénéficie en permanence de la purification des péchés (cf. v. #1Jn 1:9).

 

8 ¶  Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.

 

Non seulement les faux docteurs marchaient dans les ténèbres (c’est-à-dire le péché, v. 6), mais ils allaient de plus jusqu’à nier totalement leur nature pécheresse. Si l’on ne se reconnaît pas comme pécheur, on ne peut être sauvé (cf. #Mt 19:16-22 à propos du jeune homme qui refusa de reconnaître son péché). Il ne s’agissait pas seulement de leurs prétentions erronées à la communion avec Dieu ni de leur dédain vis-à-vis du péché (v. #1Jn 1:6): les faux docteurs se fourvoyaient aussi en se considérant eux-mêmes comme sans péché (#Ec 7:20 ; #Ro 3:23).

 

9  Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

 

La confession régulière du péché est le signe d’un salut authentique. Alors que les faux docteurs refusaient de reconnaître leur péché, le chrétien authentique le confesse et l’abandonne (cf. #Ps 32:3-5 ; #Pr 28:13). « Confesser » le péché, c’est en parler comme Dieu en parle, admettre la justesse de la perspective divine sur ce sujet. Le v. 7 présente la perspective de Dieu, le v. 9 celle du chrétien. La confession du péché est un trait distinctif des chrétiens authentiques, et Dieu purifie constamment ceux qui confessent ainsi leur péché (cf. v. #1Jn 1:7). Dans son propos, Jean vise moins la confession de chaque péché particulier que la reconnaissance par les hommes de leur état de pécheur et, par conséquent, de leur besoin d’être pardonnés et sanctifiés (#Ep 4:32 ; #Col 2:13).

 

10  Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous.

 

le faisons menteur. Puisque Dieu a révélé que tous les hommes sont pécheurs (cf. #Ps 14: 3 ; #Ps 51:7 ; #Esa 53:6 ; #Jér 17:5-6 ; #Ro 3:10-19, #Ro 3:23 ; #Ro 6:23), nier ce point revient à commettre un blasphème, à prononcer une calomnie qui porte atteinte à son nom.

 

 

1 JOHN 1 : 01 to 10 + NOTES : JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ That which was from the beginning, which we have heard, what we have seen with our eyes, what we have looked at and our hands have handled, concerning the Word of life -

 

What. Refers to a proclamation of the Gospel person-centered, Christ's words and work as reported in the apostolic testimony.

 

from the beginning. In the Gospel of John, a similar expression evokes eternity past (#Jn 1: 1 "In the beginning"); in the context of vv. 1-4, it alludes to the beginnings of the preaching of the Gospel, when the recipients of the letter for the first time heard about Jesus (cf. 1 Jn 2 # 7, # 1 John 2:24) . It also highlights the consistency of the message of the Gospel, its contents will not change but remains the same from the beginning; it is not subject to change under the leadership of modes or philosophies of the world.

 

We heard ... seen ... looked ... touched. The terms used underline the liveliness of mind that John kept the person of Jesus, despite his advanced age. The events he had witnessed remained so deeply engraved in his memory they arose in his mind 60 years later, with the same vivacity and freshness that even if they were to occur. He uses terms that affirm with physical reality strength of Jesus if he had been a spirit, John could not hear, contemplate and touch all the days of his earthly ministry or even after his resurrection.

 

the word of life. That is to say, Jesus himself, but also the proclamation of the Gospel.

 

2 For the life was manifested, and we have seen and we bear witness, and declare to you the eternal life which was with the Father and was manifested to us -

 

eternal life with the Father ... ... was manifested to us. John emphasizes the eternity of Christ in glory that was hers before the incarnation (cf. 1 Jn 5:12 #; #Jn 1: 4; 5:26 #Jn, #Jn 5:40; # Jn 11:25; #Jn 14: 6).

1: 2-3

 

view ... ... manifested testify ... ... announcing heard. Repeating the same terms as v. 1 reiterates, with particular intensity, the authority of personal experience of John as an eyewitness to Jesus' life. Apostle of readers saw and remembered, with some teeth, that his personal testimony refuted the arrogant and erroneous speech that held the false teachers about Christ, while they had never seen or known.

 

3 what we have seen and heard we proclaim also to you, so that you also may have fellowship with us. And our fellowship is with the Father and with his Son Jesus Christ.

 

fellowship with us. Far from returning to simple social relations, the term communion recalled here that John's readers were called to possess, in association with it, eternal life (cf. #Ph 1: 5; 1 Peter 5 # 1; # 2P 1: 4). John writes not only to assert the physical reality of Jesus (vv # 1 Jn. 1: 1-2), but also to bring his readers to salvation. By equating the communion of salvation, v. makes clear that authentic Christians are never out of communion.

 

4 And these things we write, that our joy may be full.

 

that our joy may be full. One of the main objectives of this letter is to communicate the joy to readers. The proclamation of the reality of the Gospel (vv # 1 Jn. 1: 1-2) is a communion fruit into eternal life (v # 1 Jn. 1: 3) which, in turn, produces joy (v. # 1 John 1: 4).

 

¶ 5 The news that we have heard of him, and declare unto you, that God is light, and that there is no darkness in him.

 

we have heard of him. The message preached by John and the other apostles had God not men (cf. #Ga 1:12).

 

God is light. Light and darkness are common symbols in Scripture. From the perspective of the concepts, the "light" is the biblical truth while "darkness" represent the error and falsehood (see #PS 119: 105; #Pr 6:23; #Jn 1: 4 ; #Jn 8:12). Morally speaking, the "light" refers to what is holy and pure, while "darkness" refers to sin or evil deeds (cf. #Ro 13: 11-14; # 1 Thessalonians 5: 4-7). The heretics claimed to have been truly enlightened and walk in the true light. John denied this to be the case, because they refused to recognize their own sin: this elementary truth they had not been enlightened!

 

of darkness in him. Jean says with authority that God is perfect in every way and that nothing in his person, does not affect its truth or his holiness (cf. #Ja 1:17).

1: 5-2: 2 To oppose the false teachers who denied the existence or extent of sin, John asserts the contrary reality. This affirmation of the reality of sin is the second index of authentic communion (cf. vv # 1 Jn. 1: 1-4 for the first, and # 1 Jn 2: 3-6 for the third). Those who deny the reality of sin publicly prove that their salvation is not real. The pronoun "we" in vv. # 1 John 1: 6,8,10 does not denote true Christians, but generally a person who claims that communion while denying sin. In vv. # 1 John 1: 7,9 and # 1 John 2: 1-2, however, the same pronoun refers specifically genuine Christians.

 

6 If we say that we have fellowship with him while we walk in darkness, we lie and do not practice the truth.

 

Although false teachers claimed to have been informed and be in communion with Christ, that they were walking in darkness belied their claims and therefore showed that they were not really saved. The lie mentioned in verse. 6 corresponds to their claim to be in communion with God (v # 1 Jn. 1: 6).

 

do not practice. Designate their chronic inability to walk in the truth.

 

7 But if we walk in the light as he himself is in the light, we have fellowship one with another, and the blood of Jesus his Son cleanses us from all sin.

 

An authentic Christian normally walk in the light (truth and holiness), and not in darkness (error and sin). In his work, is also purified of sin through forgiveness that God continually gives to his. Since those who walk in the light are from the character of God, they also reflect his holiness (3 John 11), proving the authenticity of their communion with him (#Ja 1:27). A true Christian does not walk in darkness, but only in the light (# 2Co 6:14; #EP 5: 8; #Col 1: 12-13), and it constantly enjoys the purification of sins (cf. v. # 1 Jn 1: 9).

 

8 ¶ If we say we have no sin, we deceive ourselves, and the truth is not in us.

 

Not only false teachers walked in darkness (that is to say, sin, v. 6), but they were more up completely deny their sinful nature. If we do not recognize as a sinner can not be saved (cf. #Mt 19: 16-22 about the young man who refused to acknowledge his sin). It was not only their erroneous claims to communion with God or their disdain vis-à-vis the sin (v # 1 Jn. 1: 6): false teachers also fourvoyaient by considering themselves as sinless (#EC 7:20; #Ro 3:23).

 

9 If we confess our sins, he is faithful and just to forgive us and to cleanse us from all unrighteousness.

 

Regular confession of sin is a sign of genuine salvation. While the false teachers refused to recognize their sin, the true Christian confesses and abandons him (cf. #PS 32: 3-5; 28:13 #Pr). "Confessing" the sin is to speak as God speaks, admit the truth of God's perspective on this topic. V. 7 shows the perspective of God, ver. 9 that of the Christian. The confession of sin is a hallmark of authentic Christians, and God constantly purified and those who confess their sin (cf. v # 1 Jn. 1: 7). In his speech, Jean is less confession of the particular sin that recognition by men of their sinfulness and therefore they need to be forgiven and sanctified (#EP 4:32; 2:13 #Col ).

 

10 If we say we have not sinned, we make him a liar, and his word is not in us.

 

the liar do. Since God revealed that all men are sinners (cf. #PS 14: 3; #PS 51: 7; #Esa 53: 6; Jer # 17: 5-6; #Ro 3: 10-19, 3 #Ro : 23; #Ro 6:23), deny this is to commit blasphemy, slander to say that undermines his name.

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