1 JEAN 3 : 01 À 24 ** + 1 JOHN 3 : 01 to 24 + NOTES : JOHN MACARTHUR

11/06/2016 17:46

1 JEAN 3 : 01 À 24 ** +
 

 1 ¶  Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu.

 

quel amour le Père nous a témoigné. C’est dans un débordement d’émerveillement qu’est présentée la troisième caractéristique de l’espérance du croyant en #1Jn 2:28-3:3 :cette espérance est fortifiée par le fait que le salut trouve sa source dans l’amour de Dieu (#Ep 1:3-6). Le retour de Christ réunira les chrétiens avec leur Père céleste, et celui-ci aime ses enfants d’un amour infini. Jean est saisi d’admiration devant l’amour que Dieu manifeste aux croyants, allant jusqu’à les considérer comme ses propres enfants (#Ro 8:17).

 

le monde ne nous connaît pas. Les véritables extra-terrestres ne sont pas des êtres venus de l’espace, mais les chrétiens: nés de nouveau, au bénéfice d’une nouvelle nature d’origine céleste, ils ont une nature et un mode de vie à l’image de leur Sauveur et de leur Père céleste. Et cette nature est totalement étrangère aux non-croyants (#1Co 2:15-16 ; #1Pi 4:3-4), elle est vraiment d’un autre monde. Il n’est dès lors pas surprenant que l’Écriture décrive les chrétiens comme des « voyageurs » et des « étrangers » (#Hé 11:13 ; #1Pi 1:1 ; #1Pi 2:11). Le Seigneur Jésus ne venait pas de notre monde, et il en va de même pour ceux qui ont passé par la nouvelle naissance. Notre vie véritable, de transformation, n’a pas encore été révélée.

 

2  Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

 

nous sommes maintenant enfants de Dieu. Tous ceux qui manifestent la foi authentique source de salut deviennent enfants de Dieu au moment où ils croient (#Jn 1:12 ; #Ro 8:16 ; #2P 1:4), même si leur nature céleste et divine (cf. #Ep 4:24 ; #Col 3:10) ne sera entièrement révélée qu’à l’apparition de Jésus. Dans l’attente de cet événement, le Saint-Esprit travaille en nous pour nous rendre semblables à l’image de Christ.

 

nous serons semblables à lui. Cette affirmation décrit la quatrième caractéristique de l’espérance du croyant en #1Jn 2:28-3:3: à son retour, Christ rendra chaque croyant semblable à lui, c’est-à-dire à sa nature. Il existe une certaine tension entre la première partie du verset. (« nous sommes maintenant enfants ») et la seconde (« nous serons semblables à lui »). Mais cette tension est résorbée par une espérance inébranlable: lors du retour de Christ, le croyant sera rendu conforme en tous points à l’image de son Seigneur. La gloire correspondant à cette transformation ne peut être décrite, mais nous savons que, dans toute la mesure où une humanité glorifiée peut être semblable à la divinité incarnée, les croyants seront à l’image de Jésus, sans toutefois devenir Dieu.

 

3  Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.

 

se purifie, comme lui-même est pur. Verset clé de la section #1Jn 2:28-3:3, qui présente la cinquième caractéristique de l’espérance du chrétien: vivre dans la réalité du retour de Christ fait une différence dans l’attitude du croyant; puisqu’il sera un jour à l’image de Christ, il devrait éprouver de plus en plus le désir de lui ressembler dès maintenant. Telle était l’aspiration ardente de Paul, exprimée en #Ph 3:12-14. La même pensée nous exhorte à la purification de nos péchés, tâche dans laquelle nous avons un rôle actif à jouer.

 

4 ¶  Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi.

 

pratique le péché. Le verbe grec suggère une pratique régulière, habituelle du péché. Bien que les chrétiens véritables possèdent encore des dispositions à pécher (#1Jn 1:8), et bien qu’il leur arrive de commettre des péchés et de devoir les confesser (#1Jn 1:9 ; #1Jn 2:1), cela ne représente pas leur manière constante de vivre. En raison de sa nouvelle nature (« né de Dieu », v. 9; #Ro 6:12), un chrétien véritablement né de nouveau possède une capacité interne de contrôle qui le préserve de faire du péché une habitude.

 

le péché est la transgression de la loi. La première raison pour laquelle les chrétiens ne peuvent pratiquer le péché, c’est qu’il est incompatible avec la loi de Dieu; or ils aiment cette loi (#Ps 119:34, #Ps 119:77, #Ps 119:97 ; #Ro 7:12, #Ro 7:22). Le mot grec utilisé ne désigne pas seulement la transgression de la loi divine, il contient aussi l’idée d’un haut degré de rébellion, qui amène à vivre comme s’il n’y avait aucune loi ou comme si l’on ignorait quelles sont les lois existantes (#Ja 4:17).

3:4-24 L’objectif principal de ce passage est de combattre les faux docteurs qui altèrent les fondements de la foi. Ces vv. développent, répètent et soulignent les éléments du test moral déjà présentés (cf. #1Jn 2:3-6 , #1Jn 7-11) en affirmant que les croyants véritables se reconnaissent à deux attitudes: ils pratiquent la justice (vv. #1Jn 3:4-10) et ils manifestent de l’amour à l’égard des autres croyants (vv. #1Jn 3:11-24). Jean tenait particulièrement à ce que les chrétiens sachent distinguer le vrai du faux, l’authentique du factice, les vrais croyants de ceux qui prétendent à tort l’être. C’est donc tout au long de son épître qu’il propose des tests utiles pour déterminer la validité des prétentions de quiconque se déclare chrétien.

 

       3:4-10 Ces vv. présentent le péché comme fondamentalement incompatible avec la vie chrétienne. En tant qu’adeptes des thèses du proto-gnosticisme, les faux docteurs combattus par Jean amoindrissaient la gravité du péché et le devoir d’obéissance. Leur dualisme philosophique les conduisait à considérer la matière comme mauvaise par essence; ils en concluaient que les péchés commis dans le domaine physique ne portaient pas à conséquence. Dans cette section, Jean donne 4 raisons pour lesquelles les vrais chrétiens ne peuvent en aucun cas se laisser aller à pratiquer le péché (#Jn 8:31, #Jn 8:34-36 ; #Ro 6:11 ; #2Jn 9).

 

5  Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché.

 

a paru pour ôter les péchés. La deuxième raison pour laquelle les chrétiens ne peuvent pratiquer le péché, c’est qu’il est incompatible avec l’œuvre de Christ: celui-ci est mort pour sanctifier (rendre saint) le croyant (#2Co 5:21 ; #Ep 5:25-27). Pécher est contraire à l’œuvre de Christ, qui vise à mettre un terme à l’emprise du péché sur la vie du croyant (#Ro 6:1-15).

 

6  Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu.

 

ne pratique pas le péché. Comme au v. #1Jn 3:4, l’expression renvoie à une pratique régulière, constante, du péché.

 

quiconque pratique le péché ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. Le jugement de Jean est sans équivoque: si une personne prétend être chrétienne mais n’exerce aucune répression contre une habitude pécheresse, c’est qu’elle n’a jamais été sauvée.

 

7  Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.

 

que personne ne vous séduise. Le verbe « séduire » signifie « écarter du droit chemin, égarer ». Comme de faux docteurs cherchaient à pervertir les fondements de la foi, le risque n’était pas exclu de voir certains chrétiens se laisser induire en erreur par leurs enseignements. Pour les empêcher de s’égarer de la sorte, Jean a régulièrement insisté sur les fondements du christianisme: la nécessité d’obéir, d’aimer et d’avoir une perception correcte de Christ.

 

pratique la justice. La manière de vivre du croyant authentique, caractérisée par la justice, contraste de façon évidente avec celle des faux docteurs, qui pratiquaient le péché (cf. vv. #1Jn 3:4, #1Jn 3:6). Christ étant mort sur la croix pour transformer les pécheurs, ceux qui sont vraiment nés de nouveau ont renoncé à leur mode de vie pécheur et l’ont remplacé par un mode de vie juste (#Ro 6:13-14).

 

comme lui-même est juste. Les personnes vraiment nées de nouveau reflètent la nature divine du Fils. Leur comportement est semblable au sien, si bien qu’elles manifestent la puissance de sa vie en elles (#Ga 2:20).

 

8  Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

 

pratique le péché. C’est-à-dire pratique le péché de manière habituelle.

 

du diable. Révèle la source de la manière d’agir des faux docteurs. Le mot « diable » signifie « accusateur » ou « calomniateur ». Non content de s’opposer à Dieu et à son plan, Satan (l’adversaire) est aussi l’instigateur du péché et de la rébellion contre le Seigneur et contre sa loi (v. #1Jn 3:4 ;). Par conséquent, tous ceux qui ne sont pas sauvés sont sous l’influence diabolique de Satan. Leur mode de vie marqué par le péché ne fait que refléter l’emprise de Satan sur eux. C’est du point de vue des actes que Jean marque le contraste entre les enfants de Dieu et les enfants de Satan: ceux qui sont véritablement nés de nouveau vivent une vie de justice, alors que les enfants de Satan pratiquent le péché.

 

dès le commencement. Puisque Satan avait été créé parfait à l’origine et ne s’est rebellé contre Dieu que plus tard (#Esa 14:12-14 ; #Ez 28:12-17), Jean fait probablement allusion au moment même de cette rébellion, début de sa sinistre carrière. Puisque le diable est entièrement marqué par le péché, quiconque pratique le péché doit venir de lui (cf. #Jn 8:44).

 

afin de détruire. La troisième raison pour laquelle les chrétiens ne peuvent pratiquer le péché, c’est que Christ est venu pour détruire l’œuvre de Satan, le maître du péché. Le diable agit toujours, mais il a été vaincu, et en Christ nous pouvons échapper à sa tyrannie. Le jour viendra où toutes les œuvres de Satan dans l’univers prendront fin et où lui-même sera envoyé en enfer pour l’éternité (#Ap 20: 10).

 

les œuvres du diable. L’expression couvre toute une série d’activités du diable: péché, rébellion, tentation, gouvernement du monde, persécutions et accusations contre les saints, présence de faux docteurs, puissance de la mort (cf. #Lu 8:12 ; #Jn 8:44 ; #Ac 5:3 ; #1Co 7:5 ; #2Co 4:4 ; #Ep 6:11-12 ; #1Th 2:18 ; #Hé 2:14 ; #Ap 12:10).

 

9  Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.

 

La quatrième raison pour laquelle les chrétiens ne peuvent pratiquer le péché, c’est qu’il est incompatible avec le ministère du Saint-Esprit, qui a conféré une nouvelle nature au croyant (#Jn 3:5-8).

 

né de Dieu. Jean parle ici de la nouvelle naissance (#Jn 3:7). Lorsqu’une personne devient chrétienne, Dieu fait d’elle une nouvelle créature avec une nouvelle nature (#2Co 5:17). Les croyants ont part à quelques-uns des attributs de Dieu parce qu’ils sont nés dans sa famille. Cette nouvelle nature se caractérise par une attitude de justice, qui est le fruit de l’action du Saint-Esprit (#Ga 5:22-24). Jean répète cette expression afin de la mettre en valeur.

 

la semence. Pour une nouvelle naissance, il faut une semence. Jean utilise cette image pour illustrer le principe de vie divin communiqué au croyant au moment de la nouvelle naissance.

 

demeure. Il y a une permanence de la nouvelle naissance, sans retour en arrière possible. En effet, ceux qui sont véritablement nés de nouveau sont transformés de manière permanente en une nouvelle créature (#2Co 5:17 ; #Ga 6:15 ; #Ep 2:10).

 

il ne peut pécher. Idée déjà formulée du péché régulier (voir vv. #1Jn 3:4,6).

 

10  C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère.

 

Ce v. en forme de résumé est la clé des vv. #1Jn 3:4-10. Il n’existe que deux catégories d’enfants dans le monde: les enfants de Dieu et ceux de Satan. Personne ne peut appartenir simultanément aux deux familles. Soit on appartient à la famille de Dieu et on manifeste son caractère juste, soit on appartient à la famille de Satan et on exhibe sa nature pécheresse.

 

celui qui n’aime pas son frère. Cette expression introduit le deuxième aspect du test moral, à savoir le test de l’amour (comme en #1Jn 2:7-11). Jean développe cette pensée tout au long des vv. #1Jn 3:11-24. Outre le fait qu’ils avaient une conception erronée de la nature de Christ et désobéissaient aux commandements de Dieu, les faux docteurs faisaient aussi montre d’un manque d’amour particulier envers les vrais croyants, envers ceux qui rejetaient leurs enseignements hérétiques.

 

11 ¶  Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres,

 

dès le commencement. Dès le début de la proclamation de l’Évangile, l’amour a occupé une place centrale dans la thématique chrétienne. En insistant sur la notion d’un message entendu « dès le commencement » (#1Jn 1:1 ; #1Jn 2:7, #1Jn 2:24), Jean souligne que les faux docteurs faisaient obstacle à ce que Dieu lui-même, par l’intermédiaire des apôtres, proclamait.

 

nous aimer les uns les autres. Affirmation qui insiste sur l’amour constant manifesté par ceux qui possèdent une nouvelle nature. Pour celui qui prétend être chrétien, l’amour n’est pas seulement un devoir à remplir de manière optionnelle ou occasionnelle, il est aussi une preuve de sa nouvelle naissance (#Jn 15: 12 ; #1Pi 1:22-23).

3:11-24 Jean développe sa pensée sur la vie remplie d’amour des croyants authentiques. L’amour est un trait caractéristique essentiel de ceux qui sont réellement nés de nouveau. La nouvelle nature  ou semence (v. #1Jn 3:9) - que Dieu a communiquée se caractérise non seulement par la manifestation de la sainteté, mais aussi par celle de l’amour (#Jn 13: 35 ; #Ro 5:5 ; #1Th 4:9). Ceux qui agissent avec amour apportent une preuve concrète de leur nouvelle naissance, les autres ne sont jamais nés de nouveau.

 

12  et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? parce que ses œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes.

 

3:12-24 Comme nous l’avons remarqué tout au long de cette épître, Jean reprenait souvent les mêmes vérités pour les développer et permettre ainsi à ses lecteurs de les appréhender d’une manière nouvelle et rafraîchissante. Chaque fois, il aborde les mêmes vérités sous un éclairage « nouveau », en développant un aspect particulier de leur importance ou en traitant le sujet d’un point de vue légèrement différent. Les vv. #1Jn 3:12-17 soulignent le manque d’amour caractéristique des enfants du diable, tandis que les vv. #1Jn 3:18-24 sont consacrés à l’amour dont font preuve les enfants de Dieu.

 

Caïn. L’Écriture présente Caïn comme un homme qui, en apparence, adorait Dieu et lui avait même offert des sacrifices (#Ge 4:3-5). Cependant, le meurtre qu’il accomplit révéla qu’il était intérieurement un enfant du diable (cf. #Jn 8:44).

 

qui était du malin, et qui tua son frère. Les enfants du diable manifestent leur manque d’amour de trois manières différentes, dont la première (vv. #1Jn 3:12-17) est le meurtre, l’expression ultime de la haine.

 

ses œuvres étaient mauvaises. L’offrande de Caïn ne pouvait être agréée à cause de son péché (cf. #Ge 4:5). Derrière sa haine et derrière le meurtre dont il se fit l’auteur se dissimulait la jalousie, comme dans le cas des chefs religieux qui firent crucifier Christ.

 

13  Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait.

 

le monde vous hait. L’histoire de l’humanité compte de nombreuses persécutions menées contre les saints par le monde (#Hé 11:36-40). Les croyants ne doivent pas en être surpris, car celui qui est rempli de haine, Satan, est le père des non-croyants (v. #1Jn 3:10).

 

14 ¶  Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

 

nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons. La nouvelle naissance est une résurrection, un passage de la mort à la vie, une transformation de la haine en amour (cf. #Ga 5:6, #Ga 5:22). Si quelqu’un manque d’amour, il est spirituellement mort. L’amour est l’indice infaillible qui permet de discerner si quelqu’un est réellement né de nouveau ou s’il est toujours dans les ténèbres de la mort spirituelle (#1Jn 2:9, #1Jn 2:11).

 

demeure dans la mort. Une personne caractérisée par la haine ne peut en aucun cas avoir expérimenté la nouvelle naissance.

 

15  Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.

 

Quiconque hait son frère est un meurtrier. Jean présente ici la deuxième des trois caractéristiques des enfants du diable en lien avec le manque d’amour: leur haine. Aux yeux de Dieu, la haine est équivalente au meurtre, l’attitude a la même valeur spirituelle que l’acte. La haine est une semence qui a pour fruit le meurtre, comme le montre l’exemple de Caïn et Abel ;  cf. #Ga 5:19-21 ; #Ap 22: 15).

 

16  Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.

 

Nous avons connu l’amour. Jean introduit dans cette phrase le degré d’amour qui se reflète dans une vie chrétienne authentique et qui devient l’étalon permettant de mesurer toute expression de l’amour (voir v. #1Jn 3:18). La troisième caractéristique des enfants de Satan, en lien avec le manque d’amour, est l’indifférence envers les besoins des autres (voir aussi vv. #1Jn 3:12,15).

 

il a donné sa vie pour nous. Cette expression, spécifique à Jean (#Jn 10:11, #Jn 10:15, #Jn 10:17-18 ; #Jn 13:37-38 ; #Jn 15: 13), parle d’un auto dépouillement de quelque chose. L’amour chrétien est basé sur le sacrifice de soi et sur le don. En renonçant à sa propre vie en faveur des croyants, Christ a incarné la véritable nature de l’amour chrétien (#Jn 15:12-13 ; #Ph 2:5-8 ; #1Pi 2:19-23).

 

nous devons donner notre vie pour les frères. Dieu appelle les chrétiens à avoir les uns pour les autres le même degré d’amour que celui de Christ pour nous (cf. v. #1Jn 3:16).

 

17  Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?

 

Si quelqu’un possède les biens du monde …  il lui ferme ses entrailles. Le véritable amour ne se limite pas au sacrifice suprême (v. #1Jn 3:16), il se démontre aussi par des actes de moindre importance, notamment par des dons  qui peuvent représenter des sacrifices - destinés à pourvoir aux besoins des autres chrétiens (« son frère »). C’est un amour pratique qui puise sa motivation dans l’aide ainsi apportée aux autres (#1Ti 6:17-19 ; #Hé 13: 16 ; #Ja 2:14-17). Là où il ne se manifeste pas, on peut douter de la présence de l’amour de Dieu et, par conséquent, de la qualité d’enfant de Dieu de la personne concernée (v. #1Jn 3:14).

 

18  Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.

 

en paroles …  en actions. Prétendre que l’on aime n’est pas suffisant. L’amour n’est pas sentiment, mais actes.

 

19  Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui ;

 

Par là nous connaîtrons. Une vie caractérisée par l’amour en action est la preuve irréfutable du salut (voir v. 16).

 

nous rassurerons nos cœurs devant lui. Jean souligne trois bienfaits que l’amour produit dans la vie du chrétien. Le premier est l’assurance du salut, car l’amour en action est le test qui permet d’éprouver la validité d’une profession de foi chrétienne (cf. #1Jn 4:7 ; #Jn 13:34-35).

 

20 ¶  car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses.

 

si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand. Dieu connaît ceux qui lui appartiennent vraiment (#2Ti 2:19), et il désire leur donner l’assurance du salut. Même si les chrétiens peuvent parfois éprouver des doutes et des craintes quant à leur salut, Dieu ne les condamne pas (#Ro 8:1). Si les croyants ont un mode de vie caractérisé par l’amour, ils ont la preuve qu’ils ne sont pas condamnés.

 

21  Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.

 

assurance devant Dieu. L’amour bannit toute condamnation de soi-même. Lorsqu’un chrétien reconnaît dans sa vie les manifestations de l’amour  dans ses paroles et ses actes - il peut rester confiant quant à sa relation avec Dieu.

 

22  Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.

 

Le deuxième bienfait de l’amour est l’exaucement de prière. Puisque l’amour est au cœur de l’obéissance (cf. #Mt 22:37-40 ; #Ro 13:8-10), sa présence dans la vie d’une personne démontre sa soumission à Dieu, et il la bénit en répondant aux prières.

 

23 ¶  Et c’est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné.

 

3:23-24 Cf. #1Jn 4:13. Ces vv. répètent une fois encore les trois idées principales de l’épître  la foi, l’amour et l’obéissance - qui constituent aussi les preuves majeures de l’authenticité du salut. Le troisième bienfait de l’amour est la présence continuelle et agissante du Saint-Esprit.

 

24  Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné.

 

 

1 JOHN 3 : 01 to 24 + NOTES : JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ See what love the Father has lavished on us, that we should be called children of God! And we are. If the world does not know us is that it has not known.

 

what love the Father has given us. It is in an overflow wonder what made the third characteristic of the hope of believing in # 1 Jn 2: 28-3: 3: this hope is strengthened by the fact that salvation is rooted in love God (#EP 1: 3-6). The return of Christ will bring together Christians with their Heavenly Father, and it loves his children with infinite love. John is seized with admiration for the love of God manifest to believers up to consider them as his own children (#Ro 8:17).

 

the world does not know us. The aliens are not real beings from space, but Christians: born again, the benefit of a new kind of celestial origin, they have a nature and a lifestyle image their Savior and heavenly Father. And this nature is totally foreign to unbelievers (# 1 Corinthians 2: 15-16; 1 Peter # 4: 3-4), it really is another world. It is therefore not surprising that Scripture describes Christians as "travelers" and "strangers" (Heb 11:13 #; # 1 Peter 1: 1; 1 Peter 2:11 #). The Lord Jesus was not from our world, and it is the same for those who have passed through the new birth. Our real life, transformation, has not yet been revealed.

 

2 Beloved, now we are children of God, and what we will be has not yet been revealed; but we know that when he shall appear, we shall be like him, for we shall see him as he is.

 

now we are children of God. All those who manifest the true source of salvation faith become children of God when they believe (#Jn 1:12; #Ro 8:16; # 2P 1: 4), even if their heavenly and divine nature (see # Ephesians 4:24; 3:10 #Col) will be fully revealed at the appearing of Jesus. In anticipation of this event, the Holy Spirit works in us to make us similar to the image of Christ.

 

we shall be like him. This statement describes the fourth characteristic of the hope of believing in # 1 Jn 2: 28-3: 3: on his return, Christ will make every believer like him, that is to say, to its nature. There is some tension between the first part of the verse. ( "Now we are children") and the second ( "we shall be like him"). But this tension is resolved by an unshakeable hope: at the return of Christ, the believer will be made to comply fully with the image of her Lord. The glory for this transformation can not be described, but we know that, to the extent a glorified humanity may be similar to the incarnate deity, the believers will be in the image of Jesus without becoming God.

 

3 Everyone who has this hope in him purifies himself, even as he is pure.

 

purifies himself, even as he is pure. Key Verse of section # 1 Jn 2: 28-3: 3, which has the fifth feature of the Christian hope: to live in the reality of Christ's return made a difference in the attitude of the believer; since it will be one day to the image of Christ, he should feel more and more the desire to be like him now. Such was the yearning of Paul, expressed in #Ph 3: 12-14. The same thought urges us to purify our sins task in which we have an active role to play.

 

¶ 4 Everyone who sins breaks the law, for sin is the transgression of the law.

 

practice sin. The Greek verb suggests a regular, habitual sin. While true Christians still have provisions to sin (# 1 Jn 1: 8), and although sometimes they commit sins and need to be confessed (# 1 Jn 1: 9; 1 John # 2: 1), it does not represent their constant way of life. Due to its new nature ( "born of God" v 9;. #Ro 6:12), a truly born again Christian has an internal capacity control that preserves to sin a habit.

 

sin is the transgression of the law. The first reason why Christians can not practice sin is that it is incompatible with the law of God; or they love the law (#PS 119: 34, #PS 119: 77, #PS 119: 97; #Ro 7:12 #Ro 7:22). The Greek word used not only refers to the transgression of God's law, it also contains the idea of ​​a high degree of rebellion, which leads to live as if there was no law or as if we knew what are the existing laws (#Ja 4:17).

3: 4-24 The main purpose of this passage is to combat false teachers that alter the fundamentals of the faith. These vv. develop, repeat and emphasize the elements of the moral test already presented (see # 1 John 2: 3-6, # 1 John 7-11) claiming that the true believers recognize two attitudes: they practice righteousness (vv # 1 Jn. 3: 4-10) and they express the love for other believers (vv # 1 Jn. 3: 11-24). John particularly wanted to know what Christians distinguish right from wrong, the genuine from fake, true believers from those who falsely claim to be. So throughout his epistle he offers useful tests to determine the validity of claims of himself as a Christian.

 

       3: 4-10 These verses. have sin as fundamentally incompatible with Christian life. As followers of proto-Gnosticism theses false teachers opposed by Jean amoindrissaient the seriousness of sin and the duty of obedience. Their philosophical dualism led them to consider the matter as inherently bad; they concluded that the sins committed in the physical realm does not carry consequences. In this section, John gives four reasons why true Christians can in no case be let go to practice sin (8:31 #Jn, #Jn 8: 34-36; 6:11 #Ro; 2Jn # 9) .

 

5 You know that he appeared to take away sins, and there is no sin in him.

 

appeared to take away sins. The second reason why Christians can practice sin is that it is incompatible with the work of Christ: it died to sanctify (make holy) the believer (# 2Co 5:21; #EP 5: 25-27). Sin is contrary to Christ's work, which aims to put an end to the power of sin on the believer's life (#Ro 6: 1-15).

 

6 Whoever abides in him sins; Whoever sins has not seen and did not know.

 

do not sin. As in v. # 1 John 3: 4, the term refers to a regular, constant, sin.

 

whoever commits sin has not seen and did not know. The judgment of John is unequivocal: if a person claims to be Christian but has no repression against a sinful habit is that she has never been saved.

 

7 Little children, let no one deceive you. He who practices righteousness is righteous, even as he is righteous.

 

that no man deceive you. The verb "seduce" meaning "astray, astray." As false teachers sought to pervert the foundations of the faith, the risk was not excluded to see some Christians misled by their teachings. To prevent them from getting lost in this way, John has consistently called on the foundations of Christianity: the need to obey, to love and to have a correct perception of Christ.

 

righteousness. The ethos of the true believer, characterized by justice, contrast prominently with the false teachers, who practiced sin (cf. vv # 1 Jn. 3: 4, # 1 John 3: 6). Christ died on the cross to convert sinners, those who are truly born again gave up their sinful lifestyle and replaced by a just way of life (#Ro 6: 13-14).

 

as he is righteous. The truly born again reflect the divine nature of the Son. Their behavior is similar to his, so they show the power of his life in them (#Ga 2:20).

 

8 He that committeth sin is of the devil, for the devil has sinned from the beginning. The Son of God appeared was to destroy the devil's work.

 

practice sin. That is to say, the practice habitually sin.

 

of the devil. Reveals the source of the dealings of the false teachers. The word "devil" means "accuser" or "slanderer". Not content to oppose God and his plan, Satan (the adversary) is the instigator of sin and rebellion against the Lord and against His law (1 John 3 v #. 4;). Therefore, all those who are not saved are under the diabolical influence of Satan. Their lifestyle marked by sin only reflects the influence of Satan on them. This is the point of view of acts that Jean mark the contrast between God's children and the children of Satan, those who are truly born again live a life of righteousness, while Satan's children practice sin.

 

from the beginning. Since Satan was created perfect and originally rebelled against God later (#Esa 14: 12-14; #Ez 28: 12-17), John probably refers to the time of the rebellion, early in his career disaster. Since the devil is completely marked by sin, whoever commits sin is to come of it (cf. #Jn 8:44).

 

to destroy. The third reason why Christians can not practice sin is that Christ came to destroy the works of Satan, the master of sin. The devil always is, but he was defeated, and in Christ we can escape its tyranny. The day will come when all the works of Satan in the universe will end and that itself will be sent to hell for eternity (#Ap 20: 10).

 

the works of the devil. The term covers a range of activities of the devil: sin, rebellion, temptation, world government, persecution and accusations against the saints, the presence of false teachers, power of death (cf. 8:12 #Lu; #Jn 8:44; #AC 5: 3; # 1 Corinthians 7: 5; # 2 Cor 4: 4; #EP 6: 11-12; 1 Thessalonians 2:18 #; # Heb 2:14; #Ap 12:10).

 

9 Whosoever is born of God practices sin, because God's seed remains in him; and he can not sin, because he is born of God.

 

The fourth reason why Christians can not practice sin is that it is incompatible with the ministry of the Holy Spirit, who has given a new nature in the believer (#Jn 3: 5-8).

 

born of God. John speaks here of the new birth (#Jn 3: 7). When a person becomes a Christian, God made her a new creature with a new nature (# 2 Cor 5:17). Believers have to share some of the attributes of God because they are born in his family. This new nature is characterized by an attitude of justice, which is the fruit of the action of the Holy Spirit (#Ga 5: 22-24). John repeats the phrase to emphasize it.

 

the seed. For a new birth, you have a seed. John uses this image to illustrate the divine principle of life communicated to the believer at the time of new birth.

 

remains. There is a permanence of the new birth, without turning back. Indeed, those who are truly born again are transformed permanently into a new creature (# 2Co 5:17; #Ga 6:15; #EP 2:10).

 

he can not sin. Idea already formulated the regular sin (see vv # 1 Jn. 3: 4,6).

 

10 It is there that are the children of God and children of the devil. Whoever does not practice righteousness is not of God, nor he that loveth not his brother.

 

This v. in summary form is the key vv. # 1 John 3: 4-10. There are only two categories of children in the world: children of God and those of Satan. No one can simultaneously belong to two families. Either you belong to God's family and expressed his righteous character, or one belongs to the family of Satan and his sinful nature exhibits.

 

he who does not love his brother. This phrase introduces the second aspect of the moral test, namely the test of love (as in # 1 Jn 2: 7-11). John develops this thought throughout vv. # 1 John 3: 11-24. Besides the fact that they had a misconception of the nature of Christ and disobeyed the commandments of God, false teachers were also shown a particular lack of love for the true believers, to those who rejected their heretical teachings.

 

11 ¶ For it was announced you and what you have heard from the beginning is that we should love each other,

 

from the beginning. From the beginning of the proclamation of the gospel, love has been central in the Christian theme. Emphasizing the concept of a verbal message "from the beginning" (1 Jn 1 # 1, # 1 John 2: 7, # 1 John 2:24), John emphasizes that the false teachers were preventing what God himself through the apostles proclaimed.

 

we love each other. Assertion that emphasizes the constant love shown by those with a new nature. For one who claims to be Christian, love is not only a duty to perform optional or occasional basis, it is also a proof of his new birth (#Jn 15: 12; # 1 Peter 1: 22-23).

3: 11-24 John developed his thoughts on life filled with love of the true believers. Love is an essential trait characteristic of those who are truly born again. The new nature or seed (v. # 1 John 3: 9) - that God has communicated is characterized not only by the manifestation of holiness, but also that of love (#Jn 13: 35; #Ro 5: 5 ; # 1 Thessalonians 4: 9). Those who act lovingly provide concrete proof of their new birth, others are never born again.

 

12 Not as Cain, who was of that wicked one, and slew his brother. And why did he kill him? because his works were evil and his brother's righteous.

 

3: 12-24 As we have noted throughout this epistle, John often repeated the same truths to develop and allowing its readers to apprehend them in a new and refreshing way. Each time he addresses the same truths under a "new" lighting, developing a particular aspect of their importance or treating the subject from a slightly different perspective. Vv. # 1 John 3: 12-17 underscore the lack of love characteristic of the children of the devil, while vv. # 1 John 3: 18-24 are devoted to the love shown by God's children.

 

Cain. Scripture presents Cain as a man who apparently loved God and had even offered sacrifices (#Ge 4: 3-5). However, the murder he performed revealed that he was inside a child of the devil (cf. #Jn 8:44).

 

was of the evil one and murdered his brother. The children of the devil manifest their lack of love in three different ways, the first (vv # 1 Jn. 3: 12-17) is murder, the ultimate expression of hatred.

 

his works were evil. Cain's offering could not be approved because of his sin (cf. #Ge 4: 5). Behind the hatred behind the murder of which he was the author concealed jealousy, as in the case of religious leaders who crucified Christ did.

 

13 Marvel not, brethren, if the world hates you.

 

the world hates you. The history of mankind has many persecutions waged against the saints the world (# Heb 11: 36-40). Believers should not be surprised, for he who is full of hatred, Satan, is the father of unbelievers (v. # 1 Jn 3:10).

 

14 ¶ We know that we have passed from death to life, because we love the brethren. Whoever does not love remains in death.

 

we have passed from death to life, because we love. The new birth is a resurrection, a passage from death to life, transforming hate into love (cf. #Ga 5: 6, 5:22 #Ga). If any lack of love, he is spiritually dead. Love is the infallible sign that can discern whether someone is truly born again or if it is still in the darkness of spiritual death (# 1 John 2: 9, # 1 John 2:11).

 

remains in death. A person characterized by hatred can in no way have experienced the new birth.

 

15 Whosoever hateth his brother is a murderer: and ye know that no murderer has eternal life abiding in him.

 

Whoever hates his brother is a murderer. John presents here the second of three children of the devil characteristics in connection with the lack of love: their hatred. In God's eyes, hatred is equivalent to murder, the attitude was the same spiritual value as the act. Hate is a seed whose fruit murder, as shown by the example of Cain and Abel; cf. #Ga 5: 19-21; #Ap 22: 15).

 

16 We know love, because he gave his life for us; we also must give our lives for the brethren.

 

We know love. Jean introduced in this sentence the degree of love is reflected in an authentic Christian life and becomes the yardstick to measure any expression of love (v. # 1 Jn 3:18). The third characteristic of the children of Satan, in connection with the lack of love is indifference to the needs of others (see vv # 1 Jn. 3: 12,15).

 

he gave his life for us. This specific expression in John (10:11 #Jn, #Jn 10:15 #Jn 10: 17-18; #Jn 13: 37-38; #Jn 15: 13) speaks of a self count some thing. Christian love is based on self-sacrifice and giving. By giving up his own life for believers, Christ embodied the true nature of Christian love (#Jn 15: 12-13; #Ph 2: 5-8; 1 Peter # 2: 19-23).

 

we must give our lives for the brethren. God calls Christians to have for each other the same degree of love than of Christ for us (cf. v. # 1 Jn 3:16).

 

17 But whoever has this world's goods, and sees his brother in need, and shuts up his bowels, how does the love of God he remains in him?

 

But whoever has the world's goods ... he closes his heart. True love is not limited to the supreme sacrifice (v. # 1 Jn 3:16), he also shows by acts of lesser importance, including gifts that can represent sacrifices - intended to meet the needs of other Christians ( " his brother "). It is a practical love that finds its motivation in rendering this assistance to others (# 1 Tim 6: 17-19; # Heb 13: 16; #Ja 2: 14-17). Where it is not obvious, it is doubtful the presence of God's love and, therefore, quality child of God to the person concerned (v. # 1 Jn 3:14).

 

18 Little children, let us not love with words or tongue but with actions and in truth.

 

... in words into actions. To claim that we love is not enough. Love is not feeling, but acts.

 

19 By this we know that we are of the truth, and shall assure our hearts before him;

 

By this we know. A life characterized by love in action is proof of salvation (v. 16).

 

shall assure our hearts before him. John emphasizes three benefits that love produces in the Christian life. The first is the assurance of salvation, because love in action is the test that allows to test the validity of a profession of Christian faith (cf. 1 Jn # 4: 7; #Jn 13: 34-35).

 

20 ¶ For if our heart condemn us, God is greater than our heart, and knoweth all things.

 

if our heart condemn us, God is greater. God knows those who really belong to it (# 2 Ti 2:19), and he wants to give them the assurance of salvation. While Christians may occasionally have doubts and fears about their salvation, God does not condemn (#Ro 8: 1). If believers have a way of life characterized by love, they prove that they are not condemned.

 

21 Beloved, if our heart condemn us not, we have confidence toward God.

 

confidence toward God. Love casts out all self-condemnation. When a Christian recognizes in his life manifestations of love in her words and actions - it can remain confident in his relationship with God.

 

22 Whatever we ask we receive from Him, because we keep his commandments and we do what pleases him.

 

The second blessing of love is the fulfillment of prayer. Since love is the heart of obedience (cf. #Mt 22: 37-40; #Ro 13: 8-10), his presence in the life of a person demonstrates his submission to God, and he blessed answering the prayers.

 

23 ¶ And this is his commandment, that we believe in the name of his Son Jesus Christ, and that we love each other, according to the commandment he gave us.

 

3: 23-24 Cf. 1 Jn 4:13 #. These vv. still repeat once the three main ideas of the epistle faith, love and obedience - who also constitute the major evidence of the authenticity of salvation. The third benefit of love is continuous and active presence of the Holy Spirit.

 

24 He that keepeth his commandments dwelleth in God, and God in him; and we know that he abideth in us by the Spirit he gave us.

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