1 JEAN 5 : 01 À 21 ** + 1 JOHN 5 : 01 to 21 + NOTES : JOHN MACARTHUR

15/06/2016 07:55

1 JEAN 5 : 01 À 21 ** +
 

 1 ¶  Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui.

 

Quiconque croit. La foi qui sauve est la première caractéristique du croyant victorieux. Le verbe « croit » évoque une foi constante et souligne que les croyants authentiques gardent la foi tout au long de leur vie. Cette foi salvatrice n’est pas un simple acquiescement intellectuel, mais plutôt une consécration permanente et totale à Jésus-Christ.

 

Jésus est le Christ. La foi porte sur la personne de Jésus, et en particulier sur le fait qu’il est le Messie promis, « l’Oint » envoyé par Dieu pour nous sauver du péché. Si quelqu’un place sa foi en Jésus-Christ comme son seul Sauveur, c’est qu’il est né de nouveau, et il devient un croyant victorieux (v. #1Jn 5:5).

 

né de Dieu. Allusion à la nouvelle naissance. Jésus employait le même verbe en #Jn 3:7. Le temps du verbe en grec indique que la permanence de la foi est le fruit  et par conséquent la preuve - de la nouvelle naissance. Les enfants de Dieu manifesteront la réalité de leur nouvelle naissance par leur foi persévérante dans le Fils de Dieu, leur Sauveur. La nouvelle naissance nous introduit dans une relation de foi constante avec Dieu et avec Christ.

 

celui qui l’a engendré …  celui qui est né de lui. L’amour est la deuxième caractéristique du chrétien victorieux: il ne se contente pas de croire en Dieu, mais il l’aime, ainsi que les autres croyants. Le test moral est de nouveau en ligne de mire.

5:1-5 Jean introduit le thème de la vie victorieuse. La Bible emploie plusieurs noms pour désigner les chrétiens (par exemple, croyants, amis, frères, brebis, saints, soldats, témoins, etc.). Dans ce ch., Jean met l’accent sur un terme particulier: celui qui a triomphé. Des 24 occurrences de cette expression dans le N.T., 21 sont le fait de Jean (voir aussi #Ap 2:7, #Ap 2:11, #Ap 2:17 ; #Ap 2:26 ; #Ap 3:5, #Ap 3:12, #Ap 3:21). Divers termes apparentés apparaissent aussi dans ces vv. pour souligner la nature victorieuse du croyant.

 

2  Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements.

 

5:2-3

pratiquons ses commandements …  garder ses commandements. L’obéissance est la troisième caractéristique du chrétien victorieux. En #1Jn 5:1-5, Jean tisse des liens indissociables entre la foi, l’amour et l’obéissance, qui coexistent dans une relation mutuelle dynamique: la preuve véritable de l’amour est l’obéissance, et la preuve incontestable de la foi n’est autre que l’amour. Le verbe traduit par « garder » désigne une obéissance constante (cf. #Jn 8:31-32 ; #Jn 14: 15, #Jn 14: 21 ; #Jn 15: 10).

 

3  Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles,

 

ses commandements ne sont pas pénibles. À l’opposé des traditions religieuses humaines que prônaient les chefs spirituels juifs (#Mt 23: 4), le joug de Jésus est doux et son fardeau léger (#Mt 11:30).

 

4  parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi.

 

triomphe. Jean définit clairement qui sont ces chrétiens victorieux: ce sont tous ceux qui croient que Jésus est le Fils de Dieu, avec tout ce que cela signifie. Tous les véritables croyants triomphent du monde (cf. #1Jn 2:13). « Triompher » traduit le verbe grec « conquérir », « avoir la victoire, la supériorité, la puissance conquérante » et désigne une réelle supériorité conduisant à un succès écrasant. La victoire est totale; elle implique la défaite de l’ennemi d’une manière évidente pour tous. Jésus a aussi employé ce verbe en parlant de lui-même (#Jn 16: 33). C’est grâce à leur union avec Christ que les croyants ont part à sa victoire sur le monde (#Ro 8:37 ; #2Co 2:14). Le verbe grec suggère une victoire permanente sur le monde.

 

5:4-5

du monde. Le système satanique caractérisé par la tromperie et le mal. Grâce à Christ et à son salut, le croyant triomphe (v. #1Jn 5:5) du système invisible du mal démoniaque et humain, instrument entre les mains de Satan pour s’emparer de l’âme des hommes et la conduire en enfer. Jean répète cette idée de victoire sur le monde à 3 reprises afin de bien l’ancrer dans l’esprit de ses lecteurs.

 

notre foi …  celui qui croit. Celui qui triomphe, c’est celui qui a foi en Jésus-Christ et qui lui est consacré. Jean répète cette vérité pour bien la mettre en valeur.

 

5  Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

6 ¶  C’est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité.

 

de l’eau et du sang. Le sang et l’eau constituent le témoignage objectif, extérieur, de l’identité de Jésus-Christ. Ils renvoient au baptême de Jésus (l’eau) et à sa mort (le sang). Jean s’oppose au dualisme des faux docteurs qui affirmaient que « Christ-l’esprit » avait quitté l’homme Jésus immédiatement avant sa mort sur la croix. Il veut démontrer que Dieu a rendu témoignage à la divinité de Jésus à travers son baptême et sa mort.

 

rend témoignage. Le nom « témoignage » et le verbe « rendre témoignage » viennent d’une même racine grecque qui est employée 9 fois dans cette section. Ils renvoient à quelqu’un qui a une connaissance directe et personnelle de quelque chose.

 

l’Esprit est la vérité. Jean ne souligne plus l’importance du témoignage apostolique (#1Jn 1:1-4 ; #1Jn 4:14) mais insiste sur le témoignage de Dieu apporté par le Saint-Esprit. Puisque l’Esprit de Dieu ne peut mentir, son témoignage est certain.

5:6-12

Le « témoignage » est le thème central de cette section. Le passage s’articule autour du témoignage que Dieu et l’Esprit apportent au monde au sujet d’une vérité fondamentale: la divinité de Jésus-Christ. Le passage précédent (#1Jn 5:1-5) décrivait les chrétiens victorieux comme ceux qui reconnaissent en Jésus leur Seigneur et leur Sauveur; ici, Jean présente le propre témoignage de Dieu pour confirmer que Jésus est le Christ (#Jn 5:31-37 ; #Jn 8:13-18). Il donne deux sortes de témoignages, l’un externe (vv. #1Jn 5:6-9), l’autre interne (vv. #1Jn 5:10-12).

 

7  Car il y en a trois qui rendent témoignage:

 

trois qui rendent témoignage. La loi de l’A.T. exigeait « le témoignage de deux ou trois témoins » pour établir la vérité sur un sujet particulier (#De 17: 6 ; #De 19: 15 ; cf. #Jn 8:17-18 ; #1Ti 5:19).

5:7-8

Certaines versions portent ici un texte plus long: « Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel: le Père, la Parole et le Saint-Esprit; et les trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre: l’Esprit, l’eau et le sang; et les trois sont d’accord. » Les mots ajoutés (en italiques) font directement allusion à la Trinité, et ce qu’ils disent est exact. Toutefois, la critique textuelle externe amène à penser qu’ils ne figuraient pas dans l’épître originale. En effet, ils n’apparaissent dans aucun manuscrit grec avant le Xe siècle apr. J.-C. Seuls 8 manuscrits grecs très tardifs les contiennent, dans ce qui paraît être la traduction d’une édition tardive de la Vulgate (version latine). En outre, sur ces 8 manuscrits, 4 portent le passage en marge, signe d’un ajout ultérieur à la copie. Aucun Père de l’Église grec ou latin, même impliqué dans les controverses relatives à la doctrine de la Trinité, ne le cite, et il ne figure dans aucune traduction ancienne, à l’exception des versions latines (et encore, pas même dans les versions primitives de la Vetus latina et de la Vulgate). Les indices internes plaident aussi contre leur authenticité, car ils introduisent une rupture dans la pensée de l’auteur. Ainsi, il est fort probable que ces mots aient été ajoutés tardivement au texte. Aucun v. de l’Écriture n’affirme aussi clairement la doctrine de la Trinité, bien que de nombreux passages y renvoient de façon évidente (cf. #2Co 13: 13).

 

8  l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord.

 

l’Esprit, l’eau et le sang. Lors du baptême de Jésus, le Père et l’Esprit ont rendu témoignage au Fils (l’eau; voir #Mt 3:16-17). La mort de Jésus a aussi témoigné de son identité (le sang; #Mt 27:54 ; #Hé 9:14). Quant au Saint-Esprit, c’est tout au long de la vie de Jésus qu’il a attesté de sa véritable identité (#Mr 1:12 ; #Lu 1:35 ; #Ac 10:38).

 

9  Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car le témoignage de Dieu consiste en ce qu’il a rendu témoignage à son Fils.

10 ¶  Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils.

 

à ce témoignage en lui-même. Jean parle du témoignage interne, subjectif, rendu au Fils de Dieu dans le cœur du croyant (#Ro 8:15-16 ; #Ga 4:6).

 

le fait menteur. Rejeter le témoignage que Dieu rend à son Fils revient à le traiter de menteur, blasphème suprême (#Tit 1:2 ; #Hé 6:18).

 

11  Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils.

 

5:11-12

Ce passage résume la bénédiction que représente le témoignage subjectif dans le croyant: la vie même qu’il possède en Christ s’exprime dans la grâce et la force que celui-ci prodigue à tout instant. Telle est l’expérience que l’on fait lorsqu’on connaît Christ dans sa propre vie. La vie ne se trouve qu’en lui, il est donc impossible de l’obtenir en dehors de lui.

 

12  Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

13  Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.

 

ces choses. C’est-à-dire tous les sujets abordés par Jean dans cette lettre.

 

afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle. L’assurance de la vie éternelle constitue la première certitude du chrétien. S’il avait rédigé son Évangile dans le but d’amener les non-croyants à la foi (#Jn 20: 31), Jean a écrit cette épître pour conforter les croyants dans leur assurance de posséder la vie éternelle. Le départ de faux frères avait considérablement ébranlé les assemblées placées sous sa responsabilité (#1Jn 2:19). L’apôtre devait donc rassurer ceux qui étaient restés: puisqu’ils étaient fidèles aux vérités fondamentales de la foi  une vision exacte de Christ, l’obéissance et l’amour - ils pouvaient être certains de leur salut.

 

la vie éternelle. L’expression renvoie moins à une période de temps qu’à une personne (v. #1Jn 5:20 ; #Jn 17: 3). Avoir la vie éternelle, c’est jouir d’une relation avec la personne de Jésus-Christ et participer à sa nature (cf. vv. #1Jn 5:11-12).

5:13-21

Jean conclut par un exposé des 5 certitudes du chrétien, exposé qui est aussi le point culminant de sa lettre. Il souligne leur caractère de certitude par l’emploi à 7 reprises du verbe « savoir » dans cette partie.

 

14 ¶  Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.

 

assurance. Les chrétiens peuvent savoir, avec une confiance absolue, que Dieu répond à leur prière lorsqu’ils s’approchent du trône de la grâce (#Hé 4:16).

 

selon sa volonté. Cette expression est la clé de l’exaucement de prière. Prier selon la volonté de Dieu, c’est prier en accord avec ce que lui désire, et non lui réclamer ce que nous voudrions le voir accomplir pour nous (#Jn 14:13-14). Jean a déjà précisé que l’exaucement de notre prière dépend aussi de notre obéissance aux commandements de Dieu et de notre rejet du péché (#1Jn 3:21-22 ; #Ps 66:18 ; #Jn 15: 7 ; #1Pi 3:7). Puisque les croyants authentiques connaissent la Parole de Dieu (c’est-à-dire sa volonté) et font ce qui lui est agréable, ils n’insistent jamais sur leurs propres désirs, mais cherchent ardemment à satisfaire ceux de Dieu (#Mt 26:39-42).

 

il nous écoute. Dieu entend toujours les prières de ses enfants (#Ps 34:16-18), même si sa réponse ne correspond pas toujours à leurs attentes.

5:14-17

La prière exaucée constitue la deuxième certitude du chrétien.

 

15  Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée.

16  Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère, il la donnera à ceux qui commettent un péché qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort ; ce n’est pas pour ce péché-là que je dis de prier.

 

5:16-17

Jean donne un exemple de prière selon la volonté de Dieu en citant le cas du « péché qui mène à la mort ». Il pourrait être ici question d’un péché prémédité et non confessé qui conduirait le Seigneur à mettre fin à la vie d’un croyant. Il ne s’agit pas d’un péché particulier, comme l’homosexualité ou le mensonge, mais plutôt de tout péché qui met un terme à la patience de Dieu. Le refus de se repentir d’un péché caché et de l’abandonner peut conduire à un jugement de Dieu par la mort physique (#Ac 5:1-11 ; #1Co 5:5 ; #1Co 11:30). Aucune prière d’intercession en faveur de ceux qui ont commis un péché délibéré, « à main levée », n’aura d’efficacité. Dans un tel cas, Dieu exerce sa discipline par le moyen de la mort physique, car il cherche à préserver la pureté de son Église, et il n’y a aucun moyen d’y échapper. L’opposition entre les expressions « péché qui mène à la mort » et « péché qui ne mène pas à la mort » implique la distinction entre les péchés qui peuvent conduire à une mort physique et les autres. Il ne s’agit pas ici d’identifier quels seraient les péchés mortels ou non, mais d’indiquer que Dieu ne juge pas tous les péchés de cette manière-là.

 

17  Toute iniquité est un péché, et il y a tel péché qui ne mène pas à la mort.

18 ¶  Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas.

 

La victoire sur Satan et sur le péché représente la troisième certitude du chrétien (#1Jn 3:9 ; #Ro 6:15-22).

 

se garde lui-même. Les plus anciens manuscrits portent « le garde », indiquant que c’est Dieu qui protège le croyant.

 

le malin. C’est-à-dire Satan.

 

ne le touche pas. Jean utilise ce verbe uniquement ici et dans #Jn 20: 17. Il contient l’idée d’attacher, d’atteindre dans le but de nuire. Puisque le croyant appartient à Dieu, Satan doit rester dans le cadre de la souveraineté de Dieu et ne peut rien faire au-delà de ce qu’il lui permet, comme dans la vie de Job (#Job 2:5 ; #Ro 16: 20). Il est vrai que Satan peut persécuter, tenter, éprouver et accuser le croyant, mais Dieu protège ses enfants et impose des limites bien définies à son influence et à son pouvoir (#1Jn 2:13 ; #Jn 10:28 ; #Jn 17:12-15).

 

19  Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin.

 

nous sommes de Dieu. L’appartenance à Dieu constitue la quatrième certitude du chrétien. Selon Jean, il n’existe que deux sortes de personnes dans le monde: les enfants de Dieu et les enfants du diable. On appartient soit à Dieu, soit au système mauvais de ce monde qui est le domaine de Satan. Puisque le monde tout entier appartient au diable, les chrétiens doivent veiller à ne pas se laisser contaminer.

 

20  Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. (5-21) C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle.

 

le Véritable. Signifie « authentique » par opposition à ce qui est faux (cf. v. #1Jn 5:21).

 

le Dieu véritable, et la vie éternelle. Jésus-Christ est le vrai Dieu: telle est la cinquième certitude du chrétien. Ce v. résume toute l’épître. La plus grande des certitudes, l’incarnation, garantit la certitude de tout le reste. C’est le fondement doctrinal qui conduit ensuite à l’amour et à l’obéissance.

 

21  Petits enfants, gardez-vous des idoles.

 

gardez-vous des idoles. Jean oppose les « idoles » au « Dieu véritable » du v. 20. Il fait ici allusion aux faux docteurs qui s’étaient détournés de la communion avec les autres croyants (#1Jn 2:19). Leurs pratiques et croyances erronées constituaient des idoles dont ses lecteurs devaient se protéger. Ces faux docteurs considéraient les philosophies du monde comme supérieures à la révélation de Dieu, leur perversion des fondements de la foi (foi, amour et obéissance) le montrait. Pour conclure son épître, Jean souligne donc une fois de plus l’importance d’adhérer aux doctrines fondamentales de la foi.

 

 

1 JOHN 5 : 01 to 21 + NOTES : JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Whosoever believeth that Jesus is the Christ is born of God, and everyone who loves Him that begat loveth him also who is born of him.

 

Anyone who believes. Saving faith is the first feature of the victorious believer. The verb "believe" evokes a constant faith and emphasizes that the true believers keep the faith throughout their lives. This saving faith is not a mere intellectual assent, but rather a permanent and total consecration to Jesus Christ.

 

Jesus is the Christ. Faith focuses on the person of Jesus, and especially the fact that he is the promised Messiah, "the anointed one" sent by God to save us from sin. If someone puts his faith in Jesus Christ as the only Savior is that he is born again, and it becomes a victorious believer (v # 1 Jn. 5: 5).

 

born of God. Referring to the new birth. Jesus used the same word in #Jn 3: 7. The time of the Greek verb indicates that the permanence of the faith is the fruit and therefore proof - the new birth. The children of God will manifest the reality of their new birth by their persevering faith in the Son of God, Savior. The new birth introduces us to a constant faith relationship with God and Christ.

 

the one who created ... one that is born of him. Love is the second feature of the victorious Christian: it is not content to believe in God, but he loves and the other believers. The moral test again in the crosshairs.

5: 1-5 John introduces the theme of the victorious life. The Bible uses several names for Christians (eg believers, friends, brothers, sheep, saints, soldiers, witnesses, etc.). . In this ch, John focuses on a particular term: one who has triumphed. Of the 24 occurrences of the term in the NT, 21 are made of John (see #Ap 2: 7, 2:11 #Ap, #Ap 2:17; #Ap 2:26; #Ap 3: 5 # Ap 3:12 #Ap 3:21). Various related terms also appear in these verses. to emphasize the nature of the victorious believer.

 

2 We know that we love the children of God, when we love God and keep his commandments.

 

5: 2-3

his commandments ... keep His commandments. Obedience is the third feature of the victorious Christian. In # 1 John 5: 1-5, John weaves inextricable links between faith, love and obedience, which coexist in a dynamic mutual relationship: the real proof of love is obedience, and incontrovertible proof faith is nothing other than love. The verb translated "keep" means a constant obedience (cf. #Jn 8: 31-32; #Jn 14: 15 #Jn 14: 21; #Jn 15: 10).

 

3 For the love of God that we keep his commandments. And his commandments are not burdensome,

 

His commandments are not burdensome. In contrast to human religious traditions that advocated Jewish spiritual leaders (#Mt 23: 4) Jesus' yoke is easy and his burden light (#Mt 11:30).

 

4 For whatever is born of God overcomes the world; the victory that overcomes the world, even our faith.

 

triumph. John clearly defines who the victorious Christians are those who believe that Jesus is the Son of God, with all that that means. All true believers overcome the world (cf. 1 Jn 2:13 #). "Triumph" translates the Greek word "conquer", "have victory, superiority, the conquering power" and refers to a real superiority leading to an overwhelming success. The victory was complete; it involves the defeat of the enemy in a manner obvious to all. Jesus also used this verb when speaking of himself (#Jn 16: 33). It is through their union with Christ that believers share in his victory over the world (#Ro 8:37; # 2Co 2:14). The Greek verb suggests a permanent victory over the world.

 

5: 4-5

of the world. The satanic system characterized by deception and evil. Through Christ and his salvation, triumph believer (v # 1 Jn. 5: 5) invisible system demonic and evil human instrument in the hands of Satan to seize the souls of men and lead to hell . John repeats the idea of ​​victory over the world 3 times in order to properly anchor it in the minds of its readers.

 

our faith ... one who believes. Whoever triumphs is the one who has faith in Jesus Christ and dedicated to him. John repeats this truth well for the showcase.

 

5 Who is it that overcomes the world, but he that believeth that Jesus is the Son of God?

¶ 6 It is he, Jesus Christ, who came with water and blood; not only by water, but with water and with the blood; and it is the Spirit that beareth witness, because the Spirit is truth.

 

water and blood. The blood and water are the objective testimony, outside of the identity of Jesus Christ. They refer to the baptism of Jesus (the water) and death (blood). Jean opposes the dualism of the false teachers who claimed that "the Christ-spirit" had left the man Jesus just before his death on the cross. He wants to show that God has borne witness to the divinity of Jesus through His baptism and death.

 

testifies. The name "testimony" and the verb "to testify" come from the same Greek root that is used 9 times in this section. They refer to someone who has a direct and personal knowledge of something.

 

the Spirit is truth. Jean does not stress the importance of the apostolic witness (# 1 Jn 1: 1-4; 1 John 4:14 #) but insists the testimony of God brought by the Holy Spirit. Since the Spirit of God can not lie, his testimony is true.

5: 6-12

The "testimony" is the central theme of this section. The passage revolves around the testimony that God and the Spirit in the world bring about a fundamental truth: the divinity of Jesus Christ. The previous passage (# 1 John 5: 1-5) described as victorious Christians who acknowledge Jesus as their Lord and Savior; Here, John presents God's own testimony to confirm that Jesus is the Christ (#Jn 5: 31-37; #Jn 8: 13-18). It gives two kinds of testimonies, one external (vv # 1 Jn. 5: 6-9), the other internal (vv # 1 Jn. 5: 10-12).

 

7 For there are three that bear witness:

 

three witnesses. The law of A.T. demanded "the testimony of two or three witnesses" to establish the truth about a particular subject (# of 17: 6; # of 19: 15; cf. #Jn 8: 17-18; # 1Ti 5:19).

5: 7-8

Some versions have a longer text here: "For there are three that bear record in heaven, the Father, the Word and the Holy Spirit; and the three are one. And there are three that bear witness in earth: the Spirit, the water and the blood; and the three agree. "The added words (in italics) refer directly to the Trinity, and what they say is correct. However, the external textual criticism led to believe they were not in the original letter. Indeed, they appear in any Greek manuscript before the tenth century AD. Only 8 AD very late Greek manuscripts contain, in what appears to be a translation of a late edition of the Vulgate (Latin version). In addition, these manuscripts 8, 4 are passing on the sidelines, a sign of a later addition to the copy. No Father of the Greek or Latin Church, even involved in controversies regarding the doctrine of the Trinity, not quoted, and not in any old translation, with the exception of Latin versions (and again, not even in primitive versions of the Vetus latina and the Vulgate). Internal evidence also argue against their authenticity, because they introduce a break in the thought of the author. Thus, it is likely that these words have been added late to the text. No v. of Scripture also clearly affirms the doctrine of the Trinity, although many passages refer obviously there (see # 2 Cor 13: 13).

 

8 the Spirit, the water and the blood, and the three are in agreement.

 

the Spirit, the water and the blood. At the baptism of Jesus, the Father and the Spirit bore witness to the Son (water; see #Mt 3: 16-17). The death of Jesus also testified of his identity (the blood #Mt 27:54; # Heb 9:14). As the Holy Spirit is throughout the life of Jesus that attested to her true identity (#Mr 1:12; #Lu 1:35; #AC 10:38).

 

9 If we receive the witness of men, the witness of God is greater; for the testimony of God which he hath testified of his Son.

10 ¶ Whoever believes in the Son of God hath the witness in himself; one that believeth not God hath made him a liar, because he believeth not the record that God gave of his Son.

 

to the witness in himself. John speaks of the inner testimony, subjective, made the Son of God in the believer's heart (#Ro 8: 15-16; #Ga 4: 6).

 

the liar. Reject the testimony God gives His Son returns to the liar, the supreme blasphemy (#Tit 1: 2; # Heb 6:18).

 

11 And this testimony is that God has given us eternal life, and this life is in his Son.

 

5: 11-12

This passage summarizes the blessing of the subjective testimony in the believer: he has the same life in Christ is expressed in the grace and strength that he lavishes all the time. This is the experience that we made when we know Christ in his own life. Life is in him, so it's impossible to get it out of him.

 

12 He who has the Son has life; he who has not the Son of God hath not life.

13 I write these things, so you know that you have eternal life, you who believe in the Son of God.

 

these things. That is to say, all the subjects addressed by John in the letter.

 

so you know that you have eternal life. The assurance of eternal life is the first certainty of the Christian. If he had written his Gospel in order to bring non-believers to the faith (#Jn 20: 31), John wrote this epistle to comfort believers in their assurance of possessing eternal life. The starting false brothers had greatly shaken meetings under its responsibility (# 1 Jn 2:19). The apostle had to reassure those who remained: because they were faithful to the fundamental truths of faith accurate vision of Christ, obedience and love - they could be certain of their salvation.

 

eternal life. The term refers less to a period of time that a person (v # 1 Jn 5:20; #Jn. 17: 3). Have eternal life is to enjoy a relationship with the person of Jesus Christ and share in his nature (cf. vv # 1 Jn. 5: 11-12).

5: 13-21

John concludes with a presentation of 5 certainties of the Christian statement which is also the highest point in his letter. It highlights their character of certainty through the use 7 times the verb "to know" in this section.

 

¶ 14 We have in him this assurance, that if we ask anything according to his will, he hears us.

 

insurance. Christians can know with absolute confidence that God answers prayer as they approach the throne of grace (Heb 4:16 #).

 

according to his will. This expression is the key to the fulfillment of prayer. Pray according to the will of God is to pray in agreement with what he wants, and not claim him as we would see perform for us (#Jn 14: 13-14). Jean has already clarified that the fulfillment of our prayer also depends on our obedience to the commandments of God and our rejection of sin (# 1 Jn 3: 21-22; 66:18 #PS; #Jn 15: 7; 1 Peter 3 # : 7). Since the true believers know the Word of God (that is to say, his will) and do what is pleasing to him, they never insist on their own desires, but ardently seek to satisfy those of God (26 #Mt : 39-42).

 

he hears us. God always hears the prayers of his children (#PS 34: 16-18), even if its response does not always meet their expectations.

5: 14-17

Answered prayer is the second certainty of the Christian.

 

15 And if we know that he hears us anything we ask, we know that we have what we asked of him.

16 If anyone sees his brother committing a sin not unto death, he shall ask, and God will give him life, he will give to those who commit sin not unto death. There is a sin that leads to death; it is not for that sin I say pray.

 

5: 16-17

John gives an example of prayer for the will of God, citing the case of the "sin unto death." He could be talking about a premeditated and unconfessed sin that would lead the Lord to end the life of a believer. This is not a special sin as homosexuality or lie, but from sin that puts an end to the suffering of God. The refusal to repent of a hidden sin and abandon can lead to a judgment of God by physical death (#AC 5: 1-11; # 1Cor 5: 5; # 1 Cor 11:30). No intercessory prayer for those who committed a deliberate sin, "Freehand" will effectively. In such a case, God exercises his discipline by means of physical death, since it seeks to preserve the purity of the Church, and there is no escaping it. The opposition between the terms "sin unto death" and "sin not leading to death" involves the distinction between sins that can lead to physical death and the others. He is not here to identify what would be the mortal sins or not, but to indicate that God does not judge all the sins that way.

 

17 All unrighteousness is sin, and there is a sin not unto death.

¶ 18 We know that whoever is born of God does not sin; but one born of God keeps himself, and the evil one does not touch.

 

Victory over Satan and sin is the third Christian certainty (# 1 John 3: 9; #Ro 6: 15-22).

 

refrains itself. The oldest manuscripts have "the guard," indicating that it is God who protects the believer.

 

the smart. That is to say Satan.

 

do not touch. John uses this verb only here and in #Jn 20: 17. It contains the idea of ​​attaching, to reach in order to harm. Since the believer belongs to God, Satan must remain under the sovereignty of God and can do nothing beyond what it allows him, as in Job's life (#Job 2: 5; 16 #Ro : 20). It is true that Satan can persecute, try, try and accuse the believer, but God protects his children and imposes limits defined its influence and its power (# 1 John 2:13; 10:28 #Jn; #Jn 17 : 12-15).

 

19 We know that we are of God, and that the whole world is under the power of evil.

 

we are of God. Belonging to God is the fourth Christian certainty. According to John, there are only two kinds of people in the world: the children of God and children of the devil. It belongs either to God or to the evil system of this world which is the domain of Satan. Since the whole world belongs to the devil, Christians must be careful not to become contaminated.

 

20 And we know that the Son of God is come, and he has given us understanding to know the True; and we are in the true, in his Son Jesus Christ. (5-21) It is he who is the true God and eternal life.

 

the true. Means "authentic" as opposed to what is false (cf. v. # 1 Jn 5:21).

 

the true God, and eternal life. Jesus Christ is the true God: this is the fifth certainty of the Christian. This v. sums up the epistle. The greater certainty, the embodiment ensures the certainty of everything else. This is the doctrinal foundation which then leads to love and obedience.

 

21 Little children, keep yourselves from idols.

 

keep yourselves from idols. Jean opposes the "idols" to "true God" of v. 20. It alludes to the false teachers who had turned away from fellowship with other believers (# 1 Jn 2:19). Their erroneous beliefs and practices were idols which his readers had to protect themselves. These false teachers considered the philosophies of the world as superior to God's revelation, their perversion of the foundations of faith (faith, love and obedience) showed it. In concluding his letter, John therefore stresses once again the importance of adhering to the fundamental doctrines of the faith.

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