12. LA MORT DE CHRIST 2 DE 4 Procès

20/12/2014 13:28

12. LA MORT DE CHRIST

2 DE 4

Procès

 

Première phase juive, devant Anne

JEAN 18 : 13 à 24

13 ¶  Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne ; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là.

14  Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.

15  Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur ;

16  mais Pierre resta dehors près de la porte. L’autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre.

17  Alors la servante, la portière, dit à Pierre : Toi aussi, n’es-tu pas des disciples de cet homme ? Il dit : Je n’en suis point.

18  Les serviteurs et les huissiers, qui étaient là, avaient allumé un brasier, car il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait.

19  Le souverain sacrificateur interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.

20  Jésus lui répondit : J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret.

21  Pourquoi m’interroges-tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m’ont entendu ; voici, ceux-là savent ce que j’ai dit.

22  A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : Est-ce ainsi que tu réponds au souverain sacrificateur ?

23  Jésus lui dit : Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal ; et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?

24  Anne l’envoya lié à Caïphe, le souverain sacrificateur.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

18:13-14

Caïphe. Jean ne rapporte pas la comparution devant Caïphe (voir #Mt 26:57-68).

18: 13

d’abord chez Anne. Anne fut souverain sacrificateur de 6 à 15 apr. J.-C, année où Valerius Gratus, le prédécesseur de Pilate, le releva de ses fonctions. Anne n’en continua pas moins à exercer une grande influence sur cette fonction, probablement parce qu’on le considérait toujours comme le légitime souverain sacrificateur et aussi parce que pas moins de cinq de ses fils, ainsi que son gendre Caïphe, avaient occupé ce poste à un moment ou un autre. Deux procès eurent lieu: un par les Juifs, l’autre par les Romains. La phase juive commença avec un examen informel par Anne (vv. #Jn 18:12-14, #Jn 18:19-23), sans doute destiné à donner aux membres du sanhédrin le temps de se rassembler en toute hâte. Une session était ensuite prévue devant le sanhédrin (#Mt 26:57-68), d’où se dégagea un consensus pour envoyer Jésus devant Pilate (#Mt 27:1-2). La phase romaine commença avec la première comparution devant Pilate (vv. #Jn 18:28-38a; #Mt 27:11-14), puis Hérode Antipas (« ce renard », #Lu 13: 32) l’interrogea (#Lu 23:6-12). Finalement Jésus comparut de nouveau devant Pilate (vv. #Jn 18:38b-19: 16; #Mt 27:15-31).

18 : 15

un autre disciple …  Ce disciple. Traditionnellement, il a été identifié comme le « disciple que Jésus aimait » (#Jn 13:23-24), c’est-à-dire l’apôtre Jean, qui rédigea cet Évangile sans mentionner son propre nom

18:16-18

Pierre. Premier des trois reniements de Jésus annoncés.

18: 16

connu du souverain sacrificateur. Apparemment, Jean était plus qu’une simple connaissance, puisque le terme pour « connu » peut désigner un ami (#Lu 2:44). Le fait qu’il mentionna Nicodème (#Jn 3:1) et Joseph (#Jn 19: 38) peut indiquer qu’il connaissait d’autres Juifs influents.

18: 19 Le centre de leurs accusations était que Jésus s’était déclaré Fils de Dieu (#Jn 19: 7). Au cours d’une audience formelle juive, poser des questions à l’accusé pouvait être illégal, parce qu’il fallait, au préalable, un chef d’accusation reposant sur le témoignage de deux personnes au moins. S’il s’agissait d’un interrogatoire informel devant le souverain sacrificateur honoraire et non devant le sanhédrin, Anne ne se sentait sans doute pas lié par le respect de telles règles. Jésus, cependant, connaissait la loi et exigea que des témoins soient convoqués (vv. #Jn 18:20-21). Un des huissiers comprit que Jésus mettait Anne en difficulté, et il se vengea de lui (v. #Jn 18: 22).

18: 23 Jésus demandait essentiellement la tenue d’un procès impartial, tandis que ses adversaires, qui avaient déjà fixé le verdict (voir #Jn 11:47-57), n’avaient aucunement l’intention de le satisfaire.

18: 24 Anne reconnut qu’il n’arrivait à rien et envoya Jésus à Caïphe parce que, s’il devait comparaître devant Pilate pour son exécution, la loi voulait que l’accusation légale soit portée par le souverain sacrificateur effectivement en fonction (c’est-à-dire Caïphe), en sa qualité de président du sanhédrin

 

Deuxième phase juive, devant Caïphe et le sanhédrin

MATTHIEU 26 : 57 à 68

57 ¶  Ceux qui avaient saisi Jésus l’emmenèrent chez le souverain sacrificateur Caïphe, où les scribes et les anciens étaient assemblés.

58  Pierre le suivit de loin jusqu’à la cour du souverain sacrificateur, y entra, et s’assit avec les serviteurs, pour voir comment cela finirait.

59  Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Jésus, suffisant pour le faire mourir.

60  Mais ils n’en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, il en vint deux,

61  (26-60) qui dirent : (26-61) Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours.

62  Le souverain sacrificateur se leva, et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu’est-ce que ces hommes déposent contre toi ?

63  Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.

64  Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.

65  Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d’entendre son blasphème.

66  (26-65) Que vous en semble ? (26-66) Ils répondirent : Il mérite la mort.

67  Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets

68  (26-67) en disant : (26-68) Christ, prophétise ; dis-nous qui t’a frappé.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

26:57

le souverain sacrificateur Caïphe. #Jn 18: 13 précise que Christ fut d’abord emmené vers Anne (le souverain sacrificateur précédent et beau-père de Caïphe) avant d’être envoyé lié dans la maison de Caïphe (#Jn 18: 24). La conspiration était parfaitement planifiée, car « les scribes et les anciens » (les membres du sanhédrin,) étaient déjà « assemblés » dans la maison de Caïphe, prêts à juger Jésus. On se situait alors entre minuit et le premier chant du coq (v. #Mt 26:74). Un tel interrogatoire était illégal à maints égards: les procès criminels ne devaient pas avoir lieu la nuit; de plus, les procès pouvant entraîner une condamnation à mort devaient se tenir dans le temple et en public.

26:59

le sanhédrin. Le sanhédrin, le tribunal suprême d’Israël, était constitué de 71 membres sous la présidence du souverain sacrificateur. Ce tribunal se réunissait chaque jour au temple, excepté les jours de sabbat et d’autres jours festifs. En principe, il n’avait pas le pouvoir de condamner à la peine capitale (#Jn 18: 31), mais, comme dans le cas d’Etienne, cette restriction n’empêchait pas les lapidations d’avoir lieu (cf. #Ac 6:12-14 ; #Ac 7:58-60). Les gouverneurs romains trouvaient souvent leur intérêt à ignorer de tels incidents. Dans le cas de Jésus, les hommes qui le jugeaient étaient ceux-là mêmes qui avaient préalablement comploté contre lui (cf. #Jn 11:47-50).

26:60

ils n’en trouvèrent point. Même si de nombreuses personnes étaient prêtes à se parjurer, le sanhédrin ne réussit pas à trouver de chef d’accusation suffisamment crédible pour inculper Jésus. De toute évidence, les « faux témoins » n’arrivaient pas à faire concorder leurs dépositions.

26:61

détruire le temple de Dieu. Voir #Jn 2:19-21. Le récit des témoins déformait le sens des paroles de Jésus. #Mr 14: 58 offre un rapport plus complet de leur témoignage.

26:63

Je t’adjure. Caïphe tentait de briser le silence de Jésus (v. #Mt 26:62). Le serment était censé le placer sous l’obligation légale de répondre. La réponse de Jésus (v. #Mt 26:64) impliquait l’acceptation de ce serment.

26:64 Cette image est empruntée au #Ps 110:1 et à #Da 7:13.

26:65

le souverain sacrificateur déchira ses vêtements. Ce geste était normalement l’expression d’une profonde douleur (#2R 19:1 ; #Job 1:20 ; #Jér 36:24). Le souverain sacrificateur n’avait pas le droit de déchirer ses vêtements (#Lé 10:6 ; #Lé 21: 10), mais le Talmud accordait une exception pour les souverains sacrificateurs qui étaient témoins d’un blasphème. La douleur affichée de Caïphe était aussi fausse que l’accusation de blasphème portée contre Jésus; en réalité, il jubilait à l’idée d’avoir enfin trouvé un prétexte pour l’accuser (v. #Mt 26:60).

 

MARC 14 : 53 à 65

53 ¶  Ils emmenèrent Jésus chez le souverain sacrificateur, où s’assemblèrent tous les principaux sacrificateurs, les anciens et les scribes.

54  Pierre le suivit de loin jusque dans l’intérieur de la cour du souverain sacrificateur ; il s’assit avec les serviteurs, et il se chauffait près du feu.

55  Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire mourir, et ils n’en trouvaient point ;

56  car plusieurs rendaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s’accordaient pas.

57  Quelques-uns se levèrent, et portèrent un faux témoignage contre lui, disant:

58  Nous l’avons entendu dire: Je détruirai ce temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.

59  Même sur ce point-là leur témoignage ne s’accordait pas.

60  Alors le souverain sacrificateur, se levant au milieu de l’assemblée, interrogea Jésus, et dit : Ne réponds-tu rien ? Qu’est-ce que ces gens déposent contre toi ?

61  Jésus garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l’interrogea de nouveau, et lui dit: Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ?

62  Jésus répondit : Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.

63  Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, et dit : Qu’avons-nous encore besoin de témoins ?

64  Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble ? Tous le condamnèrent comme méritant la mort.

65  Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui voiler le visage et à le frapper à coups de poing, en lui disant : Devine ! Et les serviteurs le reçurent en lui donnant des soufflets.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

14:53-15:15 Le récit que fait Marc des procès de Jésus, comme celui de tous les Évangiles, explique clairement que Jésus fut jugé en deux phases principales: d’abord devant les autorités religieuses (le sanhédrin juif), puis devant les autorités politiques séculières (Rome, représentée par le gouverneur Ponce Pilate). Chacune de ces phases se divisa en trois parties: interrogatoire préliminaire, arrestation officielle et inculpation formelle. Marc, comme les autres rédacteurs des Évangiles, ne fit pas un récit complet et détaillé de chacune de ces étapes. Pour obtenir un tableau exhaustif, il est nécessaire de combiner toutes les informations contenues dans les quatre Évangiles.

14: 53

souverain sacrificateur. Caïphe, le chef du sanhédrin (cf. #Jn 18:24). C’était lui le souverain sacrificateur en 18-36 apr. J.-C.

tous les principaux sacrificateurs, les anciens et les scribes. Le sanhédrin était venu en force, avec toute sa hiérarchie.

14: 54

la cour. Une cour située au centre de la maison du souverain sacrificateur.

14: 55

sanhédrin. Le sanhédrin, le tribunal suprême d’Israël, était constitué de 71 membres sous la présidence du souverain sacrificateur. Ce tribunal se réunissait chaque jour au temple, excepté les jours de sabbat et d’autres jours festifs. En principe, il n’avait pas le pouvoir de condamner à la peine capitale (#Jn 18: 31), mais, comme dans le cas d’Etienne, cette restriction n’empêchait pas les lapidations d’avoir lieu (cf. #Ac 6:12-14 ; #Ac 7:58-60). Les gouverneurs romains trouvaient souvent leur intérêt à ignorer de tels incidents. Dans le cas de Jésus, les hommes qui le jugeaient étaient ceux-là mêmes qui avaient préalablement comploté contre lui (cf. #Jn 11:47-50).

14: 56

 Jésus était innocent. Les chefs juifs ne pouvaient le condamner à moins de s’appuyer sur de faux témoignages et une justice pervertie. Ils avaient décidé de ne reculer devant rien pour parvenir à leurs fins, même si cela impliquait de violer toutes les règles bibliques et rabbiniques.

plusieurs rendaient de faux témoignages. Il ne manquait pas d’individus pour se porter volontaires et porter consciemment de faux témoignages contre Jésus.

ne s’accordaient pas. Les témoignages étaient grossièrement incohérents. La loi cependant exigeait l’exacte concordance de deux témoignages au moins (#De 17: 6 ; #De 19: 15).

14:57-58

faux témoignage. Les témoins interprétaient faussement et déformaient les déclarations de Jésus. Selon toute vraisemblance, ils faisaient l’amalgame entre ses déclarations au sens figuré concernant sa mort et sa résurrection, en #Jn 2:19-22, et sa prophétie d’une destruction littérale du temple, en #Mr 13: 2. Ils l’accusaient de subversion contre l’ordre religieux et le culte (remplacement du temple d’alors) et de blasphème contre Dieu (reconstruction très rapide du temple).

14: 58

Je détruirai ce temple fait de main d’homme. Renvoyait au sanctuaire matériel de Jérusalem. Jésus fit cette déclaration devant le temple que les Juifs vénéraient, mais ses paroles ne furent pas comprises totalement.

14: 60

Caïphe essaya de conserver à cette situation toute sa tension quand il constata que, malgré le feu nourri de faux témoignages, il ne se dégageait aucun chef d’accusation et qu’il ne parvenait pas à arracher la moindre réaction de la bouche de Christ. L’attitude de Jésus, qui restait silencieux, sans opposer la moindre défense, était incompréhensible pour le souverain sacrificateur.

14: 61

garda le silence. Le silence de l’innocence, de l’intégrité et de la foi en Dieu. Toute réponse de Jésus pour se défendre n’aurait fait qu’apporter à tous ces faux témoignages et procédures illégales une apparence de légitimité.

 

le Christ. Renvoie à la prétention de Jésus d’être le Messie promis.

Fils du Dieu béni. Littéralement « fils du béni ». Renvoie à la prétention de Jésus d’être Dieu. C’est la seule fois que cette expression est utilisée dans le N.T., et c’est un exemple de la façon dont les Juifs s’arrangeaient pour s’exprimer sans prononcer le nom de Dieu. Le fait que Jésus acceptait qu’on l’appelle le Messie et qu’on lui confère la divinité qu’il revendiquait (cf. #Lu 4:18-21 ; #Jn 4:25-26 ; #Jn 5:17-18 ; #Jn 8:58) avait toujours suscité l’opposition des chefs juifs (#Jn 5:19-47 ; #Jn 8:16-19 ; #Jn 10:29-39). De toute évidence, le souverain sacrificateur posait ses questions dans le seul but que Jésus réitère ses prétentions, de façon à prêter le flanc à l’accusation formelle de blasphème.

14: 62

Je le suis. Affirmation explicite et sans ambiguïté que Jésus était et reste à la fois le Messie et le Fils de Dieu.

Fils de l’homme. Dans les Évangiles, Jésus s’attribua 80 fois ce titre messianique couramment reconnu, ici en faisant allusion à #Ps 110:1 et #Da 7:13 (cf. #Ap 1:13 ; #Ap 14: 14).

à la droite de la puissance de Dieu. Cf. #Mr 10:37 ; #Ac 2:33 ; #Ac 7:55 ; #Hé 2:9 ; #Ap 12: 5. La place de Jésus en gloire se trouve à côté du trône de Dieu (la « puissance de Dieu », littéralement « la puissance », est une autre désignation de Dieu).

les nuées.  cf. #Mt 24: 30 ; #Mt 26:64 ; #Lu 21: 27 ; #Ac 1:9-11 ; #Ap 1:7 ; #Ap 14: 14.

14: 63

déchira ses vêtements. Manifestation solennelle de tristesse et d’indignation, en l’occurrence feinte, devant la prétendue profanation du nom de Dieu par Jésus (cf. #Ge 37:29 ; #Lé 10:6 ; #Job 1:20 ; #Ac 14: 14.

 

encore besoin de témoins. Question rhétorique exprimant le soulagement que cette situation tendue et embarrassante soit enfin terminée. Jésus venait, d’après lui, de s’incriminer aux yeux du sanhédrin, et c’est pourquoi ils n’avaient plus besoin de convoquer d’autres faux témoins. 14: 64

blasphème.  cf. #Mr 3:29. Au sens strict, les paroles de Jésus ne constituaient pas un « blasphème » ni une marque d’irrespect visant à défier Dieu (#Lé 24:10-23), mais Caïphe les considérait ainsi parce que Jésus s’était déclaré l’égal de Dieu en puissance et en prérogatives.

14: 65

cracher sur lui …  frapper. Pour les Juifs, « cracher » au visage était la forme la plus grossière et la plus détestable d’insulte personnelle (cf. #No 12: 14 ; #De 25:9). Leur cruauté brutale atteignit son paroxysme et révéla la grande méchanceté de leur cœur quand ils le battirent ou le frappèrent à coups de poing.

Devine! Ils se moquaient de Jésus en lui demandant de façon irrévérencieuse d’utiliser les pouvoirs de prophète qu’il déclarait posséder, et ce de manière aussi frivole qu’en devinant qui venait de le frapper (#Mt 26:68).

 

LUC 22 : 54

54 ¶  Après avoir saisi Jésus, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Pierre suivait de loin.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

22:54

la maison du souverain sacrificateur. La maison de Caïphe.

Pierre suivait de loin. Les quatre Évangiles mentionnent ce fait. Jean précise qu’un autre disciple  probablement lui-même - le suivait aussi (#Jn 18: 15).

 

Reniements de Pierre

MATTHIEU 26 : 69 à 75

69 ¶  Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen.

70  Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire.

71  Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth.

72  Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme.

73  Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître.

74  Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta.

75  Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

26:74

il se mit à faire des imprécations et à jurer. Prenant Dieu à témoin, il déclara: « Je ne connais pas cet homme! » et prononça sur lui-même une sentence de mort de la main de Dieu si ses paroles n’étaient pas vraies. Les quatre Évangiles rapportent le reniement de Pierre. Cf. vv. #Mt 26:31-35.

26:75

Et Pierre se souvint. #Lu 22: 61 signale que le regard de Jésus croisa celui de Pierre à cet instant précis. Chez le disciple, cette circonstance ne put qu’alourdir le sentiment de honte insoutenable. « Et étant sorti »  il quitta certainement la maison de Caïphe - « il pleura amèrement ». La véritable nature de Pierre se manifeste non dans son reniement, mais dans sa repentance. Ce récit nous rappelle non seulement nos propres faiblesses, mais aussi la richesse de la grâce divine (voir aussi #Jn 21:15-19).

 

MARC 14 : 66 à 72

66 ¶  Pendant que Pierre était en bas dans la cour, il vint une des servantes du souverain sacrificateur.

67  Voyant Pierre qui se chauffait, elle le regarda, et lui dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth.

68  Il le nia, disant : Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Puis il sortit pour aller dans le vestibule. Et le coq chanta.

69  La servante, l’ayant vu, se mit de nouveau à dire à ceux qui étaient présents : Celui-ci est de ces gens-là.

70  (14-69) Et il le nia de nouveau. (14-70) Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen.

71  Alors il commença à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez.

72  Aussitôt, pour la seconde fois, le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite: Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, il pleurait.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

14: 66

en bas. Les appartements tout autour dominaient la cour elle-même.

une des servantes. Femme esclave ou servante, attachée à la maison du souverain sacrificateur. C’était peut-être la personne qui avait admis Pierre dans la cour (cf. #Jn 18:15-16) et qui, piquée par la curiosité et le soupçon, désirait l’observer de plus près.

14: 67

de Nazareth. Cette allusion à la ville natale de Jésus laisse transparaître un sentiment de mépris, conforme aux vues des chefs juifs et à la mauvaise réputation générale de Nazareth (cf. #Jn 1:46).

14: 68

le vestibule. Utilisé uniquement ici dans le N.T., ce terme désigne l’entrée ou le hall, arche couverte dans la cour, qui ouvrait sur la rue.

Et le coq chanta. Évoque la prédiction de Jésus au v. #Mr 14: 30 et en #Mt 26: 34. Au milieu de toutes les accusations qui étaient lancées contre lui, soit Pierre n’entendit pas chanter le coq, soit il ne se rendit pas compte de ce que cela signifiait. Quand le coq chanta pour la deuxième fois, Jésus regarda Pierre (#Lu 22: 61), ce qui réveilla sa mémoire et lui fit prendre conscience de ses reniements (cf. v. #Mr 14: 72).

14: 70

Galiléen. Étiquette péjorative fréquemment utilisée par les habitants de Jérusalem envers leurs voisins du nord. C’était une allusion à peine voilée au faible niveau d’éducation et d’instruction des natifs de Galilée (cf. #Ac 4:13).

 

LUC 22 : 55 à 65

55  Ils allumèrent du feu au milieu de la cour, et ils s’assirent. Pierre s’assit parmi eux.

56  Une servante, qui le vit assis devant le feu, fixa sur lui les regards, et dit : Cet homme était aussi avec lui.

57  Mais il le nia disant : Femme, je ne le connais pas.

58  Peu après, un autre, l’ayant vu, dit : Tu es aussi de ces gens-là. Et Pierre dit: Homme, je n’en suis pas.

59  Environ une heure plus tard, un autre insistait, disant: Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est Galiléen.

60  Pierre répondit : Homme, je ne sais ce que tu dis. Au même instant, comme il parlait encore, le coq chanta.

61  Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois.

62  Et étant sorti, il pleura amèrement.

63 ¶  Les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui, et le frappaient.

64  Ils lui voilèrent le visage, et ils l’interrogeaient, en disant : Devine qui t’a frappé.

65  Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres injures.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

22:56

Une servante. Les quatre Évangiles parlent d’elle. Elle devait être la portière de la maison d’Anne (cf. #Mt 26: 69 ; #Mr 14: 66 ; #Jn 18: 17).

22: 57

Mais il le nia. Selon #Jn 18:13-18, ce premier reniement eut lieu alors que Jésus était interrogé par Anne, le beau-père de Caïphe. Comme les deux récits mentionnent un feu dans la cour de la maison (v. #Lu 22: 55 ; #Jn 18: 18), les maisons d’Anne et de Caïphe donnaient peut-être sur une cour commune. Jean est le seul à faire mention de l’interrogatoire mené par Anne, c’est pourquoi les trois autres Évangiles situent le triple reniement de Pierre dans la cour et le vestibule de la maison de Caïphe.

22: 58

un autre, l’ayant vu. Le masculin en grec implique qu’il s’agissait d’un homme. #Mr 14: 69 nous apprend que cette deuxième mise à l’épreuve de Pierre eut lieu suite à une affirmation de la servante qui l’avait reconnu tout au début (v. #Lu 22: 56). La contradiction apparente peut être facilement résolue si l’on se souvient que Pierre, entouré de nombreux observateurs de la scène, était interrogé par plusieurs personnes à la fois (#Mt 26: 73). En réponse, Pierre nia à nouveau connaître Christ.

22: 59

il est Galiléen. Ils reconnurent son accent, typique de cette région (#Mt 26: 73).

22: 61

Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Luc est le seul à mentionner ces regards entre Jésus et Pierre. Le verbe employé suggère un regard attentif et fixe. Le fait que Jésus put voir Pierre implique que les hommes qui s’étaient emparés de lui l’avaient déjà amené dans la cour pour le frapper (v. #Lu 22:63).

Pierre se souvint. #Lu 22: 61 signale que le regard de Jésus croisa celui de Pierre à cet instant précis. Chez le disciple, cette circonstance ne put qu’alourdir le sentiment de honte insoutenable. « Et étant sorti »  il quitta certainement la maison de Caïphe - « il pleura amèrement ». La véritable nature de Pierre se manifeste non dans son reniement, mais dans sa repentance. Ce récit nous rappelle non seulement nos propres faiblesses, mais aussi la richesse de la grâce divine (voir aussi #Jn 21:15-19).

22: 63

se moquaient de lui, et le frappaient. Jésus fut d’abord soumis à un interrogatoire préliminaire chez Caïphe (#Mt 26:59-68 ; #Mr 14:55-65), dont Luc ne donne pas les détails. De toute évidence, il subit les outrages évoqués ici à la suite de ce premier examen, avant que le sanhédrin ne se réunisse pour l’audience officielle (v. #Lu 22:66).

 

JEAN 18 : 25 à 27

25  Simon Pierre était là, et se chauffait. On lui dit : Toi aussi, n’es-tu pas de ses disciples ? Il le nia, et dit : Je n’en suis point.

26  Un des serviteurs du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, dit : Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin ?

27  Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt le coq chanta.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

18:25-27

Simon Pierre. C’était la troisième fois que Pierre reniait Jésus, accomplissant ainsi la prophétie de Jésus (cf. #Mt 26:34).

 

 

Troisième phase juive, devant le sanhédrin

 

MATTHIEU 27 : 1

1 ¶  Dès que le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, pour le faire mourir.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

27:1

Dès que le matin fut venu. Le sanhédrin attendit jusqu’au lever du jour pour annoncer son verdict officiel (cf. #Mt 26: 66): c’était certainement un subterfuge destiné à ménager l’apparence d’une conformité à la loi, puisque celle-ci interdisait les procès criminels nocturnes

 

MARC 15 : 1

1 ¶  Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l’emmenèrent, et le livrèrent à Pilate.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

15:1

Dès le matin. A l’aube, probablement entre 5 et 6 heures du matin. Ayant décrété illégalement la culpabilité de Jésus pendant la nuit (#Mr 14:53-65 ; #Jn 18:13-24), le sanhédrin se réunit formellement peu après l’aube pour prononcer sa sentence.

principaux sacrificateurs. Personnages placés au sommet de la hiérarchie du temple. La plupart d’entre eux étaient sadducéens.

tinrent conseil. Réunion décrite en #Lu 22:66-71. Il ne s’agissait que de réitérer les charges qui avaient été retenues un peu plus tôt contre Jésus et de prononcer le verdict de culpabilité.

les anciens et les scribes. Ils représentaient trois sections distinctes du sanhédrin (comme l’indique la présence d’un article défini grec devant chacun), mais ils agissaient ici ensemble. Ces chefs juifs avaient de toute évidence espéré pendant quelque temps accuser Jésus de trahison contre Rome. Son exécution pourrait alors être reprochée aux Romains, et ainsi les chefs juifs échapperaient aux représailles que risquaient d’exercer contre eux les partisans juifs de Jésus. Le sanhédrin s’était sans doute empressé de solliciter l’aide des soldats de Pilate, le gouverneur romain; ou peut-être avaient-ils convenu avec lui de mettre la troupe en alerte pour pouvoir intervenir au pied levé. Quoi qu’il en soit, les chefs juifs s’étaient assuré l’assistance des soldats romains basés à la forteresse Antonia, à Jérusalem.

Pilate. Procurateur (gouverneur) romain de la Judée de 26 à 36 apr. J.-C. Sa résidence officielle était à Césarée, mais il se trouvait à Jérusalem pour la Pâque.

 

LUC 22 : 66 à 71

66  Quand le jour fut venu, le collège des anciens du peuple, les principaux sacrificateurs et les scribes, s’assemblèrent, et firent amener Jésus dans leur sanhédrin. (22-67) Ils dirent:

67  Si tu es le Christ, dis-le nous. Jésus leur répondit : Si je vous le dis, vous ne le croirez pas ;

68  et, si je vous interroge, vous ne répondrez pas.

69  Désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu.

70  Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur répondit : Vous le dites, je le suis.

71  Alors ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous l’avons entendu nous-mêmes de sa bouche.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

22: 66

Quand le jour fut venu. Les procès criminels n’avaient pas de valeur légale s’ils se déroulaient de nuit. Le sanhédrin attendit donc scrupuleusement le lever du jour pour délibérer et rendre le verdict qui, pourtant, avait été préparé par avance (cf. #Mt 26: 66 ; #Mr 14: 64).

22: 67

Si tu es le Christ. Le sanhédrin soumit Christ à la même série de questions que celles posées durant l’interrogatoire de la nuit; les réponses aussi furent en substance les mêmes (cf. vv. #Lu 22:67-71 ; #Mt 26:63-66 ; #Mr 14:61-64).

 

Remords et suicide de Judas l`Iscariot (Actes 1 : 18-19)

MATTHIEU 27 : 3 à 10

3  Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens,

4  en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde.

5  Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira, et alla se pendre.

6  Les principaux sacrificateurs les ramassèrent, et dirent : Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang.

7  Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des étrangers.

8  C’est pourquoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu’à ce jour.

9  Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète : Ils ont pris les trente pièces d’argent, la valeur de celui qui a été estimé, qu’on a estimé de la part des enfants d’Israël ;

10  et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

27:3

pris de remords. Judas ressentit la douleur poignante de sa propre culpabilité, mais il ne se repentit pas véritablement. Il y a une tristesse divine qui conduit à la repentance, mais le remords de Judas était d’une autre nature. Son suicide en est la preuve (v. #Mt 27: 5). Cf. #2Co 7:10.

27:5

alla se pendre. Luc considère Judas comme l’acheteur de ce terrain (cf. #Za 11:12-13) parce que cet achat fut financé avec l’argent qu’il reçut des chefs religieux juifs pour sa trahison et qu’il leur rendit ensuite (#Mt 27:3-10).

Apparemment, l’arbre auquel Judas choisit de se pendre (#Mt 27: 5) surplombait une falaise. La corde ou la branche a dû se casser (ou le nœud se défaire), de sorte que son corps s’est écrasé sur les rochers au pied de la falaise.

27:9

annoncé par Jérémie. En réalité, la citation qui suit est une paraphrase de #Za 11:12-13. Il faut cependant tenir compte de la division du canon hébreu en 3 parties: la loi, les écrits et les prophètes (cf. #Lu 24:44). Jérémie s’y trouvait en première position parmi les livres prophétiques, c’est pourquoi on appelait par son nom les écrits des prophètes dans leur ensemble.

 

Première phase romaine, devant Pilate

MATTHIEU 27 : 2, 11 à 14

2  Après l’avoir lié, ils l’emmenèrent, et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur.

11 ¶  Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l’interrogea, en ces termes : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit: Tu le dis.

12  Mais il ne répondit rien aux accusations des principaux sacrificateurs et des anciens.

13  Alors Pilate lui dit : N’entends-tu pas de combien de choses ils t’accusent ?

14  Et Jésus ne lui donna de réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

27:2

le livrèrent …  Pilate. Jésus dut subir deux procès: l’un juif et religieux, l’autre romain et civil. Rome se réservait le droit d’exécuter les peines capitales, c’est pourquoi Jésus fut livré aux autorités romaines pour l’exécution de la sentence. Le quartier général de Pilate se trouvait à Césarée, sur la côte méditerranéenne, mais le gouverneur était venu à Jérusalem pour la célébration de la Pâque. Il put ainsi surveiller le déroulement du procès. Christ fut amené devant Pilate (vv. #Mt 27:2-14), puis envoyé chez Hérode pour un autre interrogatoire (#Lu 23:6-12), avant d’être reconduit chez Pilate pour l’interrogatoire final et l’annonce de la sentence (vv. #Mt 27:15-26).

27:11

Tu le dis. On peut supposer que ces paroles suivirent immédiatement le dialogue rapporté en #Jn 18:34-36.

 

MARC 15 : 1 à 5

1 ¶  La fête de Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient les moyens d’arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir.

2  Car ils disaient : Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple.

3  Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix ; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus.

4  Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation : A quoi bon perdre ce parfum ?

5  On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils s’irritaient contre cette femme.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

14: 1

Pâque. Le vendredi de la Pâque commençait le jeudi au coucher du soleil. La Pâque commémorait le fait que l’ange de la mort avait épargné les maisons des Israélites, alors qu’il avait tué les premiers-nés des Égyptiens (#Ex 12:1-13:16). Elle commençait le 14e jour de Nisan (premier mois du calendrier juif) avec le sacrifice de l’agneau de la Pâque, et continuait jusqu’aux premières heures du 15e.

pains sans levain. Fête qui commémorait le départ d’Égypte des Israélites (#Ex 23: 15). Elle commençait juste après la Pâque et durait du 15 au 21 du mois de Nisan. Le pain sans levain correspond à la sorte de pain que les Israélites avaient dû emporter dans leur fuite. Il symbolisait l’absence du levain du péché dans leur vie et leur foyer

deux jours après. Dans le contexte de #Mt 26: 2, Jésus annonçait que sa crucifixion aurait lieu dans « deux jours », ce qui correspondrait à vendredi puisqu’il disait cela un mercredi soir. La chronologie de Marc est ici la même que celle de Matthieu.

14: 2

pas pendant la fête. Comme la Pâque devait être célébrée à Jérusalem, la ville allait être surpeuplée: elle pouvait abriter jusqu’à deux millions de personnes à cette occasion. Beaucoup d’entre eux viendraient de Galilée, région où Jésus avait beaucoup de sympathisants. Les chefs religieux voulaient éviter de déclencher une émeute, et ils décidèrent donc d’attendre que la fête de la Pâque soit terminée car les foules seraient moins nombreuses.

14: 3

Béthanie. Ville natale de Marie, Marthe et Lazare (#Jn 11:1), située sur le flanc est du mont des Oliviers, environ 3 km à l’est de Jérusalem.

Simon le lépreux. Ce n’est que dans le contexte de ce récit que le nom de cet homme apparaît dans le N.T. Les lépreux étaient exclus de la société juive. Il avait donc sans doute été guéri miraculeusement de sa lèpre par Jésus et avait organisé ce repas en son honneur pour le remercier.

une femme. #Jn 12:3 l’identifie comme Marie, sœur de Marthe et de Lazare, qui prenaient eux aussi part à ce repas.

vase d’albâtre. Cette bouteille au long col était taillée dans un marbre particulier réputé être le meilleur matériau pour préserver les parfums coûteux et les huiles précieuses.

parfum de nard pur. C’était une huile tirée d’une plante, le nard, originaire d’Inde. Elle était pure, et donc authentique et non trafiquée, ce qui explique son si grand prix.

ayant rompu le vase. Elle a peut-être simplement cassé le col de la bouteille pour pouvoir en déverser plus rapidement le contenu, signe de sa sincère et totale consécration au Seigneur.

14: 4

Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation. #Jn 12:4-5 précise que Judas était l’instigateur de ce mouvement, et #Mt 26:8 indique que tous les disciples, suivant l’exemple de Judas, se montrèrent très irrités de ce gaspillage d’un produit de grande valeur.

14: 5

trois cents deniers. Un denier correspondait à une journée de travail pour un ouvrier agricole. Cela représentait donc un an de travail.

donner aux pauvres. Onze des disciples auraient probablement été d’accord d’utiliser ainsi cet argent, mais les pauvres n’en auraient sans doute jamais vu la couleur puisque Judas, le trésorier des douze, était un voleur. Il aurait donc probablement détourné toute cette somme (#Jn 12:6).

 

LUC 23 : 1 à 5

1 ¶  Ils se levèrent tous, et ils conduisirent Jésus devant Pilate.

2  Ils se mirent à l’accuser, disant : Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi.

3  Pilate l’interrogea, en ces termes : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis.

4  Pilate dit aux principaux sacrificateurs et à la foule : Je ne trouve rien de coupable en cet homme.

5  Mais ils insistèrent, et dirent : Il soulève le peuple, en enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu’ici.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

23: 1

tous. L’ensemble du sanhédrin, composé de quelque soixante-dix hommes. Cependant, au moins l’un des membres de ce conseil, Joseph d’Arimathée, s’opposa à la décision de condamner Christ (vv. #Lu 23:50-52).

conduisirent Jésus devant Pilate. Jésus dut subir deux procès: l’un juif et religieux, l’autre romain et civil. Rome se réservait le droit d’exécuter les peines capitales, c’est pourquoi Jésus fut livré aux autorités romaines pour l’exécution de la sentence. Le quartier général de Pilate se trouvait à Césarée, sur la côte méditerranéenne, mais le gouverneur était venu à Jérusalem pour la célébration de la Pâque. Il put ainsi surveiller le déroulement du procès. Christ fut amené devant Pilate (vv. #Mt 27:2-14), puis envoyé chez Hérode pour un autre interrogatoire (#Lu 23:6-12), avant d’être reconduit chez Pilate pour l’interrogatoire final et l’annonce de la sentence (vv. #Mt 27:15-26).

 

23: 2

empêchant de payer le tribut à César. C’était un mensonge délibéré. Les membres du sanhédrin avaient publiquement interrogé Jésus sur cette question précise (dans l’espoir de le discréditer devant les Juifs), et il avait expressément confirmé le droit de l’empereur de lever l’impôt (#Lu 20:20-25).

se disant lui-même Christ, roi. Ils insinuaient ainsi que Jésus était un rebelle opposé au pouvoir de Rome. Cette accusation était aussi fausse que la première.

23: 3

Tu le dis. #Jn 18:33-37 donne une version plus complète de la réplique de Jésus.

23: 4

rien de coupable. En dépit des tentatives forcenées des chefs religieux juifs pour accuser Jésus, Pilate reconnut avec satisfaction qu’il n’avait pas devant lui un insurgé. Cependant, il eut peur de la violence du peuple et n’osa pas le libérer. Il fut soulagé d’apprendre que Jésus était un Galiléen, car cela lui donnait une excuse pour l’envoyer à Hérode (vv. #Lu 23:5-6).

 

JEAN 18 : 28 à 38

28 ¶  Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c’était le matin. Ils n’entrèrent point eux-mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque.

29  Pilate sortit donc pour aller à eux, et il dit : Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?

30  Ils lui répondirent : Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.

31  Sur quoi Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. Les Juifs lui dirent : Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.

32  C’était afin que s’accomplît la parole que Jésus avait dite, lorsqu’il indiqua de quelle mort il devait mourir.

33  Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : Es-tu le roi des Juifs ?

34  Jésus répondit : Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?

35  Pilate répondit : Moi, suis-je Juif ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t’ont livré à moi : qu’as-tu fait ?

36  Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

37  Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.

38  Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : Je ne trouve aucun crime en lui.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

18: 28

au prétoire. Quartier général du commandant en chef du camp militaire romain ou du gouverneur militaire romain (c’est-à-dire Pilate). D’habitude, Pilate avait son quartier général à Césarée, dans le palais qu’Hérode le Grand s’était construit. Cependant, comme ses prédécesseurs, il tenait à se trouver à Jérusalem pendant les fêtes pour étouffer toute émeute. Jérusalem devenait son prétoire ou quartier général.

le matin. Le mot est ambigu. Il est probable qu’il était environ 6 heures du matin, car beaucoup d’officiers romains commençaient leur journée très tôt et la finissaient vers 10 ou 11 heures.

afin de ne pas se souiller. D’après les lois orales juives, si un Juif entrait dans la demeure de païens, il devenait rituellement impur. Il leur fallait donc rester à l’extérieur, sous les colonnades, pour éviter toute souillure. Jean note avec une grande ironie que les chefs des sacrificateurs prenaient un soin scrupuleux à se purifier rituellement, alors même qu’ils s’abaissaient à se souiller moralement d’une façon infiniment plus grave en intentant contre Jésus une procédure sans fondement.

18: 29

Quelle accusation. Par cette question s’ouvrait formellement la phase civile romaine de la procédure contre Jésus (par opposition à la phase juive religieuse au v. 24). Le fait que des troupes romaines avaient servi à l’arrestation prouve que les autorités juives avaient déjà eu des communications avec Pilate sur ce cas. Elles devaient s’attendre à ce qu’il s’empresse d’entériner leur jugement contre Jésus, mais eurent la surprise de le voir ordonner une nouvelle instruction en sa présence.

18: 31

Il ne nous est pas permis. Quand Rome prit le pouvoir en Judée et y gouverna par l’intermédiaire d’un préfet dès l’an 6 apr. J.-C., la juridiction de la peine capitale (c’est-à-dire le droit de mettre un homme à mort) fut soustraite aux Juifs pour passer sous l’autorité du gouverneur romain. La peine de mort constituait la prérogative la plus jalousement gardée de toutes celles de l’administration provinciale romaine.

18: 32

afin que s’accomplisse la parole que Jésus avait dite. Jésus avait annoncé qu’il mourrait en étant « élevé » (#Jn 3:14 ; #Jn 8:28 ; #Jn 12:32-33). S’il avait été exécuté selon les lois juives, il aurait été précipité à terre et lapidé. Mais Dieu contrôlait par sa providence le déroulement de toute la procédure, pour s’assurer que Jésus, une fois condamné, serait crucifié par les Romains plutôt que lapidé par les Juifs comme Etienne (#Ac 7:59). Les Juifs auraient sans doute préféré cette dernière forme d’exécution, sur la base de #De 21:23.

18: 34

d’autres. De nouveau (cf. vv. #Jn 18:20-21), Jésus exige que se présentent des témoins à charge.

18: 36

Mon royaume n’est pas de ce monde. Jésus voulait dire que son royaume n’était pas lié aux entités politiques et nationales terrestres, et qu’il ne tirait pas son origine du système du monde mauvais qui se rebelle constamment contre Dieu. Si son royaume avait été de ce monde, il se serait défendu. Les rois de ce monde se préservent en se défendant énergiquement. Le royaume du Messie n’a pas pour origine les efforts de l’homme mais commence avec le Fils de Dieu, qui remporta de façon définitive et radicale la victoire sur le péché dans la vie de son peuple. Lors de sa seconde venue, il viendra conquérir le système mauvais du monde en établissant la forme terrestre de son royaume. Ce royaume ne constituait pas la moindre menace pour l’identité nationale d’Israël ou pour l’identité politique et militaire de Rome. Il existe dans la dimension spirituelle jusqu’à la fin des temps (#Ap 11:15).

18: 38

Qu’est-ce que la vérité? En réponse à la mention par Jésus de la « vérité » au v. 37, Pilate répond de façon rhétorique et avec cynisme, convaincu qu’aucune réponse n’existe à cette question. Sa réplique prouve qu’il ne faisait pas partie de ceux que le Père avait donnés à son Fils (« Quiconque est de la vérité écoute ma voix » v. 37).

aucun crime. Cf. #Jn 19: 4. Jean montre clairement que Jésus n’était coupable d’aucun péché, d’aucun crime, pour que sautent aux yeux l’injustice et la culpabilité des Juifs autant que des Romains, qui se chargèrent de l’exécution.

 

Deuxième phase romaine, devant Hérode Antipas

LUC 23 : 6 à 12

  Quand Pilate entendit parler de la Galilée, il demanda si cet homme était Galiléen ;

7  et, ayant appris qu’il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là.

8  Lorsqu’Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie ; car depuis longtemps, il désirait le voir, à cause de ce qu’il avait entendu dire de lui, et il espérait qu’il le verrait faire quelque miracle.

9  Il lui adressa beaucoup de questions ; mais Jésus ne lui répondit rien.

10  Les principaux sacrificateurs et les scribes étaient là, et l’accusaient avec violence.

11  Hérode, avec ses gardes, le traita avec mépris ; et, après s’être moqué de lui et l’avoir revêtu d’un habit éclatant, il le renvoya à Pilate.

12  Ce jour même, Pilate et Hérode devinrent amis, d’ennemis qu’ils étaient auparavant.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

23: 7

la juridiction d’Hérode. Hérode Antipas régnait sur la Galilée et la Pérée.  Christ approchait de la Pérée, ou bien il était déjà en train d’y exercer son ministère. Il est fort probable que les pharisiens  qui n’étaient pas des amis d’Hérode - avertirent Christ dans leur propre intérêt. Ils espéraient que la menace de violences de la part d’Hérode le réduirait au silence ou, du moins, le ferait retourner en Judée, où le sanhédrin pourrait exercer sa juridiction sur lui.

le renvoya à Hérode. Hérode était venu à Jérusalem pour la Pâque, et Pilate saisit cette occasion pour se débarrasser d’un dilemme politique en envoyant Jésus à son rival.

23: 8

désirait le voir. L’intérêt d’Hérode pour Christ était suscité par le fait que celui-ci lui faisait penser à Jean-Baptiste, sa victime (cf. #Lu 9:7-9). A un moment donné, Hérode avait apparemment menacé de tuer Jésus (#Lu 13:31-33), mais depuis que celui-ci exerçait son ministère en Judée plutôt qu’en Galilée et en Pérée, qui faisaient partie du territoire d’Hérode, l’intérêt du roi se limitait, semble-t-il, à une vive curiosité.

23: 9

ne lui répondit rien. Il est significatif qu’Hérode ait été le seul des interrogateurs de Jésus à se voir refuser toute réponse de sa part. Cf. #Mt 7:6. Puisqu’il avait sommairement rejeté la vérité lorsqu’il l’avait entendue de la part de Jean-Baptiste, il était inutile que Jésus lui réponde. Cf. #Esa 53:7 ; #Ps 38:14-15 ; #Ps 39:2-3, #Ps 39:10 ; #1Pi 2:23.

23: 11

gardes. C’étaient ses forces de sécurité.

le traita avec mépris. Hérode fit de Christ et des charges portées contre lui un divertissement pour amuser Pilate (v. #Lu 23: 12).

un habit éclatant. Habit probablement différent de celui décrit en #Mt 27:28, qui était un manteau militaire. C’était un vêtement royal raffiné, certainement l’un de ceux dont Hérode avait décidé de se séparer.

23:12

amis. Ils avaient adopté la même attitude injuste et lâche à l’égard de Jésus.

 

Troisième phase romaine, devant Pilate

MATTHIEU 27 : 15 à 26

15  Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole.

16  Et Jésus dit : Vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ?

17  Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets ?

18  Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme.

19  Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies.

20  Voilà les choses qui souillent l’homme ; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille point l’homme.

21 ¶  Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon.

22  Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon.

23  Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec instance : Renvoie-la, car elle crie derrière nous.

24  Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.

25  Mais elle vint se prosterner devant lui, disant : Seigneur, secours-moi !

26  Il répondit : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

15: 15

cette parabole. Celle du v. 11. Elle n’est absolument pas difficile à comprendre, mais les disciples eux-mêmes avaient du mal à l’accepter. Des années plus tard, Pierre éprouverait encore de la difficulté à accepter le fait que toute nourriture est pure (#Ac 10:14).

15 :24

brebis perdues de la maison d’Israël. Cf. #Mt 15: 24 ; #Jér 50:6. Jésus précisa encore davantage cette priorité lorsqu’il dit que l’Évangile était destiné à ceux qui reconnaissaient avoir besoin d’un médecin (#Lu 5:31-32) parce qu’ils se savaient spirituellement malades (#Mt 9:13).

15: 26

le pain des enfants. Les Israélites devaient être nourris avant les « petits chiens ». Christ employa un mot qui désignait un animal familier. Les paroles qu’il adressa à cette femme ne doivent pas être considérées comme dures ou insensibles. En réalité, il était en train de l’amener en douceur à exprimer sa foi au v. 27.

 

MARC 15 : 6 à 15

6  A chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que demandait la foule.

7  Il y avait en prison un nommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu’ils avaient commis dans une sédition.

8  La foule, étant montée, se mit à demander ce qu’il avait coutume de leur accorder.

9  Pilate leur répondit: Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?

10  Car il savait que c’était par envie que les principaux sacrificateurs l’avaient livré.

11  Mais les chefs des sacrificateurs excitèrent la foule, afin que Pilate leur relâchât plutôt Barabbas.

12  Pilate, reprenant la parole, leur dit : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ?

13  Ils crièrent de nouveau : Crucifie-le !

14  Pilate leur dit : Quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Crucifie-le !

15 ¶  Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas ; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

15: 6

A chaque fête. A chaque Pâque.

relâchait. L’imparfait indique que c’était une habitude. Des sources profanes anciennes indiquent que les gouverneurs romains octroyaient à l’occasion une amnistie à la demande de leurs administrés. Présumant que le peuple demanderait la libération de son roi (qu’il avait reconnu comme tel au début de la semaine, 11:1-10), Pilate pensait sans doute que cette coutume annuelle était le seul moyen de sortir de son dilemme à propos de Jésus.

15: 7

Barabbas. Voleur (#Jn 18: 40) et meurtrier (#Lu 23:18-19), il était d’une certaine façon impliqué dans une insurrection contre Rome. On ne sait pas si c’était par conviction politique ou par intérêt financier. Il est impossible de savoir de quelle insurrection il s’agit, mais de telles révoltes étaient courantes au temps de Jésus et annonçaient la révolte générale de 66-70 apr. J.-C.

15: 10

par envie. Pilate se rendait compte que les autorités juives ne lui avaient pas livré Jésus par loyauté envers Rome. Il avait percé à jour leur tromperie et comprenait leur vrai motif sous-jacent: leur jalousie de la popularité de Jésus auprès du peuple.

15: 13

Crucifie-le! La crucifixion était la méthode romaine la plus répandue pour exécuter les esclaves et les étrangers. L’auteur latin Cicéron la décrivit comme « le châtiment le plus cruel et le plus odieux qui soit ».

15: 15

battre de verges. Avec un fouet (connu sous le nom de flagellum) fait d’un manche en bois auquel étaient attachées des lanières de cuir munies de morceaux de métal à leur extrémité. Être battu de verges avec un flagellum était une épreuve redoutable, car la chair était arrachée jusqu’à l’os, provoquant un abondant saignement. Souvent les prisonniers en mouraient.

crucifié. La crucifixion était la méthode romaine la plus répandue pour exécuter les esclaves et les étrangers. L’auteur latin Cicéron la décrivit comme « le châtiment le plus cruel et le plus odieux qui soit ».

 

LUC 23 : 13 à 25

13 ¶  Pilate, ayant assemblé les principaux sacrificateurs, les magistrats, et le peuple,

14  (23-13) leur dit : (23-14) Vous m’avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte. Et voici, je l’ai interrogé devant vous, et je ne l’ai trouvé coupable d’aucune des choses dont vous l’accusez ;

15  Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé, et voici, cet homme n’a rien fait qui soit digne de mort.

16  Je le relâcherai donc, après l’avoir fait battre de verges.

17  A chaque fête, il était obligé de leur relâcher un prisonnier.

18  Ils s’écrièrent tous ensemble: Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas.

19  Cet homme avait été mis en prison pour une sédition qui avait eu lieu dans la ville, et pour un meurtre.

20  Pilate leur parla de nouveau, dans l’intention de relâcher Jésus.

21  Et ils crièrent : Crucifie, crucifie-le !

22  Pilate leur dit pour la troisième fois : Quel mal a-t-il fait ? Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l’avoir fait battre de verges.

23  Mais ils insistèrent à grands cris, demandant qu’il fût crucifié. Et leurs cris l’emportèrent:

24  Pilate prononça que ce qu’ils demandaient serait fait.

25  Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, et qu’ils réclamaient ; et il livra Jésus à leur volonté.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

23: 13

ayant assemblé. Pilate avait l’intention d’acquitter Christ (v. #Lu 23: 14) et cherchait à avoir le plus grand nombre possible de témoins pour son verdict. Il s’attendait sans aucun doute à ce que sa décision mette fin à toute cette affaire.

23:14-15 Pilate et Hérode prononcèrent le même verdict (cf. #1Ti 6:13).

23: 16

après l’avoir châtié. Cf. v. #Lu 23: 22. Pilate trouvait Christ parfaitement innocent; il était cependant prêt à le faire battre de verges, dans le seul but d’apaiser les Juifs. Mais même ce châtiment, pourtant sévère, ne put assouvir la soif des chefs religieux qui réclamaient le sang de Jésus.

23: 17

il était obligé. C’était une coutume juive bien établie (#Jn 18: 39) que les Romains avaient l’habitude d’honorer.

23: 18

Barabbas. Voleur (#Jn 18: 40) et meurtrier (#Lu 23:18-19), il était d’une certaine façon impliqué dans une insurrection contre Rome. On ne sait pas si c’était par conviction politique ou par intérêt financier. Il est impossible de savoir de quelle insurrection il s’agit, mais de telles révoltes étaient courantes au temps de Jésus et annonçaient la révolte générale de 66-70 apr. J.-C.

23: 21

crucifie-le. La crucifixion représentait la forme d’exécution la plus douloureuse et la plus humiliante pratiquée par les Romains.

23: 22

la troisième fois. Pilate plaida à plusieurs reprises en faveur de l’innocence de Christ (vv. #Lu 23: 4, #Lu 23:14-15). Ses paroles condamnaient non seulement les Juifs, qui exigeaient la mort de Jésus, mais aussi lui-même, puisqu’il livrait le Sauveur sans raison.

23: 24

Pilate dit. La réaction de Pilate révèle son manque de principes. Son désir de plaire aux Juifs pour des raisons politiques (pour échapper au mécontentement de Rome) finit par supplanter son désir de libérer Jésus (cf. v. #Lu 23: 20). #Jn 18:39-19:16 relate plus en détail les circonstances de sa décision.

 

JEAN 18 : 39 et 19 : 16

39  Mais, comme c’est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu’un à la fête de Pâque, voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?

16 ¶  Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l’emmenèrent.

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