2 ROIS 04 : 1 à 44 *** + 2 KINGS 04 : 1 to 44 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

02/02/2017 01:08

2 ROIS  04 : 1 à 44 *** +
 

1 ¶  Une femme d’entre les femmes des fils des prophètes cria à Élisée, en disant : Ton serviteur mon mari est mort, et tu sais que ton serviteur craignait l’Éternel ; or le créancier est venu pour prendre mes deux enfants et en faire ses esclaves.

 

fils des prophètes. C’était un groupe de prophètes qui se rencontraient et vivaient ensemble, dans la mesure du possible, pour étudier, s’encourager et servir.

mes deux enfants et en faire ses esclaves. Selon la loi mosaïque, les créanciers pouvaient asservir leurs débiteurs et exiger que leurs enfants remboursent la dette à leur place (#Ex 21:2-4 ; #De 15:12-18). La période de servitude pouvait durer jusqu’à l’année du jubilé (#Lé 25:39-40). Les riches et les créanciers n’avaient cependant pas le droit de profiter des indigents (voir #De 15:1-18).

 

2  Élisée lui dit : Que puis-je faire pour toi ? Dis-moi, qu’as-tu à la maison ? Elle répondit : Ta servante n’a rien du tout à la maison qu’un vase d’huile.

 

un vase d’huile. Un flacon d’huile que l’on utilisait pour s’enduire le corps.

 

3  Et il dit : Va demander au dehors des vases chez tous tes voisins, des vases vides, et n’en demande pas un petit nombre.

4  Quand tu seras rentrée, tu fermeras la porte sur toi et sur tes enfants ; tu verseras dans tous ces vases, et tu mettras de côté ceux qui seront pleins.

 

fermeras la porte sur toi. Comme le besoin de la veuve était privé, l’approvisionnement devait l’être aussi. De plus, l’absence d’Élisée prouverait que le miracle ne dépendait que de la puissance de Dieu. Il multiplia le peu dont disposait la femme, remplissant tous les vases pour subvenir à ses besoins (cf. #1R 17:7-16).

 

5  Alors elle le quitta. Elle ferma la porte sur elle et sur ses enfants ; ils lui présentaient les vases, et elle versait.

6  Lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils : Présente-moi encore un vase. Mais il lui répondit : Il n’y a plus de vase. Et l’huile s’arrêta.

7  Elle alla le rapporter à l’homme de Dieu, et il dit : Va vendre l’huile, et paie ta dette ; et tu vivras, toi et tes fils, de ce qui restera.

8 ¶  Un jour Élisée passait par Sunem. Il y avait là une femme de distinction, qui le pressa d’accepter à manger. Et toutes les fois qu’il passait, il se rendait chez elle pour manger.

 

Sunem. Ville située sur le territoire d’Issacar, près de Jizreel (#Jos 19: 18), sur les pentes de la montagne de Moré. Elle surplombait l’est de la vallée de Jizreel.

une femme de distinction. Cette femme possédait certaines richesses et occupait une position sociale élevée.

 

9  Elle dit à son mari : Voici, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu.

 

saint homme de Dieu. La femme avait reconnu en Élisée un prophète particulièrement consacré à Dieu. Cette « sainteté » d’Élisée la poussa à proposer à son mari de mettre une pièce séparée à disposition du prophète (v. #2R 4:10). Elle craignait peut-être que le « saint » prophète n’entre en contact avec leurs pièces profanes (cf. #Lé 10:10).

 

10  Faisons une petite chambre haute avec des murs, et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu’il s’y retire quand il viendra chez nous.

11  Élisée, étant revenu à Sunem, se retira dans la chambre haute et y coucha.

12  Il dit à Guéhazi, son serviteur : Appelle cette Sunamite. Guéhazi l’appela, et elle se présenta devant lui.

 

Guéhazi. Serviteur personnel d’Élisée, dont il est beaucoup question ici et en #2R 5:20-27, et probablement aussi au v. 43; le terme employé désignait aussi la relation entre Élisée et Elie (#1R 19: 21). Dans cet épisode, Élisée prit contact avec la Sunamite par l’intermédiaire de Guéhazi (vv. #2R 4:11-13, #2R 4:15, #2R 4:25, #2R 4:29), de sorte que ce dernier eut l’occasion de progresser en maturité dans son service pour l’Éternel.

 

13  Et Élisée dit à Guéhazi : Dis-lui : Voici, tu nous as montré tout cet empressement ; que peut-on faire pour toi ? Faut-il parler pour toi au roi ou au chef de l’armée ? Elle répondit : J’habite au milieu de mon peuple.

 

J’habite au milieu de mon peuple. Cette réponse exprimait une totale satisfaction, une absence de désir particulier.

 

14  Et il dit : Que faire pour elle ? Guéhazi répondit : Mais, elle n’a point de fils, et son mari est vieux.

 

point de fils, et son mari est vieux. Cette remarque avait deux implications:

1° cette femme devait endurer la souffrance et le déshonneur attachés à la stérilité (cf. #Ge 16: 1 ; #Ge 18:10-15 ; #Ge 25:21 ; #Ge 30:1-2 ; #1S 1:6);

2° son mari pouvait mourir sans laisser d’héritier apte à perpétuer son nom (#De 25:5-10).

 

15  Et il dit : Appelle-la. Guéhazi l’appela, et elle se présenta à la porte.

16  Élisée lui dit : À cette même époque, l’année prochaine, tu embrasseras un fils. Et elle dit : Non ! mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante !

 

Non! mon seigneur. Face à la promesse d’Élisée, la femme réagit en le priant de ne pas lui donner de faux espoirs. Sa réplique indique qu’elle considérait comme impossible d’avoir un enfant.

 

17  Cette femme devint enceinte, et elle enfanta un fils à la même époque, l’année suivante, comme Élisée lui avait dit.

 

enfanta. Comme Abraham et Sara (#Ge 21:1-2).

 

18 ¶  L’enfant grandit. Et un jour qu’il était allé trouver son père vers les moissonneurs,

19  il dit à son père : Ma tête ! ma tête ! Le père dit à son serviteur : Porte-le à sa mère.

 

Ma tête! ma tête! L’enfant avait sans doute attrapé une insolation. Ses plaintes, la localisation de la douleur et la saison (période des moissons) permettent de poser un tel diagnostic. L’insolation pouvait être fatale, et ce fut effectivement le cas (v. #2R 4:20).

 

20  Le serviteur l’emporta et l’amena à sa mère. Et l’enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu’à midi, puis il mourut.

21  Elle monta, le coucha sur le lit de l’homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit.

22  Elle appela son mari, et dit : Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses ; je veux aller en hâte vers l’homme de Dieu, et je reviendrai.

23  Et il dit : Pourquoi veux-tu aller aujourd’hui vers lui ? Ce n’est ni nouvelle lune ni sabbat. Elle répondit : Tout va bien.

 

ni nouvelle lune ni sabbat. Le premier jour du mois et le septième jour de la semaine étaient tous deux caractérisés par des cérémonies religieuses particulières et une cessation de toute activité (cf. #No 28:9-15). Pour le mari, ce n’était qu’en de telles journées qu’on pouvait rendre visite à un prophète. Sa femme lui cacha apparemment la mort de leur enfant (« tout va bien ») pour lui épargner une souffrance inutile: connaissant la puissance dont disposait l’homme de Dieu, elle croyait qu’il pouvait accomplir un miracle pour son fils.

 

24  Puis elle fit seller l’ânesse, et dit à son serviteur : Mène et pars ; ne m’arrête pas en route sans que je te le dise.

25  Elle partit donc et se rendit vers l’homme de Dieu sur la montagne du Carmel. L’homme de Dieu, l’ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur : Voici cette Sunamite !

 

montagne du Carmel. La chaîne du Carmel, s’élevant à 550 m, s’étend sur 50 km, du sud-est de la côte méditerranéenne jusqu’au sud de la vallée de Jizreel. Formée d’une suite de sommets arrondis et de vallées, elle devint le symbole de la beauté et de la fertilité à cause de sa végétation luxuriante (#Ca 7:6 ; #Esa 35:2). L’emplacement précis de cette confrontation entre Elie et les prophètes de Baal est inconnu. La reine entretenait 850 faux prophètes qui étaient associés avec elle.

La distance de Sunem au Carmel était d’une trentaine de km.

 

26  Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui : Te portes-tu bien ? Ton mari et ton enfant se portent-ils bien ? Elle répondit : Bien.

 

Bien. Elle ne laissa rien transparaître de la souffrance qu’elle éprouvait en raison de la mort de son fils, car elle voulait l’annoncer directement au prophète Élisée.

 

27  Et dès qu’elle fut arrivée auprès de l’homme de Dieu sur la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s’approcha pour la repousser. Mais l’homme de Dieu dit: Laisse-la, car son âme est dans l’amertume, et l’Éternel me l’a caché et ne me l’a point fait connaître.

 

embrassa ses pieds. C’était un signe d’humiliation et de vénération.

 

28  Alors elle dit : Ai-je demandé un fils à mon seigneur ? N’ai-je pas dit : Ne me trompe pas ?

29  Et Élisée dit à Guéhazi : Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu’un, ne le salue pas ; et si quelqu’un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l’enfant.

 

mettras mon bâton sur le visage de l’enfant. Élisée envoya Guéhazi devant lui car il était plus jeune, et donc plus rapide. Peut-être, espérait-il que Dieu guérirait l’enfant par l’intermédiaire du bâton, en considérant celui-ci comme représentant sa propre présence et comme symbolisant la puissance divine (cf. #2R 2:8).

 

30  La mère de l’enfant dit : L’Éternel est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et il se leva et la suivit.

31  Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l’enfant ; mais il n’y eut ni voix ni signe d’attention. Il s’en retourna à la rencontre d’Élisée, et lui rapporta la chose, en disant : L’enfant ne s’est pas réveillé.

32  Lorsque Élisée arriva dans la maison, voici, l’enfant était mort, couché sur son lit.

33  Élisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l’Éternel.

34  Il monta, et se coucha sur l’enfant ; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s’étendit sur lui. Et la chair de l’enfant se réchauffa.

 

se coucha sur l’enfant. Comme Elie (voir #1R 17:17-24), Élisée démontra la puissance de l’Éternel sur la mort en ressuscitant un enfant. Comme pour Elie, une partie du processus de guérison nécessita qu’il se couche sur le corps du garçon.

 

35  Élisée s’éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s’étendit sur l’enfant. Et l’enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux.

36  Élisée appela Guéhazi, et dit: Appelle cette Sunamite. Guéhazi l’appela, et elle vint vers Élisée, qui dit: Prends ton fils !

37  Elle alla se jeter à ses pieds, et se prosterna contre terre. Et elle prit son fils, et sortit.

38 ¶  Élisée revint à Guilgal, et il y avait une famine dans le pays. Comme les fils des prophètes étaient assis devant lui, il dit à son serviteur : Mets le grand pot, et fais cuire un potage pour les fils des prophètes.

 

Guilgal. Ville située à environ 65 km au sud de Sunem.

 

39  L’un d’eux sortit dans les champs pour cueillir des herbes ; il trouva de la vigne sauvage et il y cueillit des coloquintes sauvages, plein son vêtement. Quand il rentra, il les coupa en morceaux dans le pot où était le potage, car on ne les connaissait pas.

 

coloquintes sauvages. Probablement une sorte de concombres sauvages qui pouvaient être mortels si l’on en mangeait une grande quantité.

 

40  On servit à manger à ces hommes ; mais dès qu’ils eurent mangé du potage, ils s’écrièrent : La mort est dans le pot, homme de Dieu ! Et ils ne purent manger.

41  Élisée dit : Prenez de la farine. Il en jeta dans le pot, et dit : Sers à ces gens, et qu’ils mangent. Et il n’y avait plus rien de mauvais dans le pot.

 

farine. Ce n’était pas la farine en elle-même qui pouvait rendre comestible un plat nocif, mais elle fut l’instrument d’un miracle. Comme Elie (cf. #1R 17:14-16), Élisée utilisa la farine pour montrer à quel point Dieu se soucie des hommes.

 

42  Un homme arriva de Baal-Schalischa. Il apporta du pain des prémices à l’homme de Dieu, vingt pains d’orge, et des épis nouveaux dans son sac. Élisée dit: Donne à ces gens, et qu’ils mangent.

 

Baal-Schalischa. Localisation incertaine.

pain des prémices. Normalement, les prémices étaient réservées à Dieu (#Lé 23: 20) et aux Lévites (#No 18: 13 ; #De 18:4-5). Même si la religion, dans le royaume du nord, était caractérisée par l’apostasie, l’homme qui apporta ce pain à Élisée était un représentant de la véritable piété qui subsistait en Israël.

 

43  Son serviteur répondit : Comment pourrais-je en donner à cent personnes ? Mais Élisée dit : Donne à ces gens, et qu’ils mangent ; car ainsi parle l’Éternel : On mangera, et on en aura de reste.

 

4:43-44

Cette multiplication des pains, accomplie conformément au message de l’Éternel transmis par son prophète, préfigurait le ministère messianique de Jésus (cf. #Mt 14:16-20 ; #Mt 15:36-37 ; #Jn 6:11-13).

 

44  Il mit alors les pains devant eux ; et ils mangèrent et en eurent de reste, selon la parole de l’Éternel.

                          

2 KINGS  04 : 1 to 44 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 A woman among the women of the children of the prophets cried unto Elisha, saying, Thy servant my husband is dead, and thou knowest that thy servant feared the LORD; And the creditor came to take my two children and make them his slaves.

 

Son of the prophets. It was a group of prophets who met and lived together, to the extent possible, to study, encourage and serve.

My two children and make them his slaves. According to the Mosaic law, creditors could enslave their debtors and demand that their children repay the debt in their stead (#Ex 21: 2-4; #From 15: 12-18). The period of bondage could last until the year of jubilee (# Le 25: 39-40). The rich and the creditors, however, had no right to profit from the needy (see # 15: 1-18).

 

2 And Elisha said unto him, What can I do for thee? Tell me, what do you have at home? She replied, "Your servant has nothing at home but a vase of oil."

 

A vase of oil. A bottle of oil that was used to cover the body.

 

3 And he said, Go ye out of the vessels of all your neighbors, empty vessels, and do not ask for a small number.

4 When thou returnest, thou shalt shut the door upon thee and thy children; Thou shalt pour into all these vessels, and set aside those that are full.

 

Close the door on you. As the widow's need was deprived, supply was also to be deprived. Moreover, the absence of Elisha would prove that the miracle depended only on the power of God. He multiplied the little that was available to the woman, filling all the vessels to provide for her needs (cf. # 1R 17: 7-16).

 

5 Then she left him. She closed the door on her and on her children; They presented the vases to her, and she poured.

6 When the vessels were full, she said to her son, "Show me a vase. But he answered, "There is no more mud." And the oil stopped.

7 And she went and told him of the man of God, and said, Go and sell the oil, and pay your debt; And thou shalt live, thou and thy sons, of that which shall remain.

8 ¶ One day Elisha passed through Sunem. There was a woman of distinction there, who urged him to accept to eat. And every time he passed, he went to her house to eat.

 

Sunem. A city situated on the territory of Issachar, near Jizreel (#Jos 19:18), on the slopes of the mountain of Moré. It overlooked the eastern part of the valley of Jizreel.

A woman of distinction. This woman possessed certain riches and occupied a high social position.

 

9 And she said to her husband, Behold, I know that this man who is always with us is a holy man of God.

 

Holy man of God. The woman had recognized in Elisha a prophet especially devoted to God. This "sanctity" of Elisha led her to propose to her husband to put a separate piece at the disposal of the prophet (v. # 2R 4:10). Perhaps she was afraid that the "holy" prophet would come into contact with their secular plays (cf # Le 10:10).

 

10 Let us make a small upper room with walls, and put a bed, a table, a chair, and a candlestick for him, so that he may go there when he comes to us.

11 And Elisha returned to Sunem, and withdrew into the upper room, and slept there.

12 And he said unto Gehazi his servant, Call this Shunammite. Gehazi called to her, and she stood before him.

 

Gehazi. Personal servant of Elisha, of which there is much question here and in # 2R 5: 20-27, and probably also in v. 43; The term used also refers to the relationship between Elisha and Elijah (# 1R 19:21). In this episode, Elisha made contact with the Shunammite through Gehazi (vv. # 2R 4: 11-13, # 2R 4:15, # 2R 4:25, # 2R 4:29), so that The latter had the opportunity to progress in maturity in his service to the Lord.

 

13 And Elisha said to Gehazi, Tell him, Behold, thou hast shown us all this eagerness; What can you do for you? Is it necessary for you to speak to the king or to the chief of the army? She said, "I live in the midst of my people.

 

I live in the midst of my people. This answer expressed total satisfaction, an absence of particular desire.

 

14 And he said, What shall she do? And Gehazi said, But she has no son, and her husband is old.

 

No son, and her husband is old. This remark had two implications:

First, this woman was to endure the suffering and dishonor attached to sterility (cf. Genesis 16: 1; # 18: 10-15; #Ge 25:21; #Ge 30: 1-2; # 1S 1: 6);

(2) her husband could die without leaving an heir capable of perpetuating his name (# 25: 5-10).

 

15 And he said, Call her. Gehazi called to her, and she came to the door.

16 And Elisha said unto him, At this time, next year, thou shalt kiss a son. And she said: No! My lord, man of God, do not deceive your servant!

No! My lord. Faced with the promise of Elisha, the woman reacts by asking him not to give him false hopes. Her reply indicated that she considered it impossible to have a child.

 

17 This woman became pregnant, and she bore a son at the same time the following year, as Elisha had told her.

 

Child. Like Abraham and Sara (#Ge 21: 1-2).

 

18 ¶ The child grows up. And one day when he had gone to find his father to the reapers,

19 He said to his father, "My head! my head ! The father said to his servant, "Carry him to his mother."

 

My head! my head! The child had no doubt caught a sunstroke. Its complaints, the location of the pain and the season (harvest period) make it possible to make such a diagnosis. The insolation could be fatal, and this was indeed the case (v. # 2R 4:20).

 

20 And the servant took him away, and brought him to his mother. And the child remained on his mother's lap till noon, and then died.

21 And she went up, and laid him on the bed of the man of God, and shut the door upon him, and went out.

22 She called her husband, and said, Send me, I pray thee, one of the servants and one of the asses; I will go in haste to the man of God, and I will return.

23 And he said, Why do you want to go today to him? It is neither new moon nor sabbath. She replied: "All is well.

 

Nor new moon nor sabbath. The first day of the month and the seventh day of the week were both characterized by special religious ceremonies and a cessation of all activity (cf. # 28: 9-15). For the husband, it was only on such days that one could visit a prophet. His wife apparently concealed the death of their child ("all is well") to spare him unnecessary suffering: knowing the power of the man of God, she believed that he could perform a miracle for his son.

 

24 And she caused the ass to be saddled, and said unto her servant, Go forth and go; Do not stop me on the way without my telling you.

25 So she went and went to the man of God on Mount Carmel. The man of God, having seen him from afar, said to Gehazi his servant, This is this Shunammite.

 

Mountain of Carmel. The chain of Carmel, rising to 550 m, extends over 50 km, from the southeast of the Mediterranean coast to the south of the valley of Jizreel. Formed of a series of rounded summits and valleys, it became the symbol of beauty and fertility because of its luxuriant vegetation (# 7: 6; #Esa 35: 2). The precise location of this confrontation between Elijah and the prophets of Baal is unknown. The Queen maintained 850 false prophets who were associated with her.

The distance from Sunem to Carmel was about 30 km.

 

26 Now go and meet him, and say to him, "Are you well? Is your husband and your child well? She replied: "Good.

 

Good. She revealed nothing of the suffering she felt because of the death of her son, for she wanted to announce it directly to the prophet Elisha.

 

27 And as soon as she came to the man of God on the mountain, she kissed her feet. Gehazi drew near to repulse her. But the man of God said, Leave her, for her soul is in bitterness, and the LORD has hidden it from me, and she has not revealed it to me.

 

Kissed his feet. It was a sign of humiliation and veneration.

 

28 Then she said, Did I ask a son of my lord? Did I not say, Do not deceive me?

29 And Elisha said to Gehazi, Gird up thy loins, take my staff in thy hand, and depart. If you meet someone, do not greet him; And if anyone salutes you, do not answer him. You will put my staff on the face of the child.

 

Put my staff on the face of the child. Elisha sent Gehazi before him because he was younger, and therefore faster. Perhaps, he hoped that God would heal the child through the stick, considering it as representing its own presence and as symbolizing divine power (see # 2R 2: 8).

 

30 The mother of the child said, The Lord is alive and your soul is alive! I will not leave you. And he rose and followed her.

31 And Gehazi had gone before them, and put the staff on the face of the child; But there was neither voice nor sign of attention. He returned to meet Elisha, and told him the thing, saying, "The child has not awakened."

32 When Elisha came into the house, behold, the child was dead, lying on his bed.

33 And Elisha came in and shut the door upon them, and he prayed to the LORD.

34 And he went up, and lay down upon the child; He put his mouth on his mouth, his eyes on his eyes, his hands on his hands, and he stretched out on him. And the flesh of the child warmed.

 

Lay down on the child. Like Elijah (see # 1R 17: 17-24), Elisha demonstrated the power of the Lord over death by resuscitating a child. As with Elijah, part of the healing process required him to lie on the boy's body.

35 And Elisha walked away, and went by the house, and went up and stretched out upon the child. And the child sneezed seven times, and he opened his eyes.

36 And Elisha called Gehazi, and said, Call this Shunammite. And Gehazi called unto her, and came to Elisha, and said, Take thy son.

37 And she went to throw herself at his feet, and bowed himself to the ground. And she took her son, and went out.

38 ¶ And Elisha returned to Gilgal, and there was a famine in the land. As the sons of the prophets sat before him, he said to his servant, Put the big pot, and cook a soup for the sons of the prophets.

 

Guilgal. Town located about 65 km south of Sunem.

 

39 One of them went out into the field to gather herbs; He found wild vines and gathered wild coloquints there, full of his clothes. When he returned, he cut them in pieces into the pot where the soup was, for they were not known.

 

Wild coloquints. Probably a sort of wild cucumber that could be fatal if eaten a large amount.

 

40 These men were eaten; But as soon as they had eaten the soup, they exclaimed: Death is in the pot, man of God! And they could not eat.

41 Elisha said: Take some flour. He threw it into the pot, and said, "Serve to these people, and they will eat." And there was nothing wrong in the pot.

 

flour. It was not the flour in itself that could make edible a harmful dish, but it was the instrument of a miracle. Like Elijah (cf. # 1R 17: 14-16), Elisha used the flour to show how much God cares about men.

 

42 A man came from Baal-shalishah. He brought bread from the first-fruits to the man of God, twenty loaves of barley, and new ears of corn in his sack. Elisha said, Give to these people, and let them eat.

 

Baal-Schalischa. Uncertain location.

Bread of the first fruits. Normally the firstfruits were reserved for God (Lev. 23:20) and the Levites (# 18: 13; # 18: 4-5). Even though religion in the northern kingdom was characterized by apostasy, the man who brought this bread to Elisha was a representative of the true piety that remained in Israel.

 

43 And his servant answered, How can I give one hundred? But Elisha said, Give to these people, and let them eat; For thus saith the LORD: We shall eat, and we shall have rest.

 

4: 43-44

This multiplication of the loaves, fulfilled according to the message of the Lord transmitted by his prophet, foreshadowed the messianic ministry of Jesus (cf. Mt 14: 16-20, #Mt 15: 36-37, #Jn 6: 11-13 ).

 

44 And he put the loaves before them; And they ate and had it left, according to the word of the LORD.

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