2 ROIS 05 : 1 à 27 *** + 2 KINGS 05 : 1 to 27 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

03/02/2017 05:07

2 ROIS  05 : 1 à 27 *** +
 

1 ¶  Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d’une grande considération ; car c’était par lui que l’Éternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux.

 

Naaman. Nom courant dans la Syrie antique, signifiant « agréable ». Quatre éléments soulignent l’importance de cet homme:

1° il était le chef de l’armée syrienne, son commandant suprême, d’après le terme utilisé (#Ge 21: 22 ; #1S 12:9 ; #1Ch 27:34);

2° il était très estimé par son souverain, grâce aux victoires militaires qu’il avait remportées;

3° il jouissait d’un statut social élevé et d’une position d’influence;

4° il était « fort et vaillant », littéralement « puissant de valeur », expression qui pouvait désigner à la fois un homme riche (#Ru 2:1) et un soldat courageux (#Jug 6:12 ; #Jug 11:1).

Sa lèpre, maladie cutanée grave (cf. v. #2R 5:27, lui portait cependant préjudice.

roi de Syrie. Soit Ben-Hadad Ier, soit Ben-Hadad II. Il s’agit de Ben-Hadad Ier, petit-fils de Hezjon (probablement Rezon,  environ 940-915 av. J.-C.) et fils de Thabrimmon (environ 912-890 av. J.-C.). Ce roi puissant régnait sur le royaume syrien (araméen) qui avait Damas pour capitale. La majorité des historiens pensent qu’il régna de 900 à 860 av. J.-C. et que Ben-Hadad II, son fils ou petit-fils, lui succéda de 860 à 841 av. J.-C. (cf. #1R 20: 34). Asa envoya un cadeau de taille à Ben-Hadad Ier pour le pousser à rompre son traité avec Israël et à conclure, à la place, une alliance avec Juda, avant d’envahir Israël par le nord.

par lui que l’Éternel avait délivré les Syriens. Naaman devait ses succès militaires au Dieu d’Israël, dont la souveraineté s’exerce sur toutes les nations (cf. #Esa 10:13 ; #Am 9:7).

 

2  Or les Syriens étaient sortis par troupes, et ils avaient emmené captive une petite fille du pays d’Israël, qui était au service de la femme de Naaman.

 

par troupes. Naaman dirigeait l’armée syrienne lors des raids menés sur le territoire israélite (cf. #1S 30:8, #1S 30:15). Au cours de l’une de ses attaques, il captura une jeune Israélite qui devint son esclave et qui lui fit connaître Élisée.

 

3  Et elle dit à sa maîtresse : Oh ! si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre !

 

prophète …  à Samarie. Élisée conservait une résidence dans la ville de Samarie (#2R 6:32).

 

4  Naaman alla dire à son maître : La jeune fille du pays d’Israël a parlé de telle et telle manière.

5  Et le roi de Syrie dit : Va, rends-toi à Samarie, et j’enverrai une lettre au roi d’Israël. Il partit, prenant avec lui dix talents d’argent, six mille sicles d’or, et dix vêtements de rechange.

 

roi d’Israël. Joram.

dix talents d’argent, six mille sicles d’or. Quantités qui peuvent être évaluées à environ 350 kg d’argent et 70 kg d’or.

 

6  Il porta au roi d’Israël la lettre, où il était dit : Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t’envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre.

7  Après avoir lu la lettre, le roi d’Israël déchira ses vêtements, et dit : Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu’il s’adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre ? Sachez donc et comprenez qu’il cherche une occasion de dispute avec moi.

 

déchira ses vêtements. C’était un signe de détresse et de deuil (cf. #1R 21: 27). Joram pensa que Ben-Hadad exigeait de lui qu’il guérisse la lèpre de Naaman. Sachant que c’était impossible, il se crut condamné à une nouvelle guerre contre les Syriens. Lorsqu’Élisée apprit l’angoisse du roi, il lui dit de lui envoyer Naaman. Dieu pourrait le guérir (v. #2R 5:8).

 

8  Lorsqu’Élisée, homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Laisse-le venir à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël.

9 ¶  Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée.

10  Élisée lui fit dire par un messager : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur.

11  Naaman fut irrité, et il s’en alla, en disant : Voici, je me disais : Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Éternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux.

 

Il sortira vers moi. Étant donné sa propre importance (v. #2R 5:1), la valeur de ses cadeaux (v. #2R 5:5) et la lettre diplomatique dont il était porteur (v. #2R 5:6), Naaman s’attendait à bénéficier d’égards particuliers. Or, Élisée ne sortit même pas à sa rencontre et se contenta de lui envoyer un messager avec des instructions pour sa guérison (v. #2R 5:10). Naaman se mit en colère parce qu’il avait envisagé une cérémonie personnelle de purification, accomplie par le prophète lui-même.

 

12  Les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Ne pourrais-je pas m’y laver et devenir pur ? Et il s’en retournait et partait avec fureur.

 

Abana …  Parpar. L’Abana (aujourd’hui Barada) prenait sa source dans la chaîne du Liban et coulait vers Damas, alimentant au passage les vergers et jardins de son eau claire. Le Parpar coulait à l’est du mont Hermon jusqu’au sud de Damas. Si Naaman devait se laver dans une rivière, ces deux fleuves lui paraissaient supérieurs au Jourdain et à son eau boueuse. Cependant, ce qui importait, c’était l’obéissance à la parole de Dieu, pas la qualité de l’eau.

 

13  Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui parler, et ils dirent : Mon père, si le prophète t’eût demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas fait ? Combien plus dois-tu faire ce qu’il t’a dit : Lave-toi, et tu seras pur !

 

Mon père. Le titre de « père » n’était pas fréquent dans la bouche d’esclaves s’adressant à leur maître. Son emploi ici indique donc l’affection des serviteurs de Naaman pour lui (cf. #2R 2:12). Ils lui rappelèrent qu’il s’était montré disposé à faire n’importe quoi, quels qu’en soient les coûts, pour être guéri. Il devait d’autant plus accepter d’accomplir un geste aussi facile et se baigner dans cette rivière boueuse.

 

14  Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l’homme de Dieu ; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant, et il fut pur.

 

chair d’un jeune enfant. Une telle description indique que cette lèpre était une affection de la peau, distincte de la maladie d’aujourd’hui (qui touche principalement les nerfs).

 

15 ¶  Naaman retourna vers l’homme de Dieu, avec toute sa suite. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta devant lui, et dit : Voici, je reconnais qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël. Et maintenant, accepte, je te prie, un présent de la part de ton serviteur.

 

point de Dieu …  si ce n’est en Israël. Après sa guérison, Naaman revint du Jourdain jusque chez Élisée, à Samarie (environ 40 km), pour témoigner de sa nouvelle foi. Il confessa qu’il n’y avait qu’un seul Dieu, le Dieu d’Israël, l’Éternel. Ces propos de Naaman avaient de quoi faire rougir les Israélites, eux qui continuaient de croire que Baal était dieu au même titre que l’Éternel (cf. #1R 18: 21).

 

16  Élisée répondit : L’Éternel, dont je suis le serviteur, est vivant ! je n’accepterai pas. Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.

 

il refusa. Pour montrer qu’il n’était pas motivé par l’argent, au contraire des prêtres et prophètes païens, Élisée refusa ces cadeaux  quoiqu’il en ait accepté en d’autres occasions (cf. #2R 4:42) - afin que les Syriens puissent rendre gloire à Dieu seul.

 

17  Alors Naaman dit : Puisque tu refuses, permets que l’on donne de la terre à ton serviteur, une charge de deux mulets ; car ton serviteur ne veut plus offrir à d’autres dieux ni holocauste ni sacrifice, il n’en offrira qu’à l’Éternel.

 

une charge de deux mulets. Dans le Proche-Orient antique, on pensait qu’un dieu ne pouvait être adoré que sur le sol de la nation à laquelle il était lié. Par conséquent, Naaman voulait emmener avec lui de la terre du pays d’Israël, afin de pouvoir y offrir des holocaustes et sacrifices à l’Éternel, une fois arrivé à Damas. Cette requête confirmait la transformation de Naaman: alors qu’il avait auparavant méprisé le fleuve d’Israël, il voulait emporter maintenant de sa terre jusqu’à Damas!

 

18  Voici toutefois ce que je prie l’Éternel de pardonner à ton serviteur. Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner et qu’il s’appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de Rimmon : veuille l’Éternel pardonner à ton serviteur, lorsque je me prosternerai dans la maison de Rimmon !

 

Rimmon. Le mot hébreu « Rimmon » (littéralement « grenade ») correspond à une parodie du dieu syrien Hadad, que les Assyriens appelaient aussi « Ramman » (littéralement « fulminant »). Dieu de l’orage, il est habituellement identifié au dieu cananéen Baal. En tant que proche serviteur du roi de Syrie, Naaman devait accompagner son maître lors des cérémonies religieuses au sanctuaire de Rimmon, à Damas. Il demanda donc à être pardonné de ce compromis purement extérieur, qui ne remettait pas en cause la sincérité de sa foi en l’Éternel ni son engagement envers lui.

 

19  Élisée lui dit : Va en paix. Lorsque Naaman eut quitté Élisée et qu’il fut à une certaine distance,

20 ¶  Guéhazi, serviteur d’Élisée, homme de Dieu, se dit en lui-même : Voici, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n’acceptant pas de sa main ce qu’il avait apporté ; l’Éternel est vivant ! je vais courir après lui, et j’en obtiendrai quelque chose.

21  Et Guéhazi courut après Naaman. Naaman, le voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre, et dit : Tout va-t-il bien ?

22  Il répondit : Tout va bien. Mon maître m’envoie te dire : Voici, il vient d’arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne d’Éphraïm, d’entre les fils des prophètes ; donne pour eux, je te prie, un talent d’argent et deux vêtements de rechange.

 

Mon maître m’envoie. Ce mensonge, dû à un égoïste appât du gain, révélait la faiblesse de caractère de Guéhazi. Il allait en entraîner un autre (v. #2R 5:25).

 

23  Naaman dit : Consens à prendre deux talents. Il le pressa, et il serra deux talents d’argent dans deux sacs, donna deux habits de rechange, et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs.

 

deux talents. Environ 70 kg, près de 100 selon d’autres estimations.

 

24  Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa dans la maison, et il renvoya ces gens qui partirent.

25  Puis il alla se présenter à son maître. Élisée lui dit : D’où viens-tu, Guéhazi ? Il répondit : Ton serviteur n’est allé ni d’un côté ni d’un autre.

26  Mais Élisée lui dit : Mon esprit n’était pas absent, lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le temps de prendre de l’argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes ?

 

Mon esprit n’était pas absent. Élisée savait que Guéhazi mentait. Même sans se déplacer physiquement, il avait vu, dans son esprit, tout ce qui s’était passé entre son serviteur et Naaman.

 

27  La lèpre de Naaman s’attachera à toi et à ta postérité pour toujours. Et Guéhazi sortit de la présence d’Élisée avec une lèpre comme la neige.

 

lèpre …  s’attachera à toi. La cupidité de Guéhazi avait jeté une ombre sur l’intégrité du ministère prophétique d’Élisée. Aux yeux du peuple, il ne paraissait, finalement, pas meilleur que les faux prophètes d’Israël, qui prophétisaient en vue d’un gain matériel. C’était précisément ce qu’il voulait éviter (vv. #2R 5:15-16). L’acte de Guéhazi trahissait par ailleurs un manque de foi en la capacité de l’Éternel de subvenir à ses besoins. En conséquence, Élisée le condamna, ainsi que ses descendants, à souffrir d’une maladie cutanée. Parti dans l’objectif d’« obtenir quelque chose » de Naaman (v. #2R 5:20), Guéhazi reçut donc, finalement, sa maladie. Quel retournement de situation!

 

                          

2 KINGS  05 : 1 to 27 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 And Naaman, the captain of the army of the king of Syria, enjoyed the favor of his master and of great consideration; For it was through him that the LORD delivered the Syrians. But this strong and valiant man was a leper.

 

Naaman. Common name in ancient Syria, meaning "pleasant". Four elements underline the importance of this man:

1 ° he was the leader of the Syrian army, his supreme commander, according to the term used (Gen 21:22; # 1S 12: 9; # 1Ch 27:34);

(2) he was highly esteemed by his sovereign, thanks to the military victories he had won;

(3) he enjoyed a high social status and a position of influence;

(4) he was "strong and valiant," literally "mighty of valor," an expression that could designate both a rich man (#Ru 2: 1) and a brave soldier (#Jug 6:12; ).

His leprosy, severe cutaneous disease (see v. # 2R 5:27), however, harmed him.

King of Syria. Either Ben-Hadad Ier or Ben-Hadad II. It is Ben-Hadad I, grandson of Hezjon (probably Rezon, about 940-915 BC) and son of Thabrimmon (about 912-890 BC). This powerful king reigned over the Syrian (Aramaic) kingdom, which had Damascus as its capital. The majority of historians think that he reigned from 900 to 860 BC. BC and Ben-Hadad II, his son or grandson, succeeded him from 860 to 841 BC. J.-C. (see # 1R 20:34). Asa sent a great gift to Ben-Hadad I to push him to break his treaty with Israel and to conclude instead an alliance with Judah before invading Israel from the north.

By him that the LORD had delivered the Syrians. Naaman owed his military successes to the God of Israel, whose sovereignty is exercised over all nations (see #Esa 10:13, #Am 9: 7).

 

2 And the Syrians went out by troops, and they carried away captive a little girl of the land of Israel that was in the service of Naaman's wife.

 

By troops. Naaman led the Syrian army during the raids on the Israelite territory (see # 1S 30: 8, # 1S 30:15). During one of his attacks, he captured a young Israelite who became his slave and made him know Elisha.

 

3 And she said to her mistress, Oh! If my lord were with the prophet who is in Samaria, the prophet would cure him of his leprosy!

 

Prophet ... to Samaria. Elisha kept a residence in the city of Samaria (# 2R 6:32).

 

4 And Naaman went and said unto his master, The daughter of the land of Israel hath spoken in such and such a manner.

5 And the king of Syria said, Go, return to Samaria, and I will send a letter to the king of Israel. He went away, taking with him ten talents of silver, six thousand shekels of gold, and ten spare clothes.

 

King of Israel. Joram.

Ten talents of silver, six thousand shekels of gold. Quantities that can be estimated at about 350 kg of silver and 70 kg of gold.

 

6 And he brought the letter to the king of Israel, saying, Now, when this letter reaches you, you shall know that I send you Naaman my servant, that you may heal him of his leprosy.

7 And when he had read the letter, the king of Israel tore his clothes, and said, Am I a god, to kill and make a living, that he should speak to me that I might heal a man of his leprosy ? Know then and understand that he is seeking an opportunity of dispute with me.

 

Tore his clothes. It was a sign of distress and mourning (cf. # 1R 21:27). Joram thought that Ben-Hadad required him to heal Naaman's leprosy. Knowing that it was impossible, he thought himself condemned to a new war against the Syrians. When Elisha heard of the king's anguish, he told him to send him Naaman. God could heal him (v. # 2R 5: 8).

 

8 And it came to pass, when Elisha the man of God heard that the king of Israel had torn his clothes, he sent to the king, saying, Why hast thou tore your clothes? Let him come to me, and he will know that there is a prophet in Israel.

9 And Naaman came with his horses and his chariot, and stopped at the door of the house of Elisha.

10 Then Elisha made him say by a messenger, Go and wash seven times in the Jordan; Thy flesh shall be clean again, and thou shalt be clean.

11 And Naaman was angry, and he went away, saying, Behold, I said to myself, He will go forth to me; he shall come and speak, and call on the name of the LORD his God; The place and heal the leper.

 

He will come out to me. Given his own importance (v. # 2R 5: 1), the value of his gifts (v. # 2R 5: 5) and the diplomatic letter of which he was the bearer, Was awaiting special consideration. But Elisha did not even go out to meet him, but simply sent him a messenger with instructions for his recovery (see # 2R 5:10). Naaman became angry because he had envisioned a personal ceremony of purification, accomplished by the Prophet himself.

12 Are not the rivers of Damascus, the Abana, and the Parpar better than all the waters of Israel? Could I not wash myself and become clean? And he went away and went furiously.

 

Abana ... Parpar. The Abana (today Barada) took its source in the chain of Lebanon and flowed towards Damascus, supplying the orchards and gardens with its clear water. The Parpar flowed east of Mount Hermon to the south of Damascus. If Naaman were to wash in a river, these two rivers seemed to him superior to the Jordan and its muddy water. However, what mattered was obedience to the word of God, not the quality of the water.

 

13 But his servants came and spoke to him, and said, My father, if the prophet had asked you anything difficult, would you not have done it? How much more must you do what he said to you: Wash yourself, and you shall be clean!

 

My father. The title of "father" was not frequent in the mouth of slaves addressing their master. His use here thus indicates the affection of the servants of Naaman for him (cf. # 2R 2:12). They reminded him that he was willing to do anything, whatever the cost, to be cured. He had to agree to do so easily and swim in this muddy river.

 

14 And he went down, and plunged seven times into the Jordan, according to the word of the man of God; And his flesh became as the flesh of a young child, and he was clean.

 

Flesh of a young child. Such a description indicates that this leprosy was a skin condition, distinct from today's disease (which mainly affects the nerves).

 

15 And Naaman returned unto the man of God, with all his sequel. When he came, he stood before him, and said, Behold, I know that there is no God in all the earth, except in Israel. And now, I pray thee, accept a present from thy servant.

 

No God ... except in Israel. After his recovery, Naaman returned from the Jordan to Elisha, in Samaria (about 40 km), to testify of his new faith. He confessed that there was but one God, the God of Israel, the LORD. These words of Naaman were enough to make the Israelites blush, for they continued to believe that Baal was god in the same way as the Lord (cf. # 1R 18:21).

 

16 And Elisha said, The LORD, whose servant I am, is alive. I will not accept. Naaman urged him to accept, but he refused.

 

He refused. To show that he was not motivated by money, unlike the pagan priests and prophets, Elisha refused these gifts although he accepted them on other occasions (see # 2R 4:42) The Syrians may glorify God alone.

 

17 Then Naaman said, "Since you refuse, allow your servant to be given a land of two mules; For your servant will no longer offer to other gods a burnt offering or sacrifice, he will offer it only to the Lord.

 

A charge of two mules. In the ancient Near East, it was thought that a god could only be worshiped on the soil of the nation to which he was bound. Therefore Naaman wanted to take with him land from the land of Israel, that he might offer burnt offerings and sacrifices to Jehovah once he had come to Damascus. This request confirmed the transformation of Naaman: while he had previously despised the river of Israel, he wanted to take his land now to Damascus!

 

18 But I pray the LORD to forgive your servant. When my master enters the house of Rimmon to prostrate himself, and leans on my hand, I also prostrate myself in the house of Rimmon. May the Lord forgive your servant when I prostrate myself in the house. House of Rimmon!

 

Rimmon. The Hebrew word "Rimmon" (literally "grenade") corresponds to a parody of the Syrian god Hadad, which the Assyrians also called "Ramman" (literally "fulminant"). God of the storm, he is usually identified with the Canaanite god Baal. As a close servant of the king of Syria, Naaman was to accompany his master during religious ceremonies at the sanctuary of Rimmon in Damascus. He therefore asked to be forgiven for this purely external compromise, which did not call into question the sincerity of his faith in the Lord or his commitment to him.

 

19 And Elisha said unto him, Go in peace. When Naaman had left Elisha and was at a certain distance,

20 And Gehazi, the servant of Elisha, a man of God, said to himself, Behold, my master has spared Naaman, this Syrian, by not accepting with his hand what he had brought; The Lord is alive! I will run after him, and I shall obtain something from him. "

21 And Gehazi ran after Naaman. Naaman, seeing him running after him, came down from his chariot to meet him, and said, "Is everything all right?"

22 And he said, All is well. My master sent me to say to you, "Behold, two young men from the hill country of Ephraim have come to me from among the sons of the prophets. Give to them, I pray you, a talent of money and two spare clothes.

 

My master sends me. This lie, due to a selfish eagerness for gain, revealed the weakness of character of Gehazi. He was going to train another (v. # 2R 5:25).

 

23 Naaman said: "Consent to take two talents. He pressed it, and he squeezed two talents of silver into two sacks, gave two spare clothes, and had them carried to Gehazi by two of his servants.

 

Two talents. Approximately 70 kg, nearly 100 according to other estimates.

 

24 And when they came to the hill, Gehazi took them out of their hands, and laid them in the house, and sent them away.

25 Then he went to his master. And Elisha said unto him, Whence comest thou, Gehazi? And he said, Thy servant hath not gone one way or the other.

26 But Elisha said unto him, My spirit was not absent, when the man left his chariot to come unto thee. Is it time to take money and take clothes, then olive trees, vines, sheep, oxen, servants and maidservants?

 

My mind was not absent. Elisha knew that Gehazi was lying. Even without moving physically, he had seen, in his mind, everything that had happened between his servant and Naaman.

 

27 The leprosy of Naaman will cling to you and to your descendants forever. And Gehazi came out of the presence of Elisha with leprosy like snow.

 

Leprosy ... will cling to you. The covetousness of Gehazi had cast a shadow over the integrity of Elisha's prophetic ministry. In the eyes of the people, it seemed, in the end, no better than the false prophets of Israel, who prophesied for material gain. This was precisely what he wanted to avoid (vv # 2R 5: 15-16). Moreover, the act of Gehazi betrayed a lack of faith in the Lord's ability to provide for himself. As a result, Eliseus condemned him and his descendants to suffer from a cutaneous disease. With the goal of "getting something" from Naaman (see # 2R 5:20), Guehazi finally received his illness. What a turnaround!

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