ANCIEN TESTAMENT JOUR 236 DE 929

23/08/2019 00:01

ANCIEN TESTAMENT JOUR 236 DE 929

Ruth 4 de 4

 

Ruth 4 : 1 À 22

 1 ¶  Boaz monta à la porte, et s’y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait parlé, vint à passer. Boaz lui dit : Approche, reste ici, toi un tel. Et il s’approcha, et s’arrêta.

4:1-22

Avec le rachat par Boaz de la terre de Naomi et sa demande de Ruth en mariage, ce ch. marque le succès du plan divin: Naomi, autrefois les mains vides (#Ru 1:21), était désormais comblée, et Ruth, autrefois veuve (#Ru 1:5), avait un nouveau foyer; mais, le plus important de tout, c’était que l’Eternel avait préparé comme il convenait la lignée messianique. Descendant de David, le Christ serait en effet issu de Juda à travers Boaz et Obed (#Ge 49:10).

monta. L’aire se trouvait plus bas que la porte de la ville. Cf. #Ru 3:3 « descends à l’aire ».

la porte. A l’époque, c’était le lieu où se réglaient les diverses affaires (cf. #2S 15:2 ; #Job 29:7 ; #La 5:14).

toi un tel. Le texte hébreu ne permet pas de déterminer si Boaz l’appela directement par son nom (non précisé par l’auteur du livre) ou s’il s’adressa à lui de façon indirecte.

2  Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit : Asseyez-vous ici. Et ils s’assirent.

dix hommes. Il s’agissait apparemment du quorum nécessaire pour les transactions commerciales, alors que seuls deux ou trois témoins étaient nécessaires pour les procédures judiciaires (cf. #De 17:6 ; #De 19:15).

3  Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat : Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Elimélec.

Naomi …  a vendu. Ou « Naomi …  vend » (cf. #Jér 32:6-15). Etant veuve, elle avait besoin d’argent pour vivre, et elle savait que la terre lui reviendrait automatiquement durant l’année du jubilé (#Lé 25:28).

notre frère Elimélec. Boaz et le parent au nom inconnu étaient probablement frères ou cousins.

4  J’ai cru devoir t’en informer, et te dire : Acquiers-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète ; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car il n’y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l’ai après toi. Et il répondit : je rachèterai.

Acquiers-la. Conformément à la loi mosaïque (#Lé 25:23-28).

5  Boaz dit : Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l’acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage.

tu l’acquerras en même temps. Le respect à la lettre de la loi du lévirat (#De 25:5-6) n’impliquait pas de racheter à la fois Ruth et la terre. Cette précision de Boaz peut illustrer son désir d’obéir à l’esprit de la loi ou refléter une tradition locale qui avait réuni le rachat de la terre et le mariage. Le principe du lévirat est mentionné pour la première fois dans l’Ecriture en #Ge 38:8 (cf. #Mt 22:23-28).

6  Et celui qui avait le droit de rachat répondit : Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage ; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter.

de peur de détruire mon héritage. Il ne souhaitait pas avoir à partager le patrimoine familial entre les enfants qu’il avait déjà et la descendance qu’il aurait d’une union avec Ruth.

prends pour toi mon droit de rachat. Le plus proche parent cédait ainsi le droit qu’il pouvait légalement revendiquer sur la terre et sur Ruth à Boaz, ce qui laissait le champ libre à ce dernier pour ce double rachat.

7  Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l’un ôtait son soulier et le donnait à l’autre : cela servait de témoignage en Israël.

ôtait son soulier. L’auteur du livre explique ici une ancienne coutume à sa propre génération. Cette tradition est mentionnée en #De 25:5-10 et se perpétua apparemment jusqu’à l’époque d’Amos au moins (cf. #Am 2:6 ; #Am 8:6). Le retrait de la sandale (probablement celle du proche parent) symbolisa le transfert légal du droit de propriété.

8  Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : Acquiers pour ton compte ! Et il ôta son soulier.

9 ¶  Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd’hui que j’ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Elimélec, à Kiljon et à Machlon,

j’ai acquis. Boaz exerça son droit de rachat sur la terre de Naomi et sur Ruth devant témoins.

10  et que je me suis également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour relever le nom du défunt dans son héritage, et afin que le nom du défunt ne soit point retranché d’entre ses frères et de la porte de son lieu. Vous en êtes témoins aujourd’hui !

je me suis …  acquis pour femme. Boaz appliqua l’esprit de la loi en devenant le parent rédempteur de Ruth (#De 25:5-6).

femme de Machlon. C’est le seul passage précisant l’identité du premier mari de Ruth (cf. #Ru 1:5). On peut en déduire que Kiljon avait épousé Orpa.

le nom du défunt. La perpétuation du nom de la famille (#1S 24:22) était un des objectifs importants de la loi du lévirat (cf. #De 25:6).

11  Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent : Nous en sommes témoins ! Que l’Eternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bâti la maison d’Israël ! Manifeste ta force dans Ephrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem !

Nous en sommes témoins! Cette affirmation confirma la ferme approbation des habitants de la ville.

semblable à Rachel et à Léa. Rachel, l’épouse favorite de Jacob, avait été enterrée tout près de là (#Ge 35:19); quant à Léa, sa première femme, elle était la mère de Juda, l’ancêtre éponyme de leur tribu (#Ge 29:35). Ils remontaient, par cette allusion, presque 900 ans plus tôt, vers 1915 av. J.-C.

Ephrata. L’ancien nom de Bethléhem (#Ge 35:19 ; #Ge 48:7). Michée la présenterait, plus tard, comme le lieu de naissance du Messie (#Mi 5:1).

12  Puisse la postérité que l’Eternel te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar !

postérité. Le premier fils qui naîtrait de leur union serait considéré comme le fils de Machlon. Les fils suivants seraient légalement la postérité de Boaz (#De 25:6).

Pérets …  Juda …  Tamar. L’histoire de ces trois personnes figure en #Ge 38:1-30. Tamar était la veuve d’Er, le fils aîné de Juda. Juda refusa de la donner en mariage à son troisième fils, Schéla, conformément à la règle du lévirat (#Ge 38:14). Tamar prit l’affaire en mains et coucha avec son beau-père (#Ge 38:18). Pérets, le premier des jumeaux de Tamar nés de cette union, fut l’ancêtre principal des Ephratiens et Bethléhémites (#1Ch 2:3-5, #1Ch 2:19, #1Ch 2:50-51 ; #1Ch 4:4).

13 ¶  Boaz prit Ruth, qui devint sa femme, et il alla vers elle. L’Eternel permit à Ruth de concevoir, et elle enfanta un fils.

il alla vers elle. Euphémisme usuel dans l’A.T. pour parler des rapports sexuels.

L’Eternel permit à Ruth de concevoir. L’Eternel agit envers Ruth (cf. #Ps 127:3) comme il l’avait fait envers Rachel (#Ge 30:22) et Léa (#Ge 29:31).

14  Les femmes dirent à Naomi : Béni soit l’Eternel, qui ne t’a point laissé manquer aujourd’hui d’un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël !

l’Eternel, qui ne t’a point laissé. Cette déclaration fait contraste avec celles de ses pires moments de désespoir (#Ru 1:20-21).

un homme ayant droit de rachat. Allusion à Obed  et non à Boaz (cf. #Ru 4:11) - qui prendrait soin de Naomi dans ses vieux jours.

15  Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse ; car ta belle-fille, qui t’aime, l’a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils.

mieux …  que sept fils. Sept étant le chiffre de la perfection, « sept fils » représentaient la famille dans toute sa plénitude (cf. #1S 2:5). A elle seule, Ruth dépassait cette norme élevée.

 

 Ruth, la femme de Proverbes 31

       La femme « vertueuse » de #Pr 31:10 est personnifiée par la « vertueuse » Ruth (cf. #Ru 3:11 ; le même mot est employé dans les deux cas en hébreu). Dans un parallélisme admirable, elles ont au moins 8 traits de caractère en commun (voir ci-dessous). On peut se demander (en accord avec la tradition juive) si la « mère » du roi Lemuel (#Pr 31:1) n’était pas Bath-Schéba. Lemuel, littéralement « voué à Dieu », était peut-être un nom utilisé dans le cadre familial pour Salomon (cf. Jedidja, #2S 12:25). Sa mère lui ayant transmis oralement l’héritage familial de la réputation sans tache de Ruth, il a pu rédiger #Pr 31:10-31 en ayant son aïeule à l’esprit. Quoi qu’il en soit, ce qui caractérise ces deux femmes, c’est:

1. Le dévouement à la famille (#Ru 1:15-18 / #Pr 31:10-12, #Pr 31:23)

2. L’attitude positive face au travail (#Ru 2:2 / #Pr 31:13)

3. La manière consciencieuse d’accomplir le travail (#Ru 2:7, #Ru 2:17, #Ru 2:23 / #Pr 31:14-21, #Pr 31:24, #Pr 31:27)

4. L’emploi de paroles pieuses (#Ru 2:10, #Ru 2:13 / #Pr 31:26)

5. La dépendance vis-à-vis de Dieu (#Ru 2:12 / #Pr 31:25b, 30)

6. Le soin apporté à l’habillement (#Ru 3:3 / #Pr 31:22, #Pr 31:25a)

7. Un comportement respectueux vis-à-vis des hommes (#Ru 3:6-13 / #Pr 31:11-12, #Pr 31:23)

8. L’éloge, mérité, reçu (#Ru 4:14-15 / #Pr 31:28-29, #Pr 31:31)

 

16  Naomi prit l’enfant et le mit sur son sein, et elle fut sa garde.

sa garde. Cela reflète l’affection naturelle d’une grand-mère pieuse pour le petit-fils que Dieu lui avait donné.

17  Les voisines lui donnèrent un nom, en disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l’appelèrent Obed. Ce fut le père d’Isaï père de David.

Les voisines lui donnèrent un nom. C’est la seule fois, dans l’A.T., qu’un enfant est nommé par des personnes ne faisant pas partie de la famille immédiate. Obed signifie « serviteur ».

Un fils est né à Naomi! Ruth avait porté le fils qui restaurerait par procuration le nom du fils défunt de Naomi, Machlon (cf. v. #Ru 4:1).

Obed …  Isaï …  David. Cette généalogie ne saute pas de générations et apparaît à l’identique dans quatre autres passages (#Ru 4:21-22 ; #1Ch 2:12-15 ; #Mt 1:5-6 ; #Lu 3:31-32). Boaz et Ruth étaient donc les arrière-grands-parents de David.

18  Voici la postérité de Pérets. Pérets engendra Hetsron ;

4:18-22

Pérets …  David. Cette généalogie sélective qui s’étend sur neuf siècles, de Pérets (vers 1885 av. J.-C.) à David (vers 1040 av. J.-C.), nomme précisément dix générations. Les cinq premières (de Pérets à Nachschon) couvrent la période qui va de l’époque patriarcale à l’exode et au séjour dans le désert. La ligne généalogique qui va de Salmon à David couvre la période de Josué, des juges et des débuts de la monarchie. L’omission de plusieurs générations, avec le phénomène de compression généalogique qui en découle, ne correspond pas à une erreur, puisque dans la pensée juive « fils » pouvait signifier « descendant » (cf. #Mt 1:1). Le but des généalogies familiales n’était pas nécessairement d’inclure toutes les générations, mais plutôt d’établir le caractère incontestable d’une succession par la mention des ancêtres les plus célèbres.

Pérets. Bien que le plus lointain ancêtre mentionné soit Pérets, cette généalogie établissait de façon concluante que la lignée de David remontait, à travers Juda (#Ge 49:8-12), Jacob (#Ge 28:10-17) et Isaac (#Ge 26:24), jusqu’à Abraham (#Ge 12:1-3).

19  Hetsron engendra Ram ; Ram engendra Amminadab ;

Hetsron. Cf. #Ge 46:12.

Ram. Appelé Arni dans certains manuscrits grecs de #Lu 3:33.

4:19-20

Amminadab. C’était le beau-père d’Aaron (#Ex 6:23). Il apparaît en #1Ch 2:10 ainsi qu’en #Mt 1:4 et #Lu 3:33. Les manuscrits grecs n’incluent pas tous Admin entre Ram et Amminadab en #Lu 3:33.

20  Amminadab engendra Nachschon ; Nachschon engendra Salmon ;

Nachschon. Il fut le chef de Juda durant l’exode (#No 1:7 ; #No 2:3 ; #No 7:12, #No 7:17 ; #No 10:14).

4:20-21

Salmon. Le mari de Rahab, la prostituée (cf. #Mt 1:5).

21  Salmon engendra Boaz ; Boaz engendra Obed ;

Salmon engendra Boaz. Le fait que #Mt 1:5 cite Rahab la prostituée, qui vécut vers 1425-1350 av. J.-C., comme épouse de Salmon, indique que certaines générations ont été volontairement omises, ici, entre Salmon et Boaz (vers 1160-1090 av. J.-C.).

22  Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David.

David. Si l’on considère le livre de Ruth à la lumière du N.T., sa portée messianique latente devient plus évidente (cf. #Mt 1:1). Le fruit promis, plus tard, dans l’alliance davidique (#2S 7:1-17) est semé ici. L’espérance d’un roi et d’un royaume messianiques (#2S 7:12-14) trouvera en effet son accomplissement dans le Seigneur Jésus-Christ (#Ap 19:1-20:2), un descendant d’Obed, le grand-père de David, qui était le fils de Boaz et de Ruth la Moabite.

 

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