ANCIEN TESTAMENT JOUR 240 DE 929

27/08/2019 00:48

ANCIEN TESTAMENT JOUR 240 DE 929

1 Samuel 4 de 36

 

1 Samuel 4 : 1 À 22

¶  La parole de Samuel s’adressait à tout Israël. Israël sortit à la rencontre des Philistins, pour combattre. Ils campèrent près d’Eben-Ezer, et les Philistins étaient campés à Aphek.

La parole de Samuel s’adressait à tout Israël. Le point culminant de 1:1-3:21 était l’établissement de Samuel comme porte-parole/représentant de Dieu. La « parole de l’Eternel » (#1S 3:21) était désormais devenue équivalente à la « parole de Samuel ».

Philistins. De l’époque des juges jusqu’à la fin du règne de David, les Philistins (pt-ê. les « peuples de la mer » des textes égyptiens) furent les ennemis récurrents d’Israël. Il ne s’agissait pas de Sémites (voir #Ge 10:14 ; #1Ch 1:12 ; #Jér 47:4-5 ; #Am 9:7). Une migration les avait amenés à s’établir le long de la côte sud de Canaan et à répartir le pouvoir entre cinq villes principales: Asdod, Askalon, Ekron, Gath et Gaza (#1S 6:17 ; #Jug 3:13). L’introduction des Philistins dans le récit permet de faire le lien entre le ministère de juge de Samuel et celui, au goût d’inachevé, de Samson (#Jug 13:1-16:2).

Eben-Ezer. Sa localisation précise est incertaine. Comme elle se situait en face d’Aphek sur le territoire d’Israël, il s’agit peut-être de la ville moderne d’Izbet Sarteh, sur la route de Silo. Ce nom signifie « pierre du secours », et son emploi ici (et en #1S 5:1) ainsi qu’en #1S 7:12 à propos d’un autre endroit signale que cette section constitue une unité littéraire.

Aphek. On situe cette ville près de la source du Jarkon, à l’extrême sud de la plaine côtière du Saron, à environ 8 km de la Méditerranée. Elle marquait la frontière nord-est de la Philistie.

2  Les Philistins se rangèrent en bataille contre Israël, et le combat s’engagea. Israël fut battu par les Philistins, qui tuèrent sur le champ de bataille environ quatre mille hommes.

3  Le peuple rentra au camp, et les anciens d’Israël dirent : Pourquoi l’Eternel nous a-t-il laissé battre aujourd’hui par les Philistins ? Allons chercher à Silo l’arche de l’alliance de l’Eternel ; qu’elle vienne au milieu de nous, et qu’elle nous délivre de la main de nos ennemis.

Pourquoi l’Eternel nous a-t-il laissé battre. La question des anciens prouve qu’ils étaient conscients du fait que c’était l’Eternel qui combattait pour eux (#1S 2:10 ; #1S 17:47), et lui aussi qui permettait leur défaite. Une défaite signifiait clairement que Dieu n’était pas avec eux (#No 14:42 ; #De 1:42). Néanmoins, au lieu de chercher conseil auprès de lui, ils décidèrent de prendre l’affaire en mains.

Allons chercher …  l’arche. L’arche symbolisait la présence et la puissance de l’Eternel. Pourtant, les Israélites la traitèrent comme un porte-bonheur qui leur assurerait la victoire sur les Philistins. Ils savaient que la victoire dépendait de la présence de l’Eternel, mais ils confondirent le symbole de sa présence avec sa présence effective. En fait, leur compréhension de Dieu ressemblait à celle qu’en avaient les Philistins (v. #1S 4:8).

4  Le peuple envoya à Silo, d’où l’on apporta l’arche de l’alliance de l’Eternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d’Eli, Hophni et Phinées, étaient là, avec l’arche de l’alliance de Dieu.

siège entre les chérubins. Expression utilisée de façon répétée pour décrire l’Eternel (voir #2S 6:2 ; #2R 19:15 ; #1Ch 13:6 ; #Ps 80:2 ; #Ps 99:1 ; #Esa 37:16) et évoquer sa majesté souveraine.

Hophni et Phinées. C’étaient les deux fils indignes du souverain sacrificateur Eli (#1S 2:12-17, #1S 2:27-37), qui « ne connaissaient point l’Eternel » (#1S 2:12). Le fait qu’ils sont mentionnés ensemble rappelle la prophétie annonçant qu’ils mourraient ensemble (#1S 2:34).

5  Lorsque l’arche de l’alliance de l’Eternel entra dans le camp, tout Israël poussa de grands cris de joie, et la terre en fut ébranlée.

6  Le retentissement de ces cris fut entendu des Philistins, et ils dirent : Que signifient ces grands cris qui retentissent dans le camp des Hébreux ? Et ils apprirent que l’arche de l’Eternel était arrivée au camp.

Hébreux. En #Ge 14:13, Abram est désigné par ce terme. Depuis lors, le nom a été appliqué à ses descendants physiques pour souligner leur distinction claire d’avec les autres peuples. Il signifiait qu’Abram descendait d’Héber, lui-même membre de la lignée de Sem (cf. #Ge 10:25 ; #Ge 11:14-16).

7  Les Philistins eurent peur, parce qu’ils crurent que Dieu était venu dans le camp. Malheur à nous ! dirent-ils, car il n’en a pas été ainsi jusqu’à présent.

Dieu était venu dans le camp. Les Philistins croyaient que les divinités résidaient effectivement dans les idoles. Ainsi, lorsque Israël amena l’arche de l’alliance dans le camp, ils conclurent à la présence de l’Eternel. Leurs exclamations montrent qu’ils avaient conscience de la puissance de Dieu.

8  Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ? Ce sont ces dieux qui ont frappé les Egyptiens de toutes sortes de plaies dans le désert.

ces dieux qui ont frappé les Egyptiens. De toute évidence, la nouvelle de la victoire divine sur les Egyptiens était arrivée jusqu’aux oreilles des Philistins.

9  Fortifiez-vous et soyez des hommes, Philistins, de peur que vous ne soyez asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis ; soyez des hommes et combattez !

asservis …  comme ils vous ont été asservis. Les manquements d’Israël lorsqu’il s’était agi de chasser tous les habitants de Canaan (#Jug 1:28) l’avaient fait tomber sous le jugement de Dieu. En conséquence, il avait subi l’oppression des Philistins (#Jug 10 ; #Jug 13:1-16:2). Les Philistins craignaient de devenir esclaves des Hébreux.

10 ¶  Les Philistins livrèrent bataille, et Israël fut battu. Chacun s’enfuit dans sa tente. La défaite fut très grande, et il tomba d’Israël trente mille hommes de pied.

11  L’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Eli, Hophni et Phinées, moururent.

L’arche de Dieu fut prise. Malgré ses espoirs de pouvoir manipuler Dieu afin qu’il lui accorde la victoire, Israël fut vaincu, et l’arche tomba entre les mains des Philistins. Pour les Israélites et les Philistins, posséder l’arche de Dieu équivalait à exercer un contrôle sur lui. Cette fausse conception doit être mise en contraste avec la puissance et la providence divines dans le reste du récit.

Hophni et Phinées, moururent. Cette mort simultanée des deux fils d’Eli était l’accomplissement de 2:34 et 3:12.

12 ¶  Un homme de Benjamin accourut du champ de bataille et vint à Silo le même jour, les vêtements déchirés et la tête couverte de terre.

les vêtements déchirés et la tête couverte de terre. C’étaient des signes universels de deuil doublé d’une catastrophe nationale (cf. #2S 15:32).

13  Lorsqu’il arriva, Eli était dans l’attente, assis sur un siège près du chemin, car son cœur était inquiet pour l’arche de Dieu. A son entrée dans la ville, cet homme donna la nouvelle, et toute la ville poussa des cris.

son cœur était inquiet pour l’arche de Dieu. Le souci d’Eli pour l’arche fait contraste avec son attitude passée, où il avait honoré ses deux fils plus que l’Eternel (#1S 2:29-30 ; cf. #1S 4:17-18).

14  Eli, entendant ces cris, dit : Que signifie ce tumulte ? Et aussitôt l’homme vint apporter la nouvelle à Eli.

15  Or Eli était âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, il avait les yeux fixes et ne pouvait plus voir.

16  L’homme dit à Eli : J’arrive du champ de bataille, et c’est du champ de bataille que je me suis enfui aujourd’hui. Eli dit : Que s’est-il passé, mon fils ?

17  Celui qui apportait la nouvelle dit en réponse : Israël a fui devant les Philistins, et le peuple a éprouvé une grande défaite ; et même tes deux fils, Hophni et Phinées, sont morts, et l’arche de Dieu a été prise.

18  A peine eut-il fait mention de l’arche de Dieu, qu’Eli tomba de son siège à la renverse, à côté de la porte ; il se rompit la nuque et mourut, car c’était un homme vieux et pesant. Il avait été juge en Israël pendant quarante ans.

Eli …  mourut. Il suivit ses deux fils dans la mort. Conformément à la parole de l’Eternel, la lignée sacerdotale d’Eli était anéantie (#1S 2:29-34).

Il avait été juge en Israël pendant quarante ans. Durant tout ce temps, Eli avait assumé à la fois les fonctions de sacrificateur et de juge en Israël.

19 ¶  Sa belle-fille, femme de Phinées, était enceinte et sur le point d’accoucher. Lorsqu’elle entendit la nouvelle de la prise de l’arche de Dieu, de la mort de son beau-père et de celle de son mari, elle se courba et accoucha, car les douleurs la surprirent.

20  Comme elle allait mourir, les femmes qui étaient auprès d’elle lui dirent : Ne crains point, car tu as enfanté un fils ! Mais elle ne répondit pas et n’y fit pas attention.

21  Elle appela l’enfant I-Kabod, en disant : La gloire est bannie d’Israël ! C’était à cause de la prise de l’arche de Dieu, et à cause de son beau-père et de son mari.

I-Kabod …  La gloire est bannie. Suite à la perte de l’arche, symbole de la présence divine, l’épouse de Phinées nomma son enfant I-Kabod, littéralement « où est la gloire? » ou « aucune gloire ». Les Hébreux employaient souvent le mot « gloire » pour désigner la présence de Dieu, d’où un autre sens possible: « Où est Dieu? » Le verbe « bannir » comporte l’idée d’un départ en exil. Ainsi, pour le peuple d’Israël, la prise de l’arche symbolisait le départ de son Dieu. Contrairement à cette façon de voir des Israélites, la suite du récit révèle que Dieu était présent, même lorsqu’il corrigeait son peuple.

22  Elle dit : La gloire est bannie d’Israël, car l’arche de Dieu est prise !

 

REVENIR AU JOUR 239   www.chercherjesus-christ.com/news/ancien-testament-jour-239-de-929/

Allez au jour 241     www.chercherjesus-christ.com/news/ancien-testament-jour-241-de-929/

 

https://cms.dieu-avant-tout-com.webnode.fr/