ANCIEN TESTAMENT JOUR 254 DE 929

10/09/2019 09:55

ANCIEN TESTAMENT JOUR 254 DE 929

1 Samuel 18 de 36

 

1 Samuel 18 : 1 À 30

1 ¶  David avait achevé de parler à Saül. Et dès lors l’âme de Jonathan fut attachée à l’âme de David, et Jonathan l’aima comme son âme.

Jonathan l’aima. La loyauté et le dévouement qui caractérisaient l’attitude de Jonathan envers David étaient révélateurs du genre d’amour qui peut déboucher sur un pacte (v. #1S 18:3). Hiram, roi de Tyr, eut le même genre d’affection pour David (#2S 5:11 ; #1R 5:1 ; #1R 9:11). Le règne de David à Jérusalem serait, par la suite, marqué par la loyauté envers l’alliance conclue avec Jonathan (#2S 9:1).

2  Ce même jour Saül retint David, et ne le laissa pas retourner dans la maison de son père.

ne le laissa pas retourner dans la maison. Cet intérêt de Saül pour David était plus un reflet de son égoïsme qu’un témoignage d’hospitalité. Saül n’oubliait pas sa promesse de lui donner sa fille et des richesses (#1S 17:25), et il ressentait sans doute de l’angoisse ou de la peur face à la menace qu’il représentait. Il préférait l’avoir à la cour afin de garder un œil sur lui.

3  Jonathan fit alliance avec David, parce qu’il l’aimait comme son âme.

alliance. Voir le v. 1. D’autres allusions à cette profonde amitié se trouvent en #1S 19:1 ; #1S 20:8, #1S 20:13-17, #1S 20:42 ; #1S 22:8 ; #1S 23:18.

4  Il ôta le manteau qu’il portait, pour le donner à David ; et il lui donna ses vêtements, même son épée, son arc et sa ceinture.

manteau …  ceinture. C’est volontairement et dans un esprit de soumission que Jonathan renonça à ses vêtements de dessus et à ses armes, éléments qui le désignaient comme prince d’Israël et héritier du trône. Pieux adorateur de l’Eternel, il avait rapidement discerné que David était l’oint de Dieu et, sans réserve, il offrit sa tenue de successeur au vrai roi d’Israël.

5  David allait et réussissait partout où l’envoyait Saül ; il fut mis par Saül à la tête des gens de guerre, et il plaisait à tout le peuple, même aux serviteurs de Saül.

6 ¶  Comme ils revenaient, lors du retour de David après qu’il eut tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d’Israël au-devant du roi Saül, en chantant et en dansant, au son des tambourins et des triangles, et en poussant des cris de joie.

7  Les femmes qui chantaient se répondaient les unes aux autres, et disaient : Saül a frappé ses mille, Et David ses dix mille.

David ses dix mille. Saül finit par haïr ce chant (cf. #1S 21:11 ; #1S 28:5) parce qu’il rendait honneur à David plutôt qu’à lui.

8  Saül fut très irrité, et cela lui déplut. Il dit : On en donne dix mille à David, et c’est à moi que l’on donne les mille ! Il ne lui manque plus que la royauté.

la royauté. La jalousie et la malveillance de Saül envers David étaient désormais explicites. Il reconnaissait lui-même que David était l’héritier légitime au trône, celui dont Samuel lui avait parlé à Guilgal (#1S 15:28).

9  Et Saül regarda David d’un mauvais œil, à partir de ce jour et dans la suite.

10  Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours, et Saül avait sa lance à la main.

le mauvais esprit. Le tragique déclin et, finalement, la mort de Saül furent marqués par les agressions constantes de cet esprit. Voir #1S 16:14.

eut des accès de délire. Ou « prophétisa ». Il s’agissait ici des délires d’une personne troublée par un esprit mauvais, comme celui qui inspirait les faux prophètes (cf. #1R 22:19-23).

11  Saül leva sa lance, disant en lui-même : Je frapperai David contre la paroi. Mais David se détourna de lui deux fois.

David se détourna …  deux fois. Devenant de plus en plus violent, Saül chercha plusieurs fois à attenter à la vie de David avec sa lance. De toute évidence, Dieu était avec David, car ce n’était pas une petite affaire que d’esquiver une lance jetée par un soldat si expérimenté.

12 ¶  Saül craignait la présence de David, parce que l’Eternel était avec David et s’était retiré de lui.

Saül craignait …  David. Tirant les mêmes conclusions que Jonathan aux vv. #1S 18:1-4, Saül réagit, quant à lui, par la peur. Il envisageait la vie d’un point de vue humain plutôt que divin, et il ne pouvait donc considérer David que comme une menace personnelle, au lieu d’une bénédiction pour Israël.

13  Il l’éloigna de sa personne, et il l’établit chef de mille hommes. David sortait et rentrait à la tête du peuple ;

chef de mille hommes. Saül nomma David officier et l’envoya au combat, dans une sorte d’exil honorable. Mais cette tâche donna en fait l’occasion à David de se faire connaître comme un homme aux qualités remarquables et de s’attirer encore plus le soutien du peuple.

14  il réussissait dans toutes ses entreprises, et l’Eternel était avec lui.

15  Saül, voyant qu’il réussissait toujours, avait peur de lui ;

16  mais tout Israël et Juda aimaient David, parce qu’il sortait et rentrait à leur tête.

aimaient David. L’auteur de Samuel, inspiré par le Saint-Esprit, offre ici un commentaire rédactionnel plein de vérité.

17  Saül dit à David : Voici, je te donnerai pour femme ma fille aînée Mérab ; sers-moi seulement avec vaillance, et soutiens les guerres de l’Eternel. Or Saül se disait : Je ne veux pas mettre la main sur lui, mais que la main des Philistins soit sur lui.

Mérab. Littéralement « accroissement ». Cf. #1S 14:49. La rétractation de Saül qui suivra (v. #1S 18:19) est similaire à la supercherie de Laban vis-à-vis de Jacob concernant Rachel (#Ge 29:25).

soutiens les guerres de l’Eternel. Saül savait qu’une invitation de ce genre ne pouvait qu’interpeller David. C’était une offre tordue, qui visait en réalité à lui nuire. Remarquer la ressemblance entre la perfidie de Saül ici et l’attitude de David envers Urie (#2S 11:15).

18  David répondit à Saül : Qui suis-je, et qu’est-ce que ma vie, qu’est-ce que la famille de mon père en Israël, pour que je devienne le gendre du roi ?

le gendre du roi. Les origines familiales étaient cruciales dans le cadre d’un mariage avec un membre de la famille royale, d’où la question de David. Saül avait cherché par 3 fois à connaître les origines de David (#1S 17:55, #1S 17:56, #1S 17:58).

19  Lorsque arriva le temps où Mérab, fille de Saül, devait être donnée à David, elle fut donnée pour femme à Adriel, de Mehola.

Adriel, de Mehola. Cinq enfants nés de cette union seraient, plus tard, exécutés par David pour sanctionner le mépris de Saül envers l’alliance conclue par Josué avec les Gabaonites (#2S 21:8 ; cf. #Jos 9:20).

20  Mical, fille de Saül, aima David. On en informa Saül, et la chose lui convint.

Mical. Littéralement « qui est comme Dieu? » Mical aimait sincèrement David et semblait consciente, tout comme Jonathan, de son accession certaine (et justifiée) au trône. L’ironie, c’est que Saül l’offrit à David, non pas avec dans des dispositions bienveillantes, mais afin qu’elle soit un « piège » pour lui (v. #1S 18:21).

21  Il se disait : Je la lui donnerai, afin qu’elle soit un piège pour lui, et qu’il tombe sous la main des Philistins. Et Saül dit à David pour la seconde fois : Tu vas aujourd’hui devenir mon gendre.

22  Saül donna cet ordre à ses serviteurs: Parlez en confidence à David, et dites-lui : Voici, le roi est bien disposé pour toi, et tous ses serviteurs t’aiment ; sois maintenant le gendre du roi.

23  Les serviteurs de Saül répétèrent ces paroles aux oreilles de David. Et David répondit : Croyez-vous qu’il soit facile de devenir le gendre du roi ? Moi, je suis un homme pauvre et de peu d’importance.

24  Les serviteurs de Saül lui rapportèrent ce qu’avait répondu David.

25  Saül dit : Vous parlerez ainsi à David : Le roi ne demande point de dot ; mais il désire cent prépuces de Philistins, pour être vengé de ses ennemis. Saül avait le dessein de faire tomber David entre les mains des Philistins.

dot. Saül eut recours à la même supercherie que lors de son offre de fiançailles à Mérab: il prévoyait d’éliminer David en le mettant en péril. Ce dernier, dont la sagesse avait déjà pu être notée (#1S 16:18), était dans une certaine mesure conscient des intentions du roi, mais il réagit par l’obéissance, la vaillance et la sagesse.

18:25, 27

prépuces. Ce genre de mutilation était couramment pratiqué sur les cadavres ennemis au cours des guerres antiques. Leur nombre indiquait l’importance de la victoire. Saül voulait exposer David à un danger mortel en exigeant un tel exploit.

26  Les serviteurs de Saül rapportèrent ces paroles à David, et David agréa ce qui lui était demandé pour qu’il devînt gendre du roi. (18-27) Avant le terme fixé,

27  David se leva, partit avec ses gens, et tua deux cents hommes parmi les Philistins ; il apporta leurs prépuces, et en livra au roi le nombre complet, afin de devenir gendre du roi. Alors Saül lui donna pour femme Mical, sa fille.

ses gens. Cf. #1S 22:2 ; #1S 25:12-13 ; #2S 23:8-39.

28  Saül vit et comprit que l’Eternel était avec David ; et Mical, sa fille, aimait David.

29  Saül craignit de plus en plus David, et il fut toute sa vie son ennemi.

il fut …  son ennemi. Tous les plans de Saül avaient échoué: il avait demandé 100 prépuces de Philistins, David en avait ramené 200; il lui avait offert Mical en mariage pour le piéger, elle l’aimait tout autant que son propre fils Jonathan. Il ne restait rien d’autre à Saül que de concevoir une haine farouche envers lui.

30  Les princes des Philistins faisaient des excursions ; et chaque fois qu’ils sortaient, David avait plus de succès que tous les serviteurs de Saül, et son nom devint très célèbre.

 

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