ANCIEN TESTAMENT JOUR 54 DE 929

23/02/2019 00:22

ANCIEN TESTAMENT JOUR 54 DE 929

Exode 4 de 40

 

EXODE 4 : 1 À 31

1 ¶  Moïse répondit, et dit : Voici, ils ne me croiront point, et ils n’écouteront point ma voix. Mais ils diront : L’Eternel ne t’est point apparu.

Moïse répondit, et dit. La troisième objection est sans valeur, surtout après la longue explication livrée par Dieu en #Ex 3:14-22. A ce moment-là, la situation envisagée par Moïse se rapproche plus de la pure objection que de l’interrogation raisonnée.

2  L’Eternel lui dit : Qu’y a-t-il dans ta main ? Il répondit : Une verge.

4:2-9

Pour le cas, bien hypothétique, où Israël refuserait d’admettre que l’Eternel lui était apparu, Moïse reçut trois signes destinés à attester qu’il était bien le porte-parole et le conducteur choisi par lui. L’objectif est précisé: « afin qu’ils croient que l’Eternel …  t’est apparu » (v. #Ex 4:5). Pour deux de ces signes  la verge transformée en serpent et la main couverte de lèpre - Moïse devait s’impliquer personnellement. Quelle que soit la situation que son serviteur puisse envisager, Dieu avait des ressources suffisantes pour authentifier son choix, et Moïse ne devait pas penser autrement.

3  L’Eternel dit : Jette-la par terre. Il la jeta par terre, et elle devint un serpent. Moïse fuyait devant lui.

4  L’Eternel dit à Moïse : Etends ta main, et saisis-le par la queue. Il étendit la main et le saisit ; et le serpent redevint une verge dans sa main.

5  C’est là, dit l’Eternel, ce que tu feras, afin qu’ils croient que l’Eternel, le Dieu de leurs pères, t’est apparu, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.

6  L’Eternel lui dit encore : Mets ta main dans ton sein. Il mit sa main dans son sein ; puis il la retira, et voici, sa main était couverte de lèpre, blanche comme la neige.

7  L’Eternel dit : Remets ta main dans ton sein. Il remit sa main dans son sein ; puis il la retira de son sein, et voici, elle était redevenue comme sa chair.

8  S’ils ne te croient pas, dit l’Eternel, et n’écoutent pas la voix du premier signe, ils croiront à la voix du dernier signe.

9  S’ils ne croient pas même à ces deux signes, et n’écoutent pas ta voix, tu prendras de l’eau du fleuve, tu la répandras sur la terre, et l’eau que tu auras prise du fleuve deviendra du sang sur la terre.

10 ¶  Moïse dit à l’Eternel : Ah ! Seigneur, je ne suis pas un homme qui ait la parole facile, et ce n’est ni d’hier ni d’avant-hier, ni même depuis que tu parles à ton serviteur ; car j’ai la bouche et la langue embarrassées.

pas un homme qui ait la parole facile. Avec son quatrième argument, Moïse se concentra sur sa difficulté d’expression. Il se décrivit lui-même comme n’étant pas, littéralement, « un homme de paroles » et comme étant « lourd de bouche et de langue », c’est-à-dire incapable d’exprimer ses pensées dans un style fluide. Un document ancien, Le conte du paysan éloquent, montre que l’éloquence était importante dans la culture égyptienne, et c’était quelque chose que Moïse avait bien connu pendant son séjour à la cour.

ni d’avant-hier, ni même depuis que tu parles. Cette remarque sarcastique et inappropriée, voire impolie, laissait entendre que Dieu n’aurait pas remarqué le handicap de Moïse tout au long de leur discussion. A moins d’une transformation, Moïse pensait ne pas pouvoir assumer la tâche qui lui était confiée (cf. #Ex 6:12).

11  L’Eternel lui dit : Qui a fait la bouche de l’homme ? et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N’est-ce pas moi, l’Eternel ?

4:11-12

Qui a fait la bouche de l’homme? Ces trois questions rhétoriques réduisaient à néant toute plainte ou critique sur la difficulté à s’exprimer. L’ordre donné ensuite «  Va donc » - avec la promesse d’une aide divine interdisait toute objection de ce genre.

12  Va donc, je serai avec ta bouche, et je t’enseignerai ce que tu auras à dire.

13  Moïse dit : Ah ! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer.

4:13-16

La cinquième et dernière déclaration de Moïse, malgré la supplication introductive « Ah! Seigneur », était une façon polie de dire: « Choisis quelqu’un d’autre, mais pas moi! » La colère de Dieu face à cette mauvaise volonté évidente était compréhensible. Pourtant, il accorda un autre moyen pour que son plan s’accomplisse sans obstacle: grâce à son intervention (v. #Ex 4:27), Aaron rencontra son frère Moïse et accepta d’être son porte-parole.

14  Alors la colère de l’Eternel s’enflamma contre Moïse, et il dit : N’y a-t-il pas ton frère Aaron, le Lévite ? Je sais qu’il parlera facilement. Le voici lui-même, qui vient au-devant de toi ; et, quand il te verra, il se réjouira dans son cœur.

15  Tu lui parleras, et tu mettras les paroles dans sa bouche ; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous aurez à faire.

je vous enseignerai. Le « vous » signifie que Dieu promettait de les assister tous les deux dans leur nouvelle tâche.

16  Il parlera pour toi au peuple ; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu.

tu tiendras pour lui la place de Dieu. Aaron parlerait au peuple au nom de Moïse, tout comme Moïse parlerait à Aaron au nom de Dieu.

17  Prends dans ta main cette verge, avec laquelle tu feras les signes.

cette verge, avec laquelle tu feras les signes. Malgré la colère de Dieu devant sa réticence, Moïse garda sa supériorité de rang puisque c’est lui qui prit l’instrument des miracles, la verge qui fut désignée comme « la verge de Dieu » (v. #Ex 4:20).

18 ¶  Moïse s’en alla ; et de retour auprès de Jéthro, son beau-père, il lui dit : Laisse-moi, je te prie, aller rejoindre mes frères qui sont en Egypte, afin que je voie s’ils sont encore vivants. Jéthro dit à Moïse : Va en paix.

Laisse-moi, je te prie, aller. L’appel divin à servir comme guide de la nation n’empêcha pas Moïse de continuer à faire preuve de politesse envers son beau-père. Nous ignorons quel compte rendu précis il lui fit de l’épisode du buisson ardent, mais l’objectif qu’il mentionna pour son retour en Egypte «  afin que je voie s’ils sont encore vivants » - laisse entendre qu’il lui tut la nature précise de son appel et sa mission de libérateur, alors qu’il en avait fait l’exposé complet à Aaron (v. #Ex 4:28).

19  L’Eternel dit à Moïse, en Madian : Va, retourne en Egypte, car tous ceux qui en voulaient à ta vie sont morts.

20  Moïse prit sa femme et ses fils, les fit monter sur des ânes, et retourna dans le pays d’Egypte. Il prit dans sa main la verge de Dieu.

ses fils. Guerschom (#Ex 2:22) et Eliézer (#Ex 18:4).

21  L’Eternel dit à Moïse : En partant pour retourner en Egypte, vois tous les prodiges que je mets en ta main, tu les feras devant Pharaon. Et moi, j’endurcirai son cœur, et il ne laissera point aller le peuple.

j’endurcirai son cœur. L’implication personnelle et directe du Seigneur dans les affaires des hommes afin que ses plans puissent s’accomplir fut révélée au moment où il informa Moïse de ce qui arriverait. Le Pharaon fut aussi averti que son refus entraînerait un jugement contre lui (v. #Ex 4:23). Quant à Moïse, il savait déjà que Dieu était certain de ce refus (#Ex 3:19). Il règne un remarquable équilibre dans l’interaction entre Dieu et le Pharaon pour l’endurcissement de son cœur: à 10 reprises (#Ex 4:21 ; #Ex 7:3 ; #Ex 9:12 ; #Ex 10:1, #Ex 10:20, #Ex 10:27 ; #Ex 11:10 ; #Ex 14:4, #Ex 14:8, #Ex 14:17), le récit souligne que c’est Dieu qui l’endurcit, et à 10 reprises aussi (#Ex 7:13-14, #Ex 7:22 ; #Ex 8:11, #Ex 8:15, #Ex 8:28 ; #Ex 9:7, #Ex 9:34-35 ; #Ex 13:15) il indique que c’est le roi qui s’endurcit lui-même. L’apôtre Paul utilisa cet endurcissement comme un exemple de la volonté impénétrable de Dieu et de sa puissance absolue: il intervient comme il le veut, mais cela ne supprime pas, pour autant, notre responsabilité personnelle quant à nos actes (#Ro 9:16-18). Nous ne pouvons résoudre l’énigme théologique que pose une telle interaction entre Dieu et le Pharaon qu’en acceptant le récit qui nous en a été transmis et en nous réfugiant dans l’omniscience et l’omnipotence de Dieu: il a prévu la délivrance d’Israël et l’a mise en œuvre et, ce faisant, il a aussi jugé le péché du Pharaon.

22  Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l’Eternel, Israël est mon fils, mon premier-né.

mon fils, mon premier-né. Pour les Egyptiens de l’époque, le fils aîné était unique et sacré, et le Pharaon se considérait comme le seul fils des dieux. Il devait apprendre qu’une nation tout entière avait ce statut de fils premier-né de Dieu, ce qui signifiait qu’elle était déclarée et traitée comme la première en termes de rang et de prééminence, avec les droits, les privilèges et les responsabilités d’un premier-né. C’est volontairement que le Seigneur utilisa un singulier pour désigner la nation: il voulait montrer qu’il était effectivement un père pour elle, lui ayant donné la vie, puis la nourrissant et la conduisant (cf. #De 14:1-2). Dans la conception perverse du monde païen, la filiation divine résultait d’une union sexuelle entre les dieux et les femmes. Dans le cas de Dieu, cette notion servait à exprimer sa relation avec Israël, qui était son peuple, un bien précieux, un royaume de sacrificateurs et une nation sainte (cf. #Ex 6:7 ; #Ex 19:4-6).

23  Je te dis : Laisse aller mon fils, pour qu’il me serve ; si tu refuses de le laisser aller, voici, je ferai périr ton fils, ton premier-né.

24 ¶  Pendant le voyage, en un lieu où Moïse passa la nuit, l’Eternel l’attaqua et voulut le faire mourir.

4:24-26

Le nom de Moïse n’apparaît pas en hébreu, mais la présence de Séphora indique qu’il s’agit bien de lui. A en juger d’après la soudaine et prompte circoncision de son fils, elle comprit que le danger qui planait sur la vie de son mari était intimement lié au fait que la famille ne portait pas le signe de l’alliance donné à Abraham pour tous ses descendants (#Ge 17:10-14). L’expression « époux de sang » suggère sa propre répulsion face au rite de la circoncision que Moïse aurait dû accomplir. Toutefois, grâce à son intervention, Dieu renonça à sa menace et laissa la vie sauve à son mari (v. #Ex 4:26a). Cet incident souligne l’importance que Dieu accordait au signe qu’il avait prescrit.

25  Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds de Moïse, en disant : Tu es pour moi un époux de sang !

26  Et l’Eternel le laissa. C’est alors qu’elle dit : Epoux de sang ! à cause de la circoncision.

27  L’Eternel dit à Aaron : Va dans le désert au-devant de Moïse. Aaron partit ; il rencontra Moïse à la montagne de Dieu, et il le baisa.

28  Moïse fit connaître à Aaron toutes les paroles de l’Eternel qui l’avait envoyé, et tous les signes qu’il lui avait ordonné de faire.

29  Moïse et Aaron poursuivirent leur chemin, et ils assemblèrent tous les anciens des enfants d’Israël.

4:29-30

« L’équipe dirigeante » fonctionnait comme prévu: Aaron parlait, et Moïse accomplissait tous les signes qui lui avaient été donnés (vv. #Ex 4:2-9).

30  Aaron rapporta toutes les paroles que l’Eternel avait dites à Moïse, et il exécuta les signes aux yeux du peuple.

31  Et le peuple crut. Ils apprirent que l’Eternel avait visité les enfants d’Israël, qu’il avait vu leur souffrance ; et ils s’inclinèrent et se prosternèrent.

le peuple crut …  ils s’inclinèrent et se prosternèrent. Tout comme Dieu l’avait annoncé, les Israélites réagirent aux signes miraculeux par la foi et exprimèrent leur adoration en apprenant qu’il se souciait de leur misère.

 

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