ANCIEN TESTAMENT JOUR 59 DE 929

28/02/2019 09:51

ANCIEN TESTAMENT JOUR 59 DE 929

Exode 9 de 40

 

EXODE 9 : 1 À 35

1 ¶  L’Eternel dit à Moïse : Va vers Pharaon, et tu lui diras : Ainsi parle l’Eternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve.

2  Si tu refuses de le laisser aller, et si tu le retiens encore,

3  voici, la main de l’Eternel sera sur tes troupeaux qui sont dans les champs, sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur les bœufs et sur les brebis ; il y aura une mortalité très grande.

dans les champs. Apparemment, le bétail logé dans les écuries ne succomba pas. Certains animaux survécurent à l’épidémie pour éviter à l’Egypte de sombrer dans un chaos économique (elle dépendait en effet des animaux domestiques). Quelques mois plus tard, au moment de la septième plaie, il y avait encore du bétail, qui serait mort s’il avait été laissé dans les champs (#Ex 9:19).

chevaux …  chameaux. Les chevaux, bien connus à l’époque, avaient été introduits dans le service militaire par les Hyksos. Voir l’introduction, auteur et date. Au XVe siècle av. J.-C., les chameaux étaient déjà des animaux domestiques.

une mortalité très grande. La mention des différentes espèces animales souligne l’intensité de la plaie: elle serait la première à toucher les biens personnels. La littérature et les peintures égyptiennes prouvent l’importance que les Egyptiens accordaient au bétail. Quelle que soit la nature exacte de cette plaie anthrax, épizootie ou toute autre maladie - elle fut contagieuse et fatale. Les implications religieuses étaient évidentes: l’Egypte considérait le taureau comme un animal sacré et adorait tout particulièrement Apis, le taureau sacré du dieu Ptah. La ville d’Héliopolis vénérait le taureau Mnévis. De plus, la déesse Hathor, représentée soit comme une vache soit comme une femme à tête de génisse, était adorée dans plusieurs cités.

4  L’Eternel distinguera entre les troupeaux d’Israël et les troupeaux des Egyptiens, et il ne périra rien de tout ce qui est aux enfants d’Israël.

il ne périra rien. Cette affirmation supplémentaire de la protection dont bénéficieraient les troupeaux d’Israël soulignait la nature miraculeuse de la distinction que Dieu allait faire, pour la deuxième fois, entre Israël et l’Egypte. Israël appartenait au Tout-Puissant et bénéficiait de sa protection.

5  L’Eternel fixa le temps, et dit, Demain, l’Eternel fera cela dans le pays.

fixa le temps. En indiquant le jour, l’Eternel insistait sur la nature prophétique et miraculeuse de cette plaie. « Dès le lendemain », tout se passa effectivement comme annoncé (v. #Ex 9:6).

6  Et l’Eternel fit ainsi, dès le lendemain. Tous les troupeaux des Egyptiens périrent, et il ne périt pas une bête des troupeaux des enfants d’Israël.

il ne périt pas une bête …  d’Israël. La distinction opérée fut confirmée par cette déclaration que les Israélites ne subirent absolument aucune perte parmi leurs troupeaux.

7  Pharaon s’informa de ce qui était arrivé ; et voici, pas une bête des troupeaux d’Israël n’avait péri. Mais le cœur de Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller le peuple.

Pharaon s’informa. Cette fois, le roi se dut de vérifier la véracité de la protection accordée à Israël. Quelles qu’aient été ses explications ou théories sur le sujet, elles ne firent que le raffermir dans sa résistance et sa désobéissance, alors même qu’il avait appris la vérité.

8 ¶  L’Eternel dit à Moïse et à Aaron : Remplissez vos mains de cendre de fournaise, et que Moïse la jette vers le ciel, sous les yeux de Pharaon.

9  Elle deviendra une poussière qui couvrira tout le pays d’Egypte ; et elle produira, dans tout le pays d’Egypte, sur les hommes et sur les animaux, des ulcères formés par une éruption de pustules.

sur les hommes …  des ulcères. C’était la première fois que la santé de l’homme était visée.

10  Ils prirent de la cendre de fournaise, et se présentèrent devant Pharaon ; Moïse la jeta vers le ciel, et elle produisit sur les hommes et sur les animaux des ulcères formés par une éruption de pustules.

de la cendre de fournaise. Aaron et Moïse remplirent leurs mains de cendre tirée de la fournaise d’un four à chaux ou d’un four à briques: l’appareil qui contribuait si largement à leur dur labeur devint ainsi la source d’un grand danger pour la santé de leurs oppresseurs!

11  Les magiciens ne purent paraître devant Moïse, à cause des ulcères ; car les ulcères étaient sur les magiciens, comme sur tous les Egyptiens.

Les magiciens ne purent paraître. Un commentaire en marge indique que ces hommes (hommes de pouvoir aux yeux des Egyptiens) étaient si atteints qu’ils ne purent pas se présenter devant les porte-parole de Dieu, soit à cause de leur handicap physique, soit à cause de leur incapacité professionnelle. Bien qu’il ne soit plus fait mention d’eux après la troisième plaie, les magiciens continuaient à servir le Pharaon et étaient présents lors de l’annonce des quatrième et cinquième plaies. Leur impuissance n’avait pas amené le roi à se passer de leurs services. C’était peut-être un symbole extérieur de son refus de reconnaître la totale souveraineté du Dieu d’Israël.

12  L’Eternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Eternel avait dit à Moïse.

L’Eternel endurcit. Pour la première fois, mis à part dans les instructions adressées à Moïse avant le début des plaies (cf. #Ex 4:21 ; #Ex 7:3), il est écrit que Dieu endurcit le cœur du Pharaon. Dans les autres cas, le récit précisait que le roi endurcissait lui-même son cœur. Les événements se déroulèrent selon deux perspectives très proches:

1° Dieu exécutait son plan par l’intermédiaire du Pharaon et

2° le Pharaon était personnellement responsable de ses actions, comme l’implique l’ordre du v. 13.

13 ¶  L’Eternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, et présente-toi devant Pharaon. Tu lui diras : Ainsi parle l’Eternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve.

14  Car, cette fois, je vais envoyer toutes mes plaies contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches que nul n’est semblable à moi sur toute la terre.

mes plaies. Par l’emploi de ce pronom possessif, Dieu précisait ce qui aurait dû être clair aux yeux du Pharaon, à savoir que les plaies étaient son œuvre même.

envoyer …  contre ton cœur. C’était apparemment une expression courante pour dire que l’on amènerait quelqu’un à apprécier toute la portée d’un acte, à la ressentir au plus profond de lui.

9:14-19

Après avoir donné l’ordre habituel de libérer son peuple pour qu’il puisse l’adorer (v. #Ex 9:13) et avoir averti de l’impact réel qu’auraient ces plaies (v. #Ex 9:14), Dieu fournit un supplément d’informations accompagnées d’instructions préliminaires: 1° Un objectif en trois volets était lié aux plaies: amener les Egyptiens à reconnaître que l’Eternel était incomparable, que sa puissance s’était manifestée à travers eux, et que son nom, son caractère, ses attributs et son pouvoir seraient connus partout. L’Egypte ne pourrait pas cacher son humiliation aux autres nations. 2° Quelle que puisse être l’autorité royale du Pharaon, elle lui avait été accordée en raison de la souveraineté et du contrôle providentiel qu’exerçait Dieu sur les événements du monde, y compris sur l’intronisation des rois. L’Eternel était ce qu’il déclarait être: le seul et unique vrai Dieu. 3° Le scénario aurait été bien plus catastrophique pour l’Egypte si l’Eternel avait choisi de frapper d’abord le peuple: tous auraient péri. En d’autres termes, il s’était montré plein de grâce et de patience dans la progression des plaies. 4° La tempête qu’il allait déclencher serait différente de tout ce dont l’histoire égyptienne avait entretenu le souvenir, depuis la fondation du pays. 5° Une nouvelle grâce était accordée aux Egyptiens, puisque Dieu leur indiquait comment éviter de sérieux dégâts et la perte de leurs biens.

15  Si j’avais étendu ma main, et que je t’aie frappé par la mortalité, toi et ton peuple, tu aurais disparu de la terre.

16  Mais, je t’ai laissé subsister, afin que tu voies ma puissance, et que l’on publie mon nom par toute la terre.

Voir #Ro 9:17 où Paul relève la souveraineté de Dieu sur le Pharaon.

17  Si tu t’élèves encore contre mon peuple, et si tu ne le laisses point aller,

18  voici, je ferai pleuvoir demain, à cette heure, une grêle tellement forte, qu’il n’y en a point eu de semblable en Egypte depuis le jour où elle a été fondée jusqu’à présent.

19  Fais donc mettre en sûreté tes troupeaux et tout ce qui est à toi dans les champs. La grêle tombera sur tous les hommes et sur tous les animaux qui se trouveront dans les champs et qui n’auront pas été recueillis dans les maisons, et ils périront.

20  Ceux des serviteurs de Pharaon qui craignirent la parole de l’Eternel firent retirer dans les maisons leurs serviteurs et leurs troupeaux.

9:20-21

craignirent …  ne prirent point à cœur. Certains entendirent les recommandations et y obéirent; d’autres, comme leur chef national, refusèrent de tenir compte des instructions divines.

21  Mais ceux qui ne prirent point à cœur la parole de l’Eternel laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs.

22 ¶  L’Eternel dit à Moïse : Etends ta main vers le ciel ; et qu’il tombe de la grêle dans tout le pays d’Egypte sur les hommes, sur les animaux, et sur toutes les herbes des champs, dans le pays d’Egypte.

23  Moïse étendit sa verge vers le ciel ; et l’Eternel envoya des coups de tonnerre et de la grêle, et le feu se promenait sur la terre. L’Eternel fit pleuvoir de la grêle sur le pays d’Egypte.

9:23-24

le feu se promenait …  se mêlait. Le violent orage électrique provoqua une luminosité inhabituelle: des boules de feu zigzaguaient, allant et venant sur le sol avec la grêle (littéralement « le feu se prenait lui-même au milieu de la grêle »).

24  Il tomba de la grêle, et le feu se mêlait avec la grêle ; elle était tellement forte qu’il n’y en avait point eu de semblable dans tout le pays d’Egypte depuis qu’il existe comme nation.

25  La grêle frappa, dans tout le pays d’Egypte, tout ce qui était dans les champs, depuis les hommes jusqu’aux animaux ; la grêle frappa aussi toutes les herbes des champs, et brisa tous les arbres des champs.

26  Ce fut seulement dans le pays de Gosen, où étaient les enfants d’Israël, qu’il n’y eut point de grêle.

seulement dans le pays de Gosen. La nature discriminatoire de cette plaie n’avait pas été précisée par avance, mais la distinction nationale qui avait été déjà annoncée et qui était à nouveau observée prévalut. Même si ce n’est pas mentionné, les troupeaux de ceux qui occupaient les régions déchirées par le conflit et qui suivirent les recommandations divines furent manifestement aussi protégés.

27  Pharaon fit appeler Moïse et Aaron, et leur dit : Cette fois, j’ai péché ; c’est l’Eternel qui est le juste, et moi et mon peuple nous sommes les coupables.

Cette fois, j’ai péché. Tout espoir d’une amélioration dans le discernement théologique du Pharaon est balayé par la précision « cette fois », destinée à sauver la face, et ce malgré sa confession de la justice du Seigneur et de la culpabilité de son peuple et de lui-même: elle présente comme sans importance ses précédentes réactions et désobéissances et révèle l’absence d’une réelle repentance.

28  Priez l’Eternel, pour qu’il n’y ait plus de coups de tonnerre ni de grêle ; et je vous laisserai aller, et l’on ne vous retiendra plus.

Priez l’Eternel. La réplique de Moïse au v. 30 indique que cette demande n’était pas dictée par la repentance ni par la crainte de l’Eternel ou la reconnaissance de sa puissance.

29  Moïse lui dit : Quand je sortirai de la ville, je lèverai mes mains vers l’Eternel, les coups de tonnerre cesseront et il n’y aura plus de grêle, afin que tu saches que la terre est à l’Eternel.

30  Mais je sais que toi et tes serviteurs, vous ne craindrez pas encore l’Eternel Dieu.

31  Le lin et l’orge avaient été frappés, parce que l’orge était en épis et que c’était la floraison du lin ;

9:31-32

le lin et l’orge avaient été frappés …  le froment et l’épeautre n’avaient point été frappés. Une telle précision situe cette plaie en février. Ces quatre récoltes représentaient des ressources économiques importantes. Le froment était récolté un mois après le lin, et l’orge en même temps que la seconde récolte de l’épeautre. Le moment choisi par Dieu pour détruire les deux premières moissons laissait au Pharaon le temps de se repentir avant la destruction des deux autres.

32  le froment et l’épeautre n’avaient point été frappés, parce qu’ils sont tardifs.

33  Moïse sortit de chez Pharaon, pour aller hors de la ville ; il leva ses mains vers l’Eternel, les coups de tonnerre et la grêle cessèrent, et la pluie ne tomba plus sur la terre.

34  Pharaon, voyant que la pluie, la grêle et les coups de tonnerre avaient cessé, continua de pécher, et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs.

continua de pécher. La culpabilité du Pharaon était grandissante, car en voyant Dieu répondre à la prière de Moïse  qu’il avait lui-même réclamée (v. #Ex 9:28) - il ignora bien vite toutes ses confessions et promesses.

lui et ses serviteurs. Pour la première fois, il est question de l’entêtement de l’entourage du Pharaon, qui avait lui aussi endurci son cœur. Il y a un contraste frappant avec les directives de Dieu à Moïse concernant la prochaine plaie: il avait un but en endurcissant leur cœur (#Ex 10:1).

35  Le cœur de Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller les enfants d’Israël, selon ce que l’Eternel avait dit par l’intermédiaire de Moïse.

 

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