ANCIEN TESTAMENT JOUR 926 DE 929

11/07/2021 00:48

ANCIEN TESTAMENT JOUR 926 DE 929

ZACHARIE 1 de 4

 

 

Introduction et Malachie 1

Le livre du prophète Malachie

 

Titre

       Le livre porte le nom de son auteur. Avec ce dernier ouvrage de la série des petits prophètes, Dieu mit un point final au canon de l’A.T., aussi bien du point de vue historique que prophétique.

 

Auteur et date

       Certaines personnes ont suggéré que l’auteur de ce livre était un anonyme, puisque Malachie signifie « mon messager » ou « le messager de l’Eternel » et pourrait, par conséquent, correspondre à un titre plutôt qu’à un nom propre. Elles soulignent aussi qu’aucun autre personnage de l’A.T. n’est appelé ainsi et qu’aucun renseignement n’est fourni sur l’arrière-plan de l’auteur. Cependant, puisque tous les autres livres prophétiques présentent leur auteur dans les versets introductifs, il est fort probable que le dernier des prophètes écrivains de l’A.T. ait effectivement porté le nom de Malachie. D’après la tradition juive, il était membre de la « grande synagogue », le conseil qui rassembla et préserva les Ecritures saintes.

       Les indices internes permettent de conclure que le texte fut rédigé à la fin du Ve siècle av. J.-C., probablement pendant l’absence de Néhémie, reparti quelques années en Perse (vers 433-424 av. J.-C.; cf. #Né 5:14 ; #Né 13:6). Des sacrifices étaient offerts dans le second temple (#Mal 1:7-10 ; #Mal 3:8), achevé en 516 av. J.-C. (cf. #Esd 6:13-15). Plusieurs années s’étaient écoulées depuis la fin des travaux, puisque les sacrificateurs étaient devenus corrompus et arrogants (#Mal 1:6-2:9). La mention du « gouverneur » (#Mal 1:8) situe le texte à l’époque de la domination perse sur Juda et de l’absence de Néhémie (#Né 13:6), alors que l’insistance de Malachie sur le respect de la loi (#Mal 4:4) correspond bien au centre d’intérêt de Néhémie et d’Esdras (#Esd 7:14, #Esd 7:25-26 ; #Né 8:18). Les trois hommes adoptèrent la même attitude réprobatrice face aux mariages avec des femmes païennes (#Mal 2:11-15 ; cf. #Esd 9:1-10:2 ; #Né 13:23-27), au non-versement de la dîme (#Mal 3:8-10 ; cf. #Né 13:10-14) et à l’injustice sociale (#Mal 3:5 ; cf. #Né 5:1-13). Venu à Jérusalem en 445 av. J.-C. pour reconstruire la muraille, Néhémie retourna en Perse en 433 av. J.-C. Il revint ensuite en Israël (vers 424 av. J.-C.) pour réprimer les péchés décrits par Malachie (#Né 13:6). Le livre de Malachie fut donc

probablement écrit pendant l’absence de Néhémie, près d’un siècle après le début du ministère prophétique d’Aggée et de Zacharie. De même qu’#Ap 2:1-3:2 révèle ce que Christ pense de l’état des Eglises, Dieu dévoile ici à son peuple, par l’intermédiaire de Malachie, ce qu’il pense de sa condition.

 

Contexte et arrière-plan

       Seuls 50 000 exilés étaient revenus de l’exil babylonien pour s’installer en Juda (en 538-536 av. J.-C.). Le temple avait été reconstruit sous la conduite de Zorobabel (en 516 av. J.-C), et le système sacrificiel avait été rétabli. Esdras était revenu dans le pays promis en 458 av. J.-C., suivi par Néhémie en 445 av. J.-C. Moins d’un siècle après les premiers retours, le peuple et les sacrificateurs s’étaient déjà détournés de la loi de Dieu, pratiquant un rituel religieux superficiel et laissant leur cœur s’endurcir face au grand amour de l’Eternel. Malachie réprimanda et condamna ces mauvais agissements, en montrant clairement au peuple sa culpabilité et en l’appelant à la repentance. Quand Néhémie revint pour la seconde fois de Perse (vers 424 av. J.-C.), lui aussi reprocha vivement à ses compatriotes leurs mauvais agissements dans le temple et dans l’exercice du sacerdoce, la violation du sabbat et les divorces illégitimes d’avec une épouse juive pour pouvoir s’unir à une femme païenne (cf. #Né 13).

       Au cours des deux mille ans d’histoire postérieurs à Abraham, aucune des glorieuses promesses des alliances abrahamique et davidique, ni de la nouvelle alliance, ne s’était accomplie totalement. Certes, il y avait eu des moments forts dans l’histoire d’Israël, notamment avec Josué, David ou Josias, mais les Juifs avaient apparemment perdu toute occasion de jouir à nouveau des faveurs divines. En effet, moins d’un siècle après être revenus d’exil, ils avaient déjà sombré dans les profondeurs du péché, à tel point que leurs fautes dépassaient celles qui avaient entraîné leur déportation en Assyrie et à Babylone. De plus, le Messie qu’ils attendaient depuis si longtemps n’était pas apparu, et son avènement ne semblait pas être à l’ordre du jour.

       C’est ainsi que, dans cette ultime prophétie de l’A.T., Malachie écrivit un message de jugement sur Israël à cause de son péché chronique, mais avec une promesse: un jour à venir, quand les Juifs se repentiraient, le Messie se révélerait et les promesses faites par Dieu dans le cadre de l’alliance seraient accomplies. Après les paroles de condamnation de Malachie, il y aurait plus de quatre siècles de silence divin, jusqu’au jour où un autre prophète parlerait de la part de Dieu: il s’appelait Jean-Baptiste et prêchait: « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (#Mt 3:2). Le Messie était arrivé.

 

Thèmes historiques et théologiques

L’Eternel fit constamment allusion à son alliance avec Israël (cf. #Mal 2:4-5, #Mal 2:8, #Mal 2:10, #Mal 2:14 ; #Mal 3:1), en rappelant aux Juifs, dès les premiers versets, leur infidélité envers lui, malgré la relation d’amour /de mariage qu’il avait instaurée avec eux (cf. #Mal 1:2-5). Chaque page du livre reflète l’amour de Dieu pour son peuple. C’était comme si les promesses des premiers prophètes (qui avaient annoncé la venue du Messie pour apporter la délivrance et de nouvelles bénédictions) et les encouragements, plus récents (vers 500 av. J.-C.), d’Aggée et de Zacharie n’avaient réussi qu’à conforter le peuple et ses chefs dans leur apathie. Ils croyaient en effet que cette relation d’amour pouvait être entretenue par de simples rituels, indépendamment de leur manière de vivre. En réprimandant à la fois les sacrificateurs (#Mal 1:6-2:9) et les Juifs dans leur ensemble (#Mal 2:10-16), le prophète rappela que la venue du Seigneur (#Mal 3:1) serait accompagnée de jugement, car il viendrait fondre, purifier et épurer (#Mal 3:2-3) son peuple. L’Eternel ne se contentait pas d’une soumission extérieure à sa loi, il voulait aussi l’engagement intérieur correspondant (cf. #Mt 23:23). Le prophète s’attaqua à la corruption, la méchanceté et la fausse assurance qui prévalaient en prononçant des jugements contre l’hypocrisie, l’infidélité, les compromis, les divorces, la fausse adoration et l’arrogance.

       Malachie présenta sa prophétie sous la forme d’une discussion, en recourant à la méthode des questions-réponses. Aux accusations du Seigneur, le peuple répond fréquemment par des questions cyniques (#Mal 1:2, #Mal 1:6-7 ; #Mal 2:17 ; #Mal 3:7-8, #Mal 3:13). Parfois, le prophète se présente lui-même comme l’avocat du Seigneur dans un procès, répondant aux critiques du peuple par des questions rhétoriques (#Mal 1:6, #Mal 1:8-9 ; #Mal 2:10, #Mal 2:15 ; #Mal 3:2).

       Malachie répertoria au moins six péchés délibérés dont les sacrificateurs et le peuple se rendaient coupables:

1° repousser l’amour de Dieu (#Mal 1:2-5);

2° refuser d’accorder à Dieu l’honneur qui lui était dû (#Mal 1:6-2:9);

3° rejeter la fidélité envers Dieu (#Mal 2:10-16);

4° contester la justice de Dieu (#Mal 2:17-3:6);

5° voler à Dieu ce qui lui revenait (#Mal 3:7-12);

6° mépriser la grâce de Dieu (#Mal 3:13-15).

Le verdict divin est exprimé dans trois intermèdes, adressés:

1° aux sacrificateurs (#Mal 2:1-9),

2° à la nation (#Mal 3:1-6);

3° au reste fidèle (#Mal 3:16-4:6).

 

Questions d’interprétation

       Le sens à donner à l’avènement d’Elie « avant que le jour de l’Eternel arrive, ce jour grand et redoutable » (#Mal 4:5) a fait l’objet de nombreuses discussions. Jean-Baptiste a-t-il accompli cette prophétie ou doit-elle encore s’accomplir? Faut-il attendre une nouvelle incarnation d’Elie? Il est préférable de considérer que cette prophétie visait Jean-Baptiste et n’annonçait pas un retour littéral d’Elie, en chair et en os. En effet, l’ange a annoncé que Jean-Baptiste marcherait « devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie » (#Lu 1:17), et Jean-Baptiste lui-même a déclaré qu’il n’était pas Elie (#Jn 1:21). Il était donc semblable à Elie par son état d’esprit et sa force intérieure ainsi que par son comportement, caractérisé par l’indépendance et le non-conformisme. Si les Juifs avaient accueilli le Messie, il aurait été l’Elie annoncé (cf. #Mt 11:14 ; #Mt 17:9-13); puisqu’ils le repoussèrent, un autre prophète semblable à Elie sera envoyé dans l’avenir, peut-être l’un des deux témoins de l’Apocalypse (cf. #Ap 11:1-19).

 

Plan

I. Dénonciation des péchés d’Israël (1:1-2:16)

A. Rappel de l’amour de Dieu pour Israël (1:1-5)

B. Reproches aux sacrificateurs (1:6-2:9)

1. Mépris envers l’autel de Dieu (1:6-14)

2. Mépris envers la gloire de Dieu (2:1-3)

3. Mépris envers la loi de Dieu (2:4-9)

C. Reproches au peuple (2:10-16)

II. Promesse de jugement et de bénédiction sur Israël (2:17-4:6)

A. Venue d’un messager (2:17-3:6)

B. Appel à la repentance (3:7-12)

C. Critiques d’Israël contre l’Eternel (3:13-15)

D. Consolation pour le reste fidèle (3:16-4:6)

 

Malachie 1 : 1 à 14

    1 ¶  Oracle, parole de l’Eternel à Israël par Malachie.

 

Oracle. Littéralement « fardeau », terme qui souligne la sévérité du verdict prononcé par le prophète.

1:1-2:16

Dans la première des deux sections de son ouvrage (cf. #Mal 2:17-4:6), Malachie transmit des messages divins qui dénonçaient le péché présent au sein du peuple d’Israël.

 

2  Je vous ai aimés, dit l’Eternel. Et vous dites : En quoi nous as-tu aimés ? Esaü n’est-il pas frère de Jacob ? dit l’Eternel. Cependant j’ai aimé Jacob,

3  Et j’ai eu de la haine pour Esaü, J’ai fait de ses montagnes une solitude, J’ai livré son héritage aux chacals du désert.

 

de la haine pour Esaü. La Genèse ne mentionne nulle part une quelconque haine divine à l’encontre d’Esaü, et la prophétie d’Abdias, plus de mille ans plus tard (voir #Ab 1-21), indiqua que la haine de Dieu était dirigée contre les descendants idolâtres d’Esaü. De même, l’amour manifesté par l’Eternel à Jacob concernait ici ses descendants, le peuple qu’il avait souverainement élu et d’où serait issu le rédempteur du monde. En outre, le langage de l’amour et de la haine ne signifie pas qu’il y ait eu un amour de Dieu plus fort envers l’un qu’envers l’autre: d’après le contexte, aimer, c’est choisir pour entretenir une relation intime, et haïr, c’est ne pas choisir la personne pour une telle relation. On se situe dans la sphère de la rédemption.

de ses montagnes une solitude …  son héritage. Allusion à la future destruction d’Edom (appelé par la suite Idumée), d’abord par l’intermédiaire de Nebucadnetsar, puis par les peuples voisins, notamment l’Egypte, Ammon, Moab ou les Nabatéens. Voir l’introduction à Abdias, contexte et arrière-plan; thèmes historiques et théologiques.

 

4  Si Edom dit : Nous sommes détruits, Nous relèverons les ruines ! Ainsi parle l’Eternel des armées : Qu’ils bâtissent, je renverserai, Et on les appellera pays de la méchanceté, Peuple contre lequel l’Eternel est irrité pour toujours.

 

1:4-5

Même si les Edomites essayaient de reconstruire les ruines, Dieu réduirait leurs efforts à néant. Israël, en revanche, serait restauré; et même si la restauration complète tardait à venir, elle était assurée. Le peuple rendrait alors témoignage à la bienveillante action de Dieu, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières (cf. v. #Mal 1:11 ; #Ge 12:3).

 

5  Vos yeux le verront, Et vous direz: Grand est l’Eternel Par delà les frontières d’Israël !

6 ¶  Un fils honore son père, et un serviteur son maître. Si je suis père, où est l’honneur qui m’est dû ? Si je suis maître, où est la crainte qu’on a de moi ? Dit l’Eternel des armées à vous, sacrificateurs, Qui méprisez mon nom, Et qui dites : En quoi avons-nous méprisé ton nom ?

 

sacrificateurs. Les sacrificateurs furent visés d’abord, car ils auraient dû montrer l’exemple en matière d’attachement à Dieu. Au lieu de cela, ils étaient les premiers à mépriser son nom, même s’ils le niaient (comme le montre leur question; cf. #Lu 6:46).

 Les noms de Dieu dans l’Ancien Testament

1. Elohim, Dieu, qui souligne sa force et sa puissance #Ge 1:1 ; #Ps 19:2

2. El-Elyon, le Dieu Très-Haut #Ge 14:17-20 ; #Esa 14:13-14

3. El-Olam, le Dieu d’éternité #Esa 40:28-31

4. El-Roï, le Dieu qui voit #Ge 16:13

5. El-Schaddaï, le Dieu Tout-Puissant #Ge 17:1 ; #Ps 91:1

6. Adonaï, Seigneur ou Maître, qui souligne la seigneurie de Dieu #Mal 1:6

7. Yahvé, l’Eternel, qui souligne la nature éternelle de Dieu #Ge 2:5

8. Yahvé-Jiré, l’Eternel pourvoira #Ge 22:13-14

9. Yahvé-Maccadeschem, l’Eternel qui vous sanctifie #Ex 31:13

10. Yahvé-Nissi, l’Eternel ma bannière #Ex 17:15

11. Yahvé-Rapha, l’Eternel qui guérit #Ex 15:26

12. Yahvé-Roï, l’Eternel mon berger #Ps 23:1

13. Yahvé-Tsebaoth, l’Eternel des armées #Esa 6:1-3

14. Yahvé-Schalom, l’Eternel paix #Jug 6:24

15. Yahvé-Schammah, l’Eternel est ici #Ez 48:35

16. Yahvé-Tsidkenou, l’Eternel notre justice #Jér 23:6

1:6-2:9

L’affirmation de l’amour inconditionnel du Seigneur (vv. #Mal 1:2-5) ne déchargeait pas, pour autant, les coupables de leurs responsabilités. C’est pourquoi Malachie commença par réprimander les sacrificateurs, les chefs spirituels de la nation, en dénonçant leur mépris pour les sacrifices (vv. #Mal 1:6-14), la gloire (#Mal 2:1-3) et la loi (#Mal 2:4-9) de l’Eternel.

 

7  Vous offrez sur mon autel des aliments impurs, Et vous dites : En quoi t’avons-nous profané ? C’est en disant : La table de l’Eternel est méprisable !

 

aliments impurs. D’après le v. 8, il est évident qu’il est ici question des sacrifices d’animaux. Les sacrificateurs offraient des victimes impures ou, au mieux, impropres à servir dans les rituels, ce qui était strictement interdit par le Seigneur (cf. #Lé 22:20-25 ; #De 15:21). En outre, de nouveau, ils niaient hypocritement toute culpabilité dans ce domaine. Leur mépris pour l’Eternel transparaissait dans l’état des animaux qui lui étaient offerts: ils étaient « aveugles », « boiteux » ou « infirmes » (v. #Mal 1:8).

La table de l’Eternel. C’est-à-dire l’autel des sacrifices (cf. #Ez 41:22).

 

8  Quand vous offrez en sacrifice une bête aveugle, n’est-ce pas mal ? Quand vous en offrez une boiteuse ou infirme, n’est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! Te recevra-t-il bien, te fera-t-il bon accueil ? Dit l’Eternel des armées.

 

Offre-la donc à ton gouverneur! Les sacrificateurs avaient eu l’audace d’offrir à Dieu ce que leur gouverneur n’aurait jamais accepté d’eux en guise de versement d’impôts. Cela montrait qu’ils craignaient plus d’être repoussés par le gouverneur que par Dieu. Néhémie était sans doute reparti en Perse (cf. #Né 13:6), abandonnant pour un temps ses fonctions de gouverneur.

 

9  Priez Dieu maintenant, pour qu’il ait pitié de nous ! C’est de vous que cela vient : Vous recevra-t-il favorablement ? Dit l’Eternel des armées.

 

Cette invitation à la repentance était probablement ironique: comment pouvaient-ils avoir le front de s’attendre à une manifestation de grâce de la part de Dieu, alors qu’ils l’insultaient chaque fois qu’ils lui offraient des sacrifices inacceptables?

 

10  Lequel de vous fermera les portes, Pour que vous n’allumiez pas en vain le feu sur mon autel ? Je ne prends aucun plaisir en vous, dit l’Eternel des armées, Et les offrandes de votre main ne me sont point agréables.

 

fermera les portes. Parlant à la première personne, Dieu exprima son désir que les portes du temple soient verrouillées pour mettre un terme à la vanité des offrandes qui lui étaient présentées (cf. #Esa 1:11-15). Il valait mieux cesser tout sacrifice plutôt que d’en offrir en faisant preuve d’hypocrisie.

 

11  Car depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant, Mon nom est grand parmi les nations, Et en tout lieu on brûle de l’encens en l’honneur de mon nom Et l’on présente des offrandes pures ; Car grand est mon nom parmi les nations, Dit l’Eternel des armées.

 

depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant. Expression qui désignait la terre tout entière (cf. #Ps 50:1 ; #Ps 103:12 ; #Esa 45:6 ; #Esa 59:19 ; #Za 8:7), comme l’indique « en tout lieu » (cf. v. #Mal 1:5). Aucune indication temporelle n’est donnée quant au jour où le culte de l’Eternel couvrira toute la terre, mais il ne peut s’agir d’une allusion à un quelconque culte juif rendu en dehors des frontières d’Israël dans l’histoire. Le zèle de Malachie au sujet des sacrifices d’Israël, combiné à son opinion négative des étrangers et de leurs dieux (vv. #Mal 1:2 ; #Mal 2:11), oriente les regards vers le millénium, où les Juifs adoreront dans le temple reconstruit en offrant des parfums et des offrandes (cf. #Ez 40:1-48:2). C’est à ce moment-là, et pas avant, que l’Eternel sera l’objet d’une adoration pure dans le monde entier et que son nom sera honoré partout (cf. #Esa 19:19-21 ; #Esa 24:14-16 ; #Esa 45:22-24 ; #Esa 66:18-21 ; #Mi 4:1-3 ; #Za 8:20-23 ; #Za 14:16-19).

 

12  Mais vous, vous le profanez, En disant : La table de l’Eternel est souillée, Et ce qu’elle rapporte est un aliment méprisable.

 

1:12-13

Répétition des remontrances des vv. 7-8. Les exigences contraignantes des sacrifices fatiguaient les sacrificateurs. Ils ne disaient peut-être pas ouvertement que la table du Seigneur (le lieu où étaient offerts les sacrifices) était méprisable, mais c’était ce qu’ils laissaient entendre au peuple en refusant de l’encourager au respect et d’exiger de lui les meilleures offrandes possibles; ainsi, par leur attitude et par leurs actes, ils profanaient l’autel et insultaient le Seigneur (cf. #Esa 43:22-24 ; #Mi 6:3), de sorte que celui-ci rejetait leurs sacrifices.

 

13  Vous dites : Quelle fatigue ! et vous le dédaignez, Dit l’Eternel des armées ; Et cependant vous amenez ce qui est dérobé, boiteux ou infirme, Et ce sont les offrandes que vous faites ! Puis-je les agréer de vos mains ? dit l’Eternel.

14  Maudit soit le trompeur qui a dans son troupeau un mâle, Et qui voue et sacrifie au Seigneur une bête chétive ! Car je suis un grand roi, dit l’Eternel des armées, Et mon nom est redoutable parmi les nations.

 

une bête chétive. L’offrant substituait au dernier moment à l’animal mâle et sans défaut (cf. #Lé 22:19)  de plus grande valeur et qu’il avait fait vœu de de sacrifier - une femelle avec des défauts. C’était un acte délibéré, ce qui le rendait d’autant plus incongru (cf. #Ac 5:1-5).

un grand roi. S’il était inconcevable de faire de telles offrandes au gouverneur (v. #Mal 1:8), cela l’était d’autant plus quand le bénéficiaire était le Seigneur de l’univers (cf. #Ps 48:3 ; #Mt 5:35)!

 

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