DEUTÉRONOME 21 : 1 à 23 *** + DEUTERONOMY 21 : 1 to 23 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

19/02/2016 12:57

DEUTÉRONOME 21 : 1 à 23 *** +
 

1 ¶  Si, dans le pays dont l’Éternel, ton Dieu, te donne la possession, l’on trouve étendu au milieu d’un champ un homme tué, sans que l’on sache qui l’a frappé,

21:1-9

sans que l’on sache qui l’a frappé. Cette loi relative à un homicide non résolu n’est mentionnée nulle part ailleurs dans le Pentateuque. Si l’on ne connaissait pas l’auteur d’un crime, la justice ne pouvait pas être exercée correctement. Le peuple était cependant considéré comme responsable de régler le cas. Les anciens de la ville la plus proche devaient assumer la charge du crime, de façon à empêcher des querelles entre villes si les parents cherchaient à se venger. En descendant dans la vallée (les autels dédiés aux idoles se trouvant toujours sur les hauts lieux, cela évitait tout lien avec l’idolâtrie) et brisant le cou d’une génisse, ils indiquaient que ce crime aurait mérité d’être puni. Le fait de laver leurs mains (verset #De 21: 6) signifiait que, tout en acceptant la responsabilité de ce qui était arrivé, ils se déchargeaient de la culpabilité liée au crime.

 

2  tes anciens et tes juges iront mesurer les distances à partir du cadavre jusqu’aux villes des environs.

3  Quand on aura déterminé la ville la plus rapprochée du cadavre, les anciens de cette ville prendront une génisse qui n’ait point servi au travail et qui n’ait point tiré au joug.

4  Ils feront descendre cette génisse vers un torrent qui jamais ne tarisse et où il n’y ait ni culture ni semence ; et là, ils briseront la nuque à la génisse, dans le torrent.

5  Alors s’approcheront les sacrificateurs, fils de Lévi ; car l’Éternel, ton Dieu, les a choisis pour qu’ils le servent et qu’ils bénissent au nom de l’Éternel, et ce sont eux qui doivent prononcer sur toute contestation et sur toute blessure.

Cela indique clairement que l’autorité juridique de la théocratie qu’était Israël incombait, en dernier recours, aux sacrificateurs.

 

6  Tous les anciens de cette ville la plus rapprochée du cadavre laveront leurs mains sur la génisse à laquelle on a brisé la nuque dans le torrent.

7  Et prenant la parole, ils diront : Nos mains n’ont point répandu ce sang et nos yeux ne l’ont point vu répandre.

8  Pardonne, ô Éternel ! à ton peuple d’Israël, que tu as racheté ; n’impute pas le sang innocent à ton peuple d’Israël, et ce sang ne lui sera point imputé.

9  Ainsi, tu dois faire disparaître du milieu de toi le sang innocent, en faisant ce qui est droit aux yeux de l’Éternel.

10 ¶  Lorsque tu iras à la guerre contre tes ennemis, si l’Éternel les livre entre tes mains, et que tu leur fasses des prisonniers,

11  peut-être verras-tu parmi les captives une femme belle de figure, et auras-tu le désir de la prendre pour femme.

21:11-12

parmi les captives une femme belle. Cette femme devait venir d’une ville non cananéenne prise par Israël (voir #De 20: 14), puisque toutes les Cananéennes devaient être tuées (#De 20: 16). Les gestes de renoncement décrits symbolisaient l’abandon de la vie précédente et une certaine purification (cf. #Lé 14: 18 ; #No 8:7).

21:11-14

une femme belle. Selon une ancienne coutume de guerre, une femme faite prisonnière devenait esclave des vainqueurs. Moïse reçut des instructions visant une bonne gestion de telles questions. Dans le cas où un soldat tombait sous le charme d’une prisonnière et envisageait de l’épouser, il devait attendre un mois pour permettre aux sentiments troublés de la femme de s’apaiser, à son esprit de s’adapter aux nouvelles conditions de vie, et pour lui laisser le temps de pleurer la perte de ses parents puisqu’elle allait épouser un étranger. Habituellement, les Juifs portaient le deuil pendant un mois, et les attitudes décrites ici  se raser la tête, se couper les ongles et retirer ses beaux vêtements (les femmes sur le point d’être capturées s’habillaient de manière à plaire à leurs ravisseurs) - correspondaient à ce qu’ils faisaient eux-mêmes durant de telles périodes. Ce temps d’attente était important pour témoigner de la bonté à la femme et éprouver les sentiments d’affection de l’homme. Après les 30 jours, ils pouvaient se marier. S’il décidait plus tard de la répudier (en tenant compte des instructions de 24:1-4), il ne pouvait pas la vendre comme esclave mais devait la laisser partir libre, « parce que tu l’auras humiliée ». Il s’agit d’une allusion aux rapports sexuels, où la femme avait dû se soumettre complètement à son mari (cf. #De 22:23-24 , #De 22:28-29). Le divorce semblait se pratiquer couramment, peut-être sous l’influence du séjour en Égypte, et il fut toléré par Moïse « à cause de la dureté de leur cœur ».

 

12  Alors tu l’amèneras dans l’intérieur de ta maison. Elle se rasera la tête et se fera les ongles,

13  elle quittera les vêtements qu’elle portait quand elle a été prise, elle demeurera dans ta maison, et elle pleurera son père et sa mère pendant un mois. Après cela, tu iras vers elle, tu l’auras en ta possession, et elle sera ta femme.

14  Si elle cesse de te plaire, tu la laisseras aller où elle voudra, tu ne pourras pas la vendre pour de l’argent ni la traiter comme esclave, parce que tu l’auras humiliée.

15 ¶  Si un homme, qui a deux femmes, aime l’une et n’aime pas l’autre, et s’il en a des fils dont le premier-né soit de la femme qu’il n’aime pas,

21:15-17

à deux femmes. Le texte original peut être traduit « a eu deux femmes »; il pourrait donc s’agir d’événements ayant déjà eu lieu, avec une première épouse décédée et une autre qui l’a remplacée. Moïse ne légiférerait donc pas sur un cas de polygamie  un homme avec deux femmes en même temps - mais sur celui d’un homme marié deux fois successivement. L’homme pouvait préférer sa seconde femme et être poussé par elle à donner son héritage à l’un de ses fils. Cela remettait en question le principe de l’héritage réservé au premier-né (le droit d’aînesse). Le premier-né, qu’il soit l’enfant de l’épouse préférée ou pas, devait recevoir une double part de l’héritage. Le père n’avait pas le droit de transférer ce droit à un autre fils. Cette réglementation ne s’appliquait pas au fils d’une concubine (#Ge 21:9-13) ni en cas de mauvaise conduite (#Ge 49:3-4)

 

16  il ne pourra point, quand il partagera son bien entre ses fils, reconnaître comme premier-né le fils de celle qu’il aime, à la place du fils de celle qu’il n’aime pas, et qui est le premier-né.

17  Mais il reconnaîtra pour premier-né le fils de celle qu’il n’aime pas, et lui donnera sur son bien une portion double ; car ce fils est les prémices de sa vigueur, le droit d’aînesse lui appartient.

18 ¶  Si un homme a un fils indocile et rebelle, n’écoutant ni la voix de son père, ni la voix de sa mère, et ne leur obéissant pas même après qu’ils l’ont châtié,

21:18-21

fils indocile et rebelle. Cf. #De 27:16. Il s’agit d’un enfant vivant continuellement dans un esprit de rébellion et dans le péché, sans se laisser corriger. Comme il ne subsistait aucun espoir pour une telle personne, qui violait le cinquième commandement de manière flagrante (#Ex 20: 12), elle devait être lapidée.

 

19  le père et la mère le prendront, et le mèneront vers les anciens de sa ville et à la porte du lieu qu’il habite.

20  Ils diront aux anciens de sa ville : Voici notre fils qui est indocile et rebelle, qui n’écoute pas notre voix, et qui se livre à des excès et à l’ivrognerie.

21  Et tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi, afin que tout Israël entende et craigne.

22  Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois,

21:22-23

pendu à un bois. Après une exécution, le corps pouvait rester pendu à un arbre pour le reste de la journée en guise d’avertissement contre les conséquences de la désobéissance. Il était cependant enterré avant le coucher du soleil. Cf. #Ga 3:13 où Paul cite ce texte en rapport avec la mort du Seigneur Jésus-Christ.

 

23  son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

 

DEUTERONOMY 21 : 1 to 23 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ If, in the land which the LORD thy God giveth thee to possess it, is found lying in the middle of a field a man killed, without knowing who hit him,

21: 1-9

without knowing who hit him. This law regarding an unsolved homicide is mentioned nowhere else in the Pentateuch. If one did not know the perpetrator of a crime, justice could not be exercised properly. The people, however, was considered responsible for settling the case. The elders of the city were to take charge of the crime, to prevent quarrels between cities if parents sought revenge. Down in the valley (the altars to idols is still on the high places, it avoided any connection with idolatry) and breaking the neck of a heifer, they indicated that the crime deserved to be punished. The fact of washing their hands (# of verse 21: 6) meant that, while accepting responsibility for what had happened, they were unloading of guilt related crime.

2 your elders and your judges will go to measure distances from the corpse to the surrounding cities.

3 it shall be, the city nearest the corpse, the elders of that city shall take a heifer which hath not been wrought with, and which hath not drawn in the yoke.

4 shall bring down the heifer to a stream that never dries up and where there has nor sown; and there shall break the heifer's neck in the valley.

5 And if the priests the son of Levi; for the LORD your God has chosen them to serve him and to bless in the name of the Lord, and it is they who shall every controversy and every injury.

This clearly indicates that the legal authority of the theocracy that was Israel's responsibility, ultimately, to the priests.

6 All the elders of that city nearest the corpse shall wash their hands over the heifer whose neck was broken in the torrent.

7 And answering, they say, Our hands have not shed this blood and our eyes have seen it.

8 Forgive, O LORD thy people Israel, whom thou hast redeemed; lay not innocent blood to your people Israel, and this blood will not be charged.

9 Thus, you need to remove from your midst innocent blood, doing what was right in the eyes of the Lord.

10 ¶ When thou goest out to battle against thine enemies, and the LORD delivered them into thine hands, and thou hast taken them captive,

11 perhaps see among the captives a beautiful woman figure, and will you have the desire to marry her.

21: 11-12

among the captives a beautiful woman. This woman was coming from a non-Canaanite city taken by Israel (see # of 20: 14), since all the Canaanites to be killed (# of 20: 16). described cessation gestures symbolize the abandonment of the previous life and some purification (see # Lev 14: 18; #No 8: 7).

21: 11-14

a beautiful woman. According to an ancient custom of war, a woman taken prisoner became a slave of the conquerors. Moses was instructed to good management of such issues. In the event that a soldier fell under the charm of a prisoner and was planning to marry her, he had to wait a month to allow the troubled feelings of the woman to appease his mind to adapt to new conditions life, and to give him time to grieve the loss of his relatives since going to marry a foreigner. Usually the Jews wore mourning for a month, and attitudes described here shave her head, trim nails and withdraw its beautiful clothes (women about to be captured dressed so as to please their captors ) - corresponded to what they were doing themselves during such periods. This waiting time was important to show kindness to the woman and to experience human feelings of affection. After 30 days, they could marry. If he decided later to repudiate (taking into account 24 instructions: 1-4), he could not sell her as a slave but had to let her go free, "because thou hast humbled her." This is an allusion to sex, where women had to submit completely to her husband (see # of 22: 23-24 # of 22: 28-29). Divorce seemed to be practiced routinely, perhaps under the influence of the stay in Egypt, and was tolerated by Moses "because of the hardness of their heart."

12 Then thou shalt bring her home to thine house. She shall shave her head and nails done,

13 she will leave the clothes she wore when she was taken, shall remain in your house, and bewail her father and mother for a month. After that, you go to it, you will have it in your possession, and she shall be your wife.

14 If it ceases to please you, you let her go where she wants, you will not sell her for money or treat her as a slave, because thou hast humbled her.

15 ¶ If a man has two wives, one likes and does not like the other, and if he has the son, the first child will be born of woman he does not love,

21: 15-17

two women. The original text can be translated "had two women"; so it could be events that have already taken place, with a first wife died and another who replaced. Moses therefore not legislate on a case of polygamy a man with two women at the same time - but in that of a married man twice in succession. The man could prefer his second wife and be pushed by it to give his inheritance to one of his son. This called into question the principle of inheritance reserved for the first-born (primogeniture). The first-born, whether the child's favorite wife or not, was to receive a double portion of the inheritance. The father had no right to transfer this right to another son. This regulation does not apply to the son of a concubine (#Ge 21: 9-13) or in cases of misconduct (#Ge 49: 3-4)

16 Then it shall be, when he maketh his property between his son, acknowledge as firstborn the son of the woman he loves, instead of the son of the one he does not like, and who is the first- born.

17 But he shall acknowledge the firstborn to the son of the one he does not like, and giving him a double portion; because that son is the beginning of his strength, the right of the firstborn is his.

18 ¶ If a man have a stubborn and rebellious son, listening or the voice of his father, or the voice of his mother, and will not hearken unto them after they have chastened him,

21: 18-21

stubborn and rebellious son. See # of 27:16. This is a child living continuously in a spirit of rebellion and sin without being corrected. As there remained no hope for such a person, who violates the fifth commandment blatantly (#Ex 20: 12), she was to be stoned.

19 father and mother take him, and bring him out unto the elders of his city at the gate of his place.

20 They shall say to the elders of his city, This our son is stubborn and rebellious, he will not obey our voice, and is a glutton and a drunkard.

21 And all the men of his city shall stone him to die. You must purge the evil from your midst, and all Israel shall hear, and fear.

22 If we die a man who has committed a crime worthy of death, and thou have hanged on a tree;

21: 22-23

hanged on a tree. After execution, the body could remain hanging from a tree for the rest of the day as a warning against the consequences of disobedience. However, it was buried before sunset. #Ga Cf. 3:13 where Paul cites this text in connection with the death of the Lord Jesus Christ.

23 his body shall not remain all night upon the tree; but you shall surely bury him that day, for he that is hanged is accursed of God, and you shall not defile your land which the LORD thy God giveth thee for an inheritance.

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