JEAN 1 : 25 À 51 *** +JOHN 1 : 25 À 51 *** + NOTES DE JOHN MACARTHUR

19/06/2015 09:12

JEAN 1 : 25 À 51 *** +

 

25  Ils lui firent encore cette question : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Elie, ni le prophète ?

baptises-tu. Puisque Jean ne se définissait que comme une simple voix (v. #Jn 1:23), cela soulevait la question de savoir par quelle autorité il se permettait de baptiser. L’A.T. associait la venue du Messie à la repentance et à la purification spirituelle (#Esa 36:1-37:2 ; #Za 13:1). Jean attirait l’attention sur son statut de précurseur du Messie et se servait du baptême traditionnel des prosélytes pour symboliser le besoin de reconnaître les Juifs qui, à l’instar des païens, se trouvaient en dehors de l’alliance salvatrice de Dieu. Ils avaient, eux aussi, besoin de purification spirituelle et de préparation (repentance #Mt 3:11 ; #Mr 1:4 ; #Lu 3:7-8) avant l’avènement du Messie

26  Jean leur répondit : Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas,

27  (1-26) qui vient après moi ; (1-27) je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.

Ces mots de Jean-Baptiste prolongent le thème, présent dans le prologue, de la prééminence du Messie (vv. #Jn 1:6-8, #Jn 1:15) et démontrent sa propre humilité: chaque fois qu’il en avait la possibilité, il détournait l’attention de lui-même pour la tourner vers le Messie. Jean alla jusqu’à dire que, au contraire d’un esclave qui avait pour tâche de retirer les sandales de son maître, il n’était même pas digne de rendre ce service à son Messie.

28  Ces choses se passèrent à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Béthanie. Certains manuscrits portent « Bethabara », peut-être parce que des copistes ont cru que Jean s’était trompé en situant ces événements à Béthanie. On peut aussi supposer qu’il existait deux Béthanie: une près de Jérusalem, où vivaient Marie, Marthe et Lazare (#Jn 11:1), et une autre « au-delà du Jourdain » à proximité de la Galilée. Puisque Jean prit la peine de préciser la proximité de la première Béthanie par rapport à Jérusalem (#Jn 11:18), il faisait sans doute allusion ici à une autre ville qui portait le même nom.

29 ¶  Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

Le lendemain. Renvoie sans doute au jour qui suivit la réponse que donna Jean à la délégation envoyée par Jérusalem. C’est aussi le début d’une série de jours (v. #Jn 1:43 ; #Jn 2:1) dont le point culminant fut le miracle de Cana (#Jn 2:1-11).

l’Agneau de Dieu. Les Juifs utilisaient très couramment un agneau pour leurs sacrifices. C’est un agneau qu’on sacrifiait le jour de la Pâque (#Ex 12:1-28), un agneau qui est mentionné dans la prophétie d’Esaïe (#Esa 53:7), un agneau encore que l’on offrait à l’occasion des sacrifices quotidiens en Israël (#Ex 29:38-42 ; #No 28:1-8 ; cf. #Hé 10:5-7). Jean-Baptiste utilisa cette expression en rapport avec l’ultime sacrifice de Jésus sur la croix pour racheter les péchés du monde, thème que l’apôtre Jean évoque tout au long de ses écrits (#Jn 19: 36 ; cf. #Ap 5:1-6 ; #Ap 7:17 ; #Ap 17: 14) et qui apparaît dans d’autres écrits du N.T. (p. ex. #1Pi 1:19).

le péché du monde. cf. #Jn 3:16 ; #Jn 6:33, #Jn 6:51. Dans ce contexte, le « monde » désigne l’humanité en général, et non chaque personne en particulier. L’utilisation de « péché » au singulier, en lien avec « du monde », indique que le sacrifice de Jésus pour le péché atteint potentiellement tous les êtres humains, sans distinction (cf. #1Jn 2:2). Jean explique en revanche clairement qu’il n’est efficace que pour ceux qui reçoivent Christ dans leur cœur (vv. #Jn 1:11-12). Pour plus de détails au sujet de la relation entre la mort de Christ et le monde, voir la note 1 au bas du texte sur {==> "2Co 5:19"}.

1:29-34 Cette partie évoque le témoignage que rendit Jean de Jésus à un deuxième groupe de Juifs, le second jour (voir vv. 19-28 pour ce qui est du premier groupe et du premier jour). Cette partie fait office de transition. Elle continue sur le même thème du témoignage de Jean-Baptiste, mais introduit déjà une longue liste de titres applicables à Jésus: l’Agneau de Dieu (vv. #Jn 1:29, #Jn 1:36), Rabbi (vv. #Jn 1:38, #Jn 1:49), Messie / Christ (v. #Jn 1:41), Fils de Dieu (vv. #Jn 1:34, #Jn 1:49), roi d’Israël (v. #Jn 1:49), Fils de l’homme (v. #Jn 1:51) et « celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé » (v. #Jn 1:45).

30  C’est celui dont j’ai dit : Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il était avant moi.

31  Je ne le connaissais pas, mais c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d’eau.

Je ne le connaissais pas. Bien qu’étant le cousin de Jésus, Jean ne le connaissait pas en tant que « Messie », celui qui vient (v. #Jn 1:30).

32  Jean rendit ce témoignage: J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui.

l’Esprit descendre. Dieu avait précédemment communiqué à Jean que c’était par ce signe que serait identifié le Messie promis (v. #Jn 1:33), si bien que lorsqu’il fut témoin de cet événement, il fut en mesure de reconnaître que Jésus était bien le Messie (cf. #Mt 3:16 ; #Mr 1:10 ; #Lu 3:22).

33  Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit.

34  Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu.

le Fils de Dieu. Dans un sens restreint, tous les croyants peuvent s’appeler « fils de Dieu » (p. ex. v. 12; #Mt 5:9 ; #Ro 8:14), mais Jean donne ici à cette expression toute sa force, en l’employant comme un titre qui souligne l’unicité et l’intimité particulières de Jésus avec son Père. Il souligne aussi la divinité de Jésus en tant que Messie (v. #Jn 1:49 ; #Jn 5:16-30 ; cf. #2S 7:14 ; #Ps 2:7 .

35  Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ;

1:35-51 Cette partie décrit le témoignage que Jean donna de Jésus à un troisième groupe, c’est-à-dire à certains de ses disciples, le troisième jour (voir vv. 19-28, 29-34 pour le récit de la rencontre avec le premier et le deuxième groupe). Comme il fallait s’y attendre de la part d’un homme aussi humble que Jean, il oriente l’attention de ses propres disciples vers Jésus (v. #Jn 1:37).

36  et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu.

37 ¶  Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.

ils suivirent Jésus. Bien que le verbe « suivre » signifie d’habitude « suivre en tant que disciple » dans les écrits de l’apôtre (v. #Jn 1:43 ; #Jn 8:12 ; #Jn 12:26 ; #Jn 21:19-20, #Jn 21: 22), il peut aussi prendre un sens neutre (#Jn 11:31). Le sens du mot ne signifie pas nécessairement qu’ils devinrent ses disciples de façon définitive à ce moment-là. Il est plutôt suggéré ici qu’ils le suivirent afin de pouvoir l’observer de plus près, motivés comme ils l’étaient par le témoignage de Jean. Cet incident servit à mettre en contact les disciples de Jean avec Jésus (p. ex. André; #Jn 1:40). Ils finirent par lui consacrer leur vie comme d’authentiques disciples et apôtres quand Jésus les appela définitivement à son service, quelque temps plus tard (#Mt 4:18-22 ; #Mt 9:9 ; #Mr 1:16-20). A ce point du récit, Jean-Baptiste se retire de la scène, et l’attention se porte désormais sur le ministère de Christ.

38  Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ?

39  Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.

la dixième heure. D’après la manière romaine de compter les heures, cela correspond à 10 heures du matin; d’après la manière juive, à 4 heures de l’après-midi. Jean mentionne l’heure précise, probablement pour signaler qu’il était lui-même le compagnon d’André (v. #Jn 1:40). Témoin oculaire de ces événements  qui se déroulèrent sur trois jours - Jean vécut avec Jésus une première rencontre si bouleversante pour lui qu’il se souvenait de l’heure exacte où il le vit pour la première fois.

40  André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.

41  Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ.

Messie. Ce terme est la transcription approximative d’un mot hébreu ou araméen qui signifie « oint ». Il dérive d’un verbe signifiant « oindre » quelqu’un pour le consacrer à une fonction particulière. D’abord appliqué au roi d’Israël (« l’oint de l’Éternel », #1S 16: 6), au souverain sacrificateur (« sacrificateur ayant reçu l’onction », #Lé 4:3) et, dans un passage, aux patriarches (« mes oints », #Ps 105:15), le terme finit par désigner, avant tout, celui qui avait été annoncé comme étant « celui qui vient » ou le « Messie », dans son rôle de prophète, de sacrificateur et de roi. Le terme « Christ », mot grec (adjectif verbal) qui vient du verbe signifiant « oindre », est utilisé pour traduire le terme hébreu, si bien que les termes « Messie » et « Christ » sont des titres, et non des noms personnels de Jésus.

42  Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre.

Jésus, l’ayant regardé. Jésus connaît ce qui est dans le cœur des hommes (vv. #Jn 1:43-51), mais il ne se contente pas de voir en eux (vv. #Jn 1:47-48): il est aussi capable de les transformer pour faire d’eux ce qu’il veut qu’ils deviennent.

tu seras appelé Céphas. Jusqu’à ce jour-là, Pierre était connu sous le nom de « Simon fils de Jonas » (cf. #Jn 21:15-17 ; #Mt 16: 17). Le terme « Céphas » signifie « pierre » en araméen et se traduit en grec par Petros. Jésus donna à Simon le nom de Céphas/Pierre au début de son ministère (cf. #Mt 16: 18 ; #Mr 3:16). Il annonçait ainsi non seulement la nouvelle façon dont ce disciple serait désormais appelé, mais aussi la manière dont il transformerait son caractère et l’utiliserait en relation avec la fondation de l’Église (cf. #Jn 21:18-19 ; #Mt 16:16-18 ; #Ac 2:14-4:32).

43 ¶  Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit : Suis-moi.

1:43-51 Cette section présente le quatrième jour depuis le commencement du témoignage de Jean-Baptiste (cf. vv. #Jn 1:19, #Jn 1:29, #Jn 1:35).

44  Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre.

Bethsaïda …  de la ville d’André et de Pierre. Alors que #Mr 1:21, #Mr 1:29 situe la maison de Pierre à Capernaüm, Jean précise qu’il était originaire de Bethsaïda. Pierre et André grandirent probablement à Bethsaïda pour aller ensuite s’installer à Capernaüm; de même, Jésus était toujours identifié comme originaire de la ville où il vécut, Nazareth, alors qu’il habita plus tard ailleurs (#Mt 2:23 ; #Mt 4:13 ; #Mr 1:9 ; #Lu 1:26).

45  Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit : Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.

celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé. Expression qui résume toute l’argumentation de l’Évangile de Jean: Jésus représente l’accomplissement de l’A.T. (cf. v. #Jn 1:21 ; #Jn 5:39 ; #De 18:15-19 ; #Lu 24:44-47 ; #Ac 10:43 ; #Ac 18: 28 ; #Ac 26:22-23 ; #Ro 1:2 ; #1Co 15: 3 ; #1Pi 1:10-11 ; #Ap 19: 10).

46  Nathanaël lui dit : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? Philippe lui répondit : Viens, et vois.

Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? Nathanaël était originaire de Cana (#Jn 21: 2), autre ville de Galilée. Les Galiléens étaient méprisés par les Judéens, et les Galiléens eux-mêmes méprisaient les natifs de Nazareth. Le mépris de Nathanaël était peut-être motivé par le fait que Nazareth était une localité insignifiante, sans valeur prophétique notoire (#Jn 7:52, cf. cependant #Mt 2:23). Plus tard, les chrétiens seront désignés de façon dédaigneuse comme les membres de la « secte des Nazaréens » (#Ac 24: 5).

47  Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui : Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude.

point de fraude. Ce que Jésus voulait dire, c’est que la brusque franchise de Nathanaël révélait un Israélite bien disposé à examiner pour sa part, et sans idée derrière la tête, tout ce qu’on racontait à propos de Jésus. Le terme désigne un cœur honnête et curieux. Possible allusion ici à #Ge 27:35: Jacob était notoirement connu pour sa duplicité, au contraire de Nathanaël. On peut comprendre que la duplicité de Jacob ne caractérisait pas seulement Jacob lui-même, mais aussi toute sa descendance. Aux yeux de Jésus, un Israélite honnête et sincère en était venu à représenter une exception plutôt que la règle (cf. #Jn 2:23-25).

48  D’où me connais-tu ? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.

Je t’ai vu. Aperçu rapide des pouvoirs surnaturels de Jésus: non seulement il fit une brève description de Nathanaël qui était juste, mais il révéla des choses que lui seul était en mesure de connaître (v. #Jn 1:47). Nathanaël venait peut-être de faire l’expérience d’une communion particulière avec Dieu à cet endroit-là, et c’est pourquoi il pouvait comprendre à quoi Jésus faisait allusion. De toute façon, Jésus avait connaissance d’informations qui n’étaient pas accessibles au commun des mortels.

49  Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël.

le Fils de Dieu …  le roi d’Israël. La preuve donnée par Jésus de ses connaissances surnaturelles s’ajoutait au témoignage de Philippe, et balaya ainsi tous les doutes de Nathanaël. C’est pourquoi Jean ajoute à cette partie le témoignage de ce disciple. L’emploi de « le » associé à « Fils de Dieu » indique probablement que l’expression doit être comprise dans son sens le plus fort (cf. v. #Jn 1:34 ; #Jn 11:27). Pour Nathanaël, Jésus était quelqu’un que les pauvres mots humains ne suffisaient pas à décrire.

50  Jésus lui répondit : Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci.

51  Et il lui dit : En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

En vérité, en vérité. Cf. #Jn 5:19, #Jn 5:24-25. Expression fréquemment employée par Jésus pour signifier l’importance et la vérité de ce qu’il allait ajouter.

le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre. A la lumière du contexte du v. 47, ce v. renvoie probablement à #Ge 28:12 où Jacob rêve d’une échelle qui descend des cieux. Ce que Jésus voulait faire comprendre à Nathanaël, c’est que, tout comme Jacob avait reçu des révélations surnaturelles, les autres disciples et lui vivraient des instants de révélation surnaturelle qui viendraient confirmer la nature de Jésus. De plus, la mention du Fils de l’homme à la place de l’échelle du rêve de Jacob désigne Jésus comme moyen d’accès à Dieu pour les hommes.

Fils de l’homme. C’est le titre de prédilection de Jésus qui l’employa pour se désigner lui-même plus de 80 fois. Dans le N.T., il est exclusivement réservé à Jésus et apparaît principalement dans les Évangiles (cf. #Ac 7:56). Dans le quatrième Évangile, l’expression se répète 13 fois, et elle est le plus souvent associée aux thèmes de la crucifixion et de la souffrance (#Jn 3:14 ; #Jn 8:28) ou de la révélation (#Jn 6:27, #Jn 6:53), mais aussi à l’autorité eschatologique (#Jn 5:27). Bien que pouvant parfois évoquer l’humanité de la personne ou fonctionner en tant que simple substitut pour « je » (#Jn 6:27 ; cf. #Jn 6:20), elle prend une signification eschatologique en rapport avec #Da 7:13-14 où un « fils de l’homme », le Messie, vient en gloire pour recevoir le royaume des mains de l’« Ancien des jours », c’est-à-dire le Père.

Note 1

2 Corinthiens 5:19

Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.

Dieu était en Christ. Dieu a souverainement décidé d’employer son Fils, le seul sacrifice acceptable et parfait, comme moyen d’effectuer la réconciliation entre lui et les pécheurs.

réconciliant le monde. Dieu prend l’initiative de changer la condition du pécheur: il s’approche de celui qui est éloigné, lui pardonne et l’accueille dans une relation juste avec lui-même. Cet enseignement constitue l’essence de l’Évangile. Le mot « monde » ne devrait pas être interprété ici dans un sens universaliste qui supposerait que tous les humains seront sauvés, ou sont potentiellement réconciliés. Il renvoie plutôt à l’humanité (cf. #Tit 2:11 ; #Tit 3:4) en tant que catégorie particulière des êtres à qui Dieu offre la réconciliation, et il englobe ainsi des personnes de tout groupe ethnique, sans distinction. La valeur de la mort de Christ est infinie, et le pardon qu’elle offre n’a pas de limites. Cependant, la rédemption a été effectivement réalisée pour ceux qui croient (cf. #Jn 10:11, #Jn 10:15 ; #Jn 17: 9 ; #Ac 13: 48 ; #Ac 20: 28 ; #Ro 8:32-33 ; #Ep 5:25). Le reste de l’humanité paiera personnellement le prix pour son péché dans l’enfer éternel.

imputant. Ce verbe peut aussi être traduit par « comptant ». C’est ici le cœur de la doctrine de la justification, par laquelle Dieu déclare que le pécheur repenti est juste à ses yeux: au moment même où une personne place toute sa foi en Christ et en sa mort sacrificielle, ses péchés sont couverts par la justice de Christ et ne sont plus pris en compte.

la parole de la réconciliation Dans ce passage, Paul présente une autre dimension du message de l’Évangile. Le mot grec pour « parole » (cf. #Ac 13: 26) souligne l’authenticité et la véracité d’un message, par opposition à une proclamation mensongère ou d’origine douteuse. Dans un monde rempli d’affirmations fausses, les croyants disposent des certitudes qu’apporte le message véridique et fiable de l’Évangile.

 

JOHN 1 : 25 À 51  *** + NOTES DE JOHN MACARTHUR

 

25 And they asked him: Why then do you baptize, if thou art not the Christ, nor Elijah, nor the prophet?

you baptizing. Since John is only defined as a single voice (v. #Jn 1:23), this raised the question by what authority he allowed himself to be baptized. The A.T. associated the coming of the Messiah to repentance and spiritual purification (#Esa 36: 1-37: 2; #Za 13: 1). Jean drew attention to his status precursor of the Messiah and used the traditional baptism of proselytes to symbolize the need to recognize the Jews, like the pagans, were outside of the saving covenant of God. They, too, need spiritual purification and preparation (repentance #Mt 3:11; #Mr 1: 4; #Lu 3: 7-8) before the coming of the Messiah

26 John answered them, I baptize with water, but among you there is someone you do not know,

27 (1-26) who comes after me; (1-27) I am not worthy to untie his shoes.

These words of John the Baptist extend the theme present in the prologue, the rule of the Messiah (vv #Jn. 1: 6-8, #Jn 1:15) demonstrate his own humility each time he had the possibility it diverted attention from himself to turn to the Messiah. Jean went on to say that, unlike a slave who had the task of removing the sandals of his teacher, he was not even worthy to render this service to his Messiah.

28 These things were done in Bethany beyond the Jordan, where John was baptizing.

Bethany. Some manuscripts have "Bethabara", perhaps because of the copyists believed that John was mistaken in placing the events at Bethany. We can also assume that there are two Bethany: one near Jerusalem where lived Mary, Martha and Lazarus (#Jn 11: 1), and another "beyond the Jordan" near Galilee. Since John took pains to point out the proximity of the first Bethany over Jerusalem (#Jn 11:18), he was probably referring here to another city which bore the same name.

29 ¶ The next day John seeth Jesus coming unto him, and saith, Behold the Lamb of God who takes away the sin of the world.

The next day. Probably refers to the day after John gave the answer to the delegation sent from Jerusalem. It is also the beginning of a series of days (v #Jn 1:43; #Jn 2: 1.) Which culminated in the miracle of Cana (#Jn 2: 1-11).

the Lamb of God. The Jews very commonly used a lamb for sacrifice. It's a lamb sacrificed on the day of the Passover (#Ex 12: 1-28), a lamb that is mentioned in the prophecy of Isaiah (#Esa 53: 7), a lamb although one offered during the daily sacrifices in Israel (#Ex 29: 38-42; #No 28: 1-8; cf. Heb # 10: 5-7). John the Baptist used the term in connection with Jesus' ultimate sacrifice on the cross for the sins of the world, a theme that the apostle John mentions throughout his writings (#Jn 19: 36; cf. #Ap 5 : 1-6; 7:17 #Ap; #Ap 17: 14) and appears in other writings of the NT (eg # 1 Peter 1:19)...

the world of sin. cf. #Jn 3:16; #Jn 6:33, 6:51 #Jn. In this context, the "world" refers to humanity in general, not every person in particular. The use of "sin" in the singular, in connection with "the world", says Jesus' sacrifice for sin potentially reaches all human beings without distinction (see # 1 Jn 2: 2). John explains clearly that however is only effective for those who receive Christ in their heart (vv #Jn. 1: 11-12). For more details about the relation between the death of Christ and the world, see Note 1 at the bottom of the text on {==> "2 Corinthians 5:19"}.

1: 29-34 This section discusses the testimony of Jesus Jean went to a second group of Jews on the second day (see vv 19-28 in terms of the first group and the first date.). This part makes transition office. It continues on the same topic of the testimony of John the Baptist, but already introduced a long list of titles applicable to Jesus, the Lamb of God, Rabbi (vv (vv #Jn 1:29, 1:36 #Jn.). #Jn 1:38, #Jn 1:49), Messiah / Christ (v. #Jn 1:41), Son of God (vv. #Jn 1:34, 1:49 #Jn), king of Israel ( v. #Jn 1:49), the Son of Man (v. #Jn 1:51) and "the one Moses wrote in the law, and the prophets have spoken" (v. #Jn 1:45) .

30 This is he of whom I said, After me comes a man who has surpassed me because he was before me.

31 I do not know, but that he should be made manifest to Israel, I came baptizing with water.

I do not know. Although being the cousin of Jesus, John did not know him as the "Messiah," the one who comes (v. #Jn 1:30).

32 John bore witness: I saw the Spirit descending from heaven like a dove, and it abode upon him.

the Spirit descending. God had previously communicated to John that it was by this sign would be identified as the promised Messiah (v. #Jn 1:33), so that when he was a witness to this event, he was able to recognize that Jesus was the Messiah (cf. #Mt 3:16 #Mr 1:10; #Lu 3:22).

33 I did not know him, but he who sent me to baptize with water, that one said to me: He upon whom you see the Spirit descend and remain, this is he who baptizes with the Holy Spirit.

34 And I have seen and I testify that he is the Son of God.

the Son of God. In a narrow sense, all believers may be called "son of God" (eg v 12; #Mt 5:... 9; #Ro 8:14), but John gives this expression by all the strength, by using it as a title that emphasizes the uniqueness and the special intimacy of Jesus with his Father. It also stresses the divinity of Jesus as Messiah (v #Jn 1:49; #Jn 5. 16-30; see # 2S 7:14; #PS 2: 7.

35 The next day John was there again with two of his disciples;

1: 35-51 This section describes the testimony that John gave Jesus to a third group, that is to say, some of his followers on the third day (see vv 19-28, 29-34 to the narrative. the meeting with the first and second group). As one might expect from such a humble man that John, it directs the attention of his own disciples to Jesus (v. #Jn 1:37).

36 And looking upon Jesus as he walked, he saith, Behold the Lamb of God.

37 ¶ And the two disciples heard him speak, and they followed Jesus.

they followed Jesus. Although the "follow" usually means verb "follow as a disciple" in the writings of the apostle (v #Jn 1:43; 8:12 #Jn; #Jn 24:26; #Jn. 21: 19-20, #Jn 21: 22), it can also take a neutral sense (#Jn 11:31). The word does not necessarily mean that they became his disciples definitively at this time. Instead, it is suggested here that they followed him in order to observe more closely, as they were motivated by the testimony of John. This incident served contacting John's disciples with Jesus (eg André;.. #Jn 1:40). They eventually dedicate their lives as authentic disciples and apostles when Jesus finally called them to his service, some time later (#Mt 4: 18-22; #Mt 9: 9; #Mr 1: 16-20) . At this point in the story, Jean-Baptiste retires from the scene, and attention has now turned to the ministry of Christ.

38 Jesus turned, and saw them following, he said: What are you looking for? They answered him, Rabbi which means Teacher, where are you staying?

39 Come, 'he said, and see. They came and saw where he was staying, and they stayed with him that day. It was about the tenth hour.

the tenth hour. According to the Roman way of counting the hours, this corresponds to 10 am; according to Jewish manner, 4 o'clock in the afternoon. John mentions the exact time, probably to report that he was himself the companion of Andrew (v. #Jn 1:40). Eyewitness to the events that took place over three days - John lived with Jesus first meeting so overwhelming for him that he remembered the exact time he saw him for the first time.

40 Andrew, Simon Peter's brother, was one of the two who heard John speak, and followed him.

41 He first found his brother Simon, and saith unto him, We have found the Messiah which means Christ.

Messiah. This term is the approximate transcription of a Hebrew or Aramaic word meaning "anointed." It derives from a verb meaning "to anoint" someone to devote to a particular function. First applied to the king of Israel ("the anointed of the Lord," # 1S 16: 6), the high priest ("the priest that is anointed," Lev # 4: 3), and in a passage to the patriarchs ("mine anointed" #PS 105: 15), the term came to designate, above all, one that had been announced as "one who comes" or "Messiah" in his role as prophet, of priest and king. The term "Christ", the Greek word (verbal adjective) which comes from the verb meaning "anoint" is used to translate the Hebrew term, so that the "Messiah" and "Christ" terms are securities, not personal names Jesus.

42 And he brought him to Jesus. Jesus beheld him and said, You are Simon son of Jonah; thou shalt be called Cephas, which means Peter.

When Jesus looked. Jesus knows what is in the heart of man (vv #Jn. 1: 43-51), but he was not happy to see in them (vv #Jn. 1: 47-48): it is also capable of the turn to them what he wants them to be.

You shall be called Cephas. Until that day, Peter was known by the name "Simon son of Jonah" (cf. #Jn 21: 15-17; #Mt 16: 17). The term "Cephas" means "stone" in Aramaic and translated into Greek by Petros. Jesus gave Simon the name of Cephas / Peter at the beginning of his ministry (cf. #Mt 16: 18; #Mr 3:16). Thus he not only announced the new way that disciple would now be called, but also how it would transform its character and use it in connection with the foundation of the Church (cf. #Jn 21: 18-19; #Mt 16: 16-18; #AC 2: 14-4: 32).

43 ¶ The day following Jesus would go forth into Galilee, and found Philip. He told him: Follow me.

1: 43-51 This section presents the fourth day since the beginning of the testimony of John the Baptist (see verses #Jn 1:19, 1:29 #Jn, #Jn 1:35.).

44 Philip was from Bethsaida, the city of Andrew and Peter.

... Bethsaida the city of Andrew and Peter. While #Mr 1:21, 1:29 #Mr is Peter's house in Capernaum, John says he was from Bethsaida. Peter and Andrew probably grew at Bethsaida and then move to Capernaum; Similarly, Jesus was always identified as originating from the town where he lived, Nazareth, when he later lived elsewhere (#Mt 2:23; 4:13 #Mt; #Mr 1: 9; 1:26 #Lu ).

45 Philip found Nathanael and told him, We have found him of whom Moses in the law and also the prophets wrote, Jesus of Nazareth, son of Joseph.

one Moses wrote in the law and the prophets have spoken. Expression that summarizes the whole argument of the Gospel of John, Jesus is the fulfillment of the OT . (Cf. v #Jn 1:21; 5:39 #Jn; # of 18: 15-19; #Lu 24: 44-47; 10:43 #AC; #AC 18: 28; 26:22 #AC -23; #Ro 1: 2; 1 Cor # 15: 3; 1 Peter # 1: 10-11; #Ap 19: 10).

46 Nathanael said to him: Can he come out of Nazareth something good? Philip answered him, Come and see.

Can he come out of Nazareth something good? Nathanael was from Cana (#Jn 21: 2), another town in Galilee. The Galileans were despised by the Judeans and Galileans themselves despised native of Nazareth. Contempt Nathanael was perhaps motivated by the fact that Nazareth was an insignificant locality without notorious prophetic value (#Jn 7:52, cf. 2:23 #Mt though). Later, Christians will be so disdainful designated as members of the "sect of the Nazarenes" (#AC 24: 5).

47 Jesus saw Nathanael coming to him, said of him: Behold an Israelite indeed, in whom is no guile.

guile. What Jesus meant was that the sudden franchise Nathanael showed a willing Israelite to look for one, and without ulterior motive, everything you told about Jesus. The term refers to an honest and curious heart. Possible allusion by #Ge 27:35 Jacob was notorious for his duplicity, unlike Nathanael. It is understandable that the duplicity of Jacob not only characterized Jacob himself but also all his descendants. In the eyes of Jesus, an honest and sincere Israelite had come to represent the exception rather than the rule (cf. #Jn 2: 23-25).

48 Whence knowest thou me? Nathanael said to him. Jesus answered him, Before Philip called thee, when thou wast under the fig tree, I saw thee.

I saw you. Quick Overview supernatural powers of Jesus not only made a brief description of Nathanael was right, but he revealed things that only he was able to know (v #Jn 1:47.). Nathanael was perhaps to experience a special communion with God in that place, and that's why he could understand what Jesus meant. Anyway, Jesus was aware of information that was not available to ordinary mortals.

49 Nathanael answered him, Rabbi, thou art the Son of God, thou art the King of Israel.

the Son of God ... King of Israel. The evidence given by Jesus to his supernatural knowledge was in addition to the testimony of Philip, and swept all doubts and Nathanael. This is why John adds to that part of the testimony that disciple. The use of "the" associated with "Son of God" probably indicates that the expression should be understood in its strongest sense (cf. v #Jn 1:34;. #Jn 11:27). For Nathanael, Jesus was someone the poor human words were not enough to describe.

50 Jesus answered him: Because I said I saw you under the fig tree, you believe; You shall see greater things than these.

51 And he said unto him, Verily, verily, you will see heaven opened and the angels of God ascending and descending upon the Son of man.

Verily, verily. See #Jn 5:19, #Jn 5: 24-25. Expression frequently used by Jesus to signify the importance and truth of what he would say.

heaven opened and the angels of God ascending and descending. In the light of the context of vv. 47, that v. probably refers to #Ge 28:12 where Jacob dreamed of a ladder that descends from heaven. What Jesus wanted to impress upon Nathanael is that, just as Jacob had received supernatural revelations, the other disciples to him and live moments of supernatural revelation that would confirm the nature of Jesus. In addition, the mention of the Son of man instead of the scale of the dream of Jacob designates Jesus as a means of access to God for men.

Son of man. This is Jesus' favorite title that employed him to designate himself over 80 times. In the NT it is exclusive to Jesus and appears mainly in the Gospels (cf. #AC 7:56). In the fourth Gospel, the phrase is repeated 13 times, and is most often associated with the themes of crucifixion and suffering (#Jn 3:14; 8:28 #Jn) or disclosure (6 #Jn : 27 #Jn 6:53), but also to the eschatological authority (#Jn 5:27). Although it can sometimes evoke the humanity of the person or function as a mere substitute for "I" (#Jn 6:27; cf. 6:20 #Jn), it takes an eschatological significance in relation #Da 7: 13-14 where a "son of man," the Messiah comes in glory to receive the kingdom from the hands of the "Ancient of Days," that is to say, the Father.

Note 1

2 Corinthians 5:19

God was in Christ, reconciling the world unto himself, not imputing their trespasses, and hath committed unto us the word of reconciliation.

God was in Christ. God has sovereignly decided to use his Son, the only acceptable and perfect sacrifice as a means to effect reconciliation between himself and sinners.

reconciling the world. God takes the initiative to change the condition of the sinner: he approaches one who is far away, forgive him and welcome him into a right relationship with Himself. This teaching is the essence of the Gospel. The word "world" should not be interpreted here in a universalist sense would imply that all people be saved, or are potentially reconciled. It refers rather to humanity (cf. #Tit 2:11; #Tit 3: 4) as a particular category of beings to whom God offers reconciliation, and thus encompasses people of all ethnic groups without distinction. The value of the death of Christ is infinite, and it offers forgiveness has no limits. However, redemption was actually performed for those who believe (cf. #Jn 10:11, 10:15 #Jn; #Jn 17: 9; #AC 13: 48; #AC 20: 28; 8:32 #Ro -33; #EP 5:25). The rest of humanity personally pay the price for his sin in eternal hell.

imputing. This verb can also be translated as "cash." This is the heart of the doctrine of justification by which God declares the repentant sinner is right in his eyes: just when a person places all his faith in Christ and his sacrificial death, his sins are covered by the righteousness of Christ and are no longer taken into account.

the word of reconciliation in this passage Paul presents another dimension of the Gospel message. The Greek word for "word" (cf. #AC 13: 26) emphasizes the authenticity and accuracy of a message, as opposed to a false declaration or of dubious origin. In a world filled with false claims, believers have the certainty brought by the true and reliable message of the Gospel.

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