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JEAN 18 : 1 à 40
29/01/2022 00:04JOUR 90 DE 287 : NOUVEAU TESTAMENT
JEAN 18
1 ¶ Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples.
Jésus alla. On constate ici le courage suprême de Jésus, par sa détermination à aller à la croix, où sa pureté et sa sainteté parfaite seraient violées, tandis qu’il supporterait la colère de Dieu envers les péchés du monde (#Jn 3:16 ). Le temps de la puissance des ténèbres était venu (#Lu 22: 53 ).
torrent du Cédron. Il s’agissait d’un cours d’eau intermittent, sec la plupart du temps, mais qui se transformait en torrent lors de la saison des pluies. Il coulait dans la vallée du Cédron entre le mont du temple, à l’est de Jérusalem, et le mont des Oliviers, encore plus à l’est.
un jardin. De nombreux jardins se trouvaient sur les pentes du mont des Oliviers, ainsi nommé du fait des oliveraies qui le couvraient. #Mt 26:36 et #Mr 14: 32 l’appellent « jardin de Gethsémani », qui signifie « pressoir à olives ».
il entra. Le texte suggère qu’il y avait une enceinte, un mur de pierre autour du jardin.
18:1-40 Ce ch. traite de l’arrestation et du procès de Jésus. Le but de Jean étant de présenter Jésus comme le Messie et le Fils de Dieu, il apporte des preuves dans ce sens à travers le récit de la Passion de Jésus. En décrivant toutes les actions avilissantes et humiliantes auxquelles Jésus fut soumis, Jean démontre avec une grande habileté que, loin de contredire la mission et la personne de Christ, elles forment un faisceau de preuves irréfutables de sa nature et de la raison pour laquelle il vint sur terre (#Jn 1:29 ; cf. #2Co 5:21).
2 Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
3 Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
la cohorte, et des huissiers. Une « cohorte » était un détachement de troupes romaines. Une cohorte auxiliaire complète offrait un renfort potentiel de 1000 hommes (c’est-à-dire 760 fantassins et 240 cavaliers menés par un chiliarque ou « chef de 1000 »). D’habitude cependant, une cohorte comptait en pratique 600 hommes, mais elle pouvait même ne représenter qu’une force de 200 hommes (c’est-à-dire un « manipule »). Les troupes auxiliaires romaines étaient normalement stationnées à Césarée, mais pendant les fêtes elles étaient transférées à la forteresse Antonia, sur le périmètre nord-ouest du temple (de façon à parer à toute velléité de rébellion du peuple, à une occasion où Jérusalem grouillait de monde). Le second groupe, appelé « huissiers », était constitué de la police du temple; ils furent les premiers à arrêter Jésus, puisqu’il avait été décidé de l’envoyer devant le souverain sacrificateur (vv. #Jn 18:12-14). Ils arrivèrent armés (« armes ») pour se prémunir d’une éventuelle résistance de la part de Jésus et de ses disciples.
4 Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ?
sachant tout. Sans en avoir l’air, Jean déclare que Jésus était omniscient, et donc Dieu.
18:4-8
Qui cherchez-vous? En posant deux fois cette question (vv. #Jn 18: 4, #Jn 18: 7), à laquelle ils répondirent (vv. #Jn 18: 5, #Jn 18: 7), Jésus les forçait à reconnaître qu’ils ne venaient que pour lui et n’avaient donc aucun mandat pour arrêter ses disciples. Il exigeait donc qu’ils les laissent s’en aller (v. #Jn 18: 8), et la force de sa demande fut manifeste par la puissance de ses paroles: lorsque Jésus prononça « c’est moi » (ou « je suis », v. 6), expression qu’il avait déjà utilisée auparavant pour proclamer son identité divine (#Jn 8:28, #Jn 8:58 ; cf. #Jn 6:35 ; #Jn 8:12 ; #Jn 10:7, #Jn 10:9, #Jn 10:11, #Jn 10:14 ; #Jn 11:25 ; #Jn 14: 6 ; #Jn 15: 1, #Jn 15: 5 ), ceux qui étaient venus l’arrêter furent précipités à terre (v. #Jn 18: 6). Cette démonstration de force et l’autorité que l’on percevait dans sa demande de laisser ses disciples libres furent d’une importance capitale, comme l’indique le v. suivant.
5 Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux.
6 Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre.
7 Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth.
8 Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.
9 Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés.
Je n’ai perdu aucun. Jésus affirmait ainsi qu’il protégeait ses disciples de l’arrestation pour n’en perdre aucun, tenant donc les promesses qu’il avait formulées peu de temps auparavant (#Jn 6:39-40, #Jn 6:44 ; #Jn 10:28 ; #Jn 17: 12). Il savait en effet qu’une arrestation, avec peut-être une mise aux fers, voire l’exécution, était plus qu’ils n’en pouvaient supporter alors. Cela aurait risqué de briser leur foi. C’est pourquoi Jésus fit en sorte que cela ne se produise pas. Tout croyant est faible et vulnérable sans la protection du Seigneur. Mais il ne les laissera jamais être tentés au-delà de ce qu’ils peuvent supporter (#1Co 10:13), comme on en eut une preuve à cette occasion. Les croyants sont en sécurité pour l’éternité, non par leurs propres forces, mais grâce à la protection constante et pleine de grâce du Sauveur (cf. #Ro 8:35-39).
10 Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus.
Simon Pierre. Il visait sans doute la tête de Malchus, prêt à engager la bataille pour défendre son Seigneur, mais son amour et son courage manquaient de sagesse. Christ guérit l’oreille du malheureux (#Lu 22: 51).
11 Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ?
Ne boirai-je pas la coupe. L’impétueuse témérité de Pierre au v. 10 était non seulement inopportune, mais elle démontrait surtout qu’il ne comprenait pas l’importance cruciale de la mort de Jésus. La « coupe » dans l’A.T. est associée à la souffrance et tout particulièrement au jugement, c’est-à-dire à la coupe de la colère de Dieu (#Ps 75:9 ; #Esa 51:17, #Esa 51:22 ; #Jér 25:15 ; #Ez 23:31-34 ; cf. #Ap 14: 10 ; #Ap 16: 19).
12 La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent.
13 ¶ Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne ; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là.
d’abord chez Anne. Anne fut souverain sacrificateur de 6 à 15 apr. J.-C, année où Valerius Gratus, le prédécesseur de Pilate, le releva de ses fonctions. Anne n’en continua pas moins à exercer une grande influence sur cette fonction, probablement parce qu’on le considérait toujours comme le légitime souverain sacrificateur et aussi parce que pas moins de cinq de ses fils, ainsi que son gendre Caïphe, avaient occupé ce poste à un moment ou un autre. Deux procès eurent lieu: un par les Juifs, l’autre par les Romains. La phase juive commença avec un examen informel par Anne (vv. #Jn 18:12-14, #Jn 18:19-23), sans doute destiné à donner aux membres du sanhédrin le temps de se rassembler en toute hâte. Une session était ensuite prévue devant le sanhédrin (#Mt 26:57-68), d’où se dégagea un consensus pour envoyer Jésus devant Pilate (#Mt 27:1-2). La phase romaine commença avec la première comparution devant Pilate (vv. #Jn 18:28-38a; #Mt 27:11-14), puis Hérode Antipas (« ce renard », #Lu 13: 32) l’interrogea (#Lu 23:6-12). Finalement Jésus comparut de nouveau devant Pilate (vv. #Jn 18:38b-19: 16; #Mt 27:15-31).
18:13-14
Caïphe. Caïphe devint souverain sacrificateur vers 18 apr. J.-C., nommé par le préfet romain Valerius Gratus. Son beau-père était Anne, qui avait auparavant occupé la même fonction (de 6 à 15 apr. J.-C.) et qui continuait à exercer une grande influence sur ce poste (voir #Jn 18:12-14). Caïphe resta aux commandes jusqu’en 36 apr. J.-C. où, en même temps que Ponce Pilate, il fut relevé de ses fonctions par Rome. Il joua un rôle majeur dans le procès et la condamnation de Jésus. C’est dans son tribunal ou son palais que les chefs des sacrificateurs (sadducéens) et les pharisiens s’assemblèrent et complotèrent pour prendre Jésus par surprise afin de le tuer (voir #Mt 26:3-4).
Jean ne rapporte pas la comparution devant Caïphe (voir #Mt 26:57-68).
14 Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.
15 Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur ;
un autre disciple … Ce disciple. Traditionnellement, il a été identifié comme le « disciple que Jésus aimait » (#Jn 13:23-24), c’est-à-dire l’apôtre Jean, qui rédigea cet Évangile sans mentionner son propre nom.
16 mais Pierre resta dehors près de la porte. L’autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre.
connu du souverain sacrificateur. Apparemment, Jean était plus qu’une simple connaissance, puisque le terme pour « connu » peut désigner un ami (#Lu 2:44). Le fait qu’il mentionna Nicodème (#Jn 3:1) et Joseph (#Jn 19: 38) peut indiquer qu’il connaissait d’autres Juifs influents.
18:16-18
Pierre. Premier des trois reniements de Jésus annoncés
17 Alors la servante, la portière, dit à Pierre : Toi aussi, n’es-tu pas des disciples de cet homme ? Il dit : Je n’en suis point.
18 Les serviteurs et les huissiers, qui étaient là, avaient allumé un brasier, car il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait.
19 Le souverain sacrificateur interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
Le centre de leurs accusations était que Jésus s’était déclaré Fils de Dieu (#Jn 19: 7). Au cours d’une audience formelle juive, poser des questions à l’accusé pouvait être illégal, parce qu’il fallait, au préalable, un chef d’accusation reposant sur le témoignage de deux personnes au moins. S’il s’agissait d’un interrogatoire informel devant le souverain sacrificateur honoraire et non devant le sanhédrin, Anne ne se sentait sans doute pas lié par le respect de telles règles. Jésus, cependant, connaissait la loi et exigea que des témoins soient convoqués (vv. #Jn 18:20-21). Un des huissiers comprit que Jésus mettait Anne en difficulté, et il se vengea de lui (v. #Jn 18: 22 plus bas.)
20 Jésus lui répondit : J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret.
21 Pourquoi m’interroges-tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m’ont entendu ; voici, ceux-là savent ce que j’ai dit.
22 A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : Est-ce ainsi que tu réponds au souverain sacrificateur ?
23 Jésus lui dit : Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal ; et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?
Jésus demandait essentiellement la tenue d’un procès impartial, tandis que ses adversaires, qui avaient déjà fixé le verdict (voir #Jn 11:47-57), n’avaient aucunement l’intention de le satisfaire.
24 Anne l’envoya lié à Caïphe, le souverain sacrificateur.
Anne reconnut qu’il n’arrivait à rien et envoya Jésus à Caïphe parce que, s’il devait comparaître devant Pilate pour son exécution, la loi voulait que l’accusation légale soit portée par le souverain sacrificateur effectivement en fonction (c’est-à-dire Caïphe), en sa qualité de président du sanhédrin.
25 Simon Pierre était là, et se chauffait. On lui dit : Toi aussi, n’es-tu pas de ses disciples ? Il le nia, et dit : Je n’en suis point.
Simon Pierre. C’était la troisième fois que Pierre reniait Jésus, accomplissant ainsi la prophétie de Jésus (cf. #Mt 26:34).
26 Un des serviteurs du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, dit : Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin ?
27 Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt le coq chanta.
28 ¶ Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c’était le matin. Ils n’entrèrent point eux-
au prétoire. Quartier général du commandant en chef du camp militaire romain ou du gouverneur militaire romain (c’est-à-dire Pilate). D’habitude, Pilate avait son quartier général à Césarée, dans le palais qu’Hérode le Grand s’était construit. Cependant, comme ses prédécesseurs, il tenait à se trouver à Jérusalem pendant les fêtes pour étouffer toute émeute. Jérusalem devenait son prétoire ou quartier général.
le matin. Le mot est ambigu. Il est probable qu’il était environ 6 heures du matin, car beaucoup d’officiers romains commençaient leur journée très tôt et la finissaient vers 10 ou 11 heures.
afin de ne pas se souiller. D’après les lois orales juives, si un Juif entrait dans la demeure de païens, il devenait rituellement impur. Il leur fallait donc rester à l’extérieur, sous les colonnades, pour éviter toute souillure. Jean note avec une grande ironie que les chefs des sacrificateurs prenaient un soin scrupuleux à se purifier rituellement, alors même qu’ils s’abaissaient à se souiller moralement d’une façon infiniment plus grave en intentant contre Jésus une procédure sans fondement.
18:28-19:16 Cette section traite du procès de Jésus devant Pilate. Bien que Pilate soit omniprésent, c’est Jésus lui-même et la nature de son royaume - qui occupe le centre de la scène.
29 Pilate sortit donc pour aller à eux, et il dit : Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?
Quelle accusation. Par cette question s’ouvrait formellement la phase civile romaine de la procédure contre Jésus (par opposition à la phase juive religieuse au v. 24). Le fait que des troupes romaines avaient servi à l’arrestation prouve que les autorités juives avaient déjà eu des communications avec Pilate sur ce cas. Elles devaient s’attendre à ce qu’il s’empresse d’entériner leur jugement contre Jésus, mais eurent la surprise de le voir ordonner une nouvelle instruction en sa présence.
30 Ils lui répondirent : Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.
31 Sur quoi Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. Les Juifs lui dirent : Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.
Il ne nous est pas permis. Quand Rome prit le pouvoir en Judée et y gouverna par l’intermédiaire d’un préfet dès l’an 6 apr. J.-C., la juridiction de la peine capitale (c’est-à-dire le droit de mettre un homme à mort) fut soustraite aux Juifs pour passer sous l’autorité du gouverneur romain. La peine de mort constituait la prérogative la plus jalousement gardée de toutes celles de l’administration provinciale romaine.
32 C’était afin que s’accomplît la parole que Jésus avait dite, lorsqu’il indiqua de quelle mort il devait mourir.
afin que s’accomplisse la parole que Jésus avait dite. Jésus avait annoncé qu’il mourrait en étant « élevé » (#Jn 3:14 ; #Jn 8:28 ; #Jn 12:32-33). S’il avait été exécuté selon les lois juives, il aurait été précipité à terre et lapidé. Mais Dieu contrôlait par sa providence le déroulement de toute la procédure, pour s’assurer que Jésus, une fois condamné, serait crucifié par les Romains plutôt que lapidé par les Juifs comme Etienne (#Ac 7:59). Les Juifs auraient sans doute préféré cette dernière forme d’exécution, sur la base de #De 21: 23.
33 Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : Es-tu le roi des Juifs ?
34 Jésus répondit : Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?
d’autres. De nouveau (cf. vv. #Jn 18:20-21), Jésus exige que se présentent des témoins à charge.
35 Pilate répondit : Moi, suis-je Juif ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t’ont livré à moi : qu’as-tu fait ?
36 Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.
Mon royaume n’est pas de ce monde. Jésus voulait dire que son royaume n’était pas lié aux entités politiques et nationales terrestres, et qu’il ne tirait pas son origine du système du monde mauvais qui se rebelle constamment contre Dieu. Si son royaume avait été de ce monde, il se serait défendu. Les rois de ce monde se préservent en se défendant énergiquement. Le royaume du Messie n’a pas pour origine les efforts de l’homme mais commence avec le Fils de Dieu, qui remporta de façon définitive et radicale la victoire sur le péché dans la vie de son peuple. Lors de sa seconde venue, il viendra conquérir le système mauvais du monde en établissant la forme terrestre de son royaume. Ce royaume ne constituait pas la moindre menace pour l’identité nationale d’Israël ou pour l’identité politique et militaire de Rome. Il existe dans la dimension spirituelle jusqu’à la fin des temps (#Ap 11:15).
37 Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.
38 Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : Je ne trouve aucun crime en lui.
Qu’est-ce que la vérité? En réponse à la mention par Jésus de la « vérité » au v. 37, Pilate répond de façon rhétorique et avec cynisme, convaincu qu’aucune réponse n’existe à cette question. Sa réplique prouve qu’il ne faisait pas partie de ceux que le Père avait donnés à son Fils (« Quiconque est de la vérité écoute ma voix » v. 37.
aucun crime. Cf. #Jn 19: 4. Jean montre clairement que Jésus n’était coupable d’aucun péché, d’aucun crime, pour que sautent aux yeux l’injustice et la culpabilité des Juifs autant que des Romains, qui se chargèrent de l’exécution.
39 Mais, comme c’est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu’un à la fête de Pâque, voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?
40 Alors de nouveau tous s’écrièrent : Non pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand.
Or, Barabbas était un brigand. Le terme de « brigand » désigne aussi un pillard et peut donc renvoyer aussi bien à un cambrioleur qu’à un terroriste ou un guérillero qui participe à une insurrection sanglante (voir #Mr 15: 7).
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