JOUR 129

08/01/2018 09:56

JOB 37 - 38 - 39

 

JOB 37

1Mon cœur est tout tremblant,
Il bondit hors de sa place.
2Écoutez, écoutez le frémissement de sa voix,
Le grondement qui sort de sa bouche!
3Il le fait rouler dans toute l’étendue des cieux,
Et son éclair brille jusqu’aux extrémités de la terre.
4Puis éclate un rugissement: il tonne de sa voix majestueuse;
Il ne retient plus l’éclair, dès que sa voix retentit.
5Dieu tonne avec sa voix d’une manière merveilleuse;
Il fait de grandes choses que nous ne comprenons pas.
6 Il dit à la neige: Tombe sur la terre!
Il le dit à la pluie, même aux plus fortes pluies.
7Il met un sceau sur la main de tous les hommes,
Afin que tous se reconnaissent comme ses créatures.
8L’animal sauvage se retire dans une caverne,
Et se couche dans sa tanière.
9L’ouragan vient du midi,
Et le froid, des vents du nord.
10 Par son souffle Dieu produit la glace,
Il réduit l’espace où se répandaient les eaux.
11Il charge de vapeurs les nuages,
Il les disperse étincelants;
12Leurs évolutions varient selon ses desseins,
Pour l’accomplissement de tout ce qu’il leur ordonne,
Sur la face de la terre habitée;
13C’est comme une verge dont il frappe sa terre,
Ou comme un signe de son amour, qu’il les fait apparaître.
V. 14-24: cf. (Job 36:22, etc.; 37:1-13.) (Ps 104:24; 107:43.) (Job 9:10. Ps 139:17; 145:3.)
14Job, sois attentif à ces choses!
Considère encore les merveilles de Dieu!
15Sais-tu comment Dieu les dirige,
Et fait briller son nuage étincelant?
16Comprends-tu le balancement des nuées,
Les merveilles de celui dont la science est parfaite?
17Sais-tu pourquoi tes vêtements sont chauds
Quand la terre se repose par le vent du midi?
18 Peux-tu comme lui étendre les cieux,
Aussi solides qu’un miroir de fonte?
19Fais-nous connaître ce que nous devons lui dire;
Nous sommes trop ignorants pour nous adresser à lui.
20Lui annoncera-t-on que je parlerai?
Mais quel est l’homme qui désire sa perte?
21On ne peut fixer le soleil qui resplendit dans les cieux,
Lorsqu’un vent passe et en ramène la pureté;
22Le septentrion le rend éclatant comme l’or.
Oh! Que la majesté de Dieu est redoutable!
23Nous ne saurions parvenir jusqu’au Tout-Puissant,
Grand par la force,
Par la justice, par le droit souverain:
Il ne répond pas!
24C’est pourquoi les hommes doivent le craindre;
Il ne porte les regards sur aucun sage.
 
JOB 38
Réponse de l’Éternel à Job
V. 1-38: cf. (Job 39:34-38; 40:1, 2.) (Ps 104:1-13, 24. Pr 8:22-30.) (És 40:12, etc. Jé 10:12, 13. Ro 11:33-36.)
1L’Éternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit:
2 Qui est celui qui obscurcit mes desseins
Par des discours sans intelligence?
3Ceins tes reins comme un vaillant homme;
Je t’interrogerai, et tu m’instruiras.
4Où étais-tu quand je fondais la terre?
Dis-le, si tu as de l’intelligence.
5Qui en a fixé les dimensions, le sais-tu?
Ou qui a étendu sur elle le cordeau?
6Sur quoi ses bases sont-elles appuyées?
Ou qui en a posé la pierre angulaire,
7Alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse,
Et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie?
8 Qui a fermé la mer avec des portes,
Quand elle s’élança du sein maternel;
9Quand je fis de la nuée son vêtement,
Et de l’obscurité ses langes;
10Quand je lui imposai ma loi,
Et que je lui mis des barrières et des portes;
11Quand je dis:
Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au-delà;
Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots?
12Depuis que tu existes, as-tu commandé au matin?
As-tu montré sa place à l’aurore,
13Pour qu’elle saisisse les extrémités de la terre,
Et que les méchants en soient secoués;
14Pour que la terre se transforme comme l’argile qui reçoit une empreinte,
Et qu’elle soit parée comme d’un vêtement;
15Pour que les méchants soient privés de leur lumière,
Et que le bras qui se lève soit brisé?
16As-tu pénétré jusqu’aux sources de la mer?
T’es-tu promené dans les profondeurs de l’abîme?
17Les portes de la mort t’ont-elles été ouvertes?
As-tu vu les portes de l’ombre de la mort?
18As-tu embrassé du regard l’étendue de la terre?
Parle, si tu sais toutes ces choses.
19Où est le chemin qui conduit au séjour de la lumière?
Et les ténèbres, où ont-elles leur demeure?
20Peux-tu les saisir à leur limite,
Et connaître les sentiers de leur habitation?
21Tu le sais, car alors tu étais né,
Et le nombre de tes jours est grand!
22Es-tu parvenu jusqu’aux amas de neige?
As-tu vu les dépôts de grêle,
23Que je tiens en réserve pour les temps de détresse,
Pour les jours de guerre et de bataille?
24Par quel chemin la lumière se divise-t-elle,
Et le vent d’orient se répand-il sur la terre?
25Qui a ouvert un passage à la pluie,
Et tracé la route de l’éclair et du tonnerre,
26Pour que la pluie tombe sur une terre sans habitants,
Sur un désert où il n’y a point d’hommes;
27 Pour qu’elle abreuve les lieux solitaires et arides,
Et qu’elle fasse germer et sortir l’herbe?
28La pluie a-t-elle un père?
Qui fait naître les gouttes de la rosée?
29Du sein de qui sort la glace,
Et qui enfante le frimas du ciel,
30Pour que les eaux se cachent comme une pierre,
Et que la surface de l’abîme soit enchaînée?
31Noues-tu les liens des Pléiades,
Ou détaches-tu les cordages de l’Orion?
32Fais-tu paraître en leur temps les signes du zodiaque,
Et conduis-tu la Grande Ourse avec ses petits?
33 Connais-tu les lois du ciel?
Règles-tu son pouvoir sur la terre?
34Élèves-tu la voix jusqu’aux nuées,
Pour appeler à toi des torrents d’eaux?
35Lances-tu les éclairs?
Partent-ils?
Te disent-ils: Nous voici?
36 Qui a mis la sagesse dans le cœur,
Ou qui a donné l’intelligence à l’esprit?
37Qui peut avec sagesse compter les nuages,
Et verser les outres des cieux,
38Pour que la poussière se mette à ruisseler,
Et que les mottes de terre se collent ensemble?
 
JOB 39
V. 1-33: cf. (Ps 104:18-31; 147:5, 9, 10; 148:10, 13.)
1 Chasses-tu la proie pour la lionne,
Et apaises-tu la faim des lionceaux,
2Quand ils sont couchés dans leur tanière,
Quand ils sont en embuscade dans leur repaire?
3 Qui prépare au corbeau sa pâture,
Quand ses petits crient vers Dieu,
Quand ils sont errants et affamés?
4Sais-tu quand les chèvres sauvages font leurs petits?
Observes-tu les biches quand elles mettent bas?
5Comptes-tu les mois pendant lesquels elles portent,
Et connais-tu l’époque où elles enfantent?
6Elles se courbent, laissent échapper leur progéniture,
Et sont délivrées de leurs douleurs.
7Leurs petits prennent de la vigueur et grandissent en plein air,
Ils s’éloignent et ne reviennent plus auprès d’elles.
8Qui met en liberté l’âne sauvage,
Et l’affranchit de tout lien?
9 J’ai fait du désert son habitation,
De la terre salée sa demeure.
10Il se rit du tumulte des villes,
Il n’entend pas les cris d’un maître.
11Il parcourt les montagnes pour trouver sa pâture,
Il est à la recherche de tout ce qui est vert.
12Le buffle veut-il être à ton service?
Passe-t-il la nuit vers ta crèche?
13L’attaches-tu par une corde pour qu’il trace un sillon?
Va-t-il après toi briser les mottes des vallées?
14Te reposes-tu sur lui, parce que sa force est grande?
Lui abandonnes-tu le soin de tes travaux?
15Te fies-tu à lui pour la rentrée de ta récolte?
Est-ce lui qui doit l’amasser dans ton aire?
16L’aile de l’autruche se déploie joyeuse;
On dirait l’aile, le plumage de la cigogne.
17Mais l’autruche abandonne ses œufs à la terre,
Et les fait chauffer sur la poussière;
18Elle oublie que le pied peut les écraser,
Qu’une bête des champs peut les fouler.
19Elle est dure envers ses petits comme s’ils n’étaient point à elle;
Elle ne s’inquiète pas de l’inutilité de son enfantement.
20Car Dieu lui a refusé la sagesse,
Il ne lui a pas donné l’intelligence en partage.
21Quand elle se lève et prend sa course,
Elle se rit du cheval et de son cavalier.
22Est-ce toi qui donnes la vigueur au cheval,
Et qui revêts son cou d’une crinière flottante?
23Le fais-tu bondir comme la sauterelle?
Son fier hennissement répand la terreur.
24Il creuse le sol et se réjouit de sa force,
Il s’élance au-devant des armes;
25Il se rit de la crainte, il n’a pas peur,
Il ne recule pas en face de l’épée.
26Sur lui retentit le carquois,
Brillent la lance et le javelot.
27Bouillonnant d’ardeur, il dévore la terre,
Il ne peut se contenir au bruit de la trompette.
28Quand la trompette sonne, il dit: En avant!
Et de loin il flaire la bataille,
La voix tonnante des chefs et les cris de guerre.
29Est-ce par ton intelligence que l’épervier prend son vol,
Et qu’il étend ses ailes vers le midi?
30Est-ce par ton ordre que l’aigle s’élève,
Et qu’il place son nid sur les hauteurs?
31C’est dans les rochers qu’il habite, qu’il a sa demeure,
Sur la cime des rochers, sur le sommet des monts.
32De là il épie sa proie,
Il plonge au loin les regards.
33Ses petits boivent le sang;
Et là où sont des cadavres, l’aigle se trouve.
V. 34-38: cf. (Job 38:1-3; 42:1-6.)
34L’Éternel, s’adressant à Job, dit:
35Celui qui dispute contre le Tout-Puissant est-il convaincu?
Celui qui conteste avec Dieu a-t-il une réplique à faire?
36Job répondit à l’Éternel et dit:
37Voici, je suis trop peu de chose; que te répliquerais-je?
Je mets la main sur ma bouche.
38J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus;
Deux fois, je n’ajouterai rien.
 

 

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