JOUR 2 DE 929

02/01/2019 00:21

Genèse 2 DE 50

 

GENÈSE 2 : 1 À 25

1 ¶  Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.

2:1-3 Ces vv. affirment que Dieu a achevé son œuvre. Il est dit 4 fois qu’il a achevé son œuvre et 3 fois que cela comprend toute son œuvre. Les processus actuels dans l’univers reflètent l’activité de Dieu pour soutenir cette création achevée et n’impliquent pas de nouvelle création (cf. #Hé 1:3).

2  Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite.

acheva …  reposa. Ce n’est certainement pas parce qu’il serait fatigué que Dieu se repose; il donne plutôt le modèle à suivre pour l’homme en établissant le cycle du travail et en instituant la nécessité de se reposer. Plus tard, le commandement de respecter le sabbat transmis par Moïse prend appui sur la semaine de la création (cf. #Ex 20:8-11). Le sabbat était le jour sacré instauré par Dieu dans le cycle hebdomadaire. Jésus a précisé que le sabbat était fait pour l’homme (#Mr 2:27), et le v. 3 déclare que Dieu a sanctifié ou mis à part ce jour car il s’y est reposé. Plus tard, il a été mis à part comme jour d’adoration dans la loi mosaïque. #Hé 4:4 distingue le repos physique du repos rédempteur vers lequel il oriente les regards. #Col 2:16 indique clairement que le sabbat mosaïque n’a aucune place, ni symbolique ni rituelle, dans la nouvelle alliance. L’Eglise a consacré le premier jour de la semaine au culte afin de commémorer la résurrection de Christ (#Ac 20:7).

3  Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant.

4 ¶  Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés. Lorsque l’Eternel Dieu fit une terre et des cieux,

origines. Le mot signifie plus exactement « génération » (hébreu toledoth) et introduit l’histoire de l’humanité sur la terre à partir du 6e jour. Dès lors et jusqu’à la fin de la Genèse, il n’est question que des débuts de l’homme.

2:4-25 Cette section fourmille de détails, en particulier sur le 6e jour, absents de 1:1 2:3. D’où Moïse a-t-il tiré ce récit, si différent des fictions absurdes des païens? Pas d’une source humaine, puisque l’homme n’existait pas encore et ne pouvait donc témoigner de ces événements. Ni de son raisonnement car, même si l’intellect peut reconnaître la puissance éternelle de Dieu (#Ro 1:18-20) et savoir que Dieu a tout créé, la manière dont il l’a fait lui échappe. Seul le Créateur pouvait transmettre ces informations et, par conséquent, c’est par la foi que l’on comprend que les mondes ont été formés par la Parole de Dieu (#Hé 11:3).

5  aucun arbuste des champs n’était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait point d’homme pour cultiver le sol.

aucun arbuste …  aucune herbe. A ne pas confondre avec la verdure créée le 3e jour. Les mots hébreux renvoient ici aux épines et aux ronces consécutives à la malédiction ainsi qu’aux produits cultivés par l’homme (#Ge 3:18-19). Le 6e jour, tout cela n’existait pas encore, puisque la chute n’était pas encore intervenue.

pas fait pleuvoir. Il n’y eut pas de pluie jusqu’au déluge (#Ge 7:12), moment où l’approvisionnement en eau de la terre ne se fit plus par les nappes souterraines, mais par l’intermédiaire de la pluie. Les courants d’air porteurs de pluie transportèrent aussi, dès lors, les semences, y compris celles des épines et des ronces qui rendent si pénible le travail du cultivateur.

pour cultiver le sol. L’homme n’eut pas à faire cela avant la chute (#Ge 3:19). Ce n’est qu’alors que les « herbes des champs » furent cultivées pour fournir la nourriture. Dans la création originelle, un tel labeur n’était pas nécessaire, car elles poussaient naturellement sans rencontrer l’obstacle des mauvaises herbes.

6  Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol.

une vapeur s’éleva. Il faut comprendre « coula »: de l’eau monta du sol sous forme de sources et se répandit sur toute la surface de la terre en un cycle ininterrompu. Après la chute, la pluie devait devenir le moyen essentiel d’arroser la terre et permettre des inondations et des sécheresses qui n’existaient pas auparavant. Dieu allait du reste s’en servir pour exercer ses jugements.

7  L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.

forma. Ce récit de la création de l’homme emploie des termes qui donnent l’image d’un maître artisan en train de façonner une œuvre d’art et de lui donner vie (#1Co 15:45). Il complète la simple déclaration de fait de 1:27 (cf. #1Ti 2:13). Cf. #Ps 139:14. L’être humain a été créé à partir de la poussière; sa valeur ne réside donc pas dans les composants physiques qui forment son corps, mais dans la qualité de vie qui forme son âme (voir #Job 33:4).

8 ¶  Puis l’Eternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé.

jardin en Eden. Les Babyloniens appelaient edenu la terre verte luxuriante d’où jaillissait l’eau; aujourd’hui, le terme « oasis » décrirait un tel endroit. C’était un jardin magnifique, un paradis sans équivalent dans tout ce que le monde a connu depuis, où Dieu entretenait une relation avec ceux qu’il avait créés à son image. L’emplacement exact du jardin est inconnu; si « du côté de l’orient » est à comprendre par rapport à l’endroit où se trouvait Moïse lors de la rédaction de la Genèse, on peut le situer dans la région de Babylone, en Mésopotamie.

9  L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

arbre de la vie. Il s’agissait d’un véritable arbre, avec des propriétés qui lui permettaient de soutenir la vie éternelle. Il se trouvait au centre du jardin. Adam pouvait l’observer et mangeait certainement de ses fruits pour vivre (v. #Ge 2:16). Un tel arbre, symbole de la vie éternelle, aura sa place dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre.

arbre de la Connaissance.#Ge 2:17 ; #Ge 3:1-6, #Ge 3:11, #Ge 3:22. Ce nom est peut-être en rapport avec l’épreuve à laquelle nos ancêtres furent soumis pour déterminer s’ils tourneraient bien ou mal, s’ils obéiraient à Dieu ou désobéiraient à son commandement.

10  Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras.

sortait. Il s’agissait probablement d’une grande source qui jaillissait dans le jardin, en provenance d’une nappe phréatique souterraine. Il ne pleuvait pas encore à cette époque.

11  Le nom du premier est Pischon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or.

Pischon …  Havila. Lieux difficiles à situer. Il s’agit d’une topographie antédiluvienne, et le déluge a entraîné des bouleversements spectaculaires.

12  L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx.

le bdellium. Une gomme-résine, terme qui renvoie plus à son aspect qu’à sa couleur: le bdellium avait l’apparence d’une résine translucide.

13  Le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch.

Guihon …  Cusch. L’endroit où se situait le fleuve est incertain. Cusch pourrait correspondre à l’Ethiopie actuelle.

14  Le nom du troisième est Hiddékel ; c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate.

Hiddékel …  l’Assyrie. Le Tigre d’après le déluge coule du nord-ouest vers le sud-est, en passant à l’est de la ville de Babylone, à travers la Mésopotamie.

l’Euphrate. Ce fleuve coule parallèlement (du nord-ouest vers le sud-est) au Tigre, dans lequel il se jette pour finir dans le golfe Persique.

15  L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder.

pour le cultiver et pour le garder. Même avant la chute, le travail constituait une part importante et digne de la représentation de l’image de Dieu et du service qui lui est dû. Cf. #Ap 22:3.

16 ¶  L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ;

17  mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

mourras certainement. La mort contient une notion fondamentale de séparation. Il peut s’agir d’une séparation spirituelle, d’une séparation physique et / ou d’une séparation éternelle. Lorsqu’ils péchèrent, Adam et Eve moururent spirituellement, mais comme Dieu est plein de grâce, ils ne moururent pas physiquement, en tout cas pas tout de suite (#Ge 5:5). Aucune raison n’est donnée à cette interdiction, à part le fait qu’il s’agissait d’une mise à l’épreuve. Il n’y avait rien de magique sur cet arbre, mais manger de son fruit après en avoir reçu l’interdiction de la part de Dieu donnerait en effet à l’homme la connaissance du mal, puisque le mal peut être défini comme le fait de désobéir à Dieu. L’homme avait déjà la connaissance du bien.

18 ¶  L’Eternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui.

pas bon. Lorsque Dieu fit le constat que sa création était très bonne (#Ge 1:31), ce fut en la considérant comme le résultat parfait, à ce moment-là, de son projet créateur. Le commentaire qu’il fait sur la condition de l’homme porte sur son état d’inachèvement avant la fin du 6e jour; en effet, la femme, l’homologue d’Adam, n’avait pas encore été créée. Les mots de ce v. soulignent le besoin qu’avait l’homme d’une compagne qui soit son aide et son égale. Il était incomplet sans aide pour se multiplier, remplir la terre et la dominer. Cela souligne l’imperfection d’Adam, et non l’insuffisance d’Eve (cf. #1Co 11:9). La femme a été créée par Dieu pour parer aux manques de l’homme (cf. #1Ti 2:14).

19  L’Eternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle création d’animaux. Ceux-ci furent créés avant l’homme, les 5e et 6e jours (#Ge 1:20-25). Dieu attire ici l’attention sur le fait que, s’il les créa « de la terre » tout comme l’homme, ce dernier, qui était une âme vivante à son image, dut leur donner un nom, montrant ainsi son autorité sur eux.

20  Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui.

donna des noms. Donner un nom à une créature impliquait de discerner chez elle un élément permettant de l’identifier correctement. C’est aussi un acte d’autorité sur l’être que l’on nomme. Il n’existe aucune parenté entre l’homme et l’un ou l’autre des animaux, puisque aucun d’eux ne convenait comme compagnon pour Adam.

21 ¶  Alors l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.

une de ses côtes. Il pourrait aussi s’agir du flanc, avec la chair environnante (« chair de ma chair » v. 23). L’opération divine ne présenta aucun problème. C’est le premier acte de guérison de l’Ecriture.

22  L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme.

23  Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme.

os de mes os. L’envolée lyrique d’Adam traduit le plaisir qu’il éprouve face à cette compagne nouvellement trouvée. L’homme (isch) la nomme « femme » (ischa) car elle a pris origine en lui (la racine du mot « femme » signifie « doux »). Elle a vraiment été créée à partir de ses os et de sa chair, et il y a un lien très étroit entre eux. Cf. #1Co 11:8.

24  C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

quittera …  s’attachera à. La relation conjugale est la première institution humaine établie par Dieu. La responsabilité d’honorer nos parents (#Ex 20:12) ne prend pas fin lorsque nous les quittons pour nous marier (#Mt 19:5 ; #Mr 10:7-8 ; #1Co 6:16 ; #Ep 5:31), mais il y a inauguration d’une responsabilité fondamentale nouvelle. Le verbe « s’attacher » implique une union permanente et indissoluble, sans que le divorce soit envisagé (cf. v. #Ge 2:23). L’expression « une seule chair » décrit une unité complète de parties qui forment un tout, à l’exemple d’une grappe de raisin composée de plusieurs grains (#No 13:23) ou d’un seul Dieu en trois représentations (#De 6:4); ainsi, cette union conjugale est complète et entière avec deux personnes. Cela implique aussi leur complémentarité sexuelle: un homme et une femme constituent le couple reproducteur. L’aspect « une seule chair » est plus particulièrement visible dans l’enfant qui naît d’eux, fruit parfait de l’union de deux personnes. Voir #Mt 19:5-6 ; #Mr 10:8 ; #1Co 6:16 ; #Ep 5:31. La monogamie permanente était et continue d’être le dessein et la loi de Dieu pour le mariage.

25  L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte.

tous deux nus …  point honte. Avant la chute, l’homme et la femme ignoraient le mal, et la nudité était donc naturelle et innocente. Ils trouvaient leur complète satisfaction dans la joie de leur union et de leur service pour Dieu. En principe, aucun mal venu de l’intérieur ne pouvait les atteindre; la sollicitation au péché ne pouvait venir que de l’extérieur, et elle vint effectivement de là.

 

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