JOUR 69 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

20/10/2018 00:34

JOUR 69 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

 

1 CORINTHIENS 4 ET 5

 

1 CORINTHIENS 4 * 1 à 21

 

 

1 ¶  Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu.

qu’on nous regarde. Paul désirait que ses collaborateurs et lui soient considérés comme d’humbles messagers, selon la tâche que Dieu leur avait confiée (cf. #1Co 3:9, #1Co 3:22).

serviteurs. L’humilité de Paul transparaît dans le choix de ce mot, puisqu’il désignait les rameurs de fond de cale, c’est-à-dire les esclaves situés au plus bas dans la hiérarchie et objets du plus grand mépris, ceux qui étaient placés au niveau inférieur des galères romaines (#1Co 9:16 ; cf. #Lu 1:2 ; #Ac 20: 19).

dispensateurs. Paul définit ses responsabilités d’apôtre en employant un mot grec traduit aussi par économe, administrateur. Il s’appliquait, à l’origine, à la personne chargée de gérer la maison et les biens de son maître: elle avait la responsabilité des bâtiments, des champs, des finances, de la nourriture, des autres serviteurs et quelquefois même des enfants du propriétaire. Cf. #1Pi 4:10.

mystères de Dieu. Dans le N.T., le mot « mystère » désigne la révélation divine qui était cachée par le passé. Ici, il est employé dans un sens plus large: toute la vérité de Dieu révélée dans le N.T. (#Ac 20:20-21, #Ac 20: 27 ; #2Ti 2:15 ; #2Ti 3:16). En tant que serviteur de Dieu et dispensateur de ses mystères, Paul devait faire connaître la totalité de cette révélation et veiller à ce qu’elle soit préservée.

 

2  Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle.

fidèle. La qualité essentielle d’un serviteur ou d’un administrateur est l’obéissance, la loyauté envers son maître (v. #1Co 4:17 ; #1Co 7:25 ; cf. #Mt 24:45-51 ; #Col 1:7 ; #Col 4:7).

 

3  Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain. Je ne me juge pas non plus moi-même,

tribunal humain. Paul ne fait pas preuve d’arrogance et ne prétend pas être supérieur aux autres, chrétiens ou non-croyants. Il veut simplement souligner que le jugement humain sur sa vie  le sien compris - n’est pas celui qui compte vraiment.

je ne me sens coupable de rien. Paul n’avait pas conscience d’un péché non confessé ou habituel dans sa vie, mais son entendement limité ne lui permettait pas de porter de jugement ultime.

 

4  (4-3) car je ne me sens coupable de rien ; (4-4) mais ce n’est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c’est le Seigneur.

ce n’est pas pour cela que je suis justifié. Le regard sincère de Paul sur sa propre vie ne suffisait pas pour l’acquitter de tous ses manquements.

le Seigneur. C’est à lui qu’appartient le verdict final, car il est le seul à pouvoir juger de l’obéissance et de la fidélité de tout homme (#2Ti 2:15).

 

5  C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due.

ce qui est caché dans les ténèbres …  desseins des cœurs. C’est-à-dire les motivations, les pensées et les attitudes du cœur, connues de Dieu seul. Comme la récompense finale ne dépend pas seulement du service visible, mais aussi de l’engagement intérieur (cf. #1Co 10:31), Dieu seul est en mesure de rétribuer chacun avec justice.

 

6  C’est à cause de vous, frères, que j’ai fait de ces choses une application à ma personne et à celle d’Apollos, afin que vous appreniez en nos personnes à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, et que nul de vous ne conçoive de l’orgueil en faveur de l’un contre l’autre.

à cause de vous. L’humilité de Paul, exprimée à la lumière du jugement de Dieu sur les plus grands apôtres et prédicateurs, était un bon exemple pour les croyants: ils ne devaient estimer aucun d’eux au-dessus des autres (cf. #Ge 18: 27 ; #Ge 32:10 ; #Ex 3:11 ; #Jug 6:15 ; #Mt 3:14 ; #Lu 5:8 ; #Jn 1:26-27 ; #Ac 20: 19 ; #2Co 3:5 ; #Ep 3:8).

ces choses. C’est-à-dire les métaphores utilisées pour évoquer le travail des personnes au service du Seigneur, y compris Apollos et Paul lui-même: des cultivateurs (#1Co 3:6-9), des bâtisseurs (#1Co 3:10-15) et des serviteurs dispensateurs (vv. #1Co 4:1-5).

ce qui est écrit. Les serviteurs fidèles de Dieu doivent être traités avec respect, mais seulement dans la limite de ce qui est scripturaire (#1Th 5:12 ; #1Ti 5:17 ; #Hé 13: 7, #Hé 13: 17).

conçoive de l’orgueil. L’orgueil et l’arrogance faisaient partie des problèmes majeurs de l’Église de Corinthe (cf. vv. #1Co 4:18 ; #1Co 5:2 ; #1Co 8:1 ; #1Co 13: 4 ; #2Co 12: 20).

 

7 ¶  Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ?

te glorifies-tu. S’enorgueillir revient à tromper les autres, puisque tous les biens d’une personne lui viennent de la main providentielle de Dieu (cf. #1Ch 29:11-16 ; #Job 1:21 ; #Ja 1:17).

 

8  Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous !

rassasiés …  riches …  régner. Une condamnation sévère se cache derrière cette accumulation de fausses louanges. Sur un ton sarcastique, Paul suggère que certains Corinthiens, imbus d’eux-mêmes, étaient déjà parvenus à la perfection spirituelle. Ils ressemblaient aux Laodicéens (cf. #Ap 3:17). Cf. #Ph 3:12 ; #2Ti 4:8 ; #Ja 1:12 ; #1Pi 5:4.

régner. Cependant, Paul désirait sincèrement que ce soit déjà l’époque de leur règne, le millénium, afin qu’ils puissent tous avoir part à la gloire du Seigneur.

 

9  Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.

L’image représente des prisonniers condamnés à mort, menés dans une arène romaine pour combattre avant de succomber. Le carnage de ceux qui étaient introduits en dernier constituait l’apothéose du spectacle. Dans sa sagesse souveraine et pour sa gloire suprême, Dieu avait décidé que les apôtres devaient apparaître aux yeux des hommes et des anges sous les traits de ces misérables condamnés (cf. #Mt 19: 28). Semblables à des gladiateurs voués à la destruction, ils étaient l’objet du ridicule, emprisonnés, couverts de coups et de crachats; cependant, Dieu glorifiait son nom à travers eux, car il se servait d’eux pour bâtir son royaume.

 

10  Nous sommes fous à cause de Christ ; mais vous, vous êtes sages en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés !

fous …  sages. Paul formule une nouvelle critique teintée d’ironie, cette fois-ci envers lui-même, comme pour imiter l’attitude hautaine des Corinthiens à son égard (cf. #Ac 17: 18).

 

11  Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes maltraités, errants çà et là ;

4:11-13 Les apôtres et les premiers prédicateurs se situaient à l’échelon social le plus bas. Tandis que les Corinthiens se prenaient pour des rois (v. #1Co 4:8), Paul savait qu’il était un serviteur destiné à souffrir (cf. #2Co 1:8-9 ; #2Co 4:8-12 ; #2Co 6:4-10 ; #2Co 11:23-28).

 

12  nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ;

nos propres mains. Les Grecs  y compris certains croyants de l’Église de Corinthe - considéraient le travail manuel, tel que l’effectuaient les apôtres, comme avilissant et dévolu uniquement aux esclaves. Mais Paul n’était contrarié par aucun travail qui s’avérerait nécessaire pour faire avancer la prédication de l’Évangile (cf. #Ac 18: 3 ; #Ac 20: 34 ; #2Co 11:23-28 ; #1Th 2:9 ; #2Th 3:8 ; #2Ti 3:12).

 

13  calomniés, nous parlons avec bonté ; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant.

balayures …  rebut. C’est-à-dire les déchets que l’on enlève d’un plat sale ou les résidus d’une boîte à ordures. Au sens figuré, ces termes qualifiaient les criminels les plus ignobles, souvent sacrifiés lors de cérémonies païennes. C’est ainsi que le monde  mais non pas Dieu - voyait Paul et ses compagnons. Quel reproche véhément adressé aux Corinthiens! Orgueilleux et charnels, ils se croyaient au sommet de l’humanité, tandis que l’apôtre se plaçait humblement tout en bas.

 

14 ¶  Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.

enfants bien-aimés. Malgré leur immaturité charnelle  et même ignoble par moments - Paul tenait les croyants de Corinthe en grande affection (cf. #2Co 12:14-15 ; #Ga 4:19 ; #Ph 1:23-27 ; #3Jn 4).

avertis. Littéralement « place à l’esprit » dans le but d’exhorter et de blâmer. L’emploi de ce verbe présuppose l’existence de certains dysfonctionnements et la nécessité d’apporter des corrections (cf. #Mt 18:15-20 ; #Ac 20: 31 ; #1Th 2:7-12 ; #1Th 5:14).

 

15  Car, quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, vous n’avez cependant pas plusieurs pères, puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Évangile.

dix mille maîtres. Le texte dit littéralement « des myriades de précepteurs », manière emphatique de désigner un grand nombre de gardiens de la morale auprès des enfants. Paul était leur unique père spirituel, c’est pourquoi personne d’autre n’avait pour eux plus d’affection que lui.

 

16  Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs.

soyez mes imitateurs. Cf. #1Co 11:1. C’est une exhortation hardie, mais justifiée. Les responsables spirituels doivent être un exemple de ressemblance à Christ que d’autres pourront suivre et imiter (cf. #1Ti 4:12 ; #Hé 13: 7).

 

17 ¶  Pour cela je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera quelles sont mes voies en Christ, quelle est la manière dont j’enseigne partout dans toutes les Églises.

Timothée. Il avait été formé par Paul et était d’une telle fidélité que l’apôtre pouvait l’envoyer en toute confiance comme son représentant. Cf. #2Ti 2:2 ; #2Ti 3:10-14.

j’enseigne. Il est ici question de doctrine et non de conseils. Par son enseignement et son exemple, Timothée allait consolider les vérités éternelles enseignées par Paul.

 

18  Quelques-uns se sont enflés d’orgueil, comme si je ne devais pas aller chez vous.

4:18-19

enflés d’orgueil. Ces gens pensaient, dans leur suffisance, qu’ils n’auraient plus jamais à revoir Paul. Cependant, si Dieu le voulait, l’apôtre leur rendrait une nouvelle visite prochainement. Il ne pouvait laisser libre cours à leur orgueil et à leur péché, pour leur propre bien autant que pour l’intégrité de l’Évangile (cf. #Hé 12:6). Cette confrontation permettrait de constater quelle était la mesure réelle de leur puissance spirituelle.

 

19  Mais j’irai bientôt chez vous, si c’est la volonté du Seigneur, et je connaîtrai, non les paroles, mais la puissance de ceux qui se sont enflés.

20  Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance.

paroles …  puissance. Le caractère spirituel ne se mesure pas à la vigueur du langage, mais à la puissance de la vie (cf. #Mt 7:21-23).

 

21  Que voulez-vous ? Que j’aille chez vous avec une verge, ou avec amour et dans un esprit de douceur ?

verge. Les responsables spirituels doivent faire usage de la verge de la correction si les personnes persistent dans le péché. Cette correction doit s’exercer selon le modèle présenté en #1Co 5:1-13 ; cf. #Mt 18:15-18.



1 CORINTHIENS 5 * 1 à 13


 

1 ¶  On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père.

débauche. Ce péché était si abject que même les voisins païens de l’Église en étaient scandalisés. Les Corinthiens avaient tenté de justifier ou minimiser ce péché notoire, même après que Paul leur avait écrit à ce sujet (v. #1Co 5:9). Le mot grec pour « débauche » est à la racine du mot « pornographie ».

la femme de son père. C’est-à-dire la belle-mère. Cet inceste, aussi ignoble que si le péché était commis avec votre propre mère, était puni de mort dans l’A.T. (#Lé 18:7-8, #Lé 18:29 ; cf. #De 22:30); il était rare (« ne se rencontre même pas ») et illégal sous la loi romaine.

 

2  Et vous êtes enflés d’orgueil ! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous !

enflés d’orgueil. Ils étaient charnels et arrogants au point d’excuser même le vice extrême. 

ôté. Excommunié, comme au v. #1Co 5:7 (cf. #Mt 18:15-17 ; #Ep 5:3, #Ep 5:11 ; #2Th 3:6).

 

3  Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte.

déjà jugé. Paul avait prononcé un jugement contre ce pécheur, et l’Église devait faire de même.

 

4  Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus,

Au nom du Seigneur. C’est-à-dire en accord avec le caractère saint de sa personne et avec sa volonté.

assemblés. L’action devait être menée lorsque l’Église serait réunie.

puissance. C’est-à-dire ici son autorité. Une action entreprise contre les pécheurs qui refusent de se repentir au sein de l’Église a la pleine approbation du Seigneur.

 

5  qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.

livré à Satan. Le verbe « livrer », employé dans le contexte d’une procédure juridique, signifiait « remettre entre les mains d’une autorité pour condamnation ». Ici, il équivaut à une excommunication de croyants professants qui consiste à les priver de la bénédiction du culte et de la communion des chrétiens et à les renvoyer dans le royaume de Satan, c’est-à-dire le système du monde.

la destruction de la chair. Cette expression décrit le châtiment divin contre le péché, qui peut avoir pour conséquence la maladie, voire la mort. cf. #Ac 5:1-11.

l’esprit soit sauvé. La personne qui refuse de se repentir risque de beaucoup souffrir du jugement de Dieu, mais elle ne pourra plus exercer de mauvaise influence au sein de l’Église. En outre, il est plus probable qu’elle se détourne du mal et qu’elle soit sauvée à travers cette épreuve que si son péché était toléré dans l’Église.

jour du Seigneur Jésus. Le moment où le Seigneur reviendra pour récompenser son peuple.

 

6  C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ?

vous glorifiez. On pourrait traduire aussi par « vous vantez ». Une telle attitude était d’autant plus mauvaise que ce sentiment orgueilleux de satisfaction les empêchait de faire face à leurs responsabilités en présence du péché flagrant qui ravageait l’Église.

levain. Dans l’Écriture, il représente l’influence mauvaise, excepté dans de rares passages, comme dans #Mt 13:33, où il symbolise la bonne influence du royaume des cieux (cf. #Ex 13:3, #Ex 13:7).

toute la pâte. Lorsqu’il est toléré, le péché pénètre et corrompt l’ensemble de l’Église locale.

 

7 ¶  Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.

Christ, notre Pâque. Le pain sans levain symbolisait la libération d’Égypte intervenue lors de la Pâque (#Ex 12:15-17). De même, l’Église doit être sans levain, puisqu’elle a été séparée de la domination du péché et de la mort par le sacrifice de l’Agneau pascal parfait, le Seigneur Jésus-Christ. Par conséquent, elle doit se dépouiller de tout péché afin de se séparer de l’ancienne manière de vivre, y compris de l’influence de membres de l’Église qui persisteraient dans le péché.

 

8  Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.

célébrons donc la fête. Contrairement à la Pâque de l’A.T., qui est une commémoration annuelle, les croyants célèbrent sans cesse la « fête » de la nouvelle Pâque, Jésus-Christ. De même que les Juifs honorent la première en mangeant des pains sans levain, les chrétiens célèbrent leur Pâque perpétuelle avec des vies dépourvues de levain.

 

9 ¶  Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, -

ma lettre. Dans une lettre précédente, Paul enseignait à l’Église de Corinthe la nécessité de se séparer de personnes immorales (cf. v. #1Co 5:11 ; #2Th 3:6-15).

 

10  non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres ; autrement, il vous faudrait sortir du monde.

de ce monde. De toute évidence, l’Église avait mal interprété le conseil contenu dans cette lettre et avait cessé toute relation avec ceux qui n’étaient pas sauvés dans le monde, tout en continuant de tolérer le péché en son sein. Cette attitude était bien plus dangereuse pour la communion fraternelle. Cf. #Jn 17:15, #Jn 17:18. Dieu veut que nous soyons des témoins dans le monde (cf. #Mt 5:13-16 ; #Ac 1:8 ; #Ph 2:15).

 

11  Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.

se nommant frère. Paul explicite ce qu’il voulait dire dans sa lettre précédente: il s’attendait à ce qu’ils se séparent de tous ceux qui se disent frères mais qui pèchent systématiquement.

pas même manger. Le repas était un signe d’acceptation et de communion à cette époque. Cf. #2Th 3:6, #2Th 3:14.

 

12  Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ?

5:12-13

dehors. Ni Paul ni l’Église n’avaient à se poser en juges des non-croyants. L’Église doit exercer le jugement sur ceux qui lui appartiennent et exclure les pécheurs du milieu d’elle (cf. #1Pi 4:17). Le jugement contre ceux du dehors est réservé à Dieu; l’Église a, pour sa part, le devoir de les évangéliser. Le v. 13 est une citation de #De 17:7.

 

13  Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous.

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