JOUR 78 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

29/10/2018 00:45

JOUR 78 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

 

2 CORINTHIENS 6 ET 7

 

2 CORINTHIENS 6 * 1 à 18

 

1 ¶  Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain.

recevoir la grâce de Dieu en vain. La plupart des Corinthiens étaient sauvés, mais ils étaient freinés dans leur croissance par des préceptes légalistes relatifs à la sanctification. D’autres, séduits par l’enseignement des faux docteurs qui annonçaient un évangile des œuvres (cf. #2Co 13: 5 ; #Ga 5:4), n’étaient pas vraiment sauvés. Dans les deux cas, l’Évangile de la grâce proclamé par Paul ne pouvait produire les effets attendus, et l’apôtre était préoccupé par le fait que les efforts de son ministère à Corinthe, prodigués durant de nombreux mois, pourraient se révéler une pure perte. Les errements des deux groupes les empêchaient aussi d’exercer pleinement leur « ministère de la réconciliation ».

 

2  Car il dit : Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.

Paul illustre sa pensée par une citation d’#Esa 49:8. Il désirait ardemment que les Corinthiens acceptent la vérité à cause du rôle qu’ils avaient à jouer dans le plan divin: comme ils vivaient au temps choisi par Dieu pour sauver les hommes, ils devaient aider à répandre cette bonne nouvelle.

maintenant le jour du salut. Paul applique les paroles d’Esaïe à la situation dans laquelle il se trouve. Il est un temps, dans l’économie divine, où Dieu écoute la voix des pécheurs et tient compte de leur repentance. Il dure depuis le passé jusqu’à maintenant (cf. #Pr 1:20-23 ; #Esa 55:6 ; #Hé 3:7-8 ; #Hé 4:7), mais un jour il prendra fin (cf. #Ge 6:3 ; #Pr 1:24-33 ; #Jn 9:4). Conscient de ce que le salut n’est accessible aux hommes que pendant un temps, Paul exhortait ses contemporains avec un zèle passionné.

 

3  Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme.

Nous ne voulons …  quoi que ce soit. Le fidèle ambassadeur de Christ ne fait rien qui puisse discréditer son ministère. Au contraire il s’emploie à préserver son intégrité personnelle, l’intégrité de l’Évangile et celle de Dieu (cf. #Ro 2:24 ; #1Co 9:27 ; #Tit 2:1-10).

6:3-10 Comme Paul, tous les croyants qui sont impliqués dans un véritable ministère de la réconciliation doivent s’attendre à être rejetés autant qu’acceptés, à être haïs des uns et aimés des autres, à éprouver des difficultés, mais aussi de la joie. Cette vérité faisait déjà partie de l’enseignement de Jésus à ses disciples (cf. #Mt 5:10-16 ; #Lu 12:2-12).

 

4  Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses,

nous nous rendons recommandables …  comme serviteurs de Dieu. Le verbe grec utilisé ici signifie « se présenter », avec l’idée de « faire ses preuves ». La preuve la plus convaincante en faveur de l’apostolat de Paul était son caractère persévérant, qui se reflétait dans les épreuves (v. #2Co 6:5) et dans la nature même de son ministère (vv. #2Co 6:6-7).

 

5  sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ;

Paul se recommande lui-même auprès des Corinthiens en rappelant quelle est sa fidélité lorsqu’il endure la persécution et quel zèle il montre dans l’accomplissement de son ministère, au point de supporter des privations lorsque cela est nécessaire

 

6  par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère,

Paul rappelle les différents aspects d’une conduite juste que Dieu lui a accordés et qui contribuent à confirmer l’authenticité de son ministère.

par l’Esprit saint. Paul vivait et marchait par la puissance du Saint-Esprit. Sa présence dans la vie de l’apôtre conditionnait sa persévérance dans tous les domaines évoqués.

 

7  par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ;

par la parole de vérité. C’est-à-dire les Écritures, la Parole révélée de Dieu (cf. #Col 1:5 ; #Ja 1:18). Durant l’ensemble de son ministère, Paul n’alla jamais au-delà des limites tracées par les directives et l’assistance de la révélation divine.

par la puissance de Dieu. Paul ne s’appuya jamais sur sa propre force dans l’exercice de son ministère;  cf. #Ro 1:16).

par les armes offensives et défensives de la justice. Paul ne combattait pas le royaume de Satan à l’aide de ressources humaines, mais avec des vertus spirituelles. Il pouvait aussi bien attaquer avec l’épée de l’Esprit que se défendre grâce au bouclier de la foi et au casque du salut.

 

8  au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ;

imposteurs. Les adversaires de Paul à Corinthe l’avaient accusé d’être un homme trompeur et un faux apôtre (cf. #Jn 7:12).

6:8-10 L’empreinte d’un ministère authentique paraît souvent contradictoire. Dans ce passage, Paul mentionne un certain nombre de paradoxes qui caractérisaient son service pour Christ.

 

9  comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à mort ;

inconnus. Il s’agit ici d’une double allusion:

1° au fait que les chrétiens ne le connaissaient pas avant qu’il ne commence à les persécuter (cf. #Ac 8:1 ; #1Ti 1:12-13);

2° à son rejet par la communauté des responsables juifs et des pharisiens après sa conversion. Il était devenu un inconnu pour sa communauté d’origine, et un personnage aimé et reconnu dans la communauté chrétienne.

 

10  comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses.

nous en enrichissons plusieurs. Les richesses spirituelles de Paul, qu’il communiquait autour de lui, contribuaient à la richesse spirituelle de ses auditeurs (cf. #Ac 3:6).

 

11 ¶  Notre bouche s’est ouverte pour vous, Corinthiens, notre cœur s’est élargi.

notre cœur s’est élargi. Cf. #1R 4:29. La preuve de l’amour authentique de Paul pour les Corinthiens résidait dans le fait qu’ils conservaient toujours la même place dans son cœur (cf. #Ph 1:7): en dépit du mauvais traitement qu’il avait reçu de certains d’entre eux, son affection pour eux demeurait inchangée.

6:11-13 Paul décrivit son amour pour les Corinthiens pour leur prouver que celui-ci était authentique. Ce passage confirme que ses paroles étaient conformes à la réalité (cf. #2Co 2:4 ; #2Co 3:2 ; #2Co 12:15, #2Co 12:19).

 

12  Vous n’êtes point à l’étroit au dedans de nous ; mais vos entrailles se sont rétrécies.

13  Rendez-nous la pareille, — je vous parle comme à mes enfants, — élargissez-vous aussi !

14  Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?

avec les infidèles. Les chrétiens ne doivent pas s’associer à des non-croyants dans une entreprise spirituelle ou une relation qui pourrait se révéler néfaste au témoignage chrétien au sein du corps de Christ;  cf. #1Co 6:15-18 ; #1Co 10:7-21 ; #Ja 4:4 ; #1Jn 2:15). Cet enseignement revêtait une importance particulière pour les Corinthiens en raison de la menace que représentaient la présence de faux docteurs et le contexte païen dans lequel ils se trouvaient. Cependant, ce commandement ne signifie pas que les croyants devraient cesser toute relation avec des non-croyants, car cela serait contraire à la raison pour laquelle Dieu maintient sur la terre les personnes sauvées (cf. #Mt 28:19-20 ; #1Co 9:19-23). L’impossibilité de telles alliances religieuses est clairement exprimée aux versets 14b-17.

sous un joug étranger. Une image qui fait allusion à l’interdiction, dans l’A.T., de regrouper deux espèces différentes d’animaux pour un travail en commun. Paul s’en sert pour enseigner qu’il n’est pas bon d’entrer dans une œuvre spirituelle commune avec ceux qui ne sont pas de la même nature (c’est-à-dire les non-croyants). Une telle collaboration ne peut en aucun cas servir la gloire de Dieu.

 

15  Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ?

Bélial. Un ancien nom pour Satan, désignant un vaurien, un pervers. Ce nom forme un contraste évident avec Jésus-Christ, celui qui est plein de dignité et avec qui les croyants doivent être en communion.

 

16  Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.

rapport …  le temple de Dieu et les idoles. Le temple de Dieu (la foi véritable) et les idoles (les fausses religions idolâtres de source démoniaque) n’ont absolument rien en commun (cf. #1S 4:1-6:2 ; #2R 21:1-15 ; #Ez 8).

nous sommes le temple du Dieu vivant. Les croyants sont des demeures (cf. #2Co 5:1) de l’Esprit de Christ.

comme Dieu l’a dit. Paul étaye son affirmation par des citations assorties de l’A.T. (#Lé 26:11-12 ; #Jér 24:7 ; #Jér 31:33 ; #Ez 37:26-27 ; #Os 2:3).

 

17  C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

Paul s’appuie sur #Esa 52:11 pour développer son enseignement sur la séparation spirituelle. L’association à des non-croyants n’est pas seulement une attitude irrationnelle, c’est aussi un sacrilège et une désobéissance à l’égard de Dieu. Lorsqu’une personne parvient au salut, elle doit se détacher de toute forme de fausse religion et rompre résolument avec toute habitude liée au péché ou à des pratiques idolâtriques;  cf. #Ap 18:4).

 

séparez-vous. Ce commandement invite les croyants à ressembler à Christ (#Hé 7:26).

 

18  Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant.

Lorsque les croyants se séparent d’avec les fausses doctrines et d’avec les pratiques païennes, ils expérimentent tout ce que signifie être un enfant de Dieu;  cf. #2S 7:14).




2 CORINTHIENS 7 * 1 à 16


1 ¶  Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.

de telles promesses. C’est-à-dire les promesses de l’A.T. citées en #2Co 6:16-18. L’Écriture encourage fréquemment les croyants à agir en s’appuyant sur les promesses de Dieu (cf. #Ro 12:1 ; #2P 1:3).

purifions-nous. La forme de ce verbe grec indique qu’il s’agit d’une action que chaque croyant doit accomplir dans sa propre vie.

souillure. Ce mot grec, qui n’apparaît qu’ici dans le N.T., est employé à trois reprises dans l’A.T. grec pour parler de l’impureté religieuse, ou de l’alliance impie avec des idoles, des fêtes en l’honneur des idoles, des prostituées sacrées, des sacrifices et des cultes d’adoration.

de la chair et de l’esprit. Les fausses religions flattent les appétits humains, représentés par la chair et l’esprit. S’il est vrai que certains croyants réussissent pour un temps à résister à la tentation de succomber aux péchés de la chair associés aux fausses religions, le chrétien qui soumet son esprit aux enseignements mensongers ne peut éviter d’être contaminé par les idéologies diaboliques qui assaillent la pureté de la vérité divine et blasphèment le nom de Dieu.

achevant notre sanctification. La « sanctification » désigne la séparation d’avec tout ce qui peut souiller le corps et l’esprit. La plénitude et la perfection de la sainteté n’ont été présentes qu’en Christ, c’est pourquoi les croyants sont appelés à le rechercher, lui (cf. #2Co 3:18 ; #Lé 20: 26 ; #Mt 5:48 ; #Ro 8:29 ; #Ph 3:12-14 ; #1Jn 3:2-3).

 

2  Donnez-nous une place dans vos cœurs ! Nous n’avons fait tort à personne, nous n’avons ruiné personne, nous n’avons tiré du profit de personne.

Nous n’avons fait tort à personne. Le mot grec pour « faire tort » signifie « traiter quelqu’un injustement », ou « faire tomber quelqu’un dans le péché ». On ne pouvait accuser Paul d’avoir blessé ou d’avoir conduit au péché qui que ce soit parmi les Corinthiens.

 

nous n’avons ruiné personne. Le verbe « ruiner » a probablement ici le sens figuré de « corrompre moralement » (cf. #1Co 15: 33). Paul ne put jamais être accusé d’encourager un comportement immoral.

 

3  Ce n’est pas pour vous condamner que je parle de la sorte ; car j’ai déjà dit que vous êtes dans nos cœurs à la vie et à la mort.

Paul pardonnait de bon cœur. Il ne se borne pas à condamner les Corinthiens pour avoir cru les paroles des faux docteurs et l’avoir rejeté, il leur rappelle qu’il les aime et qu’il est disposé à leur pardonner.

 

4  J’ai une grande confiance en vous, j’ai tout sujet de me glorifier de vous ; je suis rempli de consolation, je suis comblé de joie au milieu de toutes nos tribulations.

J’ai une grande confiance en vous. Paul avait une pleine confiance dans l’œuvre de Dieu qui s’accomplissait dans la vie des croyants (cf. #Ph 1:6). Cette attitude constitue une autre preuve de l’amour de Paul pour les Corinthiens.

 

5 ¶  Car, depuis notre arrivée en Macédoine, notre chair n’eut aucun repos ; nous étions affligés de toute manière : luttes au dehors, craintes au dedans.

Le récit interrompu en #2Co 2:13 reprend ici. Parti de Troas, Paul fut constamment harassé, en raison de « luttes » extérieures, à son arrivée en Macédoine. Le mot grec s’applique à des querelles ou des disputes et renvoie probablement aux persécutions auxquelles il dut sans cesse faire face. Il fut aussi accablé par des « craintes » intérieures, notamment le fardeau qu’il avait pour l’Église de Corinthe et sa faction dominante, composée de ses adversaires personnels.

Macédoine. Une province donnant sur la côte nord-ouest de la mer Égée, au nord de l’Achaïe. Paul comptait y rejoindre Tite, qui devait traverser cette région en revenant de Corinthe.

 

7:5-16 Ces vv. rapportent comment Paul retrouva la joie suite à la repentance des chrétiens de Corinthe.

 

6  Mais Dieu, qui console ceux qui sont abattus, nous a consolés par l’arrivée de Tite,

abattus. Ce passage ne s’applique pas à ceux qui sont spirituellement humbles, mais aux personnes humiliées, abaissées du point de vue économique, social ou émotionnel (cf. #Ro 12:16).

7:6-7

nous a consolés par l’arrivée de Tite …  il nous a raconté. Le mot grec pour « arrivée » s’applique à la présence effective de Tite auprès de Paul. Retrouver un frère bien-aimé fut certes une bénédiction, mais c’étaient surtout les nouvelles encourageantes qu’il apportait qui réconfortèrent Paul. Tite lui apprit que les Corinthiens avaient bien réagi à la lettre qu’il leur avait transmise de sa part et s’étaient repentis.

 

7  et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation que Tite lui-même ressentait à votre sujet: il nous a raconté votre ardent désir, vos larmes, votre zèle pour moi, en sorte que ma joie a été d’autant plus grande.

Paul fut rassuré d’apprendre que l’attitude des Corinthiens avait été une source de réconfort pour Tite, alors que celui-ci leur apportait une lettre qui ne les ménageait pas. Il fut aussi encouragé par leur attitude favorable à son égard, qui se manifesta par:

1° un « ardent désir »: il leur tardait de revoir l’apôtre et de poursuivre leur relation avec lui;

2° des « larmes »: ils regrettaient sincèrement leur péché et la dissension que celui-ci avait provoquée entre Paul et eux;

3° du « zèle »: ils aimaient Paul à tel point qu’ils étaient prêts à le défendre contre ceux qui cherchaient à s’en prendre à lui, et en particulier les faux docteurs.

 

8  Quoique je vous aie attristés par ma lettre, je ne m’en repens pas. Et, si je m’en suis repenti, — car je vois que cette lettre vous a attristés, bien que momentanément, — 

ma lettre. C’est-à-dire la lettre sévère qui condamnait la rébellion de l’Église de Corinthe.

7:8-9

je ne m’en repens pas …  je m’en suis repenti …  je m’en réjouis. Paul ne regrettait pas d’avoir envoyé la lettre, même si elle avait attristé les Corinthiens. En effet, il savait bien que la tristesse qu’ils éprouvaient à cause de leur péché produirait la repentance nécessaire au retour à l’obéissance. Cependant, il éprouva un bref sentiment de regret alors qu’il attendait le retour de Tite: il craignait en effet que sa lettre ne soit trop dure et qu’elle ne les éloigne encore davantage de lui. Finalement, il se réjouit, car sa lettre avait produit l’effet escompté.

 

9  je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.

votre tristesse vous a portés à la repentance. La lettre avait fait naître chez les Corinthiens un sentiment de tristesse, qui les avait conduits à la repentance vis-à-vis de leurs péchés. Le terme « repentance » désigne le désir de se détourner du péché et de rétablir la relation avec Dieu.

 

10  En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut. La « tristesse selon Dieu », provoquée par le Saint-Esprit, est en accord avec la volonté de Dieu. La vraie repentance ne peut avoir lieu sans un sentiment de tristesse authentique au sujet de nos péchés. Paul enseigne ici que la repentance fait partie du domaine ou de la sphère du salut. Elle se trouve au cœur même du salut, dont elle constitue en même temps la preuve: les non-croyants se repentent de leurs péchés au moment de leur conversion et de leur salut. Ensuite, en tant que croyants, ils se repentent de leurs péchés quotidiens afin de préserver la joie et la bénédiction de leur relation avec Dieu.

la tristesse du monde produit la mort. La tristesse humaine correspond à un remords qui n’a pas été sanctifié et qui ne possède aucune puissance rédemptrice. Elle n’est rien d’autre qu’un orgueil blessé d’avoir été pris en flagrant délit de pécher et de n’avoir pas pu assouvir les désirs de la chair. Ce genre de tristesse conduit immanquablement à la culpabilité, à la honte, au désespoir, à la dépression et à l’apitoiement. La personne concernée peut éprouver un sentiment de détresse tellement puissant qu’il entraîne la mort (cf. #Mt 27:3-5).

 

11  Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous ! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition ! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire.

Ce v. donne un aperçu de la manière dont se manifeste toute repentance authentique.

empressement. La repentance véritable est aussitôt suivie d’une recherche ardente de la justice. Cette attitude met fin à l’indifférence à l’égard du péché et à l’indulgence envers le mal et la tromperie.

justification. Le désir de purifier son nom des stigmates qui accompagnent le péché. Le pécheur qui se repent rétablit la confiance des autres envers lui grâce à la déclaration publique de sa décision sincère.

indignation. Ce mot est souvent associé à une indignation juste et une sainte colère. Une personne repentante éprouve de la colère à l’égard de ses péchés et se montre chagrinée d’avoir sali le nom du Seigneur et celui de son peuple.

crainte. Il s’agit ici du respect profond à l’égard de Dieu; c’est en définitive lui qui est le plus offensé par le péché et qui a l’autorité de le juger et de le sanctionner.

désir ardent. Cette expression, qui pourrait aussi se traduire par « aspiration intense à », renvoie au désir du pécheur repentant de restaurer la relation avec celui contre qui il a péché.

zèle. Ce terme désigne ici un amour tel qu’il fait haïr tout ce qui peut causer du mal à l’objet de l’affection.

punition. Ou « la vengeance de l’injustice », c’est-à-dire le désir de voir la justice triompher. Le pécheur repentant ne cherche plus à se couvrir lui-même, mais il veut voir le péché condamné, quoi qu’il lui en coûte.

vous étiez purs dans cette affaire. « Purs » peut se traduire « saints ». L’élément fondamental de la repentance, c’est la poursuite opiniâtre de la sainteté, et cette attitude caractérisait les Corinthiens. Ils démontraient ainsi l’authenticité de leur repentance.

 

12 ¶  Si donc je vous ai écrit, ce n’était ni à cause de celui qui a fait l’injure, ni à cause de celui qui l’a reçue ; c’était afin que votre empressement pour nous fût manifesté parmi vous devant Dieu.

celui qui a fait l’injure. Le meneur de la rébellion dans l’Église de Corinthe.

 

13  C’est pourquoi nous avons été consolés. Mais, outre notre consolation, nous avons été réjouis beaucoup plus encore par la joie de Tite, dont l’esprit a été tranquillisé par vous tous.

14  Et si devant lui je me suis un peu glorifié à votre sujet, je n’en ai point eu de confusion ; mais, comme nous vous avons toujours parlé selon la vérité, ce dont nous nous sommes glorifiés auprès de Tite s’est trouvé être aussi la vérité.

15  Il éprouve pour vous un redoublement d’affection, au souvenir de votre obéissance à tous, et de l’accueil que vous lui avez fait avec crainte et tremblement.

crainte et tremblement. Une révérence profonde pour Dieu et une crainte saine du jugement.

 

16  Je me réjouis de pouvoir en toutes choses me confier en vous.

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