La grâce de Dieu.

06/05/2016 16:51

La grâce de Dieu.

«C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres. afin que personne ne se glorifie» (Eph. 2, 8-9).

La grâce est une faveur imméritée. 
Si c'est par grâce, ce n'est plus par les oeuvres», écrivait Paul, «autrement la grâce n'est plus une grâce. Et si c'est par les oeuvres, ce n'est plus une grâce; autrement l'oeuvre n'est plus une oeuvre.» (Romains 11, 6). Le salut des croyants dépend uniquement de la bonté de Dieu, l'homme n'y est pour rien, étant pécheur et ne méritant par conséquent, que la mort. La grâce est donc la faveur que Dieu accorde librement à des pécheurs qui n'y ont pas droit.

La grâce remplit toute la Bible. En voici quelques exemples.
- Abraham et Isaac: Pour bien faire comprendre à Abraham et à Sara que c'était par pure grâce, Dieu leur avait donné Isaac lorsqu'ils étaient tous les deux déjà vieux et ne pouvaient plus espérer avoir des enfants (Genèse 18, 11). 
-Isaac et Ismaël: Tous les deux sont enfants d'Abraham. Seul Isaac est choisi (Romains 9, 6-9). 
-Jacob et Esaü: On pourrait peut-être objecter que dans le cas d'Isaac et Ismaël, l'un est né de l'a femme légitime, l'autre de la servante. Mais en ce qui concerne Jacob et Esaü, il n'y avait pas de différence à l'origine: tous les deux sont nés des mêmes père et mère. Dieu, cependant, a «aimé Jacob et haï Esaü». Par pure grâce, Il a choisi Jacob, en dépit même du droit d'aînesse (le seul point de différence entre les deux enfants) et cela avant que ceux-ci fussent nés, c'est-à-dire avant qu'ils n'eussent fait ni bien ni mal (Romains 9, 10-13). Tous les deux étaient également méchants, conçus dans le péché, par nature enfants de la colère, comme les autres, et dignes d'être l'objet de la haine de Dieu. Mais envers Esaü, Dieu a agi selon Sa justice, envers Isaac, selon Sa grâce miséricordieuse. 
-Jésus-Christ: L'exemple le plus frappant de la libre grâce de Dieu, c'est l'envoi de Son Fils dans le monde pour le salut des pécheurs. Les hommes, étant pécheurs, ne peuvent rien réclamer de Dieu, n'ont aucun droit à Sa miséricorde. La justice de Dieu exige le châtiment du coupable. S'Il envoie Son Fils pour sauver les hommes, c'est par pure grâce de Sa part. Le salut de chaque individu de la race humaine est donc entièrement gratuit de la part de Dieu, accompli par Sa souveraine grâce seule. C'est pourquoi la Bible parle de Jésus-Christ comme étant le don de Dieu, Son don ineffable. «Il a donné Son Fils unique» (Jn. 3, 16).

1 La grâce ne dépend pas des oeuvres humaines, qu'elles soient passées, présentes ou futures (c'est-à-dire des oeuvres que Dieu dans Sa prescience aurait vues à l'avance), car elles sont toutes des oeuvres mortes» (Hébreux 6, 1; 9, 14). 
2 Selon Son bon plaisir, Dieu accorde la grâce quand et à qui Il veut, ou la retient dans Son souverain choix. "II fait miséricorde à qui Il veut, et Il endurcit qui Il veut» (Romains 9, 15. 18), mais toujours en accord avec Sa sagesse, Sa sainteté et Sa justice infinies.

Conclusion 
L'homme est tellement corrompu par le démon de l'orgueil qu'il a toujours tendance à penser qu'il pourrait faire quelque chose pour mériter le ciel. Ou bien, il croit que Dieu lui devrait le salut! 
C'est pourquoi l'Ecriture répète sans relâche que l'homme est méchant et mauvais, toutes les pensées de son coeur se portant chaque jour uniquement vers le mal, qu'il n'y a point de juste, pas même un seul». Par conséquent, rien de ce qu'il a fait dans le passé, ou pourrait faire dans le présent ou le futur, n'est acceptable à Dieu. Tous méritent la mort, car «tous ont péché, il n'y a point de distinction» et Dieu serait encore le Dieu juste s'Il les abandonnait à eux-mêmes, les laissant dans leur état, celui d'être voués à la perdition éternelle. Mais Il est le Dieu d'amour: parmi tous ces «condamnés», Il en choisit un certain nombre et leur donne gratuitement le salut en produisant en eux la foi, la foi indispensable, car le salut ne s'obtient que par le moyen de la foi:. 
Ainsi, «toute bouche est fermée»: le pécheur condamné ne pourrait pas accuser Dieu d'injustice, tandis que le pécheur sauvé ne saurait s'en glorifier.

 

[Tran Thuyen]

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