LA NAISSANCE DANS LA BIBLE

21/03/2018 04:36

LA NAISSANCE DANS LA BIBLE

Naissance. Mise au monde (#Mt 1:18). L’un des événements les plus heureux dans la vie des Sémites de l’antiquité. Le mot naissance apparaît dans certaines expressions, comme : « le pays de sa naissance » (= le pays d’origine, #Ge 11:28) ou « le jour de sa naissance » (#Ge 40:20). Dans les textes poétiques, les formes substantivées du mot hébreu sont souvent mises en parallèle avec le sein (= la matrice) et les formes verbales se rapprochent des mots délivrer, être en travail ou donner le jour. Dans le récit de la création, Dieu donne à l’homme et à la femme l’ordre de procréer. La vocation première de la femme israélite était de mettre des enfants au monde (cf. #Ge 24:60).

      Les Hébreux n’avaient que les idées très limitées de leur temps sur ce qui se passait avant la naissance dans le corps de la mère. Dans la description qu’en fait Job, il est difficile de distinguer ce qui relève de sa connaissance de ce qui ressort de la poésie : « Ne m’as-tu pas coulé comme du lait ? Ne m’as-tu pas caillé comme du fromage ? Tu m’as revêtu de peau et de chair, tu m’as tissé d’os et de nerfs » (#Job 10:10). La femme était considérée comme « un vase » recueillant la semence de l’homme dont se formait l’enfant, qui ne devait son patrimoine génétique qu’à son père. Comme encore aujourd’hui chez beaucoup de peuplades, le temps de l’allaitement était inconciliable avec une nouvelle conception (cf. #Os 1:8). La croissance de l’embryon dans le sein de la mère était entourée de mystères, elle servait même de modèle des choses qui restent inconnues à l’homme : « Comme tu ne connais pas le mouvement du vent, ni de l’embryon dans le ventre de la femme enceinte, tu ne connais pas non plus l’œuvre de Dieu qui fait tout » (#Ec 11:5). C’est Dieu seul qui agissait pour former l’enfant : « Tes mains m’ont façonné, elles m’ont fait tout entier, tu m’as fait comme avec de l’argile » (#Job 10:8-9 ; cf. #Job 31:15) « C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tenu caché dans le sein de ma mère …  mon corps n’était pas caché devant toi lorsque j’ai été fait en secret, tissé dans les profondeurs de la terre, quand je n’étais qu’une masse informe… » (#Ps 139:13-17 ; cf. #Jér 1:5). #Lu 1:36,41,44,56,57 évoque les neuf mois de gestation et les mouvements de l’enfant dans le sein de sa mère.

Au moment de la naissance, des parentes et des voisines ou des sages-femmes (voir ce mot) aidaient la parturiente (#Ru 4:14,16,17 ; #1S 4:20). Le « siège » (#Ex 1:16) consistait sans doute en deux pierres sur lesquelles la femme en travail s’accroupissait, les mains sur les reins (#Jér 30:6). Parfois le travail se prolongeait (#Esa 37:3 ; #Os 13:13) ou était si pénible que la mère en succombait (#Ge 35:16-19 ; #1S 4:19-20). Aussi la naissance est parfois synonyme de souffrance (#Ps 48:7). Les avortements spontanés (#Ex 21:22 ; #Job 3:16 ; #Ec 6:3 ; #Ps 58:9) ou les enfants mort-nés (#No 12:12 ; #Jér 20:17) étaient monnaie courante. Les souffrances de la femme en travail, conséquences de la chute (#Ge 3:16) sont souvent utilisées pour des douleurs aiguës et inattendues (#Esa 21:3; 26:17 ; #Jér 49:24 ; #Ga 4:19). L’intervention de Dieu pour la naissance de la nouvelle Jérusalem est comparée à une naissance sans douleur (#Esa 66:7-8).

      Immédiatement après la naissance, la mère oublie ses souffrances (#Jn 16:21). On coupe le cordon ombilical, on baigne le bébé et on le frotte avec du sel, puis on l’enveloppe de langes (#Ez 16:4). Peu après, le père ou la mère, parfois une voisine (#Ru 4:17) donne le nom à l’enfant. Au temps du Nouveau Testament, le garçon recevait son nom au moment de la circoncision, le 8e jour (#Lu 1:59; 2:21). Sa mère était considérée comme impure pendant 7 jours  —  elle le restait pendant deux semaines lorsqu’elle avait donné naissance à une fille. Après cela, elle devait encore rester confinée à la maison pendant 33 jours (66 pour une fille) puis offrir un sacrifice de purification au sanctuaire (#Lé 12).

      Pour la naissance elle-même le Nouveau Testament emploie le mot tiktô, mais plus souvent gennaô qui inclut aussi la conception, ou encore genesis ou ginomai : devenir. La naissance a servi de support à l’image de la nouvelle naissance (anagennaô : naître de nouveau, paliggenesia). Paul s’applique le mot ektrôma : une naissance en dehors de l’époque normale (utilisé par la Septante pour #Job 3:16 et #Ec 6:3 ; traduit généralement par avorton). Maudire le jour de sa naissance, c’est regretter d’avoir vu le jour ou désirer n’être jamais né (#Job 3:11,16).

    Dans #De 32:18, Dieu est appelé le Rocher d’Israël, celui qui l’a fait naître. Dans #Os 9:11, Dieu qui prononce le jugement sur Israël, dit d’Éphraïm que « sa gloire s’envolera comme un oiseau : plus de naissance, plus de grossesse, plus de conception » (la naissance est donc une grâce et une bénédiction divine). Dans #Esa 66:7-9, Sion est en travail et se trouve sur le point de la délivrance. Ici la naissance s’applique à la réunion d’Israël avec son Dieu (= Nouvelle Jérusalem). Voir Famille.


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