LA PEINE DE MORT 12 DE 16 BLASPHÈME

24/03/2015 16:24

LA PEINE DE MORT

12 DE 16

BLASPHÈME

 

 

LÉVÉTIQUE 24 : 11 à 14, 16 , 23 

 

11  Le fils de la femme israélite blasphéma et maudit le nom de Dieu. On l’amena à Moïse. Sa mère s’appelait Schelomith, fille de Dibri, de la tribu de Dan.

12  On le mit en prison, jusqu’à ce que Moïse eût déclaré ce que l’Éternel ordonnerait.

13  L’Éternel parla à Moïse, et dit:

14  Fais sortir du camp le blasphémateur ; tous ceux qui l’ont entendu poseront leurs mains sur sa tête, et toute l’assemblée le lapidera.

 

16  Celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera puni de mort : toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de Dieu.

 

23  Moïse parla aux enfants d’Israël ; ils firent sortir du camp le blasphémateur, et ils le lapidèrent. Les enfants d’Israël se conformèrent à l’ordre que l’Éternel avait donné à Moïse.

 

 

NOTES DE JOHN MACARTHUR

 

24:10-23 Cette partie traite du péché de blasphème. Cf. #Ex 20: 7 ; #Ex 22: 28.

24:10-14, 23

Le fils. Il s’agit d’un exemple historique de blasphème qui présente plusieurs similarités avec le cas de Nadab et Abihu (#Lé 10:1-2). Le blasphémateur était l’un des nombreux anonymes.

24:12

le mit en prison. Il n’y avait aucune prison au sens où nous l’entendons en Israël, puisque l’incarcération n’était pas une peine requise en cas de crime. Ils l’avaient probablement mis dans une sorte de fosse en attendant que soit définie la nature de sa punition. Les sanctions consistaient dans des châtiments corporels, dans le bannissement ou, pour les cas graves, dans la mort. Ceux qui survivaient à la sanction devaient ensuite travailler à réparer leur faute.

Autres notes

#Lé 24:10-16) Le fils d’une Israélite et d’un Égyptien ayant mal parlé de Dieu dans une dispute qu’il eut avec un de ses frères d’Israël, il fut dénoncé à Moïse. L’Éternel lui fit connaître, à cette occasion, de quel supplice étaient dignes les blasphémateurs. Mal parler de Dieu, insulter Dieu, le maudire ! Quel horrible forfait !. Aussi le blasphémateur devait-il être lapidé. C’est de ce crime que notre Seigneur fut accusé devant les Juifs, et pour ce crime qu’ils le condamnèrent. Nous verrons par quelle suite de circonstances Dieu ne permit pas que ses os fussent brisés à coups de pierres, et comment il arriva qu’il subit le supplice de la croix, supplice bien plus douloureux et plus infamant.

Autres notes

#10-23 Le blasphémateur mentionné dans ce texte, était né de père Égyptien et de mère Israélite. L’origine de ses parents révèle le malaise pouvant résulter de mariages mixtes. Une loi ordonnant de lapider les blasphémateurs fut d’ailleurs formulée à cette occasion et une grande polémique s’ensuivit. Cette loi fut étendue aux étrangers résidants avec les Israélites, comme à ceux qui naquirent sur leur nouvelle terre. Les étrangers, comme les Israélites natifs, devaient se plier à cette loi, afin de ne pas subir la répression divine ; en cas de faute ils étaient passibles de lapidation.

Si ceux qui profanent le nom de Dieu peuvent éventuellement échapper aux punitions des hommes, le Seigneur, notre Dieu, ne pourra quant à Lui tolérer cela, selon Sa Droiture. L’homme doit bien garder à l’esprit ce qui est inimitié contre Dieu : il se doit de contrôler toutes ses paroles.

Celui qui a méprisé la loi de Moïse a été tué sans pitié : il a été victime de la même punition que subiront ceux qui auront méprisé l’Évangile du Fils de Dieu ! Soyons vigilants, évitons toute colère, ne pratiquons pas le mal, évitons toute relation avec les mauvaises personnes : adorons ce saint Nom que les pécheurs blasphèment !

Autres notes

 

#24. 10-23 Ici, nous trouvons soudain le récit du fils d’une femme israélite dont le père était égyptien, qui a été lapidé pour avoir maudit Dieu (v. 10-16, 23). Cet incident démontrait que la loi était la même pour tous ceux qui habitaient dans le camp d’Israël, qu’il soit Juif de race ou non (v. #22). Il démontrait aussi que le blasphème, comme l’assassinat, était passible de mort (v. 14, 16, 17, 23). (Le verset #16 était probablement la loi contre le blasphème à laquelle les Juifs faisaient référence lorsqu’ils dirent. « Nous avons une loi ; et, selon notre loi, il [le Seigneur Jésus] doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu » [#Jean 19. 7].) L’on pouvait dédommager dans le cas de quelques autres crimes (v. #18, 21). Cet incident démontre enfin que :

 

       …  la rétribution était un principe de base de la loi ; les torts devaient être redressés. Le sentimentalisme faisait tomber la loi dans le discrédit. On se moque actuellement de la loi de représailles dans le monde occidental, mais les gens qui réfléchissent ne l’écartent pas.

 

      (a) Dans la société ancienne, la punition était souvent hors de proportion avec le mal commis. La punition de représailles était donc un grand pas vers la vraie justice.

 

      (b) En outre, la punition de rééducation-le choix que l’on suggère le plus fréquemment-souffre du subjectivisme. Qui doit décider qu’un homme est réadapté, qu’il est prêt à rejoindre la société ? Les modalités sont peut-être indulgentes aujourd’hui, mais que seront-elles demain ? La vraie justice est œil (mais pas plus) pour œil.

 

      (Daily Notes of the Scripture Union)

 

   Aux versets #1-9 nous remarquons une représentation de l’Israël tel que Dieu l’avait voulu. Aux versets 10-16, l’homme qui maudit représente l’Israël tel qu’il est vraiment devenu, blasphémateur du Nom et maudissant (« Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! »).

 

Autres notes

 

24.10-23 Le péché de blasphème et les actes de violence

 

   Le bref épisode intercalé dans les versets 10-16 peut s’être produit entre les révélations qui le précèdent et celles qui le suivent. Cf. #De 4:41-49 et #No 15:32-36 pour des exemples similaires. Le demi-Israélite, ici, appartenait probablement à la « multitude de gens de toute espèce » d’#Ex 12: 38.

 

   10 Étant venu au milieu des enfants d’Israël ne peut guère signifier qu’il ne vivait pas dans le camp, mais plutôt qu’il y errait çà et là, se querellant avec un Israélite. Il commit une profanation en maudissant Dieu et en insultant son adversaire. Appelé en jugement, le nom de sa mère et des ascendants maternels sont brièvement mentionnés, probablement parce que c’est à elle seule qu’il devait d’être présent dans le camp. Son père était peut-être décédé, car son nom n’est pas donné. C’est le principe, et non la personne, qui nous intéresse. Le troisième commandement avait été violé d’une manière flagrante. Mais ce commandement ne précisait pas la nature du châtiment, si ce n’est que le coupable ne serait pas laissé « impuni » par l’Éternel (#Ex 20: 7). 

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