LA PEINE DE MORT 13 DE 16 FAUSSE PROPHÉTIE

06/04/2015 16:33

LA PEINE DE MORT

13 DE 16

FAUSSE PROPHÉTIE

 

 

DEUTÉRONOME 13 : 1 à 10 

 

1 ¶  S’il s’élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t’annonce un signe ou un prodige,

2  et qu’il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t’a parlé en disant : Allons après d’autres dieux, — des dieux que tu ne connais point, — et servons-les !

3  tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui vous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez l’Éternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme.

4  Vous irez après l’Éternel, votre Dieu, et vous le craindrez ; vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, vous le servirez, et vous vous attacherez à lui.

5  Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort, car il a parlé de révolte contre l’Éternel, votre Dieu, qui vous a fait sortir du pays d’Égypte et vous a délivrés de la maison de servitude, et il a voulu te détourner de la voie dans laquelle l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné de marcher. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.

6 ¶  Si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils, ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou ton ami que tu aimes comme toi-même, t’incite secrètement en disant : Allons, et servons d’autres dieux ! — des dieux que ni toi ni tes pères n’avez connus,

7  d’entre les dieux des peuples qui vous entourent, près de toi ou loin de toi, d’une extrémité de la terre à l’autre-

8  tu n’y consentiras pas, et tu ne l’écouteras pas ; tu ne jetteras pas sur lui un regard de pitié, tu ne l’épargneras pas, et tu ne le couvriras pas.

9  Mais tu le feras mourir ; ta main se lèvera la première sur lui pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple ensuite ;

10  tu le lapideras, et il mourra, parce qu’il a cherché à te détourner de l’Éternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.

 

NOTES DE JOHN MACARTHUR

 

13:1-18 Après l’interdiction générale de se joindre aux cultes cananéens (#De 12:29-31), Moïse avertit les Israélites qu’ils risquaient d’être tentés par l’idolâtrie de trois manières:

1° par l’intermédiaire de faux prophètes (vv. #De 13:1-5),

2° par des membres de leur famille (vv. #De 13:6-11) ou

3° par des apostats présents dans certaines villes cananéennes (vv. #De 13:12-18).

13: 2

accomplissement du signe ou du prodige. Les signes miraculeux à eux seuls n’ont jamais servi de preuve absolue de la vérité (cf. les magiciens de Pharaon en #Ex 7:1-10:2). La prédiction d’un prophète ou d’un songe peut se révéler exacte, mais si son message contredit les commandements divins, il faut plutôt faire confiance à Dieu et à sa Parole.

Allons après d’autres dieux. Ce serait une incitation explicite à abandonner l’obéissance à l’Éternel et à servir et adorer d’autres dieux. Le résultat d’une telle apostasie serait une violation directe du premier commandement (#De 5:7).

13: 3

l’Éternel, votre Dieu, qui vous met à l’épreuve. Dans sa souveraineté, Dieu permettrait à de faux prophètes d’inciter le peuple à l’apostasie pour éprouver ses véritables dispositions. Si de telles tentations représentaient un réel danger, les victoires remportées sur elles fortifieraient le peuple dans son amour pour Dieu et son obéissance à ses commandements. Cf. #De 6:5.

13: 5

ôteras ainsi le mal du milieu de toi. Ce châtiment sévère visait non seulement à punir le fauteur de troubles, mais aussi à protéger la communauté. Paul devait penser à ce texte lorsqu’il donna un commandement similaire à l’Église de Corinthe (cf. #1Co 5:13 ; aussi #De 17: 7 ; #De 19: 19 ; #De 21: 21 ; #De 22: 21 ; #De 24: 7).

13: 6

ton frère …  ami. L’incitation à l’apostasie pouvait aussi provenir d’un membre de la famille ou d’un ami. Tandis que le faux prophète tenterait les Israélites ouvertement, en se basant sur un signe ou un miracle, l’incitation, dans ce cas-ci, se ferait dans un cadre secret et s’appuierait sur l’intimité de la relation.

13: 10

tu le lapideras. Le témoin à charge devait jeter la première pierre. L’amour pour la famille et pour les amis passait après la consécration à Dieu (cf. #Lu 14: 26).

 

Autres notes

Au lieu d’offrir leur culte en toute espèce d’endroits, les Israélites ne devaient présenter leurs sacrifices et leurs holocaustes que devant le sanctuaire. Cependant il leur était permis d’immoler ailleurs les animaux qu’ils destinaient à leur table, mais cette immolation devait se faire avec certaines formes analogues à celles des sacrifices proprement dits. Il fallait aussi qu’ils se gardassent d’adapter au culte de l’Éternel les pratiques des cultes païens, précautions que l’Église romaine a tellement négligées, qu’elle en est venue par degrés à une véritable idolâtrie.

Moïse annonce aux Israélites que, pour éprouver leur foi, il pourrait arriver que Dieu permît à de faux prophètes d’opérer des prodiges et des miracles, comme les magiciens de Pharaon ; mais, loin d’écouter aucun prophète qui tenterait de les détourner de Dieu, leur devoir serait de les faire mourir. Notre Seigneur aussi a parlé de faux Christs qui feraient des miracles jusqu’à séduire les élus si la chose était possible (#Mt 24: 21). Or, cette même Église romaine dont je parlais tout à l’heure appuie sur des miracles réels ou prétendus, ses doctrines et ses pratiques idolâtres : nous savons donc à quoi nous en tenir sur l’estime que nous devons faire d’elle et de ses docteurs.

Autres notes

 

La punition des faux prophètes

 

   Un prophète qui prônait l’idolâtrie ne devait pas être suivi même si un miracle qu’il avait prédit s’accomplissait effectivement car il s’agissait d’un faux prophète et il devait être puni de mort. Même un proche parent qui entraînait sa famille à pratiquer l’idolâtrie devait mourir aussi.

 

   Les gens pervers du verset #13 étaient des hommes vils (litt. « des hommes, fils de Bélial indignes » (hébr. belîyya’al). De pareils vauriens qui entraînaient les habitants de leur ville à s’adonner à l’idolâtrie et par suite à s’éloigner de Dieu devaient tous être mis à mort avec les habitants de cette ville, et l’on devait aussi brûler la ville.

 

   On devait infliger le même jugement à une ville idolâtre israélite qu’à une ville cananéenne, c’est-à-dire, la destruction totale. Dieu n’est pas partial : il traite le péché avec sévérité même chez le peuple élu. Cependant sa motivation est différente : dans le cas d’une ville israélite, il s’agissait d’une discipline paternelle destinée à corriger la nation entière. 

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