LA PEINE DE MORT 7 DE 16 Violation du sabbat

17/11/2014 15:08

LA PEINE DE MORT

7 DE 16

Violation du sabbat

 

EXODE 35 : 2

On travaillera six jours ; mais le septième jour sera pour vous une chose sainte ; c’est le sabbat, le jour du repos, consacré à l’Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera puni de mort.

 

NOTES DE JOHN MACARTHUR

 

Cf. #Ex 31:12-17. Chaque septième jour appartenait à l’Éternel et était mis à part (c’est-à-dire saint) pour le repos et pour le culte de Yahvé. Aucun travail ne devait être effectué ce jour-là. Le terme « sabbat » transcrit un mot hébreu désignant le repos, l’inactivité. Son origine remonte à la création: selon le récit qui en est fait, Dieu se reposa de toute son œuvre le septième jour, et l’homme était appelé à l’imiter. Chaque sabbat devait aussi rappeler à l’adorateur israélite que le Dieu qu’il louait avait effectivement tout amené à l’existence en 6 jours de 24 heures. Par conséquent, ce commandement contrecarrait les idées évolutionnistes présentes dans les fausses religions. Lors de la répétition du décalogue, Moïse associa l’observation du sabbat à l’exode et spécifia que c’était la raison pour laquelle Israël devait le respecter (#De 5:12-15). Il est significatif que le commandement de respecter le sabbat ne soit pas répété dans le N.T., contrairement aux neuf autres. En fait, il est même annulé. COLOSSIENS 2 : 16 ¶  Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats:

17  c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

 

Spécifiquement lié à la dispensation mosaïque, le sabbat ne peut s’appliquer au croyant de l’ère de l’Église, puisqu’il vit sous un nouveau régime.

 

 

AUTRES NOTES

Le tout est précédé d’une ordonnance sur le sabbat. Pourquoi ? Il est à remarquer que la dernière prescription que l’Éternel avait donnée à Moïse sur Sinaï avant la rupture de l’alliance concernait le sabbat (#Ex 31:12-17). Moïse avait été empêché de la transmettre au peuple par les événements graves qui avaient eu lieu depuis ; il le fait ici sommairement. Il n’y a pas de raison suffisante pour rapporter exclusivement cette défense au travail du sanctuaire qui allait commencer.

 

AUTRES NOTES

La directive du sabbat avait été introduite au peuple avec la manne qui tombait du ciel tous les jours sauf le 7e. Elle fut rappelée lorsque les Dix Commandements furent donnés, et une 3e fois après que les Israélites aient reçu les instructions relatives à la construction du tabernacle. L’Éternel l’a encore mentionnée à Moïse lorsqu’il lui a redonné les Dix Commandements. Cette obligation est donc rappelée ici pour la 4e fois, juste avant que les Israélites n’entreprennent la construction du tabernacle.

 

   Au début de l’humanité, il est probable qu’à l’image de Dieu qui s’est reposé le 7e jour, les peuples respectaient le sabbat. Mais une fois qu’ils ont commencé à adorer les créatures au lieu du Créateur, ils ont abandonné le jour du repos. L’Éternel fit alors du sabbat un signe d’alliance avec le peuple qu’il avait choisi. Il imposa des règles strictes valables uniquement pour Israël. Par exemple, ne pas faire de feu le 7e jour va bien en Palestine, mais rendrait la vie impossible en région polaire.

 

AUTRES NOTES

#1-3 Le joug de Christ, doux et léger, a rendu nos sabbats plus agréables et moins astreignants que ceux des juifs de cette époque ; nous sommes par contre des plus fautifs si nous négligeons l’observation de ce repos. Dieu, dans Sa sagesse et Sa miséricorde, nous a donné ce septième jour. Ne pas observer ce repos, c’est pécher. Est-ce que cela nous laisse indifférent de mépriser ce jour béni, ce jour que Dieu, dans Sa bonté, nous a accordé pour pouvoir grandir au sein de l’église ici-bas et pour nous préparer à une joie parfaite dans notre communauté céleste ?

 

Nombres 15 : 32-36.

 

32  Comme les enfants d’Israël étaient dans le désert, on trouva un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat.

33  Ceux qui l’avaient trouvé ramassant du bois l’amenèrent à Moïse, à Aaron, et à toute l’assemblée.

34  On le mit en prison, car ce qu’on devait lui faire n’avait pas été déclaré.

35  L’Éternel dit à Moïse : Cet homme sera puni de mort, toute l’assemblée le lapidera hors du camp.

36  Toute l’assemblée le fit sortir du camp et le lapida, et il mourut, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse.

 

NOTES DE JOHN MACARTHUR

 

15:32-36 Il s’agit d’un exemple de péché volontaire, délibéré. Lorsqu’il fut établi qu’il y avait une violation préméditée de la loi du sabbat, l’homme fut mis à mort.

 

AUTRES NOTES

 

Ce récit a été placé ici comme exemple d’un péché commis à main levée. Il rappelle le trait analogue du blasphémateur (#Lé 24:10-23). Ce sont les seuls passages du Pentateuque où il soit question de l’emprisonnement d’un Israélite et où se rencontre la formule : Ce qu’il y avait à faire n’avait pas encore été déterminé. Il semble qu’après les ordonnances relatives au sabbat qui avaient déjà été données (#Ex 31:14; 35:2), le peuple ne pouvait hésiter sur ce qu’il y avait à faire. Mais il s’agissait d’appliquer le plus terrible des châtiments, la peine de mort, à un cas qui pouvait paraître bien excusable ; on comprend l’hésitation. Par sa réponse, Dieu montre que le mépris de sa loi, même sous la forme la moins grave en apparence, ne saurait être toléré au sein de son peuple.

 

AUTRES NOTES

 

  La peine capitale pour avoir ramassé du bois un jour de sabbat. Ce châtiment est très sévère pour une faute qui à priori paraît bien petite. On comprend pourquoi il y a eu hésitation et consultation de l’Éternel. Un acte commis volontairement, consciemment est considéré comme un rejet de l’autorité divine. Il ne peut pas être expié par des rites sacrificiels. Dieu enseigne ainsi à son peuple que le mépris de sa loi, même sous la forme en apparence la plus bénigne, ne saurait être toléré. Non seulement l’exécution était publique, mais c’est le peuple lui-même qui avait la responsabilité d’exécuter la sentence de sa propre main. C’était un acte pédagogique. Les Israélites apprenaient ainsi à craindre leur Dieu et à respecter la loi.

 

   Pour nous, c’est difficile à comprendre parce qu’on a l’habitude d’entendre parler d’un Dieu d’amour, ce qui est tout à fait conforme à l’enseignement des Écritures. Pourtant, celles-ci mettent davantage l’accent sur la sainteté de Dieu et sur sa justice implacable que sur son amour ; une constatation qui n’est pas très agréable, j’en conviens. Ces deux aspects, qui semblent s’opposer dans ma perspective humaine limitée, ont été réconciliés par le sacrifice du Christ. Sur la croix où Jésus a porté à ma place le châtiment du péché, la justice divine a éclaté en même temps que son amour pour moi a été manifesté.

AUTRES NOTES

Ceux qui désobéissent délibérément à l’Éternel et Sa Gloire, sont des pécheurs présomptueux. Il n’y a pas de péché plus scandaleux. Celui qui désobéit aux commandements divins s’oppose à Dieu, tout en méprisant Sa Parole. Les pécheurs orgueilleux méprisent cette dernière, s’estimant eux-mêmes trop grands, trop bons et trop sages pour y obéir. L’exemple de ce type de conduite nous est ici relaté : il consiste à ne pas obéir au commandement de respecter le sabbat. La faute consista à ramasser du bois de chauffage, alors qu’il avait été ordonné au peuple de le faire le jour qui précédait celui du repos, #Exode 16:23. C’était un affront à la foi contre la Loi et contre l’Éternel. Dieu est en effet jaloux quant à l’honneur du jour du sabbat et ne laissera pas impuni celui qui le transgressera, quel qu’en soit le motif. Dans ce texte, l’Éternel a voulu que cette punition soit un exemple pour tout le peuple, en montrant par là l’importance de la sainteté du sabbat. Nous pouvons être assurés que le péché ne sera jamais laissé impuni : au jour du Jugement il sera évoqué par la Justice divine.

 

Le repos du sabbat est un ordre divin, que seuls les pécheurs, au cœur orgueilleux et incrédule, osent transgresser, plutôt que de soumettre à l’enseignement du Saint-Esprit et de la Parole de vérité.

 

Voici toute la différence entre celui qui a été pris à ramasser du bois de chauffage dans le désert, pendant le sabbat et celui qui respecte la sainteté de ce jour, ne voulant aucunement bénéficier des avantages du travail que son âme pourrait accumuler.

 

Travailler le jour du repos du Seigneur, est synonyme de gaspillage de temps, d’argent et de force : tout cela n’est que péché. La richesse peut s’acquérir par des moyens peu avouables, mais dans ce cas elle ne viendra pas seule : des conséquences funestes surgiront alors.

 

La poursuite du péché mène à la ruine !

 

AUTRES NOTES

Il n’existait aucun sacrifice pour expier la rébellion délibérée et arrogante contre la parole de l’Éternel. Quiconque commettait ce péché devait être retranché (v. #30,31). Les versets #32-36 donnent l’exemple d’un tel péché. On trouva un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat, transgression manifeste de la Loi. On savait qu’il fallait le punir de mort (#Ex 31.15), mais le mode d’exécution n’ayant jamais été précisé, l’Éternel déclara à présent qu’il fallait le lapider hors du camp. 

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