LES MIRACLES DE JÉSUS GUÉRISON D`UN PARALYTIQUE 7 DE 37

13/03/2015 15:50

7 DE 37 LES MIRACLES DE JÉSUS

GUÉRISON D`UN PARALYTIQUE

 

MATTHIEU 9 : 2 Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.

tes péchés sont pardonnés. Le fait que l’homme fut amené sur un lit indique qu’il souffrait d’une paralysie grave. Les paroles de pardon de Jésus peuvent signifier que la paralysie était la conséquence directe des péchés de cet homme. Cf. #Jn 9:1-3.

3 Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux : Cet homme blasphème.

Cet homme blasphème. Cette accusation aurait été vraie pour qui que ce soit hormis Dieu incarné, car seul celui envers qui l’on a péché jouit de la prérogative de pardonner. Les paroles de Jésus à cet homme furent donc une affirmation sans équivoque de son autorité divine.

4 Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit : Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ?

connaissant leurs pensées. Cf. #Mt 12:25 ; #Jn 2:24. Bien que le Seigneur Jésus se soit humilié (#Ph 2:4-8) et qu’il ait choisi de ne pas faire usage de ses prérogatives divines lors de l’incarnation (#Jn 5:30), il était néanmoins pleinement Dieu et, à ce titre, omniscient. Voir #Mr 13: 32 ; #Lu 2:52.

5 Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ?

lequel est le plus aisé. Il est certainement plus facile d’affirmer détenir le pouvoir d’absoudre les péchés que de manifester le pouvoir de guérison. Christ prouva ici qu’il avait le pouvoir de pardonner lorsqu’il guérit instantanément l’homme de sa paralysie. S’il pouvait accomplir ce qui semblait plus difficile, il pouvait faire aussi ce qui paraissait plus facile. Le pardon des péchés était pourtant l’œuvre la plus difficile des deux, puisque finalement Jésus dut sacrifier sa vie.

6 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.
7 Et il se leva, et s’en alla dans sa maison.
8 Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.

 

 

MARC 2 : 3 Des gens vinrent à lui, amenant un paralytique porté par quatre hommes.

un paralytique. Cet homme étant allongé sur un lit, sa paralysie devait être grave; peut-être était-il même tétraplégique.

4 Comme ils ne pouvaient l’aborder, à cause de la foule, ils découvrirent le toit de la maison où il était, et ils descendirent par cette ouverture le lit sur lequel le paralytique était couché.

ils découvrirent le toit. La majorité des maisons en Israël avaient des toits plats où l’on pouvait se reposer à la fraîcheur du soir et dormir quand les nuits étaient chaudes. Généralement, un escalier extérieur y conduisait. Souvent, comme c’est le cas ici, le toit était constitué de plaques d’argile cuite ou séchée, posées sur des poutres de soutènement dont les extrémités reposaient elles-mêmes sur les murs de part et d’autre. Le maçon étalait alors par-dessus les plaques d’argile dure, sèche, une couche d’argile mouillée, fraîche, qui rendait la maison étanche à la pluie. Les amis du paralytique le transportèrent sur le toit d’une maison de ce type et retirèrent la couche d’argile, creusant plusieurs de ces plaques jusqu’à dégager un trou suffisamment grand pour le faire descendre en présence de Jésus.

5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés.

Jésus, voyant leur foi. Les efforts et la persévérance des amis du paralytique étaient une preuve visible de leur foi en la puissance de guérison de Jésus.

Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. A l’époque, beaucoup de Juifs pensaient que les maladies ou les souffrances ne pouvaient provenir que des péchés que l’on avait commis. Ce paralytique le croyait peut-être lui aussi; c’est pourquoi il devait considérer comme normal que le pardon de ses péchés précède sa guérison. Le mot grec pour « pardonnés » signifie « envoyés » ou « chassés au loin » (cf. #Ps 103:12 ; #Jér 31:34 ; #Mi 7:19). Ainsi, Jésus débarrassait l’homme de son péché et le libérait de la culpabilité qu’il en ressentait.

6 Il y avait là quelques scribes, qui étaient assis, et qui se disaient au dedans d’eux:
7 Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ?

cet homme …  blasphème. Les scribes avaient raison de dire que seul Dieu peut pardonner les péchés, mais tort de dire que Jésus blasphémait. Ils refusaient de reconnaître que la puissance de Jésus lui venait de Dieu, et ils acceptaient encore moins l’idée qu’il puisse être Dieu.

8 Jésus, ayant aussitôt connu par son esprit ce qu’ils pensaient au dedans d’eux, leur dit : Pourquoi avez-vous de telles pensées dans vos cœurs ?

par son esprit. Il n’est pas question ici du Saint-Esprit, mais de l’esprit omniscient du Sauveur.

9 Lequel est le plus aisé, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, prends ton lit, et marche ?

Lequel est le plus aisé. Il est bien plus facile de dire: « Tes péchés sont pardonnés. » Il est en effet impossible à l’homme d’apporter la preuve que cela s’est effectivement produit, puisque cela se passe dans le monde invisible. Commander à un paralytique de se lever serait bien plus difficile à dire de façon convaincante car, par ses actes, le paralytique pourrait immédiatement donner la preuve de l’efficacité d’un tel commandement.

10 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés:

afin que vous sachiez. En montrant qu’il avait la puissance de guérir les infirmités physiques du paralytique, Jésus prouvait aussi la véracité de sa déclaration et son pouvoir de pardonner les péchés.

Fils de l’homme. Jésus se désignait ainsi pour mettre en évidence l’abaissement qui était le sien. Cette expression apparaît 14 fois chez Marc (vv. #Mr 2:10, #Mr 2:28 ; #Mr 8:31, #Mr 8:38 ; #Mr 9:9, #Mr 9:12, #Mr 9:31 ; #Mr 10:33, #Mr 10:45 ; #Mr 13: 26 ; #Mr 14: 21, #Mr 14: 41, #Mr 14: 62).

11 Je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison.
12 Et, à l’instant, il se leva, prit son lit, et sortit en présence de tout le monde, de sorte qu’ils étaient tous dans l’étonnement et glorifiaient Dieu, disant : Nous n’avons jamais rien vu de pareil.

 

LUC 5 : 18 Et voici, des gens, portant sur un lit un homme qui était paralytique, cherchaient à le faire entrer et à le placer sous ses regards.
19 Comme ils ne savaient par où l’introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et ils le descendirent par une ouverture, avec son lit, au milieu de l’assemblée, devant Jésus.

 

par une ouverture. Apparemment, le toit était recouvert de tuiles qui, une fois enlevées, laissèrent entre les poutres du toit une ouverture suffisamment large pour faire passer un homme. La foule qui suivait Jésus devait être très nombreuse, si une mesure aussi extrême fut nécessaire pour pouvoir présenter le malade devant lui. Comme les gens pressaient Jésus de toutes parts, les hommes qui portaient le paralytique ne pouvaient pas s’approcher suffisamment de lui, même s’ils l’attendaient à la sortie de la maison.

20 Voyant leur foi, Jésus dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés.

 

tes péchés te sont pardonnés. Christ ne tint pas compte de la paralysie et répondit d’abord à un besoin plus important. Cette action mettait en avant une prérogative qui n’appartenait qu’à Dieu (v. #Lu 5:21 ; cf. #Lu 7:49). La guérison de l’homme paralysé qui s’ensuivit constitua la preuve qu’il possédait aussi l’autorité pour pardonner les péchés.

21 Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire : Qui est celui-ci, qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ?

des blasphèmes. Leur jugement aurait été exact si Jésus n’avait pas été Dieu incarné.

22 Jésus, connaissant leurs pensées, prit la parole et leur dit: Quelles pensées avez-vous dans vos cœurs ?

connaissant. Par l’exercice de son omniscience. Cf. #Mt 9:4 ; #Jn 5:24-25.

23 Lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ?
24 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison.

 

afin que vous sachiez. Sa capacité de guérir n’importe qui selon sa volonté  de manière complète et immédiate (v. #Lu 5:25) - constituait la preuve incontestable de sa divinité. En tant que Dieu, il avait toute autorité pour pardonner les péchés. C’était un moment décisif qui aurait dû mettre fin une fois pour toutes à l’opposition des pharisiens. Au lieu de cela, ils commencèrent à le discréditer en l’accusant de violer leur loi sur le sabbat.

25 Et, à l’instant, il se leva en leur présence, prit le lit sur lequel il était couché, et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu.
26 Tous étaient dans l’étonnement, et glorifiaient Dieu ; remplis de crainte, ils disaient : Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges.

 

des choses étranges. La réaction manque curieusement de parti pris: elle n’est pas dénuée d’émerveillement et d’étonnement, mais elle est totalement vide de vraie foi.

 

Notre Seigneur fit à cette époque une autre guérison qui fut accompagnée de circonstances non moins instructives. Il se trouvait (toujours à Capernaüm) dans une maison où il prêchait devant de nombreux pharisiens et des docteurs de la loi venus de toutes parts, notamment de Jérusalem. La foule était considérable ; tous n’avaient pu entrer, si bien que les avenues en étaient encombrées. Là-dessus arrivent quatre hommes, portant un paralytique sur une mittah, sorte de lit pouvant servir de civière. Comme ils voulaient absolument le présenter à Jésus, ils firent le tour de la maison, probablement adossée à un coteau, se hissèrent avec leur précieux fardeau sur le toit en terrasse, ou peut-être y montèrent par un escalier extérieur, et de là descendirent dans l’appartement où était Jésus. Cette manœuvre leur fut plus facile qu’elle ne le serait chez nous, vu la manière dont les maisons étaient construites : toujours est-il qu’il leur fallut de la décision et une sorte de courage ; aussi l’Évangile fait-il hautement l’éloge de leur foi.

Ce fut cette foi même qui rendit leur acte agréable au Seigneur, et, pour le leur témoigner, il commença par dire au paralytique : « O homme, tes péchés te sont pardonnés. » On ne saurait douter, d’après cela, que le paralytique ne soit venu chercher auprès du Christ la paix de son âme encore plus que la guérison de son corps. D’un autre côté, notre Seigneur, en commençant par là le déploiement de sa miséricorde envers ce malheureux, voulut sûrement montrer deux choses : d’abord, que le pardon des péchés est la plus grande de toutes les grâces ; ensuite, que les guérisons miraculeuses opérées par sa main étaient un signe, ou une figure du salut qu’il est venu nous apporter {==> "Lu 4:40"}. Il voulait aussi donner naissance à l’entretien que voici, entretien fort étrange, car une seule voix s’y fait entendre, et cette voix répond à des pensées non exprimées.

 

« Quel blasphème ! » disent les pharisiens en eux-mêmes. « Dieu seul a le droit de pardonner les péchés ! » — Rien de plus vrai. Mais, si les prémisses sont justes, fausse est la conclusion. Puisque d’une part, tout déclare que Jésus est incapable de blasphème ; puisque d’autre part, Jésus pardonne les péchés que seul le Très-Haut peut pardonner, il faut en conclure qu’il est avec Dieu dans une relation étroite, éminente, unique, qui lui donne le pouvoir divin. Ses œuvres merveilleuses, des « signes », ne le proclament-elles pas d’ailleurs ?  … «  Prends ton lit et marche ! » Les occasions dans lesquelles Jésus a pardonné les péchés, exerçant ainsi les fonctions du Dieu souverain, manifestent le mystère auguste qu’il formula plus tard lui-même en les mots : « Moi et le Père sommes un. » (J. A. Porret)

Mais avant de lui donner cet ordre, notre Seigneur avait exprimé nettement dans quel but il allait agir. Il voulait montrer le pouvoir qu’il possède, non pas seulement de rendre la vie aux membres morts d’un pauvre malade, mais surtout de donner à une âme le repos et la paix éternelle. Sur la terre même, et bien que devenu un fils d’homme, il était celui qui pardonne les péchés. Or, ce qu’il fut sur la terre, il l’est encore dans le ciel, d’où il exerce sa toute-puissance pour délivrer nos âmes et pour soulager nos corps.

 

Ce qui venait de se passer tourna magnifiquement à la gloire de Dieu. Tandis que le paralytique s’en allait le cœur plein d’amour et d’action de grâces, les spectateurs de cette scène admirable, hors d’eux-mêmes et saisis d’effroi, disaient : « Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges ! » En effet, ils venaient de voir un homme qui pardonnait les péchés, un homme qui lisait dans les cœurs, un homme enfin, qui, d’une parole, guérissait les paralytiques, un homme donc qui était revêtu du pouvoir divin. Quand, au sortir d’une prédication éloquente, chacun se retire le cœur pénétré d’admiration ou d’attendrissement, il y a là vraiment quelque chose pour la gloire de Dieu ; mais supposez que, dans l’assemblée, il se soit rencontré une personne, une seule, à qui le discours de l’orateur chrétien ait fait trouver la paix de Dieu, cette personne, par ses nouveaux sentiments et par ses actions de grâces, glorifie le Seigneur plus encore que toutes les autres par leurs émotions et leurs applaudissements. Ici est le paralytique ; là ne se trouvent que les docteurs et les pharisiens témoins du miracle. 

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