LUC 9 : 37 À 62 ***LUKE 9 : 37 À 62 ***

22/04/2015 08:37

LUC 9 : 37 À 62 ***

 

37 ¶  Le lendemain, lorsqu’ils furent descendus de la montagne, une grande foule vint au-devant de Jésus.

38  Et voici, du milieu de la foule un homme s’écria : Maître, je t’en prie, porte les regards sur mon fils, car c’est mon fils unique.

39  Un esprit le saisit, et aussitôt il pousse des cris ; et l’esprit l’agite avec violence, le fait écumer, et a de la peine à se retirer de lui, après l’avoir tout brisé.

40  J’ai prié tes disciples de le chasser, et ils n’ont pas pu.

41  Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusqu’à quand serai-je avec vous, et vous supporterai-je ? Amène ici ton fils.

42  Comme il approchait, le démon le jeta par terre, et l’agita avec violence. Mais Jésus menaça l’esprit impur, guérit l’enfant, et le rendit à son père.

43 ¶  Et tous furent frappés de la grandeur de Dieu. Tandis que chacun était dans l’admiration de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples:

44  Pour vous, écoutez bien ceci : Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes.

45  Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole ; elle était voilée pour eux, afin qu’ils n’en eussent pas le sens ; et ils craignaient de l’interroger à ce sujet.

46  Or, une pensée leur vint à l’esprit, savoir lequel d’entre eux était le plus grand.

47  Jésus, voyant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant, le plaça près de lui,

48  et leur dit : Quiconque reçoit en mon nom ce petit enfant me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit reçoit celui qui m’a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand.

49  Jean prit la parole, et dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom ; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas.

50  Ne l’en empêchez pas, lui répondit Jésus ; car qui n’est pas contre vous est pour vous.

51 ¶  Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

52  Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.

53  Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem.

54  Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent : Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ?

55  Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés.

56  Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.

57 ¶  Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras.

58  Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.

59  Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

60  Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu.

61  Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison.

62  Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu.

 

NOTES DE JOHN MACARTHUR

9:38

mon fils unique. Cf. #Lu 7:12 ; #Lu 8:42. Le fils de la veuve de Naïn et la fille de Jaïrus étaient aussi des enfants uniques. Luc est le seul à mentionner ces détails.

9:39

Un esprit le saisit. Ce n’était pas un simple cas d’épilepsie, mais manifestement une possession démoniaque. Il n’y a aucune raison de penser que Luc, qui était médecin, tentait simplement de se faire comprendre de ses lecteurs en s’exprimant ainsi, d’autant que Jésus guérit le garçon en chassant le démon (v. #Lu 9:42 ; cf. #Mr 9:25).

9:40

ils n’ont pas pu. Lorsque Christ avait envoyé les disciples (#Mt 10:6-8), il leur avait ordonné d’accomplir ce genre de miracles. Moins d’un an plus tard, ils échouaient là où ils avaient auparavant réussi. Christ expliqua leur échec par un manque de foi (v. #Mt 17: 20). Ils ne manquaient pas de confiance; ils étaient même surpris de ne pas avoir pu chasser ce démon. Leur problème était certainement dû au fait qu’ils avaient placé leur confiance en leurs dons plutôt qu’en Dieu

9:41

Race incrédule et perverse. Ce verset  indique que le Seigneur visait les disciples et la faiblesse de leur foi

9:44

doit être livré. Par Judas Iscariot.

9:45

voilée pour eux. Conformément à la volonté souveraine de Dieu. Cf. #Lu 24: 45.

9:46

le plus grand. Cette tendance individualiste réapparaissait souvent chez les disciples (cf. #Mt 18: 1, #Mt 18: 4 ; #Mt 23: 11 ; #Mr 9:34 ; #Lu 9:46 ; #Lu 22: 24, #Lu 22: 26), jusque durant le dernier repas avec Jésus dans la chambre haute.

 

9:48

Quiconque reçoit en mon nom ce petit enfant. Dans ce contexte, le mot « enfant » n’est pas à prendre dans son sens littéral. Il représente ceux qui se sont rendus humbles comme des enfants (vv. #Mt 18:3-4), c’est-à-dire les vrais croyants (v. #Mt 18: 6).

Ces enfants étaient trop jeunes pour exercer une foi personnelle (en #Lu 18:15 ils sont appelés « petits enfants »). Le fait que Christ les a présentés comme l’exemple de ceux qui composent « le royaume des cieux » (cf. #Mt 18:1-4) est d’autant plus significatif. #Mr 10:16 ajoute que Jésus « les bénit ». Dieu manifeste souvent une compassion particulière à ceux qui, en raison de leur âge ou de déficiences mentales, ne sont pas en mesure d’avoir la foi, pas plus que de faire preuve d’une rébellion volontaire (cf. #Jon 4:11). Il parle de sang innocent en #Jér 19: 4. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils soient libérés de la culpabilité et de la corruption morale dont nous avons tous hérité suite au péché d’Adam, mais plutôt qu’ils ne sont pas coupables de la même manière que ceux qui pèchent délibérément en préméditant leurs actions. Les paroles de Jésus dans ce passage suggèrent que Dieu, dans sa grâce, étend sa compassion à de petits enfants, afin que ceux d’entre eux qui meurent bénéficient souverainement d’une régénération qui leur octroie l’entrée dans le royaume. Dieu leur donne le ciel non parce qu’ils le méritent, mais parce qu’il choisit de les sauver, par sa grâce.

celui qui est le plus petit …  est grand. Dans le royaume de Dieu, on accède à la prééminence par le sacrifice et le don de soi.

9:49

parce qu’il ne nous suit pas. Curieusement, le disciple qui s’exprime ici est Jean, celui-là même qui allait se faire connaître comme « l’apôtre de l’amour ». Il comprendrait plus tard que le ministère d’un croyant doit être évalué uniquement d’après les tests de la doctrine (#1Jn 4:1-3 ; #2Jn 7-11) et du fruit (#1Jn 2:4-6, #1Jn 2:29 ; #1Jn 3:4-12 ; #1Jn 4:5, #1Jn 4:20 ; cf. #Mt 7:16). Cet homme aurait passé les deux tests, pourtant Jean était enclin à le rejeter pour des raisons d’appartenance à un groupe particulier. C’est une erreur caractéristique du sectarisme.

9:50

qui n’est pas contre vous est pour vous. Contraster avec #Lu 11:23. Il n’y a pas de place pour la neutralité ou le juste milieu. Christ donne ici le moyen d’éprouver les hommes d’après leur conduite. En #Lu 11:23, il énoncera le principe qui permet à chacun d’éprouver sa propre vie intérieure.

9:51

prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Cette phrase introduit l’une des grandes sections de l’Évangile de Luc. C’est en effet ici que commence le parcours de Jésus en direction de Jérusalem); les dix chapitres suivants (jusqu’en #Lu 19: 27), pareils à un récit de voyage, relatent les étapes majeures de ce long chemin vers la croix. Cette décision marque un tournant dans le ministère de Christ: dès lors, la Galilée ne sera plus le centre géographique à partir duquel il exercera son ministère; même s’il fera encore une brève visite dans cette région (#Lu 17:11-37), tous les événements de la suite du récit de Luc  y compris l’épisode galiléen - sont présentés comme des étapes intermédiaires de son voyage vers Jérusalem. Une étude comparative des Évangiles révèle qu’au cours de son périple, Christ se rendit plusieurs fois à Jérusalem pour y célébrer les fêtes. Cependant, ces courtes visites ne furent que des interludes durant cette période de son ministère, dont le point culminant fut son dernier voyage à Jérusalem en vue d’y mourir. L’Évangile de Luc met un accent plus important que les trois autres sur ce moment décisif au cours du ministère de Christ: il tient en effet à souligner que Jésus était déterminé à accomplir la mission qui le menait à la croix.

9:52

Samaritains. Ils étaient les descendants de mariages mixtes entre Juifs et païens, qui remontaient à l’époque de l’exil. Ils entretenaient une rivalité avec la nation juive et avaient mis en place leur propre culte, un mélange de judaïsme et de paganisme, avec leur propre temple situé sur le mont Garizim. Les Juifs les considéraient comme impurs et les haïssaient, à un point tel que ceux d’entre eux qui voyageaient de la Galilée à la Judée préféraient prendre une route plus longue, qui passait à l’est du Jourdain, pour éviter de traverser la Samarie.  

9:53

parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem. Le fait de se rendre à Jérusalem pour adorer sous-entendait qu’on rejetait le rituel du mont Garizim et qu’on méprisait le culte samaritain. Les Juifs et les Samaritains s’opposaient fortement sur ce point (cf. #Jn 4:20-22).

9:54

Jacques et Jean. Jésus appela ces deux frères « Boanergès »  les fils du tonnerre (#Mr 3:17) - un nom tout à fait approprié, visiblement. C’était le deuxième péché de Jean contre le principe d’amour en peu de temps. Qui pouvait se douter alors que, quelque temps plus tard, il parcourrait à nouveau la Samarie en compagnie de Pierre, cette fois pour prêcher l’Évangile dans les villages samaritains (#Ac 8:25)?

9:55

les réprimanda. La réaction de Christ à l’égard des Samaritains est un modèle de l’attitude que l’Église devrait adopter face à toute forme de persécution religieuse. Le culte des Samaritains était foncièrement païen et totalement erroné. Leur intolérance patente ne facilitait pas non plus les relations. Pourtant, le Seigneur ne fit pas usage de la force pour leur répondre. Il ne proféra pas la moindre injure contre eux. Il était venu pour sauver et non pour détruire, c’est pourquoi sa réaction était porteuse de grâce et non d’une fureur destructrice. Cependant, les paroles de désapprobation dans ce passage ne doivent pas être considérées comme une condamnation des actes d’Elie en #1R 18:38-40 ou #2R 1:10-12. Elie fut choisi pour un ministère particulier, celui de prophète au sein d’une théocratie, et il devait s’acquitter des tâches que Dieu lui avait assignées pour cette fonction. Ainsi, il était de son devoir de s’opposer à un monarque mauvais (Achab) qui tentait d’usurper l’autorité de Dieu. Elie reçut l’autorisation expresse d’infliger un châtiment qui était la manifestation de la colère de Dieu. Il agissait avec une autorité comparable à celle des autorités civiles contemporaines (cf. #Ro 13: 4), et les prérogatives de son ministère ne peuvent être comparées à celles d’un prédicateur de l’Évangile.

9:62

regarde en arrière. Un laboureur qui regarde en arrière fait dévier son sillon.

 

LUKE 9 : 37 À 62  ***

 

¶ 37 The next day, when they came down from the mountain, great multitudes came out to meet Jesus.

38 And behold, the crowd a man shouted: Master, I beg you, look upon my son, for he is my only son.

39 A spirit seizes him and he suddenly screams; and spirit stirred with violence, made of foam, and difficult to withdraw from it, after all broken.

40 I asked your disciples to cast it out, and they could not.

41 unbelieving and perverse Jesus answered, how long shall I be with you, and suffer you? Bring your son here.

42 As he approached, the devil threw him down, and tare him. But Jesus rebuked the unclean spirit, healed the boy and gave him back to his father.

43 ¶ And they were all amazed at the greatness of God. While everyone was marveling at all that Jesus did, he said to his disciples:

44 For you, listen to this: The Son of Man must be delivered into the hands of men.

45 But they understood not this word; it was concealed from them, that they do should not perceive it; and they were afraid to ask about it.

46 However, a thought came to mind, which of them was the greatest.

47 Jesus, perceiving the thought of their heart, took a child, and set him by him,

48 and said to them, Whoever receives this child my name receives me myself; and whoever receives me receives him who sent me. For he who is least among you all is the one who is great.

49 John answered and said, Master, we saw one casting out devils in thy name; and we forbade him, because he followeth not us.

50 Do not forbid, replied Jesus; because that is not against you is for you.

51 ¶ When the time he had to be removed from the up, he resolved to go to Jerusalem.

52 He sent messengers before him, and they went, and entered into a village of the Samaritans, to make ready for him.

53 But they did not receive him, because he would go to Jerusalem.

54 The disciples Jacques and John saw this, they said, Lord, wilt thou that we command fire to come down from heaven and consume them?

55 Jesus turned to them and rebuked them, saying, Ye know not what manner of spirit you are.

56 For the Son of man came not to destroy men's lives, but to save them. And they went to another village.

¶ 57 While they were on the road, a man said to him: Lord, I will follow you wherever you go.

58 Jesus answered him, The foxes have holes, and birds of the air have nests, but the Son of man hath not where to lay his head.

59 He said to another, Follow me. And he said, Lord, suffer me first to go and bury my father.

60 Jesus said to him: Let the dead bury their dead; but you go and proclaim the kingdom of God.

61 And another said, I will follow you, Lord, but let me first go and take leave of those in my house.

62 Jesus answered him who puts his hand to the plow, and looking back, is fit for the kingdom of God.

NOTES JOHN MACARTHUR

9:38

my only son. #Lu Cf. 7:12; #Lu 8:42. The son of the widow of Nain and Jairus' daughter also were only children. Luke is the only one to mention these details.

9:39

A spirit seizes him. It was not a simple case of epilepsy, but obviously a demonic possession. There is no reason to think that Luke, who was a doctor, just trying to get through to his readers by speaking well, especially as Jesus heals the boy by driving out the devil (v #Lu. 9: 42; cf. #Mr 9:25).

9:40

they could not. When Christ sent the disciples (#Mt 10: 6-8), he ordered them to perform such miracles. Less than a year later, they failed where they had managed before. Christ explained their failure to a lack of faith (v #Mt. 17: 20). They do not lack confidence; they were even surprised at not being able to drive it out. Their problem was certainly due to the fact that they had placed their trust in their gifts rather than in God

9:41

Unbelieving and perverse. This verse indicates that the Lord was the disciples and the weakness of their faith

9:44

to be delivered. Judas Iscariot.

9:45

concealed from them. In accordance with the sovereign will of God. See #Lu 24: 45.

9:46

the greatest. This individualistic tendency often recurred in the disciples (cf. #Mt 18: 1, #Mt 18: 4; #Mt 23: 11; #Mr 9:34; 9:46 #Lu; #Lu 22: 24, 22 #Lu 26), even during the last meal with Jesus in the upper room.

9:48

Whoever gets in my name this child. In this context, the word "child" is not to be taken literally. He represents those who are humbled as children (vv #Mt. 18: 3-4), that is to say, the true believers (v #Mt. 18: 6).

These children were too young to exercise personal faith (in #Lu 6:15 p.m. they are called "little children"). The fact that Christ presented them as the example of those who make up "the kingdom of heaven" (cf. #Mt 18: 1-4) is especially significant. #Mr 10:16 says that Jesus "blessed them." God often expresses a special compassion for those who, because of age or mental disabilities, are not able to have faith any more than to show willful rebellion (cf. 4:11 #Jon ). He speaks of innocent blood # Jer 19: 4. This does not mean that they are free from the guilt and moral corruption we have all inherited a result of Adam's sin, but rather that they are not guilty of the same way that those who sin deliberately premeditated actions. The words of Jesus in this passage suggests that God, in his grace, compassion extends to small children, so that those of them who die supremely benefit from regeneration grants them entry into the kingdom. God gives them the sky not because they deserve it, but because he chooses to save them, by his grace.

one that is smaller ... is great. In the kingdom of God, the rule is accessed through sacrifice and selflessness.

9:49

because he does not follow us. Curiously, the disciple who expressed here is John, the very man who would become known as the "apostle of love". He would understand later that the ministry of a believer is to be evaluated solely on the tests of the doctrine (# 1 John 4: 1-3; 2Jn # 7-11) and fruit (# 1 John 2: 4-6, # 1 Jn 2:29; 1 Jn # 3: 4-12; 1 John # 4: 5, # 1 Jn 4:20; cf. 7:16 #Mt). This man would have passed both tests, yet John was inclined to reject it for reasons of belonging to a particular group. This is a characteristic error of sectarianism.

9:50

that is not against you is for you. Contrast with #Lu 11:23. There is no room for neutrality or balance. Christ here gives a way to test men by their conduct. In #Lu 11:23, it will set out the principle that allows everyone to experience his own inner life.

9:51

resolved to go to Jerusalem. This sentence introduces one of the main sections of the Gospel of Luke. It is indeed here begins the journey of Jesus towards Jerusalem); ten chapters (until #Lu 19: 27), like a travelogue, recount the major stages of this long road to cross. This decision marks a turning point in the ministry of Christ: therefore Galilee will not be the geographical center from which he will exercise his ministry; even if it still will make a brief visit to the region (#Lu 17: 11-37), all events of the rest of Luke's account, including the episode Galilean - are presented as intermediate steps of his journey to Jerusalem . A comparative study of the Gospels reveals that during his journey, Christ went several times to Jerusalem to celebrate the holidays. However, these short visits were only interludes during this period of his ministry, which culminated in his last journey to Jerusalem to die. The Gospel of Luke puts more emphasis than the other three on this decisive moment in the ministry of Christ: he holds in fact to point out that Jesus was determined to accomplish the mission that led him to the cross.

9:52

Samaritans. They were the descendants of mixed marriages between Jews and Gentiles, that dated back to the time of exile. They maintained a rivalry with the Jewish nation and had set up their own worship, a mixture of Judaism and paganism, with their own temple on Mount Gerizim. The Jews considered them unclean and hated them, to the point that those of them who were traveling from Galilee to Judea prefer to take a longer route, passing east of the Jordan, to avoid crossing Samaria .

9:53

because he would go to Jerusalem. The fact of going to Jerusalem to worship implied that rejected the ritual of Mount Gerizim and that despised Samaritan worship. The Jews and the Samaritans were strongly opposed on this point (see #Jn 4: 20-22).

9:54

Jacques and John. Jesus called these two brothers "Boanerges" the son of thunder (#Mr 3:17) - a very appropriate name, obviously. It was the second sin of John against the principle of love in no time. Who could have known then that some time later he would travel again the company in Samaria Pierre, this time to preach the gospel in the Samaritan villages (#AC 8:25)?

9:55

rebuked them. Christ's reaction to the Samaritans is a model of the attitude that the Church should adopt towards any form of religious persecution. The worship of the Samaritans was fundamentally pagan and totally wrong. Their blatant intolerance does not facilitated relationships. Yet the Lord did not use force to respond. He did not utter the slightest insult against them. He had come to save and not to destroy, so his reaction was a carrier of grace and not a destructive fury. However, the disapproval of words in this passage should not be considered as a condemnation of acts of Elijah # 1R 18: 38-40 or # 2R 1: 10-12. Elijah was chosen for a particular ministry, the prophet in a theocracy, and he had to perform the tasks that God had assigned for this function. So it was his duty to oppose a bad king (Ahab) attempting to usurp God's authority. Elie received express permission to inflict punishment was the manifestation of God's wrath. He acted with authority comparable to that of contemporary civil authorities (cf. #Ro 13: 4), and the prerogatives of his ministry can not be compared to those of a preacher of the gospel.

9:62

look back. A laborer looking back deflects its wake.

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