PHILIPPIENS 4 : 01 À 23 *** + PHILIPPIANS 4 : 01 to 23 + NOTES : JOHN MACARTHUR

10/02/2016 16:44

PHILIPPIENS 4 : 01 À 23 *** +
 

1 ¶  C’est pourquoi, mes bien-aimés, et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés !

bien-aimés, et très chers frères. Paul montre ici sa profonde affection pour les croyants de Philippes. Le mot grec pour « très chers » évoque la vive douleur que provoque la séparation d’avec des êtres aimés.

ma joie et ma couronne. Paul ne tirait pas sa joie des circonstances, mais de ses frères et sœurs de Philippes (cf. #1Th 2:19-20 ; #1Th 3:9). « Couronne » renvoie en grec à la couronne de lauriers décernée à l’athlète qui remportait une victoire (#1Co 9:25). On la remettait aussi à un homme que ses pairs désiraient honorer, pendant un banquet, comme le symbole d’une grande réussite ou d’une vie fructueuse. Les Philippiens étaient la preuve vivante que les efforts d’évangélisation de Paul avaient porté du fruit (cf. #1Co 9:2).

demeurez ainsi fermes. Le verbe grec est souvent utilisé pour décrire la sentinelle à son poste. Il s’agit d’un commandement militaire (cf. #Ph 1:27), selon le mode d’expression qui domine dans les versets #Ph 4:1-9.

 

2  J’exhorte Évodie et j’exhorte Syntyche à être d’un même sentiment dans le Seigneur.

J’exhorte. En grec « j’invite » ou « je supplie ».

Évodie …  Syntyche. Ces deux femmes étaient des membres en vue de l’Église (verset #Ph 4:3). Elles faisaient peut-être partie des femmes réunies pour la prière lors de la première prédication de Paul à Philippes (#Ac 16: 13). Chacune d’elles était à la tête de factions rivales dans l’Église, probablement suite à un conflit personnel entre elles.

un même sentiment. Pourrait aussi se traduire par « harmonie ». L’amour réciproque, l’harmonie et la paix entre croyants sont indispensables à la stabilité spirituelle. Les divisions de l’Église de Philippes menaçaient de détruire l’intégrité de son témoignage.

 

3  Et toi aussi, fidèle collègue, oui, je te prie de les aider, elles qui ont combattu pour l’Évangile avec moi, et avec Clément et mes autres compagnons d’œuvre, dont les noms sont dans le livre de vie.

collègue. Le terme grec décrit deux bœufs attachés sous le même joug, en train de tirer la même charge. Un collègue est un partenaire ou un égal au cours d’une entreprise particulière, ici d’ordre spirituel. Il est possible que ce frère soit un anonyme, mais il vaut mieux voir dans le mot traduit « collègue » un nom propre (« Syzygos »). Il s’agissait probablement de l’un des anciens de l’Église (#Ph 1:1).

avec Clément. On ne sait rien de lui.

le livre de vie. De toute éternité, Dieu a enregistré le nom de tous ses élus dans ce livre, qui identifie ceux qui hériteront de la vie éternelle;  cf. #Da 12:1 ; #Mal 3:16-17 ; #Lu 10:20 ; #Ap 17: 8 ; #Ap 20: 12).

 

4  Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous.

5  Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.

douceur. Terme qui renvoie au contentement par rapport aux autres et à la générosité réciproque. Il peut aussi désigner la grâce ou l’indulgence devant les défauts et les échecs des autres. Il peut même décrire la patience de celui qui accepte l’injustice ou les mauvais traitements sans exercer de représailles. Une attitude de bonté accompagnée d’humilité résume toutes les qualités évoquées ci-dessus.

proche. Le mot peut signifier la proximité aussi bien dans l’espace que dans le temps. Le contexte fait pencher pour la première interprétation: le Seigneur enveloppe tous les croyants de sa présence (#Ps 119:151).

 

6  Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.

Ne vous inquiétez de rien. L’inquiétude et les soucis révèlent un manque de confiance dans la sagesse, la souveraineté ou la puissance de Dieu. Nous réjouir dans le Seigneur et méditer sa Parole constituent les meilleurs antidotes à l’angoisse (#Ps 1:2).

en toute chose. Toutes nos difficultés font partie du plan de Dieu.

des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Toute prière authentique s’accompagne de reconnaissance envers Dieu.

 

7  Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.

la paix de Dieu. Le calme et la tranquillité intérieurs sont le salaire promis à tout croyant qui manifeste une attitude de reconnaissance, fondée sur la confiance paisible que Dieu désire et peut faire ce qui convient le mieux pour ses enfants (cf. #Ro 8:28).

surpasse toute intelligence. Évoque l’origine divine de cette paix, qui transcende l’intellect, les analyses et les intuitions purement humaines (cf. #Esa 26:3 ; #Jn 16: 33).

gardera. Terme du vocabulaire militaire signifiant « tenir sous sa garde ». La paix de Dieu protège les croyants de l’anxiété, du doute, de la peur et de la détresse.

vos cœurs et vos pensées. Paul ne faisait pas de distinction entre les deux, il désignait par-là la globalité de l’homme intérieur. Puisque le croyant est uni à lui, Christ protège son être intérieur en lui donnant sa propre paix.

 

8  Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées.

vrai. Ce qui est vrai se trouve en Dieu (#2Ti 2:25), en Christ (#Ep 4:20-21), dans le Saint-Esprit (#Jn 16: 13) et la Parole de Dieu (#Jn 17: 17).

honorable. Les croyants doivent méditer sur tout ce qui mérite l’adoration et le respect, et donc discerner le sacré du profane.

juste. Désigne ce qui est droit. Les pensées du croyant doivent être en harmonie avec la norme de sainteté fixée par Dieu.

pur. Ce qui est moralement propre et non souillé.

aimable. En grec « plaisant, agréable ». Ainsi, le croyant doit prêter attention à tout ce qui est bon.

ce qui mérite l’approbation. Tout ce qui peut être l’objet d’une haute considération et a une excellente réputation. Renvoie à tout ce qui est généralement considéré comme estimable dans le monde: bonté, courtoisie, respect d’autrui.

 

9  Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.

de moi. Les Philippiens devaient suivre la vérité divine qui leur avait été annoncée, de même que son incarnation dans la vie de Paul.

le Dieu de paix. cf. #1Co 14: 33. Dieu est la paix (#Ro 16: 20 ; #Ep 2:14), il fait la paix avec les pécheurs au travers de Christ (#2Co 5:18-20), et il offre une paix parfaite pendant les épreuves (verset #Ph 4:7).

 

10 ¶  J’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur de ce que vous avez pu enfin renouveler l’expression de vos sentiments pour moi ; vous y pensiez bien, mais l’occasion vous manquait.

enfin …  l’occasion vous manquait. Dix ans s’étaient écoulés depuis le jour où les Philippiens avaient offert un don à Paul pour lui permettre de subvenir à ses besoins, lors de son premier séjour à Thessalonique (versets #Ph 4:15-16). Paul savait qu’ils désiraient continuer à l’aider, mais il comprenait que, dans le cadre de la providence divine, ils n’avaient pas eu l’« occasion » de le faire.

4:10-19 Paul exprime sa reconnaissance aux Philippiens pour la bienveillante expression de leur amour et la générosité du don qu’ils lui avaient envoyé. Il donne ainsi un exemple fort de la manière dont un chrétien peut se montrer satisfait, quelles que soient les circonstances où il se trouve.

 

11  Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve.

content. En grec « qui se suffit à soi-même » ou « satisfait ». Le nom tiré de la même racine est traduit « de quoi satisfaire aux besoins » en #2Co 9:8. Il désigne un état où l’on n’est pas tributaire des autres (cf. #Lu 3:14 ; #1Th 4:12 ; #1Ti 6:6, #1Ti 6:8 ; #Hé 13: 5).

l’état où je me trouve. Paul décrit ces circonstances dans le verset suivant.

 

12  Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette.

humiliation …  abondance. Paul savait comment s’accommoder de faibles moyens (en nourriture, vêtements et besoins de première nécessité) mais aussi comment vivre un temps de prospérité matérielle (de superflu).

être rassasié …  avoir faim. « Rassasié » a trait, en grec, à l’alimentation et à l’engraissement des animaux. Paul savait être content, aussi bien lorsqu’il était dans la disette que lorsqu’il avait assez à manger.

 

13  Je puis tout par celui qui me fortifie.

Je puis tout. Paul utilise un verbe grec signifiant « être fort » ou « avoir de la force » (cf. #Ac 19: 16, #Ac 19: 20 ; #Ja 5:16). Il avait la force de « tout » supporter (versets #Ph 4:11-12), aussi bien les difficultés matérielles que la prospérité.

par celui qui me fortifie. En grec, « fortifier » signifie « instiller de la puissance dans ». Du fait que les chrétiens sont en Christ (#Ga 2:20), il leur déverse sa propre force pour les soutenir jusqu’au jour où ils recevront de l’aide (#Ep 3:16-20 ; #2Co 12:10).

 

14  Cependant vous avez bien fait de prendre part à ma détresse.

Paul ajoute ici quelques mots d’explication, pour éviter que les Philippiens ne pensent  à cause de ce qu’il venait d’écrire (versets #Ph 4:11-13) - qu’il ne leur était pas reconnaissant de leur dernier don.

prendre part. C’est-à-dire s’associer à quelqu’un et devenir son partenaire.

 

15  Vous le savez vous-mêmes, Philippiens, au commencement de la prédication de l’Évangile, lorsque je partis de la Macédoine, aucune Église n’entra en compte avec moi pour ce qu’elle donnait et recevait ; (4-16) vous fûtes les seuls à le faire,

au commencement de la prédication de l’Évangile. C’est-à-dire lorsque Paul prêcha pour la première fois la bonne nouvelle à Philippes (#Ac 16: 13).

je partis. Le jour où Paul quitta les Philippiens pour la première fois, environ dix ans plus tôt (#Ac 16: 40).

Macédoine. Paul exerça son ministère à Philippes, mais aussi dans deux autres villes de Macédoine: Thessalonique et Bérée (#Ac 17:1-14).

pour ce qu’elle donnait et recevait. Paul utilise trois termes du domaine des affaires: « ce » pourrait se traduire par « les comptes »; « donnait et recevait » étaient les termes utilisés, en affaires, pour « sorties » et « entrées ». En intendant fidèle des ressources de Dieu, l’apôtre tenait des comptes précis de tout ce qu’il recevait et dépensait.

 

16  car vous m’envoyâtes déjà à Thessalonique, et à deux reprises, de quoi pourvoir à mes besoins.

les seuls. Les Philippiens avaient été les seuls à envoyer à Paul de quoi subvenir à ses besoins.

déjà à Thessalonique. Paul avait prêché là-bas pendant quelques mois au cours de son deuxième voyage missionnaire.

 

17  Ce n’est pas que je recherche les dons ; mais je recherche le fruit qui abonde pour votre compte.

fruit. Mot grec pouvant aussi se traduire par « profit ».

abonde pour votre compte. En fait, les Philippiens se constituaient un trésor dans le ciel (#Mt 6:20). Les dons qu’ils offraient à Paul étaient crédités sur leur compte en banque spirituel et produiraient des dividendes éternels (#Pr 11:24-25 ; #Pr 19: 17 ; #Lu 6:38 ; #2Co 9:6).

 

18  J’ai tout reçu, et je suis dans l’abondance ; j’ai été comblé de biens, en recevant par Épaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable.

un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable. Dans le système sacrificiel de l’A.T., tout sacrifice devait répandre une bonne odeur et être accepté de Dieu. Ce ne pouvait être le cas que s’il était offert avec une juste attitude de cœur (#Ge 8:20-21 ; #Ex 29:18 ; #Lé 1:9, #Lé 1:13, #Lé 1:17). Le don des Philippiens était un sacrifice spirituel (cf. #Ro 12:1 ; #1Pi 2:5) qui plaisait à Dieu.

 

19  Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.

tous vos besoins. Paul fait ici allusion aux besoins matériels des Philippiens, car ils s’étaient probablement dépouillés eux-mêmes, dans une certaine mesure, pour rassembler l’argent de leur don (#Pr 3:9).

selon sa richesse. Dieu pourvoirait aux besoins des Philippiens proportionnellement à ses ressources infinies, et pas seulement en leur octroyant les miettes de ses richesses.

 

20 ¶  A notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !

Cette doxologie représente la réaction de louange de Paul face à la grande vérité qui vient d’être développée: Dieu pourvoit à tous les besoins des saints. C’est aussi une louange qu’il élève en songeant à la personne et à la fidélité de Dieu, dans un sens plus général.

 

21  Saluez tous les saints en Jésus-Christ. Les frères qui sont avec moi vous saluent.

tous les saints. Littéralement « chaque saint ». En n’utilisant pas un terme collectif, Paul souligne qu’il se soucie de chaque chrétien pris individuellement.

Les frères qui sont avec moi. L’expression inclut vraisemblablement Timothée et Épaphrodite (#Ph 2:19, #Ph 2:25). Étaient aussi présents ceux qui prêchaient l’Évangile à Rome (#Ph 1:14), de même peut-être que Tychique, Aristarque, Onésime et Jésus Justus (#Col 4:7, #Col 4:9-11).

 

22  Tous les saints vous saluent, et principalement ceux de la maison de César.

la maison de César. Loin de se limiter à la famille de l’empereur, l’expression couvrait un nombre important de personnes: courtisans, princes, juges, cuisiniers, goûteurs, musiciens, intendants, maçons, garçons d’écurie, soldats, comptables. Paul avait en tête ceux d’entre eux qui, grâce à la proclamation de l’Évangile par des membres de l’Église de Rome, avaient été sauvés avant sa propre arrivée dans la ville. S’y ajoutaient tous ceux que l’apôtre lui-même avait amenés à Christ, y compris les soldats qui étaient enchaînés à lui durant sa détention (#Ph 1:13).

 

23  Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !

Conclusion courante des épîtres de Paul. Certains manuscrits portent encore « amen », un terme de confirmation soulignant la vérité qui précède.

 

PHILIPPIANS 4 : 01 to 23 + NOTES : JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Therefore, my beloved and dear brothers, you who are my joy and my crown, so stand fast in the Lord, my beloved!

beloved and dear brothers. Paul shows here his deep affection for the believers in Philippi. The Greek word for "expensive" evokes the sharp pain that causes separation from loved ones.

my joy and my crown. Paul did not fire his joy of circumstances, but his brothers and sisters in Philippi (see # 1 Thessalonians 2: 19-20, # 1 Thessalonians 3: 9). "Crown" refers to the Greek laurel wreath awarded to the athlete who won a victory (# 1 Cor 9:25). She was also handed to a man than his peers wished to honor, during a banquet, as a symbol of great success or a successful life. The Philippians were living proof that Paul's evangelizing efforts had borne fruit (see # 1 Cor 9: 2).

so stand. The Greek word is often used to describe the sentry at his post. This is a military command (see #Ph 1:27), as the dominant mode of expression in verses #Ph 4: 1-9.

2 I urge Euodia and I urge Syntyche to be of the same mind in the Lord.

I urge. In Greek "I call" or "I beg."

Euodia ... Syntyche. Both women were prominent members of the Church (#Ph verse 4: 3). They were perhaps some of the women gathered for prayer at the first preaching of Paul in Philippi (#AC 16: 13). Each of them was the head of rival factions in the Church, probably due to a personal conflict between them.

the same judgment. could also be translated as "harmony." Mutual love, harmony and peace among believers is essential to the spiritual stability. The divisions of the Church of Philippi threatened to destroy the integrity of his testimony.

3 And you also, true companion, yes, I beg you to help those women who fought for the gospel with me and with Clement and my other fellow workers, whose names are in the book of life.

colleague. The Greek word describes two oxen under the same yoke attached, firing the same load. A colleague is a partner or an equal in a particular company, here spiritual. It is possible that this brother is anonymous, but it is better in the translated word "colleague" a proper name ( "Syzygos"). It was probably one of the elders of the church (#Ph 1: 1).

with Clement. Nothing is known of him.

the book of life. From all eternity, God has recorded the names of all its elected in this book, which identifies those who will inherit eternal life; cf. #Da 12: 1; #Mal 3: 16-17; #Lu 10:20; #Ap 17: 8; #Ap 20: 12).

4 Rejoice in the Lord always; I repeat, rejoice.

5 Let your moderation be known unto all men. The Lord is near.

sweetness. Term that refers to contentment compared to other and reciprocal generosity. It can also mean the grace or indulgence to the faults and failures of others. It can even describe the patience of those who accept injustice or abuse without retaliate. A humbling accompanied goodness attitude sums up all the qualities mentioned above.

close. The word can mean the proximity both in space and in time. The context tipped for the first interpretation: the Lord envelope all believers of his presence (#PS 119: 151).

6 Be anxious for nothing; but in everything, present your requests to God by prayer and supplication with thanksgiving.

Do not worry about anything. The anxiety and worry reveal a lack of trust in the wisdom, sovereignty, or the power of God. We rejoice in the Lord and meditate on His Word are the best antidotes to anxiety (#PS 1: 2).

in everything. All our problems are part of God's plan.

prayer and supplication with thanksgiving. Every authentic prayer is accompanied by gratitude to God.

7 And the peace of God, which surpasses all understanding, will guard your hearts and your minds in Christ Jesus.

God's peace. The calm and inner peace are the promised salary to every believer who manifest a grateful attitude, based on the quiet confidence that God wants and can do what is best for his children (see #Ro 8:28).

passeth all understanding. Evokes the divine origin of that peace which transcends the intellect, analysis and purely human intuitions (see #Esa 26: 3; #Jn 16: 33).

keep. Military vocabulary term meaning "take custody". The peace of God protects believers from anxiety, doubt, fear and distress.

your hearts and your thoughts. Paul does not distinguish between the two, it meant by that the whole of the inner man. Since the believer is united to him, Christ protects his inner being by giving him his own peace.

8 Finally, brethren, whatever is true, whatever is honorable, whatever is just, whatever is pure, whatever is lovely, whatever merit approval, which is virtuous and praiseworthy or the object of your thoughts.

true. What is true is found in God (# 2Ti 2:25) in Christ (#EP 4: 20-21), in the Holy Spirit (#Jn 16: 13) and the Word of God (#Jn 17: 17).

Hon. Believers must meditate on anything that deserves the adoration and respect, and therefore distinguish the sacred from the profane.

just. Means that which is right. Thoughts of the believer must be in harmony with the sanctity of standard set by God.

pure. What is morally clean and undefiled.

friendly. Greek "pleasant, pleasant." Thus, the believer must pay attention to all that is good.

what deserves approval. Anything that can be the subject of a high consideration and has an excellent reputation. Refers to anything that is generally considered valuable in the world: kindness, courtesy, respect for others.

9 What you have learned or received or heard from me, and what you have seen in me, do:. And the God of peace will be with you.

of me. The Philippians were to follow the divine truth which was announced to them, as well as its embodiment in the life of Paul.

the God of peace. cf. # 1Cor 14: 33. God is peace (#Ro 16: 20; #EP 2:14), he made peace with sinners through Christ (# 2 Cor 5: 18-20), and it offers peace perfect for the trials (#Ph 4 verse 7).

¶ 10 I experienced great joy in the Lord that at last you have renewed the expression of your feelings for me; you were also careful, but you lacked opportunity.

finally ... lacked opportunity. Ten years had passed since the day the Philippians had offered a donation to Paul to enable him to support himself during his first stay in Thessaloniki (#Ph verses 4: 15-16). Paul knew that they wanted to continue to help him, but he understood that, as part of divine providence, they had not had the "opportunity" to do so.

4: 10-19 Paul is grateful to Phil for the benevolent expression of their love and generosity of the gift they had sent him. It thus gives a strong example of how a Christian can show satisfied, whatever the circumstances in which it is located.

11 It is not in respect of want I say this because I have learned to be content in whatever circumstances I am.

happy. Greek "sufficient unto oneself" or "satisfied". The name derived from the same root is translated "enough to satisfy the needs" # 2 Corinthians 9: 8. It refers to a state where it is not dependent on others (cf. #Lu 3:14; 1 Thessalonians 4:12 #; # 1 Tim 6: 6, # 1Ti 6: 8; # Heb 13: 5).

the state I am in. Paul described those circumstances in the following verse.

12 I know how to be abased, and I know how to abound. All in all I have learned both to be full and to be hungry, whether living in plenty or in want.

humiliation ... abundance. Paul knew how to live with limited resources (food, clothing and basic needs), but also how to live a time of material prosperity (superfluous).

satiated ... hungry. "Sated" relates, in Greek, food and fattening animals. Paul knew how to be happy, both when he was in want until he had enough to eat.

13 I can do all things through Christ who strengthens me.

I can do everything. Paul uses a Greek verb meaning "to be strong" or "have strength" (cf. #AC 19: 16 #AC 19: 20; #Ja 5:16). He had the strength to "all" support (#Ph verses 4: 11-12), as well as the material difficulties prosperity.

through Christ who strengthens me. In Greek, "fortify" means "instill in power." Because Christians are in Christ (#Ga 2:20), they pours his own strength to support until they receive help (#EP 3: 16-20; 2 Cor 12:10 # ).

14 But you did well to take part in my distress.

Paul adds a few words of explanation, so that the Philippians do think because of what he had written (#Ph verses 4: 11-13) - that they were not grateful to their last donation .

to take part. That is to say to associate with someone and become his partner.

15 You yourselves know, Philippians, that in the first preaching of the gospel, when I departed from Macedonia, no church communicated with me as concerning giving and receiving; (4-16) you were the only ones to do so,

the first preaching of the Gospel. That is to say, when Paul preached for the first time the gospel to Philippi (#AC 16: 13).

I left. The day Paul left the Philippians for the first time, about ten years earlier (#AC 16: 40).

Macedonia. Paul ministered in Philippi, but also in two other towns in Macedonia: Thessalonica and Berea (#AC 17: 1-14).

for giving and receiving. Paul uses three terms of the business area "that" could be translated as "accounts"; "Giving and receiving" were the words used in business to 'outputs' and 'inputs'. In faithful steward of God's resources, the apostle stood precise accounts of everything he received and spent.

16 For ye sent me to Thessaloniki, and twice what filled my needs.

alone. The Philippians were the only ones to send to what Paul support himself.

already in Thessaloniki. Paul had preached there for a few months during his second missionary journey.

17 Not that I seek the gift; but I desire fruit that may abound to your account.

fruit. Greek word that can also be translated as "profit."

abound to your account. In fact, the Philippians to constitute a treasure in heaven (#Mt 6:20). The gifts they offered to Paul were credited to their bank account and produce spiritual eternal dividends (#Pr 11: 24-25; #Pr 19: 17; #Lu 6:38; # 2 Corinthians 9: 6).

18 But I have all, and I'm in abundance; I was filled with good things, having received from Epaphroditus the things that came from you, an odor of a sweet smell, a sacrifice acceptable to God and pleases him.

a fragrant aroma, a sacrifice that God accepts and is pleasing to him. In the sacrificial system of the A.T., Every sacrifice was to spread a good fragrance and be accepted of God. This could be the case that if offered with the right attitude of heart (#Ge 8: 20-21; 29:18 #Ex; # Lev 1: 9, # Lev 1:13 Lev 1:17 # ). The gift of the Philippians was a spiritual sacrifice (cf. #Ro 12: 1; # 1 Peter 2: 5) who pleased God.

19 And my God shall supply all your needs according to his riches in glory by Christ Jesus.

all your needs. Paul alludes to the material needs of the Philippians because they were probably stripped themselves, to some extent, to collect money for their donation (#Pr 3: 9).

according to his riches. God would supply the needs of the Philippians in proportion to its infinite resources, not only by giving them the crumbs of its wealth.

¶ 20 To our God and Father be glory for ever and ever! Amen!

This doxology is Paul's praise of reaction to the great truth that has been developed: God provides for all the needs of the saints. It is also a praise that rises at the thought of the person and the faithfulness of God, in a more general sense.

21 Greet all the saints in Christ Jesus. The brothers who are with me greet you.

all the saints. Literally "every saint." By not using a collective term, Paul stressed that he cares about every individual Christian.

The brothers who are with me. The term presumably includes Timothy and Epaphroditus (#Ph 2:19 #Ph 2:25). Also present were those who preached the Gospel in Rome (#Ph 1:14), and perhaps Tychicus, Aristarchus, Onesimus and Jesus Justus (#Col 4: 7, #Col 4: 9-11).

22 All the saints greet you, especially those of Caesar's household.

Caesar's household. Far from being limited to the family of the emperor, the term covered a significant number of people: courtiers, princes, judges, cooks, tasters, musicians, housekeepers, masons, stable boys, soldiers, accountants. Paul had in mind those of them who, through the proclamation of the Gospel by members of the Church of Rome, had been rescued before his own arrival in the city. It added all the apostle himself had brought to Christ, including the soldiers chained to him during his detention (#Ph 1:13).

23 The grace of the Lord Jesus Christ be with your spirit!

Current Conclusion of Paul's epistles. Some manuscripts still bear "amen," a term confirmation highlighting the truth above.

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