PROPHÉTIE 16 SUR JÉSUS-CHRIST Son ministère avant la croix (Marqué par des délivrances)

06/11/2015 12:38

PROPHÉTIE 16 SUR JÉSUS-CHRIST

Son ministère avant la croix

(Marqué par des délivrances)

 

 

Prophéties annoncées

 

 

 

 

 

Esaïe 61 : 1 et 2 ( environ 700 à 681 avant J.C.) + Notes de John Macarthur

 

1 ¶  L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;

2  Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu ; Pour consoler tous les affligés ;

L’Esprit …  Seigneur, l’Éternel …  moi. Les trois personnes de la Trinité agissent ensemble dans ce v. (#Esa 6:8 ; cf. #Mt 3:16-17).

aux captifs la liberté. Les « captifs » sont les Israélites toujours dispersés, même après la libération de l’exil babylonien (#Esa 42:7).

61:1-2

L’Esprit …  année de grâce de l’Éternel. Le « serviteur de l’Éternel » (#Esa 42:1) sera le prédicateur et le rédempteur suprême d’Israël qui viendra le sauver. Jésus évoqua un début d’accomplissement de cette promesse en soulignant que son ministère apportait déjà le réconfort du salut à ceux qui étaient opprimés spirituellement (#Lu 4:18-19). Il déclara explicitement: « Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie » (#Lu 4:21). Les Juifs sauvés pendant le ministère de Christ et ceux qui sont sauvés pendant l’ère de l’Église ne remplissent pas encore la promesse du salut de la nation: elle se réalisera à la fin des temps (cf. #Za 12:10-13:1 ; #Ro 11:25-27).

une année de grâce. C’est la même réalité que « le jour du salut » (#Esa 49:8) et « l’année de mes rachetés » (#Esa 63:4). Jésus cessa sa lecture dans la synagogue à cet endroit du texte (#Lu 4:19), indiquant ainsi que la suite du ch. (vv. #Esa 61:2b-11) attendrait sa seconde venue pour se réaliser.

jour de vengeance. Pendant la délivrance d’Israël, il est prévu que le Seigneur déverse sa colère sur tous ceux qui voudront se mettre en travers de son chemin (#Esa 59:17-18). Cf. #Ap 6:1-19:2.

 

Autres notes

 

(#Esa 61) Du peuple élu et fidèle, la prophétie retourne à Celui qui est le puissant Sauveur. Car c’est bien le Fils de Dieu qui parle ici par la bouche d’Ésaïe (#Lu 4:16-21). C’est lui que l’Éternel a oint ou fait Christ, par le Saint-Esprit, pour annoncer la bonne nouvelle du salut aux pécheurs humbles et repentants, pour dénouer les liens de leur captivité et briser les barres de la prison où Satan les retenait captifs. C’est lui qui est venu tout à la fois parler de grâce et de justice, consoler les âmes affligées et renouveler la face du monde, œuvre qu’il a commencée il y a dix-huit siècles et qu’il continue par le ministère de son Église (#Esa 61:1-6). Qu’il s’agisse, en cet endroit, du rétablissement d’Israël, c’est ce qu’on peut prétendre avec raison ; mais le discours de notre Seigneur dans la synagogue de Nazareth, nous est un garant que l’oracle va plus loin. En réalité, je ne sache pas que les chrétiens se soient jamais fait scrupule de s’approprier les derniers versets de ce chapitre, comme ils en appliquent les premiers à leur Sauveur. Ne sommes-nous pas en possession de la vérité, nous qui croyons en Jésus-Christ ? Ne sommes-nous pas entrés, par lui, dans l’alliance éternelle ? (#Esa 61:8). Ne sommes-nous pas une race bénie à cause de lui ? (#Esa 61:9). N’avons-nous pas à nous réjouir en lui, de ce qu’il a épousé notre cause, de ce qu’il nous a revêtus de salut, de justice et de gloire ? (#Esa 61:10). Toutes ces grâces ne nous ont-elles pas été faites pour que nous soyons les témoins de l’amour infini du Seigneur parmi les nations ? Et si telles sont nos prérogatives, quelle ne doit pas être notre sainteté ? (#Esa 61:11).

Autres notes

Le Messie, Son caractère et son rôle (#1-3). Ses Promesses, relatives aux futures bénédictions de l’église (#4-9). L’église vénère Dieu pour Ses Grâces (#10,11).

#1-3 Les prophètes, lors de leurs écrits, ont été « dirigés » par l’Esprit de Dieu : ce Dernier leur a dicté ce qu’il fallait annoncer, et les a incités à diffuser ces saintes Paroles ; Christ a été conduit par l’Esprit en permanence, sans restriction, ce qui Le « qualifia », en tant qu’homme, pour accomplir l’œuvre qu’Il était venu réaliser.

Les pauvres sont généralement les mieux disposés pour recevoir l’Évangile, #Jacques 2:5 ; si nous acceptons la « Bonne Nouvelle » avec humilité, nous serons alors en mesure d’en tirer les meilleurs profits ! Christ a prêché que les « pauvres en esprit » hériteront du royaume des cieux, que les débonnaires hériteront de la terre !

En Christ nous avons toute satisfaction. Quand le péché domine sur nous, nous sommes alors liés à la puissance de Satan ; mais le « Fils », par Son Esprit, est toujours disposé à nous libérer ; nous sommes alors en effet vraiment libres !

Le péché et Satan étaient voués à être détruits : Christ a triomphé sur eux à la croix ! Mais les âmes qui rejettent l’offre du salut, seront considérées comme des ennemis. Il fut prédit que Christ serait un Consolateur : il en est ainsi ; Il est envoyé pour soulager les affligés et ceux qui Le recherchent, non pas le monde incrédule.

Il fera tout ceci pour Son peuple, afin que ce dernier puisse abonder dans les « fruits de la Droiture » et qu’il devienne « le plan de l’Éternel ». Ni la Miséricorde divine, ni l’expiation de Christ, ni l’Évangile de la Grâce ne tirent profit des mérites que leur octroie ce texte.

Les âmes repentantes doivent rester humbles, elles sont amenées à connaître leur propre caractère, par la vertu de l’Esprit-Saint, en sorte qu’elles puissent ressentir leur besoin réel : l’Ami et le Sauveur des pécheurs ! La doctrine de Christ contient en effet cette bonne et heureuse Nouvelle, pour ceux qui se sont humiliés devant Dieu !

 

Autres notes

Les œuvres du Messie  

#61. 1-4 Nous savons que c’est le Seigneur Jésus qui parle ici, puisqu’il cita les versets 1-2a dans la synagogue de Nazareth (#Luc 4.16-21) et qu’il ajouta : « Aujourd’hui, cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie » (v. #22). Il a été oint du Saint-Esprit lors de son baptême et il consacra son ministère terrestre à porter de bonnes nouvelles de salut aux pauvres, à guérir les gens au cœur brisé, à proclamer la liberté aux captifs du péché, la délivrance aux prisonniers. Il s’est arrêté à la citation : « pour publier une année de grâce de l’Éternel » parce que la suite : « et un jour de vengeance de notre Dieu » ne trouvera son accomplissement qu’à sa seconde venue. Lors de son apparition glorieuse, il proclamera le jour du jugement de Dieu. Alors il consolera les affligés de Sion, leur donnera un diadème au lieu de la cendre sur leurs têtes, une huile de joie à la place d’un esprit abattu. Son peuple élu sera appelé « térébinthes de la justice », plantés par le Seigneur et servant à sa gloire. Ils rebâtiront les villes du pays de la promesse, qui étaient en ruines.

Autres notes

61.1-4 Le chant de l’Oint de l’Éternel.

   Bien que le terme de « Serviteur de l’Éternel » soit absent de ce passage (comme, il est vrai, de 50.4-9), il semblerait artificiel de chercher dans le « moi » du verset 1 un autre orateur. Jésus a vu la révélation de sa mission dans ce chant aussi clairement que dans les autres (cf. #Lu 4:17-21; 7:22) ; et nous pouvons noter dans les expressions « l’Esprit …  est sur moi » (cf. 11.2 ; 42.1) et « il m’a oint », un rapprochement de termes qui se rapportent au Serviteur et au Roi messianique.

   La tâche glorieuse est une juste conséquence du dur travail des premiers chants (cf. le commentaire de 42.1) dont le fruit a été entrevu en 53.10 s. Jésus a pu citer ce passage au début de sa carrière parce qu’il avait déjà accepté, dans son baptême et dans la tentation, le rôle de Serviteur souffrant et, avec lui, la croix. Voilà les fruits du « travail de son âme » (53.11) ; ses miracles parlaient de la même manière.

   Le cadre continue à être la captivité, vue tout à tour de Babylone (verset 1 b) et de Jérusalem en ruines (verset 3). Pour les premiers auditeurs, la promesse devait être aussi littérale que la première menace de l’exil (cf. 39.6) ; mais son accomplissement par Jésus (cf. #Lu 4:21) inaugura les bénédictions annoncées dans les béatitudes  —  et ailleurs  —  aux opprimés (malheureux est traduit par « pauvre » dans les LXX qui utilisent le même mot que nous trouvons en #Lu 4:18; 6:20; 7:22) et particulièrement à ceux qui sont affligés (cf. peut-être #Am 6:6). La délivrance de la prison devait, elle aussi, être spirituelle comme Jean-Baptiste dut l’apprendre (sa question de #Lu 7:19 fut-elle provoquée par les espoirs qu’il avait attachés au « manifeste » de #Lu 4:18 ?). Notez l’élément de lente croissance et de patiente reconstruction impliqué dans les images des térébinthes et des villes ravagées.

   Mais l’omission notable faite par Jésus du jour de vengeance …  (cf. #Lu 4:19,20) indique tacitement qu’une étape finale reste encore à accomplir : cf. #Mt 25:31 s. ; #Ac 17: 31 ; #2Th 1:7,8. Dans ses divers contextes, la prophétie est donc vue dans le bouton, la fleur et, implicitement, le fruit mûr. Cf. ci-après le commentaire de 63.4.

 

Prophéties réalisées

 

Luc 4 : 16 à 21 + Notes de John Macarthur

16  Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,

Il se rendit à Nazareth. Luc fait comprendre que Christ avait déjà exercé son ministère à Capernaüm auparavant. Pourtant, il décide d’inclure cet épisode au début de son récit sur le ministère public de Christ. Nous avons là un parfait exemple du travail d’agencement logique plutôt que chronologique effectué par Luc.

selon sa coutume. Nazareth étant sa ville d’origine, il devait être bien connu de tous ceux qui fréquentaient régulièrement cette synagogue.

17  et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit:

18  L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, (4-19) Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés,

il m’a oint. L’Esprit lui-même était l’onction (vv. #Lu 4:1, #Lu 4:14).

19  Pour publier une année de grâce du Seigneur.

une année de grâce du Seigneur. Ce passage est tiré d’#Esa 61:1-2. Christ s’arrêta au milieu du v. 2, sans lire la suite du v., qui annonce le jugement au jour de la vengeance de Dieu et se rapporte à sa seconde venue.

20  Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.

s’assit. La coutume voulait que l’enseignant se tienne debout, dans une position de respect, durant la lecture de l’Écriture (v. #Lu 4:16), et qu’il s’assoie, dans une attitude d’humilité, pour enseigner.

21  Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.

cette parole de l’Écriture …  est accomplie. Sans la moindre ambiguïté, Jésus déclarait être le Messie qui accomplissait cette prophétie. L’auditoire comprit clairement la signification de ses paroles, mais ne put accepter une telle affirmation de supériorité de la part de celui qu’il connaissait en tant que fils du charpentier (v. #Lu 4:22 ; cf. #Mt 13: 55).

Autres notes

 

Il paraît, d’après ce qui précède, que, depuis son baptême, le Seigneur avait évité de retourner à Nazareth, à cause des préventions qu’on y nourrissait contre sa personne. Avouons-le : ces gens au milieu desquels il avait passé plus de trente ans dans une obscurité profonde et qui étaient habitués à ne voir en lui que le fils du charpentier Joseph, étaient plus mal placés que beaucoup d’autres pour reconnaître sa mission. Cependant, il n’était pas possible que Jésus n’ait pas soin des siens (#Jn 1:11). Aussi le voyons-nous dans sa ville, et même un jour de sabbat, afin de pouvoir d’autant mieux parler à ses concitoyens, qui ne manquaient pas, ce jour-là, de se rendre à leur synagogue ou congrégation.

 

On appelait ainsi les assemblées qui, depuis le temps d’Esdras, se tenaient chaque sabbat pour lire les Écritures et entendre les explications des docteurs. On donnait ce même nom au local où avaient lieu les assemblées. C’était une salle rectangulaire, plus ou moins vaste, au fond de laquelle était une estrade ou tribune, destinée aux scribes, aux docteurs de la loi, et aux serviteurs de la synagogue. Sur le devant de l’estrade, il y avait une armoire fermée par un rideau, dans laquelle on déposait les rouleaux ou volumes de Moïse et des prophètes. En face, se trouvait l’auditoire lui-même, les femmes étant séparées des hommes par une paroi.

 

Autres notes

 

Beaucoup de commentateurs pensent que la visite à Nazareth décrite ici dans les versets 16-30 est la même que celle qui est mentionnée dans #Mt 13:53-58 et dans #Mr 6:1-6 {16}. Luc aurait placé cette histoire au début de son Évangile parce qu’elle met très clairement en lumière le but du ministère de Jésus (versets 18-19). Selon le verset 23, Jésus s’est rendu premièrement dans d’autres villes, avant d’aller à Nazareth. Les Juifs tenaient leurs services religieux dans la synagogue de chaque village. La célébration se déroulait chaque samedi, le jour du sabbat. La coutume voulait que, durant le service, quelqu’un lise un rouleau {17} de l’Ancien Testament. Souvent les visiteurs dans la synagogue étaient invités à lire un passage ou à en donner un commentaire (#Ac 13:14-15,42; 17:1-4).

Autres notes

 

#14-30 Christ enseignait dans les synagogues de la Galilée, dans les lieux de rencontre où l’on adorait Dieu en public, pour lire, exposer, mettre en pratique la Parole, prier et glorifier l’Éternel. Jésus était « paré » de tous les dons et de toutes les grâces que Lui procurait l’Esprit Saint.

Par le biais de Christ, les pécheurs peuvent être libérés de toute culpabilité, par Son Esprit et Sa Grâce, ils sont délivrés de l’esclavage de la corruption. Il est venu annoncer Son Évangile : apporter la lumière à ceux qui étaient dans les ténèbres, et par le pouvoir de Sa Grâce, redonner la vue aux aveugles.

Christ a prêché « l’année de grâce du Seigneur » #4:19*. Que les pécheurs puissent accepter l’invitation du Sauveur, quand une telle liberté est ainsi proclamée ! Le Nom de Christ est synonyme de « Merveilleux » ; rien ne pouvait mieux exprimer la nature de Son Nom, que Sa parole, pleine de Grâce, avec toute la Puissance qui en découlait.

Nous pouvons être étonnés que Christ ait prononcé de telles paroles, pleines de grâce, pour l’espèce humaine, si malheureuse et si pitoyable. Certains préjugés soulèvent souvent des objections à l’encontre de la doctrine de la croix, pleine d’humilité ; alors que la Parole de Dieu éveille l’inimitié des hommes contre l’Évangile, ces derniers finissent souvent par blâmer la conduite ou la manière de ceux qui Le prêchent.

La doctrine de la Souveraineté de Dieu et Son autorité dans l’accomplissement de Sa Volonté provoquent les hommes orgueilleux : ils ne recherchent pas Ses voies et se fâchent en voyant les autres obtenir les bénédictions qu’eux-mêmes méprisaient initialement. Dans ce texte, nous voyons Jésus se faire repousser de cette synagogue par la foule, venant d’entendre ce même message de l’Évangile.

Alors que Jésus s’est laissé crucifier, pour expier les péchés de l’humanité, puissions-nous L’honorer en tant que Fils de Dieu, Sauveur des hommes, et chercher à montrer que nous le faisons par pure obéissance !

 

Autres notes

 

#16-21 {1} À Nazareth, la ville de son enfance, Jésus se rendait régulièrement à la synagogue le jour du sabbat, c.-à-d. le samedi pour nous. Jésus avait aussi l’habitude de pratiquer régulièrement deux autres activités : Il priait régulièrement (#Lu 22. 39) et Il avait pris l’habitude d’enseigner les autres (#Mr 10.1). Lors d’une de ses visites à la synagogue, Il se leva pour lire les Écritures de l’A.T. On lui remit le rouleau contenant la prophétie d’Esaïe. Le Seigneur le déroula et lut le passage qui correspond pour nous à #Esa 61.1, 2 a. Pour tous, ce texte décrivait l’activité du Messie. Quand Jésus déclara : Aujourd’hui, cette Parole de l’Écriture que vous venez d’entendre est accomplie, Il affirma de la manière la plus claire qu’Il était le Messie d’Israël.

Remarquons les implications révolutionnaires de la mission du Messie. Il vint pour résoudre les énormes problèmes qui ont de tout temps préoccupé l’humanité :

* la pauvreté : …  pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ;

* la tristesse : …  pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ;

* l’esclavage : …  pour proclamer aux captifs la délivrance ;

* la souffrance : …  et aux aveugles le recouvrement de la vue ;

* l’oppression : …  pour renvoyer libres les opprimés.

En bref, Il vint pour publier une année de grâce du Seigneur, l’aube d’un jour nouveau pour les multitudes qui soupiraient et gémissaient. Il se présenta lui-même comme étant la réponse à tous les maux qui nous tourmentent. Réponse bien réelle, que les maux auxquels vous pensez maintenant soient physiques ou spirituels. Christ est la solution.

Le fait que Jésus interrompit sa lecture après les mots : pour publier une année de grâce du Seigneur, est très significatif. Il ne lut pas la suite qui disait : « … et un jour de vengeance de notre Dieu. » Le but de sa première venue était de publier une année de grâce du Seigneur. Nous sommes dans l’âge propice de la grâce et du salut. Quand Il reviendra pour la seconde fois sur la terre, Il proclamera un jour de vengeance de notre Dieu. Remarquons cependant que la grâce dure une année, tandis que, comparativement, la vengeance durera un jour.

Autres notes

 

4.16-30 Jésus enseigne à Nazareth.

   (Cf. #Mt 13:53-58 ; #Mr 6:1-6.) On convient généralement que Luc a situé cet incident avant sa place chronologique réelle (verset 23), parce qu’il fournissait un résumé introductif idéal au message de Jésus. Dans la synagogue de sa propre ville, Jésus lut la « seconde leçon » qu’il tira du livre d’#Esa 61:1,2, et discourut sur sa réalisation. Il attira l’attention sur l’accomplissement présent : ce que le prophète avait prédit devenait vrai maintenant. Il souligna aussi l’accomplissement personnel : Celui que l’Esprit avait oint était Jésus lui-même. Il y avait enfin l’accomplissement dans la grâce : l’ère du salut de Dieu était arrivée, et il est sans doute significatif que Jésus n’ait pas achevé la citation, avec sa référence au « jour de vengeance de notre Dieu ».

   Apparemment les gens furent d’abord étonnés par ce que disait Jésus, mais leur réaction devint rapidement hostile car ils s’offusquèrent qu’un des leurs émette de telles prétentions. Jésus vit que leur attitude prouvait leur incrédulité. Ils auraient aimé que quelque preuve tangible de ses affirmations se manifeste sous leurs yeux : que le médecin réalise quelques guérisons chez lui aussi bien qu’à Capernaüm ! Aussi refusèrent-ils de reconnaître en Jésus un prophète ; il put seulement leur dire que, lorsque les prophètes d’Israël avaient dû affronter une semblable incrédulité, ils avaient opéré leurs miracles parmi les païens (#1R 17:8-16; 2R 5:1-14). Ainsi la parole de jugement fut prononcée  —  contre eux  —  et Jésus laissa entendre que l’Évangile serait finalement porté aux païens. Dans leur courroux, les Juifs étaient disposés à le lyncher pour avoir fait une telle suggestion.

   16,17 Le culte à la synagogue comportait des prières, des lectures de la loi et des prophètes, et une prédication. Le conducteur du culte se tenait debout pour prier et lire, et restait assis pour enseigner. Toute personne présente compétente pouvait être invitée à y participer (cf. #Ac 13: 15). À ce moment-là il y avait un lectionnaire établi pour les lectures de la loi, mais sans doute fut-il permis à Jésus de choisir sa lecture dans les prophètes. 

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