PROPHÉTIE 19 SUR JÉSUS-CHRIST Ses souffrances ( Vendu )

16/02/2016 10:36

PROPHÉTIE 19 SUR JÉSUS-CHRIST

Ses souffrances

( Vendu )

 

 

Prophéties annoncées

 

ZACHARIE 11 : 12 ET 13

12  Je leur dis : Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent.

13  L’Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé ! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier.

 

trente sicles d’argent. Zacharie poursuivit sa mise en scène en jouant Jésus en train de demander aux personnes en faveur desquelles il exerçait son ministère à quelle valeur elles l’estimaient. L’estimation donnée, dans un esprit de dérision, par les chefs correspondait au montant de la compensation payée au propriétaire d’un esclave encorné par un bœuf (cf. #Ex 21: 32). C’est la somme exacte que Judas Iscariot reçut pour trahir le souverain berger (#Mt 26:14-16). En proposant cette récompense, les Juifs de l’époque de Jésus affirmèrent qu’il ne valait pas plus, à leurs yeux, qu’un esclave quelconque.

Le prophète reçut de nouvelles instructions pour jouer le rejet de Christ: il dut jeter les trente pièces d’argent dans le temple. Cela s’accomplit lorsque Judas Iscariot, pris de remords, revint au temple et jeta aux pieds des sacrificateurs l’argent qu’ils lui avaient donné pour sa trahison. Les sacrificateurs ramassèrent l’argent et l’utilisèrent pour acheter le champ du potier (cf. #Mt 27:3-10).

ce prix magnifique. Par ce dernier sarcasme, Dieu saluait l’insulte suprême qu’il essuierait de la part de l’humanité.

 

 

Autres notes

 

(#Za 12; 13) Tout porte à croire qu’il s’agit ici d’événements dont la terre n’a pas encore été le théâtre. Les Juifs étant rétablis dans le pays de leurs pères, se verront attaqués de nouveau par les hommes des nations ; mais en ce jour-là l’Éternel protégera les habitants de Jérusalem, les plus faibles sont revêtus de la force de David et les plus fidèles recevront un accroissement de force divine. Alors il y aura un réveil de la piété tel qu’il n’y en eut en aucun temps ; les Israélites regarderont vers Celui que leurs pères clouèrent sur la croix ; ils pleureront comme on pleura la mort de Josias en Méguiddo {==> "2Ch 35:20" 22 "[2301]"} et bien plus encore. Alors aussi le pardon et la sainteté découleront sur eux de la croix du Christ, source inépuisable des grâces de Dieu, et il n’y aura plus parmi eux ni idolâtrie, ni faux prophète. — Tel est le résumé de la prophétie jusqu’au verset 7 du chapitre 13. Ici (#Za 13:7-9) le Saint-Esprit reporte notre pensée sur le grand fait de l’amour de Dieu, duquel procèdent toutes les merveilles de sa miséricorde. Par la volonté du Très-Haut, l’épée frappera celui qu’il appelle en même temps son Pasteur et son Compagnon : l’homme, dit-il (quand on traduit littéralement), l’homme qui est mon prochain, mon associé. Quand il sera saisi par ses meurtriers, le petit troupeau qui l’entourait se dispersera (#Mt 26:31,56) ; mais les meurtriers, sauf un petit nombre, seront frappés à leur tour. Tout cela est devenu de l’histoire, et quand on voit comment cette portion de la prophétie s’est réalisée, on ne peut douter que ce qui est encore à venir ne s’accomplisse pareillement.

Autres notes

 

#11. 12-13 Quand Zacharie demanda son salaire, ils lui donnèrent trente sicles d’argent le prix de rachat d’un esclave grièvement blessé par un bœuf. Cet argent est jeté au potier, prophétie de l’action de Judas à la suite de sa trahison du Seigneur.

Autres notes

 

12 Trente sicles : somme dérisoire, donnée au maître d’un esclave blessé, à titre de compensation (cf. #Ex 21: 32) !

13 Potier. La référence au potier n’a pas encore trouvé d’explication satisfaisante ; il s’agit peut-être d’un proverbe  —  autrement inconnu  —  marquant un profond mépris : « Jette-le au potier ! » On a émis diverses théories sur le fait de jeter l’argent dans la maison de l’Éternel. Puisque le berger était au service de Dieu, il devait lui apporter la preuve de son rejet ; ou bien encore, il devait de cette manière montrer que le Seigneur était le véritable exclu, etc.

 

 

 

 

Prophéties réalisées

 

MATTHIEU 26 : 15

 

15  et dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent..

 

trente pièces d’argent. Le prix d’un esclave (#Ex 21: 32).

 

Autres notes

#14-16 Ils n’étaient que douze apôtres, autour de Jésus, mais en fait, l’un d’eux était animé par Satan ; il est certain que nous ne devons jamais nous attendre à la perfection, dans un groupe de personnes ici-bas … 

Plus les hommes font profession de piété, plus ils ont l’occasion de faire le mal, si leur cœur n’est pas réellement tourné vers Dieu. Nous remarquons que Judas, en tant que disciple de Christ, connaissait bien Sa doctrine et Sa manière de vivre ; néanmoins, il L’a trahi, sans avoir de réel motif d’accusation qui puisse justifier cette trahison. Que désirait Judas ? N’était-il pas le bienvenu, auprès de son Maître ? Ne L’a-t-il pas suivi dans Son ministère ?

Ce n’est pas le manque, mais l’amour de l’argent qui est la « racine de tous les maux ». Après avoir conclu cet horrible marché avec les principaux sacrificateurs, Judas eut tout le temps de se repentir ; quand les moindres actes de malhonnêteté endurcissent la conscience, les hommes n’hésitent pas à commettre les actes les plus méprisables.

 

Autres notes

 

C. La trahison de Judas (26.14-16)

{1} Alors l’un des 12, qui comme les autres disciples avait vécu avec le Seigneur Jésus, avait voyagé avec lui, avait été témoin de ses miracles, avait entendu son enseignement incomparable, avait eu devant les yeux une vie sans péché, celui de qui Jésus pouvait dire : « Celui-là même [ … ] qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain… » (#Ps 41.10), celui-là a levé le talon contre le Fils de Dieu. Judas Iscariot alla vers les principaux sacrificateurs et se mit d’accord avec eux pour leur livrer son Maître contre une somme de 30 pièces d’argent. Les sacrificateurs lui payèrent cette somme méprisable immédiatement, une somme qui équivaudrait aujourd’hui à moins de 100 francs !

Quel contraste entre la femme qui, dans la maison de Simon, oignit Jésus de parfum, et Judas ! Pour elle, le Sauveur n’avait pas de prix ; pour Judas, il ne valait que quelques pièces !

Autres notes

 

14-16 L’un des Douze. Cette triste remarque souligne la tragédie de la trahison. Les Synoptiques n’analysent pas les mobiles de Judas (mais voir #Jn 12:4-6). Matthieu seul note la question : Que voulez-vous me donner ? et mentionne le prix exact, trente pièces d’argent (cf. #Za 11:12. Pour d’autres citations du même prophète et allusions à son message, voir #Mt 21: 5; 24: 30  ; #Mt 26:31; 27:9).

 

MATTHIEU 27 : 3 À 10

3  Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens,

pris de remords. Judas ressentit la douleur poignante de sa propre culpabilité, mais il ne se repentit pas véritablement. Il y a une tristesse divine qui conduit à la repentance, mais le remords de Judas était d’une autre nature. Son suicide en est la preuve (v. #Mt 27:5). Cf. #2Co 7:10.

 

4  en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde.

 

5  Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira, et alla se pendre.

alla se pendre. Luc considère Judas comme l’acheteur de ce terrain (cf. #Za 11:12-13) parce que cet achat fut financé avec l’argent qu’il reçut des chefs religieux juifs pour sa trahison et qu’il leur rendit ensuite (#Mt 27:3-10).

Apparemment, l’arbre auquel Judas choisit de se pendre (#Mt 27:5) surplombait une falaise. La corde ou la branche a dû se casser (ou le nœud se défaire), de sorte que son corps s’est écrasé sur les rochers au pied de la falaise.

 

6  Les principaux sacrificateurs les ramassèrent, et dirent : Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang.

7  Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des étrangers.

8  C’est pourquoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu’à ce jour.

9  Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète : Ils ont pris les trente pièces d’argent, la valeur de celui qui a été estimé, qu’on a estimé de la part des enfants d’Israël ;

annoncé par Jérémie. En réalité, la citation qui suit est une paraphrase de #Za 11:12-13. Il faut cependant tenir compte de la division du canon hébreu en 3 parties: la loi, les écrits et les prophètes (cf. #Lu 24: 44). Jérémie s’y trouvait en première position parmi les livres prophétiques, c’est pourquoi on appelait par son nom les écrits des prophètes dans leur ensemble.

10  et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.

 

 

Autres notes

#Mt 27:3-10) Le malheureux Judas attendait avec des angoisses faciles à concevoir la fin de ce procès sans exemple. Il se persuadait que Jésus échapperait de quelque manière à la haine des Juifs. Lorsqu’il apprit la condamnation de son Maître, il se repentit et reporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens. « J’ai péché, leur dit-il, en livrant un sang innocent. » Si nous ne savions déjà qu’il y a plus d’une sorte de repentance, ce récit nous l’apprendrait de reste [1386, 1954]. Judas se repentit à la manière de Saül ou d’Achab, ou plutôt encore à la manière d’Ahitophel [1572]. Il s’approcha plus qu’eux, je l’admets, de la vraie repentance, puisqu’il restitua le fruit de son crime et répara ses torts autant qu’il lui était possible, en déclarant publiquement l’innocence de celui qu’il avait livré ; il dit même comme l’enfant prodigue : J’ai péché ; cela ne suffit pas néanmoins pour donner à sa douleur le caractère de « cœur brisé ». (#Ps 51:17) Ce furent des regrets, des remords, du repentir, si l’on veut, non de la repentance comme Dieu la veut. La suite, hélas ! ne le prouve que trop.

 

 

Autres notes

20 Les Douze semblent avoir été seuls avec lui. Ils furent profondément attristés, d’une part du fait de la trahison annoncée, d’autre part, parce que l’un d’eux serait le traître. Est-ce moi, Seigneur ? La question exprime à la fois l’incrédulité et la résignation.

 

Autres notes

***3 Quand Judas, le disciple qui avait trahi Jésus (#Mr 14:10-11) vit qu’Il était condamné et emmené comme un criminel, il fut pris de remords. Judas avait peut-être escompté qu’à la dernière minute, Jésus triompherait de ceux qui étaient venus L’arrêter, et qu’Il pourrait leur échapper. Judas aurait ainsi eu les trente pièces d’argent sans que Jésus ait eu à souffrir. Mais voyant que Jésus était conduit pour être jugé et condamné à mort, il fut pris de remords. Ce remords n’avait cependant rien à voir avec une vraie repentance ; c’était plutôt le regret qui vient d’une conscience chargée. Judas pensa qu’il libérerait sa conscience en rapportant l’argent de sa trahison aux principaux sacrificateurs (#Mt 26:15).

***4-5 Mais la restitution de l’argent ne soulagea pas la conscience de Judas. L’homme ne peut avoir sa conscience purifiée sans véritable repentance. Judas se sentit malheureux. Les Juifs le méprisaient. (Personne n’a d’égards pour un traître.) Les disciples de Jésus le méprisaient. Il se dégoûtait lui-même. Il n’avait plus d’amis. Il savait qu’il avait péché. Il confessa même son péché aux sacrificateurs et aux anciens du peuple (verset 4). Mais ce n’était pas suffisant. De nombreux criminels endurcis peuvent dire : « J’ai péché », sans s’en repentir pour autant. Se repentir, c’est s’humilier devant Dieu et implorer sa miséricorde, puis se détourner du péché commis. La confession du péché n’est que la première étape de la repentance (voir #1Jn 1:9). Les principaux sacrificateurs et les anciens ne voulurent rien savoir de la conscience chargée de Judas. Ils étaient solidaires de lui dans le péché commis, mais n’en éprouvaient aucun remords. Ils n’essayèrent pas de réconforter Judas. Ils l’abandonnèrent dans son désespoir et dans son effroi. Les associés dans le péché ne deviennent en fin de compte jamais des amis loyaux.

       Judas, au comble du désespoir et se haïssant profondément, partit et alla se pendre. Alors qu’il était en train de mourir, ou peu après sa mort, il tomba en avant et toutes ses entrailles se répandirent (voir #Ac 1:18).

***6 Les principaux sacrificateurs avaient été heureux de puiser dans le trésor du temple pour payer Judas. Mais ils ne purent remettre dans la caisse du temple l’argent restitué, car, disaient-ils, c’est le prix du sang. L’argent avait servi à arrêter et à faire condamner quelqu’un, en l’occurrence Jésus.

***7-8 Les sacrificateurs prirent l’argent que Judas avait rapporté et achetèrent un champ connu sous le nom de champ du potier. Ils l’acquirent pour la sépulture des païens qui mouraient fortuitement à Jérusalem. Comme c’était un lieu d’ensevelissement, il fut également appelé champ du sang. Ce nom lui vint aussi du fait que Judas se suicida (voir #Ac 1:18-19). D’après #Ac 1:18, c’est Judas qui acheta le champ en question. Il l’acheta du point de vue légal. En réalité, ce furent les sacrificateurs qui firent l’acquisition du champ ; en effet, comme ils n’avaient pas pu remettre l’argent de la trahison dans le trésor du temple, ils l’avaient utilisé pour cet achat. Légalement, c’était donc bien le champ de Judas. On peut donc dire que c’est lui qui l’avait acheté.

***9-10 Matthieu cite à ce propos deux prophéties, l’une de Zacharie, l’autre de Jérémie. Dans l’Ancien  Testament, ces deux prophéties n’ont aucun lien historique. D’après #Za 11:12-13, le peuple d’Israël paya trente pièces d’argent au prophète pour ses services. Mais le Seigneur lui dit de donner cet argent au potier {72}. Zacharie jeta donc les trente pièces d’argent dans la Maison de l’Éternel, pour le potier (#Za 11:13). De même, Judas jeta dans le temple les trente pièces d’argent qu’il avait reçues (verset 5). Cet argent fut ensuite utilisé pour l’achat du champ du potier.

       Selon #Jér 32:8-9, Jérémie acheta un champ avec dix-sept sicles d’argent. De même, les sacrificateurs achetèrent le champ pour trente pièces d’argent.

       Matthieu associe ces deux prophéties pour montrer que tout ce qui s’était produit dans la vie de Jésus accomplissait ce qui avait été écrit à son sujet dans l’Ancien Testament.

       Trente pièces d’argent : telle était la valeur que les chefs religieux d’Israël attribuaient à Jésus, la valeur de celui qui a été estimé par les fils d’Israël (verset 9). C’était toute la valeur que le Fils de Dieu avait à leurs yeux : la valeur du champ d’un potier !

 

Autres notes

Christ est livré à Pilate, Le désespoir de Judas (#1-10). Christ devant Pilate (#11-25). Barabbas relâché, Christ hué (#26-30). Christ conduit à la crucifixion (#31-34). Il est crucifié (#35-44). La mort de Christ (#45-50). Les événements relatifs à la crucifixion (#51-56). L’ensevelissement de Christ (#57-61). Le sépulcre est scellé (#62-66).

#1-10 Les hommes méchants discernent rarement les conséquences de leurs crimes lorsqu’ils les commettent ; par contre, ils doivent tous en répondre.

Judas reconnut pleinement devant les principaux sacrificateurs qu’il avait péché, et trahi un innocent. L’innocence était un parfait témoignage du caractère de Christ ; mais ces dirigeants avaient un cœur endurci. Judas partit, jeta l’argent, et alla se pendre, terrifié et désespéré, incapable de supporter la colère divine. Il subsiste quelques doutes, relatifs à l’heure de la mort de Judas, par rapport à celle de notre Seigneur. Mais est-ce que cela importait à ceux qui avaient « soif » du sang de Jésus, qui payèrent Judas pour Le trahir, et qui condamnèrent ce sang innocent à être versé injustement ?

Ainsi agissent les insensés qui se moquent du péché : beaucoup ne font aucun cas de Christ crucifié. Il est hélas fréquent de minimiser notre propre péché par rapport à ceux des autres : en fait, notre cœur nous trompe, alors que le Jugement divin est toujours conforme à la vérité.

Beaucoup font un parallèle entre ce passage, relatif à l’achat du lopin de terre avec l’argent de Judas, et la signification du « rachat » de Christ, par Son sang, envers les étrangers et les pécheurs païens. Une prophétie a été en fait accomplie, #Zacharie 11:12.

Judas s’est repenti, cependant ce n’était pas à salut. Il a confessé sa faute, mais pas à Dieu ; il n’est pas allé vers Lui, pour dire : « j’ai péché, Père, contre le ciel ». Que nul ne soit satisfait par les regrets partiels qu’il pourrait ressentir, lorsqu’il demeure en même temps rempli d’orgueil, d’inimitié, et de rébellion.

Autres notes

#3-4

L. Le remords et le suicide de Judas (27.3-10)

Prenant conscience du péché qu’il a commis en livrant le sang innocent, Judas rend l’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens. Ces conspirateurs rusés, qui avaient si bien coopéré avec lui quelques heures plus tôt, refusent maintenant de se sentir concernés. C’est l’un des fruits de la trahison. Judas est pris de remords, mais il ne s’agit pas d’une repentance authentique qui conduit au salut. Il est durement affecté par les conséquences que lui attire son crime, mais il n’est pas disposé à reconnaître Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.

Désespéré, Judas jette les pièces d’argent dans le temple où seuls les sacrificateurs peuvent pénétrer. Puis il sort et se suicide. En comparant ce récit avec celui d’#Ac 1.18, on peut en déduire qu’il s’est pendu à un arbre, mais que la corde ou la branche s’est rompue et que son corps s’est éventré en tombant dans une anfractuosité du sol.

Les principaux sacrificateurs, trop « spirituels » pour mettre cet argent dans le trésor sacré, puisqu’il provenait du prix du sang, étaient les coupables qui avaient donné cet argent pour que le Messie leur soit livré. Cela ne semble pas les avoir troublé. Comme le Seigneur l’avait déclaré, ils nettoyaient l’extérieur de la coupe, alors que l’intérieur était plein de fraude, de perfidie et de meurtre.

#7-10 Ils utilisent cet argent pour acquérir le champ du potier ; c’est là qu’étaient enterrés les païens impurs. Ils ne se doutent pas encore que des légions de païens viendront envahir leur pays et inonder leurs rues du sang des Juifs. Depuis lors, ce champ est devenu le champ du sang pour cette nation coupable.

Inconsciemment, les principaux sacrificateurs accomplissent la prophétie de Zacharie selon laquelle l’argent devait servir à acheter le champ d’un potier (#Za 11.12, 13). Il est significatif que certains manuscrits lisent « trésor » au lieu de « potier ».

Les sacrificateurs avaient des scrupules à mettre l’argent du sang dans le trésor ; en le donnant au potier en échange de son champ, ils accomplissent la prophétie de l’autre lecture possible de ce passage prophétique.

Matthieu attribue cette prophétie à Jérémie, alors que de toute évidence elle est tirée du livre de Zacharie. Peut-être agit-il ainsi parce que le nom de Jérémie se trouvait en tête du rouleau des prophètes dont il se servait, conformément à une coutume ancienne confirmée par de nombreux manuscrits hébreux, et en usage dans la tradition talmudique. On constate la même pratique dans #Lu 24. 44 où le livre des Psaumes sert de titre à toute la troisième section du canon hébreu.

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