PSAUMES 51 : 1 à 19 *** + PSALMS 51 : 1 to 19 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

20/02/2017 00:49

PSAUMES  51 : 1 à 19 *** +
 

1 ¶  (51-1) Au chef des chantres. Psaume de David. (51-2) Lorsque Nathan, le prophète, vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Schéba. (51-3) O Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ;

 

51:1-21

C’est le passage classique, dans l’A.T., à propos de la repentance de l’homme et du pardon divin. Comme le #Ps 32, il fut rédigé par David après son adultère avec Bath-Schéba et après le meurtre d’Urie, son mari (#2S 11:1-12:2). Il fait partie des sept textes appelés psaumes de pénitence (6; 32; 38; 51; 102; 130; 143). À sa décharge, David reconnut son crime contre Dieu dans toute son horreur, n’en rejeta la responsabilité sur personne d’autre que lui-même et supplia Dieu pour obtenir son pardon.

I. Demande de pardon (51:3-4)

II. Formulation de la confession (51:5-8)

III. Prière pour retrouver la pureté morale (51:9-14)

IV. Promesse d’un service renouvelé (51:15-19)

V. Demande de restauration nationale (51:20-21)

ta bonté. Même si David comprenait la gravité de son péché, il savait aussi que le pardon lui serait toujours offert, en se basant sur l’amour auquel Dieu s’était engagé par alliance.

 

2  (51-4) Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon péché.

3  (51-5) Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment devant moi.

4  (51-6) J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.

 

contre toi seul. David s’était rendu compte de ce que tout croyant recherchant le pardon doit comprendre: il avait certes causé des torts immenses à Urie et à Bath-Schéba, mais le pire, c’était qu’il avait offensé Dieu et sa sainte loi (cf. #2S 11:27). #Ro 3:4 cite ce v.

 

5  (51-7) Voici, je suis né dans l’iniquité, Et ma mère m’a conçu dans le péché.

 

je suis né dans l’iniquité. David reconnut aussi que son péché n’était en aucune façon imputable à Dieu (vv. #Ps 51:6b, 8) ni à une folie passagère. Sa source véritable, c’était les dispositions naturelles qui le caractérisaient depuis sa conception, et ce suite à la chute.

 

6  (51-8) Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur : Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi !

7 ¶  (51-9) Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.

 

hysope. Les sacrificateurs de l’A.T. utilisaient l’hysope, plante feuillue, pour asperger de sang et d’eau les personnes qui se faisaient purifier de souillures telles que la lèpre ou le contact avec un cadavre (cf. #Lé 14: 6ss; #No 19:16-19). L’hysope symbolise ici le désir de purification spirituelle de David suite à sa souillure morale. Dans son pardon, Dieu nous lave de nos péchés (#Ps 103:12 ; #Esa 1:16 ; #Mi 7:19).

 

8  (51-10) Annonce-moi l’allégresse et la joie, Et les os que tu as brisés se réjouiront.

 

les os. Manière de désigner la personne tout entière. David se sentait anéanti par sa culpabilité (cf. #Ps 32:3-4).

 

9  (51-11) Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités.

10  (51-12) O Dieu ! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

11  (51-13) Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint.

 

ne me retire pas ton Esprit saint. Allusion à l’onction spéciale du Saint-Esprit dont il jouissait en tant que médiateur dans un régime théocratique.

 L’onction du Saint-Esprit dans l’A.T.

       L’Israël vétérotestamentaire disposait d’hommes qui servaient d’intermédiaires entre Dieu et son peuple. Pour que ces médiateurs soient capables d’accomplir leur tâche, le Saint-Esprit leur donnait les compétences administratives nécessaires pour assurer le gouvernement de la nation et les capacités militaires leur permettant de vaincre leurs ennemis. Le Seigneur commença par faire bénéficier Moïse de ce ministère du Saint-Esprit, puis, au cours d’une scène mémorable et spectaculaire, il en fit bénéficier aussi 70 anciens. Ceux-ci furent ainsi capables d’aider Moïse à gouverner Israël (#No 11:17-25).

       D’autres encore reçurent cette onction spéciale destinée à les rendre compétents dans leur ministère: Josué (#De 34:9), les juges (#Jug 3:10 ; #Jug 6:34) et les rois de l’Israël uni ainsi que ceux du royaume du sud. Lorsque l’Esprit du Seigneur descendit sur le roi Saül, par exemple, ce fut comme s’il avait reçu un autre cœur (#1S 10:6-10). Cela ne signifiait pas qu’il avait passé par la régénération, mais qu’il avait reçu les compétences requises pour régner. Cette onction théocratique fut plus tard reprise à Saül et transférée sur David (#1S 16:1-14). Saül devint dès lors totalement inapte à exercer sa fonction de roi.

       C’est sans doute cette onction spéciale que le roi David avait à l’esprit quand il formula sa prière de repentance au #Ps 51. Quand il pria: « Ne me retire pas ton Esprit saint » (#Ps 51:13), il n’avait aucune crainte de perdre son salut, mais il redoutait que Dieu lui retire sa sagesse spirituelle et ses compétences de dirigeant. Ses craintes n’étaient pas sans fondement, car il avait vu Saül vivre un tel drame lorsqu’il était roi d’Israël et qu’il avait perdu l’onction liée à ses fonctions. David suppliait donc Dieu de ne pas le priver de sa direction.

       Il en fut de même du roi Salomon. Il était très jeune au début de son règne, et cruellement conscient de ses lacunes. Il demanda donc à Dieu de lui conférer la sagesse indispensable pour gouverner Israël. Dieu fut si heureux de le voir faire cette demande qu’il lui accorda une mesure de sagesse extraordinaire (#1R 3:7-12, #1R 3:28 ; #1R 4:29-34). Bien que l’A.T. ne dise rien à ce sujet quant aux rois qui succédèrent à Salomon, cette onction du Saint-Esprit fut sans doute aussi octroyée à tous les descendants de David, conformément aux termes de l’alliance davidique.

       Lorsque Juda fut emmené en captivité, le régime théocratique disparut, et avec lui l’onction qui lui était liée. Le dernier roi de la lignée davidique en fut du reste privé (#Ez 8:1-11:2). Les rois des tribus du nord, pour leur part, ne furent jamais au bénéfice de cette onction spéciale du Saint-Esprit, car ils furent, pour la plupart, des apostats, et ils n’appartenaient pas à la lignée davidique.

 

12  (51-14) Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne !

 

esprit de bonne volonté. Ou « Esprit de bonne volonté ». Le Saint-Esprit est généreux, disposé à soutenir le croyant et même impatient de le faire.

 

13  (51-15) J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.

14 ¶  (51-16) O Dieu, Dieu de mon salut ! délivre-moi du sang versé, Et ma langue célébrera ta miséricorde.

15  (51-17) Seigneur ! ouvre mes lèvres, Et ma bouche publiera ta louange.

16  (51-18) Si tu eusses voulu des sacrifices, je t’en aurais offert ; Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.

 

tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Le rituel était inutile, en l’absence d’une réelle repentance. En revanche, offerts avec la bonne attitude de cœur, les sacrifices étaient agréables à Dieu (voir v. 21).

 

17  (51-19) Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.

18  (51-20) Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion, Bâtis les murs de Jérusalem !

19  (51-21) Alors tu agréeras des sacrifices de justice, Des holocaustes et des victimes tout entières ; Alors on offrira des taureaux sur ton autel.

 

PSALMS 51 : 1 to 19 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ (51-1) To the chief of the chanters. Psalm of David. (51-2) When Nathan the prophet came to him after David had gone to Bathsheba. (51-3) O God! Have mercy on me in your goodness; According to thy great mercy, blot out my transgressions;

 

51: 1-21

This is the classic passage in A. T., about the repentance of man and divine forgiveness. Like #Ps 32, it was written by David after her adultery with Bath-Sheba and after the murder of her husband Uriah (# 2S 11: 1-12: 2). It is one of the seven texts called psalms of penance (6; 32; 38; 51; 102; 130; 143). In his defense, David acknowledged his crime against God in all his horror, blamed it on no one but himself and begged God to forgive him.

I. Request for forgiveness (51: 3-4)

II. Formulation of the confession (51: 5-8)

III. Prayer for moral purity (51: 9-14)

IV. Promise of a renewed service (51: 15-19)

V. Request for national restoration (51: 20-21)

Your kindness. Even if David understood the gravity of his sin, he also knew that forgiveness would always be offered to him, based on the love to which God had committed himself by covenant.

 

2 (51-4) Wash me thoroughly from my iniquity, and cleanse me from my sin.

3 (51-5) For I know my transgressions, and my sin is constantly before me.

4 I have sinned against thee alone, and have done evil in thy sight; so that thou shalt be just in thy judgment, without reproach in thy judgment.

 

Against you alone. David had realized that every believer seeking forgiveness should understand: he had certainly done immense wrongs at Urie and at Bath-sheba, but the worst part was that he had offended God and his holy law See # 2S 11:27). #Ro 3: 4 cites this v.

 

5 (51-7) Behold, I was born in iniquity, and my mother conceived me in sin.

 

I was born into iniquity. David also acknowledged that his sin was in no way attributable to God (vv. 51: 6b, 8) nor to a passing madness. Its true source was the natural dispositions which characterized it from its conception, and following the fall.

 

6 (51-8) But you want the truth to be at the bottom of your heart: So make wisdom penetrate within me!

7 ¶ (51-9) Purify me with hyssop, and I will be clean; Wash me, and I shall be whiter than snow.

 

hyssop. The priests of the TA. Used hyssop, a leafy plant, to sprinkle blood and water on people who were cleansed of defilements such as leprosy or contact with a corpse (see # Lev. 14: 6ff; #No 19: 16-19 ). The hyssop here symbolizes the desire for spiritual purification of David following his moral stain. In his forgiveness, God is wasting us from our sins (#Ps 103: 12; #Esa 1:16; #Mi 7:19).

 

8 (51-10) Tell me gladness and joy, and the bones that you have broken will rejoice.

 

bones. Manner of designating the whole person. David felt devastated by his guilt (see #Ps 32: 3-4).

 

9 (51-11) Turn away thy eyes from my sins, and erase all my iniquities.

10 (51-12) O God! Creates in me a pure heart, Renews in me a well-disposed mind.

11 (51-13) Do not throw me away from your face, Do not take away your holy spirit from me.

 

Do not take away thy Holy Spirit. Allusion to the special anointing of the Holy Spirit which he enjoyed as mediator in a theocratic regime.

 The anointing of the Holy Spirit in the TA.

       The Old Testament Israel had men who served as intermediaries between God and his people. In order for these mediators to be able to perform their duties, the Holy Spirit gave them the administrative skills necessary to ensure the nation's government and military capabilities to defeat their enemies. The Lord began by giving Moses the benefit of this ministry of the Holy Spirit, and then, during a memorable and spectacular scene, he also brought in 70 elders. These were thus able to help Moses to rule Israel (# 11: 17-25).

       Yet others received this special anointing to make them proficient in their ministry: Joshua (# 34: 9), the judges (#Jug 3:10; #Jug 6:34) and the kings of Israel united Than those of the southern kingdom. When the Spirit of the Lord descended on King Saul, for example, it was as if he had received another heart (# 1S 10: 6-10). This did not mean that he had gone through regeneration, but had been given the necessary skills to rule. This theocratic anointing was later taken up at Saul and transferred to David (# 1S 16: 1-14). Saul became totally unfit to perform his functions as king.

       It was probably this special anointing that King David had in mind when he formulated his prayer of repentance at #Ps 51. When he prayed, "Do not take away your Holy Spirit" (#Ps 51:13) He had no fear of losing his salvation, but he feared that God would take away his spiritual wisdom and leadership skills. His fears were not without foundation, for he had seen Saul live such a tragedy when he was king of Israel and had lost the anointing connected with his duties. David therefore begged God not to deprive him of his direction.

       So it was with King Solomon. He was very young at the beginning of his reign, and cruelly aware of his shortcomings. He therefore asked God to grant him the wisdom necessary to govern Israel. God was so glad to see him make this request that he granted him a measure of extraordinary wisdom (# 1R 3: 7-12, # 1R 3:28; # 1R 4: 29-34). Although the A.T. Says nothing about the kings who succeeded Solomon, this anointing of the Holy Spirit was no doubt also granted to all the descendants of David in accordance with the terms of the Davidic covenant.

       When Judah was taken into captivity, the theocratic regime disappeared, and with him the anointing that was bound to him. The last king of the Davidic line was, moreover, private (#Ez 8: 1-11: 2). The kings of the tribes of the north, for their part, never benefited from this special anointing of the Holy Spirit, for they were, for the most part, apostates, and they did not belong to the Davidic lineage.

 

12 (51-14) Give me the joy of your salvation, And a spirit of good will will sustain me!

 

Spirit of goodwill. Or "Spirit of Good Will". The Holy Spirit is generous, willing to support the believer and even impatient to do so.

 

13 (51-15) I will teach your ways to those who transgress them, and sinners will return to you.

14 ¶ (51-16) O God, the God of my salvation! Deliver me from the shed blood, And my tongue shall praise Thy mercy.

15 (51-17) Lord! Open my lips, And my mouth shall proclaim thy praise.

16 (51-18) If thou hadst desired sacrifices, I would have offered thee; But you do not take pleasure in burnt-offerings.

 

Thou dost not take pleasure in burnt-offerings. The ritual was useless, in the absence of real repentance. On the other hand, offered with the right attitude of the heart, sacrifices were pleasing to God (see v. 21).

 

17 (51-19) The sacrifices that are pleasing to God are a broken spirit: O God! You do not disdain a broken and contrite heart.

18 (51-20) Spread thy favors over Zion, build the walls of Jerusalem.

19 (51-21) Then thou shalt be pleased with the sacrifices of righteousness, burnt-offerings and whole victims; Then bulls will be offered on your altar.

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