Qu'est-ce que le don de parler en langues ?

19/03/2021 00:06

Qu'est-ce que le don de parler en langues ?

Question : « Qu'est-ce que le don de parler en langues ? »

Réponse : Le parler en langues est mentionné pour la première fois le Jour de Pentecôte, en Actes 2.1-4. Les Apôtres sont allés annoncer l'Évangile aux foules en parlant à chacun dans sa langue : « nous les entendons parler dans notre langue des merveilles de Dieu ! » (Actes 2.11) Le mot grec employé signifie littéralement « langues. » Le don de parler en langues est donc le fait de parler une langue qu'on ne connaît pas afin de rendre un témoignage à qui la comprend. En 1 Corinthiens 12-14, Paul dit ceci des dons miraculeux : « Et maintenant, frères et sœurs, en quoi vous serais-je utile si je venais chez vous en parlant en langues au lieu de vous apporter une parole de révélation, de connaissance, de prophétie ou d'enseignement ? » (1 Corinthiens 14.6) Pour l'Apôtre Paul, en accord avec la description donnée dans les Actes, le parler en langues est utile à celui qui entend le message de Dieu dans sa langue, mais inutile à tous les autres à moins qu’il ne soit interprété / traduit.

Une personne ayant reçu le don d'interprétation des langues (1 Corinthiens 12.30) pouvait comprendre ce que disait la personne qui parlait en langues, sans toutefois connaître cette langue. Cette personne communiquait ensuite le message à tous les autres, pour que tous comprennent. « C'est pourquoi, que celui qui parle en langues prie afin de pouvoir interpréter. » (1 Corinthiens 14.13) La conclusion de Paul au sujet du parler en langues sans interprétation est sans appel : « Mais, dans l'Église, j'aime mieux dire 5 paroles avec mon intelligence afin d'instruire aussi les autres, plutôt que 10 000 paroles en langue. » (1 Corinthiens 14.19)

Le don du parler en langues est-il pour aujourd'hui ? 1 Corinthiens 13.8 mentionne le fait que les langues cesseront et 1 Corinthiens 13.10 met leur fin en lien avec la venue du « parfait. » Certains pensent que la différence de temps des verbes en grec, qui disent littéralement que les prophéties et la connaissance « sont en train de disparaître » alors que les langues « ont cessé, » est une preuve que le parler en langues a cessé avant l'arrivée du « parfait. » C'est possible, mais le texte ne le dit pas explicitement. Certains citent aussi des passages comme Ésaïe 28.11 et Joël 2.28-29 pour montrer que le parler en langues était un signe du jugement imminent de Dieu. 1 Corinthiens 14.22 décrit les langues comme « un signe […] pour les non-croyants. » Selon cet argument, le don de parler en langues était un avertissement lancé aux Juifs que Dieu allait juger Israël pour son rejet de Jésus-Christ comme le Messie. Par conséquent, après qu'il ait effectivement jugé Israël (lors de la destruction de Jérusalem par les Romains en 70 ap. J.-C.), le don de parler en langues n'avait plus de raison d'être. C'est possible, mais l'accomplissement du but originel du parler en langues n'implique pas forcément qu'il doive cesser. Les Écritures saintes n'affirment pas clairement que le don de parler en langues ait cessé.

En même temps, si le don de parler en langues est pratiqué dans l'Église aujourd'hui, il faut que cela se fasse conformément aux Écritures. Il doit s'agir d'une langue réelle et intelligible (1 Corinthiens 14.10), parlée dans le but de communiquer la Parole de Dieu à une personne d'une autre langue (Actes 2.6-12) et en accord avec le commandement de Dieu transmis par l'intermédiaire de l'Apôtre Paul : « Y en a-t-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète. S'il n'y a pas d'interprète, qu'on se taise dans l'Église et qu'on parle à soi-même et à Dieu. » (1 Corinthiens 14.27-28) Le parler en langues doit aussi être pratiqué conformément à 1 Corinthiens 14.33 : « car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix. »

Dieu peut parfaitement donner à quelqu’un le don de parler en langues pour lui permettre de communiquer avec quelqu’un d’autre qui parle une autre langue. Le Saint-Esprit est souverain dans la distribution des dons spirituels (1 Corinthiens 12.11). Imaginez combien de missionnaires pourraient être plus efficaces si au lieu d’être forcés d’étudier les langues, ils étaient immédiatement capables de parler celle de leur public. Pourtant, Dieu ne semble pas agir dans ce sens. Le parler en langues ne semble pas exister aujourd'hui comme à l'époque du Nouveau Testament, bien qu'il serait très utile. La grande majorité de croyants qui disent pratiquer le don de parler en langues ne le fait pas conformément aux passages des Écritures mentionnés ci-dessus. Ces faits mènent à la conclusion que le don de parler en langues a cessé, ou est en tout cas devenu rare, dans le plan de Dieu pour l'Église d'aujourd'hui.

 

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L’amour en tant que caractéristique divine est permanent. Il subsiste malgré les échecs (cf. #1Pi 4 :8 ; #1Jn 4 :16). Paul donne d’autant plus de valeur à la permanence de l’amour qu’il le compare à des dons spirituels que les Corinthiens estimaient hautement : la prophétie, la connaissance et les langues, qui auront toutes une fin. Il n’est pas inutile de faire une distinction entre la manière dont la prophétie et la connaissance prennent fin et celle qui est propre au don des langues. La différence est suggérée par les formes du verbe grec La prophétie et la connaissance seront toutes deux « abolies » : le verbe indique que quelque chose mettra fin à ces deux fonctions. Les vv. #1Co 13 :9-10 montrent que ce qui abolira la connaissance et la prophétie, c’est « ce qui est parfait ». A son arrivée, ces dons n’auront plus raison d’être. Ce qui est « parfait » n’est pas l’existence de l’Ecriture dans sa totalité, puisque ces deux dons sont encore exercés et le seront aussi dans le royaume à venir (cf. #Joe 2:28 ; #Ac 2:17 ; #Ap 11:3); l’Ecriture ne nous permet pas de voir « face à face » ni d’avoir une connaissance parfaite semblable à celle de Dieu (v. #1Co 13:12). Paul ne pensait pas non plus à l’enlèvement de l’Eglise ni même au retour de Christ, puisque dans le royaume qui suivra ces événements il y aura de nombreux prédicateurs et enseignants (cf. #Esa 29:18 ; #Esa 32:3-4 ; #Joe 2:28 ; #Ap 11:3). Ce qui est parfait ne peut être que l’état éternel: lorsque nous serons dans la gloire, dans le nouveau ciel et la nouvelle terre qui dureront éternellement, nous pourrons voir Dieu face à face (#Ap 22:4) et avoir une connaissance complète. Comme un enfant grandit en connaissance, les croyants parviendront à la connaissance parfaite, et de tels dons ne seront plus nécessaires. La fin du don des langues, quant à elle, est décrite par un autre verbe, qui signifie que le don cessera de lui-même, comme cela a été le cas à la fin de l’époque apostolique. Il ne prendra pas fin avec la venue de ce qui est « parfait », car il aura cessé auparavant. A cause de leur caractère unique, les dons des langues et de leur interprétation avaient la même fonction que tous les autres dons à valeur de signe: confirmer l’exactitude du message et l’autorité des messagers de l’Evangile avant que le N.T. ne soit complet (#Hé 2:3-4). Depuis, l’Ecriture est devenue la norme qui permet de juger de la vérité de tout et de tous. Les « langues » étaient aussi limitées du fait qu’elles servaient de signe à valeur judiciaire de la part du Dieu qui jugeait Israël  ;  cf. #Esa 28:11-12). De plus, elles étaient un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants , en particulier parmi les Juifs. Elles représentaient un moyen d’édification bien inférieur à la prédication et à l’enseignement. En fait, le ch. #1Co 14 dans son ensemble avait pour objet de démontrer aux Corinthiens, tellement préoccupés par les langues, qu’elles n’avaient qu’une valeur inférieure comme moyen de communication (vv. #1Co 13:1-12), de louange (vv. #1Co 13:13-19) et d’évangélisation (vv. #1Co 13:20-25). La prophétie leur était bien supérieure, et elle le demeure (vv. #1Co 13:1, #1Co 13:3-6, #1Co 13:24, #1Co 13:29, #1Co 13:31, #1Co 13:39). Par ailleurs, la cessation du don des langues est manifeste du fait de leur absence des autres livres du N.T., à l’exception des Actes. Dans l’Eglise primitive, les langues n’ont plus été utilisées ni mentionnées dès la fin de la rédaction des Ecritures. L’histoire de l’Eglise reste quasiment muette à leur sujet après le Ier siècle: elles n’apparaissaient que sporadiquement, et dans des groupes d’un caractère douteux. Une discussion plus approfondie de ce thème se trouve dans les notes sur le ch. #1Co 14.

 

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