ROMAINS 05 : 01 À 21 *** + ROMANS 05 : 01 to 21 + NOTES : JOHN MACARTHUR

25/10/2015 19:03

ROMAINS 05 : 01 À 21 *** +


1 ¶  Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ,

Étant donc justifiés. La construction grecque indique que la justification est une déclaration juridique unique aux conséquences permanentes (voir la note sur 3:24 {==> "Ro 3:24"}), et non un processus continu.

paix avec Dieu. Non pas un sentiment subjectif et intérieur de tranquillité et de sérénité, mais une réalité objective extérieure. Dieu s’est déclaré en guerre contre tout être humain à cause de sa rébellion coupable (v. #Ro 5:10 ; cf. #Ro 1:18 ; #Ro 8:7 ; #Ex 22: 24 ; #De 32:21-22 ; #Ps 7:12 ; #Jn 3:36 ; #Ep 5:6), mais le premier grand résultat de la justification, c’est que la guerre du pécheur avec Dieu est terminée pour toujours (#Col 1:21-22). L’Écriture parle de la fin de ce conflit en termes de réconciliation avec Dieu (vv. #Ro 5:10-11 ; #2Co 5:18-20).

5:1-11 Paul achève son exposé à propos de la justification des pécheurs sur la base de la foi seule et s’attache ensuite à contrecarrer une notion erronée: celle qui voudrait que, si les croyants reçoivent le salut par la foi, ils puissent le conserver grâce aux bonnes œuvres. Il affirme que les chrétiens sont éternellement liés à Jésus-Christ, protégés par sa puissance et non par leurs efforts (cf. #Esa 11:5 ; #Ps 36:6 ; #La 3:23 ; #Ep 1:18-20 ; #2Ti 2:13 ; #Hé 10:23). Pour le chrétien, les preuves de ce lien éternel sont:

1° sa paix avec Dieu (v. #Ro 5:1);

2° son maintien dans la grâce (v. #Ro 5:2a);

3° son espérance de la gloire (vv. #Ro 5:2b-5a);

4° l’amour divin dans son cœur (vv. #Ro 5:5b-8);

5° son assurance d’échapper à la colère divine (vv. #Ro 5:9-10);

6° sa joie dans le Seigneur (v. #Ro 5:11).

2  à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

accès. Utilisé seulement deux autres fois dans le N.T. (#Ep 2:18 ; #Ep 3:12 traduit « approcher »), le mot grec est toujours en rapport avec l’accès qu’a le croyant vers Dieu en Jésus-Christ. Cet accès, inconcevable pour un Juif de l’A.T. (cf. #Ex 19: 9, #Ex 19:20-21 ; #Ex 28:35), est maintenant ouvert à tous (#Jér 32:38, #Jér 32:40 ; #Hé 4:16 ; #Hé 10:19-22 ; cf. #Mt 27:51).

demeurons fermes. Position permanente et sûre dont jouissent les croyants par la grâce de Dieu (cf. v. #Ro 5:10 ; #Ro 8:31-34 ; #Jn 6:37 ; #Ph 1:6 ; #2Ti 1:12 ; #Jude 24).

espérance de la gloire de Dieu. Contrairement au verbe français « espérer », le terme du N.T. ne comporte aucune notion d’incertitude; il renvoie à quelque chose de certain, quoique pas encore réalisé. La destinée ultime du croyant est de partager la gloire même de Dieu (#Ro 8:29-30 ; #Jn 17: 22 ; #2Co 3:18 ; #Ph 3:20-21 ; #1Jn 3:1-2) et cette espérance se réalisera car Christ lui-même nous le promet (#1Ti 1:1). Sans les promesses claires et certaines de la Parole de Dieu, le croyant n’aurait aucune base pour espérer (#Ro 15: 4 ; #Ps 119:81, #Ps 119:114 ; #Ep 2:12 ; cf. #Jér 14: 8 ).

3  Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

afflictions. Ce mot décrit la pression, comme celle d’une presse extrayant le liquide des olives ou du raisin. Il ne s’agit pas des pressions normales de la vie (cf. #Ro 8:35), mais des difficultés inévitables que rencontrent les disciples de Christ à cause de leur relation avec lui (#Mt 5:10-12 ; #Jn 15: 20 ; #2Co 4:17 ; #1Th 3:3 ; #2Ti 3:12 ; #1Pi 4:19). De telles épreuves produisent de riches avantages spirituels (vv. #Ro 5:3-4).

persévérance. Parfois traduit par « patience », ce mot désigne l’endurance, la capacité de supporter les fardeaux et la pression sans succomber (#Ro 15: 5 ; #Col 1:22-23 ; #2Th 1:4 ; #Ap 14: 12).

4  la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

victoire dans l’épreuve. En rapport avec le test que l’on faisait subir aux métaux afin de déterminer leur degré de pureté, le mot grec désignait la preuve de la réussite à ce test. Le caractère chrétien a valeur de preuve (cf. #Ja 1:12). Les chrétiens peuvent se glorifier dans les épreuves, compte tenu de ce que ces difficultés produisent.

5  Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

l’amour de Dieu est répandu. L’amour de Dieu (cf. v. #Ro 5:8) a été répandu abondamment en nous au point de déborder de notre cœur. Paul passe des aspects objectifs de notre sécurité en Christ aux aspects plus subjectifs et intérieurs. Dieu a mis dans notre cœur la preuve que nous lui appartenons en ce que nous aimons celui qui nous a aimés le premier (#1Co 16: 22 ; cf. #Ga 5:22 ; #Ep 3:14-19 ; #1Jn 4:7-10).

Saint-Esprit qui nous a été donné. Un témoignage merveilleux de l’amour de Dieu pour nous (#Ro 8:9, #Ro 8:14, #Ro 8:16-17 ; #Jn 7:38-39 ; #1Co 6:19-20 ; #1Co 12:13 ; #Ep 1:18).

6 ¶  Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

sans force. Littéralement « impuissants ». Les pécheurs non régénérés sont morts spirituellement et incapables de faire quoi que ce soit pour s’aider eux-mêmes (#Jn 6:44 ; #Ep 2:1).

Christ …  est mort pour des impies. L’amour de Dieu pour les siens est inébranlable, car il ne repose pas sur notre degré de sympathie, mais sur la constance de son propre caractère; l’acte d’amour suprême de Dieu s’est manifesté à un moment où nous étions des plus indésirables (cf. #Mt 5:46).

au temps marqué. Au moment choisi par Dieu (cf. #Ga 4:4).

7  A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

un juste …  homme de bien. Un tel sacrifice est inhabituel. Paul souligna que, même si nous n’étions pas des justes ni des hommes de bien, cela n’avait pas empêché Christ de se sacrifier pour nous.

8  Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

9  A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

À plus forte raison. Ce que Paul va dire est encore plus étonnant et merveilleux.

justifiés. Voir la note sur 3:24 {==> "Ro 3:24"}.

par son sang. Par sa mort substitutive. Les références au sang du Sauveur indiquent qu’il saigna effectivement lors de sa mort (une nécessité pour accomplir le symbole du sacrifice de l’A.T.), mais elles ne se limitent pas au liquide en soi. Les auteurs du N.T. utilisent aussi le terme « sang » pour décrire la mort violente, notamment celle des prophètes ou des innocents (voir #Mt 23: 30, #Mt 23: 35 ; #Mt 27:4-8, #Mt 27:24-25 ; #Jn 6:53-56 ; #Ac 5:28 ; #Ac 20: 26), la mort de Jésus et toute son œuvre expiatoire (cf. #Ro 3:25 ; #Ep 1:7 ; #Ep 2:13 ; #Col 1:14, #Col 1:20 ; #Hé 9:12 ; #Hé 10:19 ; #Hé 13: 12 ; #1Pi 1:2, #1Pi 1:19 ; #1Jn 1:7 ; #Ap 1:5).

colère. Voir la note sur 1:18 {==> "Ro 1:18"}. Christ a supporté toute la fureur de la colère de Dieu à la place des pécheurs croyants, et ils en sont délivrés (voir #Ro 8:1 ; #1Th 1:10 ; #1Th 5:9).

10  Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

sauvés par sa vie. Lorsque nous étions les ennemis de Dieu, Christ s’est montré capable de nous réconcilier avec Dieu par sa mort. Maintenant que nous sommes enfants de Dieu, le Sauveur est certes capable de nous protéger par sa puissance vivante.

11  Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

réconciliation. Entre Dieu et les pécheurs.

12  C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, … 

comme …  le péché est entré. Ne renvoie pas à un péché particulier, mais à la propension innée à pécher qui pénétra le domaine des hommes; ils devinrent pécheurs par nature. Suite à sa première désobéissance, Adam transmit sa nature pécheresse à tous ses descendants. Comme cette nature est présente depuis la conception (#Ps 51:7), l’homme est incapable de vivre d’une manière qui plaise à Dieu. Satan, le père du péché (#1Jn 3:8), tenta Adam et Ève en premier (#Ge 3:1-7).

par un seul homme. Lorsque Adam pécha, tous les hommes péchèrent dans ses reins (v. #Ro 5:18 ; cf. #Hé 7:7-10). Puisque son péché transforma sa nature intérieure et entraîna la mort spirituelle et la dépravation, cette nature coupable fut aussi transmise à sa postérité (#Ps 51:7).

mort. À l’origine, Adam n’était pas destiné à la mort, mais à cause de son péché, sa mort devint une sinistre certitude pour lui et sa postérité. La mort a trois manifestations distinctes:

1° la mort spirituelle ou la séparation d’avec Dieu (cf. #Ep 2:1-2 ; #Ep 4:18);

2° la mort physique (#Hé 9:27);

3° la mort éternelle (appelée aussi « seconde mort »), qui comprend non seulement la séparation éternelle d’avec Dieu mais les tourments éternels dans l’étang de feu (#Ap 20:11-15).

parce que tous ont péché. Comme toute l’humanité existait dans les reins d’Adam et a hérité de sa nature déchue et de sa dépravation par la procréation, Paul peut dire que tous ont péché en lui. Par conséquent, les hommes ne sont pas des pécheurs parce qu’ils pèchent, mais ils pèchent parce qu’ils sont des pécheurs.

5:12-21 Dans l’un des passages les plus énigmatiques de tout le livre, Paul cherche à montrer que la mort d’un homme peut apporter le salut à beaucoup. Pour étayer son exposé, il a recours à Adam et établit un principe: les actions d’un homme peuvent avoir un impact inexorable sur de nombreuses autres personnes.

13  car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi.

le péché n’est pas imputé. Même si tous les hommes étaient considérés comme pécheurs (v. #Ro 5:12), du fait qu’il n’y avait pas de liste explicite des commandements, il n’y avait pas de relevé de leurs infractions à la loi.

quand il n’y a point de loi. La loi mosaïque n’existait pas au cours de la période d’Adam à Moïse.

14  Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

Cependant la mort a régné. Mais même sans la loi, la mort était universelle. Tous les hommes d’Adam à Moïse sont morts, non à cause de leurs transgressions de la loi mosaïque (qu’ils ne possédaient pas encore), mais à cause de la nature pécheresse dont ils avaient hérité.

pas péché …  semblable à celle d’Adam. Ceux qui n’avaient reçu aucune révélation, contrairement à Adam (#Ge 2:16-17), ou ceux qui avaient la loi mosaïque (cf. v. #Ro 5:13), mais péchèrent cependant contre la sainteté de Dieu, c’est-à-dire ceux qui ont péché sans la loi (#Ro 2:12).

la figure de celui qui devait venir. Adam et Christ étaient semblables en ce que leurs actes eurent un impact sur toute l’humanité. Cette phrase sert de transition entre la discussion sur l’héritage du péché d’Adam et l’attribution de la justice de Christ.

15  Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.

beaucoup sont morts. Paul donne au mot « beaucoup » deux significations distinctes, tout comme au « tous » du v. 18. Il a déjà établi que tous les hommes, sans exception, portent la culpabilité du péché et sont par conséquent sujets à la mort (voir la note sur le v. 12 {==> "Ro 5:12"}). Ainsi, les « beaucoup » qui sont morts doivent correspondre à tous les descendants d’Adam.

à plus forte raison. L’acte rédempteur unique de Christ fut bien plus grand que l’acte condamnateur d’Adam.

5:15-21 Dans ce passage, Paul analyse les contrastes entre l’acte d’Adam, qui a eu pour effet la condamnation, et l’acte de Christ, qui a eu pour résultat le rachat. Ils étaient différents quant à leur effet (v. #Ro 5:15), leur importance (v. #Ro 5:16), leur efficacité (v. #Ro 5:17), leur essence (vv. #Ro 5:18-19) et leur pouvoir (vv. #Ro 5:20-21).

16  Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché ; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

du don. Le salut par grâce.

après une seule offense …  le jugement. Voir la note sur le v. 12 {==> "Ro 5:12"}.

condamnation. Le verdict divin de culpabilité, le contraire de la justification.

justification. Voir la note sur 3:24 {==> "Ro 3:24"}.

plusieurs offenses. Adam provoqua la condamnation de beaucoup d’hommes par une seule offense: son acte volontaire de désobéissance. Christ délivre cependant l’élu de la condamnation due à plusieurs offenses.

17  Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.

la mort a régné. Le péché d’Adam engendra la mort universelle. C’était exactement le contraire de ce qu’il espérait, car Satan avait promis: « Vous serez comme Dieu » (#Ge 3:5). Le sacrifice de Christ offre le salut à ceux qui croient.

don de la justice. Voir les notes sur 1:17 {==> "Ro 1:17"} et 3:24 {==> "Ro 3:24"} ; voir aussi #2Co 5:21 ; #Ph 3:8-9.

régneront-ils dans la vie. Contrairement à l’acte d’Adam, l’acte de Christ accomplit et accomplira précisément son but (cf. #Ph 1:6), c’est-à-dire la vie spirituelle (cf. #Ep 2:5).

18  Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes.

condamnation. Voir la note sur le v. 16 {==> "Ro 5:16"}.

un seul acte de justice. Il ne s’agit pas d’une référence à un simple événement, mais de l’obéissance de Christ (cf. v. #Ro 5:19 ; #Lu 2:49 ; #Jn 4:34 ; #Jn 5:30 ; #Jn 6:38). Le point culminant de cette preuve d’obéissance fut sa mort sur la croix (#Ph 2:8).

la justification …  à tous les hommes. Cela ne signifie pas que tous les hommes soient sauvés; le salut est destiné à ceux qui vivent par la foi en Jésus-Christ (cf. #Ro 1:16-17 ; #Ro 3:22, #Ro 3:28 ; #Ro 4:5, #Ro 4:13). Comme pour le mot « beaucoup » au v. 15, Paul utilise « tous » avec deux acceptions différentes, pour les besoins du parallélisme (procédé courant dans l’A.T.).

5:18-19 Résumés de l’analogie entre Adam et Christ.

19  Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.

rendus justes. Cette expression se rapporte probablement au statut juridique devant Dieu, et non au réel changement de caractère. En effet, Paul compare la justification et la condamnation tout au long de ce passage, et il n’a pas encore introduit la doctrine de la sanctification (ch. #Ro 6:1-8:2) qui traite de la véritable transformation du pécheur consécutive à la rédemption.

20  Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

la loi est intervenue. Cf. #Ga 3:19. Même si la loi mosaïque était sans défaut (#Ro 7:12), son introduction provoqua l’augmentation du péché de l’homme (cf. #Ro 7:8-11). Les hommes prirent davantage conscience de leur état de pécheurs et de leur incapacité à respecter la norme parfaite de Dieu (#Ro 7:7 ; #Ga 3:21-22). La loi servit en outre à les conduire à Christ (#Ga 3:24).

21  afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.

C’est le dernier résumé de l’analogie entre Adam et Christ.

 

 

 ROMANS 05 : 01 to 21 + NOTES : JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Therefore being justified by faith, we have peace with God through our Lord Jesus Christ,

Therefore being justified. Greek build shows that justification is a single legal statement to the permanent consequences (see note on 3:24 {==> "Rom 3:24"}) and not an ongoing process.

peace with God. Not subjective feelings and inner tranquility and serenity, but an objective reality outside. God has declared war against every human being because of his guilty rebellion (v #Ro 5:10; cf. 1:18 #Ro; #Ro. 8: 7; #Ex 22: 24; 32 # of: 21-22; #PS 7:12; 3:36 #Jn; #EP 5: 6), but the first major result of justification is that the war of the sinner with God is over forever (1 #Col : 21-22). Scripture speaks of the end of the conflict in terms of reconciliation with God (vv #Ro 5: 10-11; # 2Co. 5: 18-20).

5: 1-11 Paul concludes his presentation about the justification of sinners on the basis of faith alone and then attempts to thwart a mistaken notion: one that wants, if believers receive salvation by faith, they can keep thanks to good works. He says that Christians are eternally linked to Christ, protected by his power and not by their efforts (see #Esa 11: 5; #PS 36: 6; 3:23 #The; #EP 1: 18-20 ; # 2Ti 2:13; Heb 10:23 #). For the Christian, the evidence of this eternal bond are:

1 his peace with God (v #Ro. 5: 1);

2 ° its maintenance in grace (v #Ro 5. 2a);

3. the hope of glory (vv #Ro. 5: 2b-5a);

4. God's love in his heart (vv #Ro. 5: 5b-8);

5 ° his assurance to escape the wrath of God (vv #Ro. 5: 9-10);

6. joy in the Lord (v. #Ro 5:11).

2 to whom also we have had access by faith into this grace in which we stand, and we rejoice in hope of the glory of God.

access. Only used two other times in the NT (#EP 2:18; 3:12 #EP translated "approach"), the Greek word is always connected with the believer has access to God in Christ Jesus. This access, unthinkable for a Jew to A.T. (see #Ex 19: 9, #Ex 19: 20-21; 28:35 #Ex) is now open to everyone (Jer 32:38 #, # Jer 32:40; 4:16 # Hey, hey # 10: 19-22; cf. #Mt 27:51).

hold fast. Permanent and safe position enjoyed by believers with the grace of God (cf. v #Ro 5:10; #Ro. 8: 31-34; 6:37 #Jn; #Ph 1: 6; 2 Timothy 1:12 #; #Jude 24).

hope of the glory of God. Unlike the French verb "hope", the term of the NT has no notion of uncertainty; it refers to something certain, though not yet realized. The ultimate destiny of the believer is to share the same glory of God (#Ro 8: 29-30; #Jn 17: 22; # 2Co 3:18; #Ph 3: 20-21; 1 Jn # 3: 1-2) and this hope will be realized because Christ himself promised us (# 1 Tim 1: 1). Without clear and certain promises of the Word of God, the believer would have no basis for hope (#Ro 15: 4; #PS 119: 81 #PS 119: 114; #EP 2:12; cf. Jer # 14: 8).

3 More than that, but we glory in tribulations, knowing that tribulation produces perseverance;

afflictions. This word describes the pressure, such as a press extracting the liquid olives or grapes. It is not normal pressures of life (cf. #Ro 8:35), but the inevitable difficulties that the disciples of Christ because of their relationship with him (#Mt 5: 10-12; #Jn 15: 20; # 2Co 4:17; 1 Thessalonians 3 # 3, # 2Ti 3:12; 1 Peter 4:19 #). Such tests produce rich spiritual benefits (#Ro vv. 5: 3-4).

perseverance. Sometimes translated as "patience", this word means the endurance, the ability to bear the burden and pressure without succumbing (#Ro 15: 5; #Col 1: 22-23; # 2Th 1: 4; #Ap 14: 12).

4 perseverance victory in the race, and character, hope.

victory in the race. In connection with the test that were made to undergo metals to determine their degree of purity, the Greek word meant the proof of the success of this test. Christian character has probative value (see #Ja 1:12). Christians can boast in the trials, given that these difficulties occur.

5 Now hope does not disappoint, because the love of God is shed abroad in our hearts by the Holy Ghost which is given unto us.

the love of God is shed. The love of God (cf. v #Ro. 5: 8) was fully proclaimed in us to the point of overflow from our heart. Paul spends objectives of our security aspects in Christ to more subjective and internal aspects. God has put in our heart proves that we belong to him we love him who loved us first (# 1 Cor 16: 22; cf. 5:22 #Ga; #EP 3: 14-19; 1 John 4 # : 7-10).

Holy Spirit who was given to us. A wonderful testimony to God's love for us (#Ro 8: 9, 8:14 #Ro, #Ro 8: 16-17; #Jn 7: 38-39; 1 Cor # 6: 19-20; 1 Cor # 12:13; #EP 1:18).

6 ¶ For when we were still powerless, Christ in due time died for the ungodly.

without force. Literally "powerless." Unregenerate sinners are spiritually dead and unable to do anything to help themselves (#Jn 6:44; #EP 2: 1).

... Christ died for the ungodly. God's love for his people is unshakable, because it is not based on our level of sympathy, but in the constancy of his own character; the supreme act of love of God manifested at a time when we were more undesirable (cf. #Mt 5:46).

in due time. At the time chosen by God (cf. #Ga 4: 4).

7 Just-die for a righteous; someone perhaps he would die for a good man.

... just a good man. Such sacrifice is unusual. Paul pointed out that even if we were not fair nor good men, it did not prevent Christ's sacrifice for us.

8 But God demonstrates His own love toward us, in that while we were yet sinners, Christ died for us.

9 Much more then, being now that we are justified by his blood, shall we be saved by him from the wrath.

Even more so. What Paul is saying is even more amazing and wonderful.

justified. See note on 3:24 {==> "Rom 3:24"}.

by his blood. By his substitutionary death. References to the Savior's blood indicate that actually bled when he died (a necessity to accomplish the symbol of the sacrifice of the OT), but they are not restricted to the liquid itself. NT authors also use the term "blood" to describe the violent deaths, including that of the prophets and of the innocent (see #Mt 23: 30 #Mt 23: 35; #Mt 27: 4-8, 27 #Mt: 24-25; #Jn 6: 53-56; 5:28 #AC; #AC 20: 26), the death of Jesus and his atoning work (cf. 3:25 #Ro; #EP 1: 7; # Eph 2:13; 1:14 #Col, #Col 1:20; Heb 9:12 #; # 10:19 Hey, Hey # 13: 12; 1 Peter 1 # 2, # 1 Peter 1:19; 1 Jn 1 # : 7; #Ap 1: 5).

anger. See note on 1:18 {==> "Rom 1:18"}. Christ endured all the fury of the wrath of God instead of believing sinners, and they are issued (see #Ro 8: 1; 1 Thessalonians 1:10 #; # 1 Thessalonians 5: 9).

10 For if when we were enemies, we were reconciled to God by the death of his Son, much more, being reconciled, we shall be saved by his life.

saved by his life. When we were God's enemies, Christ has been able to reconcile us with God by his death. Now that we are children of God, the Savior is certainly capable of protecting us by His living power.

11 And not only so, but we also rejoice in God through our Lord Jesus Christ, through whom we have now received reconciliation.

reconciliation. Between God and sinners.

12 Wherefore, as by one man sin entered the world, and death through sin, and so death passed upon all men, because all sinned ...

... as sin entered. Does not refer to a particular sin, but to the innate propensity to sin that entered the domain of men; they became sinners by nature. Following his first disobedience, Adam passed his sinful nature to all his descendants. As this nature is present from conception (#PS 51: 7), man is incapable of living in a way that pleases God. Satan, father of sin (# 1 Jn 3: 8), and Eve tempted Adam first (#Ge 3: 1-7).

by one man. When Adam sinned, all men sinned in his loins (v #Ro 5:18; cf. Heb # 7: 7-10.). Since his sin turned his inner nature and led spiritual death and depravity, this sinful nature was also transmitted to his posterity (#PS 51: 7).

death. Originally, Adam was not destined for death, but because of his sin, his death became a certainty disaster for him and his posterity. Death has three distinct events:

1. spiritual death or separation from God (cf. #EP 2: 1-2; #EP 4:18);

2. physical death (Heb 9:27 #);

3. eternal death (also called the "second death"), which includes not only the eternal separation from God, but eternal torment in the lake of fire (#Ap 20: 11-15).

because all sinned. Since all mankind was in the loins of Adam and inherited his fallen nature and his depravity by procreation, Paul can say that all sinned in him. Therefore, men are not sinners because they sin, but they sin because they are sinners.

5: 12-21 In one of the most enigmatic passages in the whole book, Paul seeks to show that the death of one man can bring salvation to many. In support of his presentation he uses Adam and establishes a principle that a man's actions can have an inevitable impact on many others.

13 For until the law sin was in the world. But sin is not imputed when there is no law.

sin is not imputed. Even if all men were considered sinners (v. #Ro 5:12), because there was no explicit list of commandments, there was no record of their violations of the law.

when there is no law. The Mosaic Law did not exist during the period from Adam to Moses.

14 Nevertheless death reigned from Adam to Moses, even over them that had not sinned like the transgression of Adam, who is the figure of him that was to come.

Nevertheless death reigned. But even without the law, death was universal. All men from Adam to Moses died, not because of their transgression of the Mosaic law (they did not have yet), but because of the sinful nature they inherited.

sin ... not like that of Adam. Those who had received no revelation, unlike Adam (#Ge 2: 16-17), or those who had the Mosaic law (cf. v #Ro 5:13.), Yet sinned against God's holiness, that is to say those who have sinned without the law (#Ro 2:12).

the figure of him that was to come. Adam and Christ were similar in that their actions had an impact on all humanity. This sentence serves as a transition between the discussion on the legacy of the sin of Adam and the allocation of the righteousness of Christ.

15 But it is the free gift as the offense; For if by the trespass of the one it is many died, much more the grace of God and the gift by the grace of one man, Jesus Christ, they abounded on many.

many died. Paul gives to the word "many" two distinct meanings, as in "all" in v. 18. It has already established that all men without exception, bear the guilt of sin and are therefore subject to death (see note on v. 12 {==> "Rom 5:12"}). Thus, the "many" who died must match all of Adam's descendants.

even more so. The one redemptive act of Christ was much larger than the condamnateur act of Adam.

5: 15-21 In this passage, Paul analyzes the contrasts between the act of Adam, which resulted in the conviction, and the act of Christ, which has resulted in the repurchase. They were different in their effect (v #Ro 5:15.), Importance (v #Ro 5:16.), Efficiency (v #Ro 5:17.), Their essence (#Ro vv. 5: 18-19) and power (vv #Ro. 5: 20-21).

16 And it is not like the gift of what happened by one who sinned; because it is after one trespass the judgment became condemnation, but the free gift is of many offenses justification.

the donation. Salvation by grace.

after a single offense ... judgment. See note on v. 12 {==> "Rom 5:12"}.

conviction. The divine verdict of guilt, the opposite of justification.

justification. See note on 3:24 {==> "Rom 3:24"}.

many offenses. Adam provoked the condemnation of many men for the offense of one: his voluntary act of disobedience. Christ, however, delivers the chosen of the sentence due to several offenses.

17 For if by the offense of one death reigned by one; much more they which receive abundance of grace and of the gift of righteousness reign in life through Jesus Christ alone.

death reigned. The sin of Adam begat universal death. It was exactly the opposite of what he expected because Satan had promised: "You will be like God" (#Ge 3: 5). The sacrifice of Christ offers salvation to those who believe.

gift of righteousness. See notes on 1:17 {==> "Rom 1:17" 3:24} and {==> "Rom 3:24"}; see also # 2Co 5:21; #Ph 3: 8-9.

they shall reign in life. Unlike the act of Adam, the act of Christ fulfills and accurately fulfill its purpose (see #Ph 1: 6), that is to say the spiritual life (cf. #EP 2: 5).

18 So then as through one trespass was condemnation for all men, even so through one act of righteousness was justification that brings life extends to all men.

conviction. See note on v. 16 {==> "Rom 5:16"}.

one act of justice. It is not a reference to a single event, but the obedience of Christ (cf. v #Ro 5:19;. #Lu 2:49; #Jn 4:34; 5:30 #Jn ; #Jn 6:38). The highlight of this proof of obedience was his death on the cross (#Ph 2: 8).

justification ... to all men. This does not mean that all men be saved; salvation is for those who live by faith in Jesus Christ (cf. #Ro 1: 16-17; 3:22 #Ro, #Ro 3:28; #Ro 4: 5, 4:13 #Ro) . As for the word "lot" in v. 15, Paul uses "all" with two different meanings for the purposes of parallelism (common method in the OT).

5: 18-19 Abstracts of the analogy between Adam and Christ.

19 For as by the disobedience of the one man the many were made sinners, so by the obedience of one shall many be made righteous.

made righteous. This expression probably refers to the legal status before God, not the real change of character. Indeed, Paul compares the justification and condemnation throughout this passage, and it has not yet introduced the doctrine of sanctification (#Ro ch. 6: 1-8: 2) which deals with the real transformation of consecutive sinner to redemption.

20 Moreover the law entered that the offense might abound, but where sin abounded, grace abounded,

Law came. See #Ga 3:19. Although the Mosaic law was flawless (#Ro 7:12), its introduction caused the increase of man's sin (cf. #Ro 7: 8-11). The men took more aware of their sinfulness and their inability to meet the perfect standard of God (#Ro 7: 7; #Ga 3: 21-22). The law also served to lead them to Christ (#Ga 3:24).

21 so that as sin reigned in death, so also grace might reign through righteousness to eternal life through Jesus Christ our Lord.

It's the latest summary of the analogy between Adam and Christ.

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