CHARLES-HADDON SPURGEON *** Sa personne, son langage et son apparence

19/06/2014 13:25
Sa personne, son langage et son apparence 
 
Dans une description, peu flatteuse à la vérité, le révérend Henry Christmas, de Sion College, dit que ce prédicateur « fait plaisir à voir. Son teint est clair, respirant la santé ; ses cheveux sont noirs, soyeux et lisses, et sa tête est d’une assez belle forme. Il est aisé de voir que les meilleurs portraits de M. Spurgeon ne lui rendent pas justice et que la plupart ne sont que de tristes caricatures. Sa voix est magnifique, à la fois douce et puissante, pouvant toujours parvenir sans effort jusqu’aux extrémités de la vaste salle dans laquelle il prêche. Elle est susceptible des modulations les plus variées, et il la manie avec une adresse consommée. La seule observation critique que l’on puisse faire à l’orateur, c’est un accent parfois légèrement provincial, pas assez, toutefois, pour être désagréable. Il ne fait que peu de gestes ; il se possède parfaitement, ne crie ni ne fausse jamais le ton. Il ne prêche pas, il parle comme un homme qui prend très à cœur tout ce qu’il dit et qui est beaucoup trop occupé de l’importance des choses qu’il annonce pour prêter grande attention à la forme de son discours. » 
 
       Un autre auteur, le révérend Paxton Hood, en parle, dans son livre intitulé : Les Lampes du Sanctuaire (Lamps of the Temple), en homme qui a été moins favorablement impressionné par l’apparence extérieure. « Son visage, dit-il, sans être rude, n’a rien de fin ; c’est une figure carrée et dont le front n’indique pas un caractère extrêmement doux. Toutefois, ses traits expriment plutôt la bonhomie et le zèle d’un homme peu relevé et dépourvu de capacités saillantes. Il pourra prêcher à la manière de saint Pierre, mais il ne saurait douter ou souffrir comme Thomas, ni s’enflammer du feu de saint Paul, ni s’émouvoir de l’amour de saint Jean. Son langage est fort et positif ; parfois il cherche des expressions plus raffinées, mais avec moins de succès. Son style n’est pas celui de la cour et ferait disparate avec la vie cultivée des hautes classes de la société. Il est rude, inculte, cordial, presque campagnard, et plus semblable à une fleur des bois que le fermier met à sa boutonnière, qu’aux élégantes fleurs de salon ou aux délicates et fraîches couronnes des épouses de mai. Jamais il n’est mieux dans son rôle que lorsqu’il parle le gros et bon langage d’un honnête saxon, et il sent lui-même que sa mission ne s’adresse pas tant aux savants et aux métaphysiciens qu’aux hommes. » 
 
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