Salut, Sauveur

25/12/2015 16:55
Salut, Sauveur. La religion judéo-chrétienne est une « religion de salut », c’est-à-dire qu’elle est entièrement basée sur le fait que l’homme, totalement voué par la chute à la mort et à la perdition éternelle, a besoin d’être racheté et sauvé par l’intervention d’un Sauveur divin. Elle se différencie ainsi d’une simple morale religieuse donnant à l’homme des conseils de bonne conduite, et préconisant en fait l’amélioration de sa condition par ses propres efforts. Elle est également à cent lieues d’un déisme froid, dont la lointaine divinité est indifférente au sort de ses créatures. 
 
      Dans l’Ancien Testament, le Seigneur se révèle comme le Dieu Sauveur. Tel est, parmi beaucoup d’autres, son plus beau titre (#2S 22:2-3). Il est le rédempteur, le seul Sauveur d’Israël (#Esa 25:9; 41:14; 43:3,11; 49:26), et cela de toute éternité (#Esa 63:8,16). Il commence à se manifester ainsi aux Israélites en Égypte, en disant : « Je suis l’Éternel …  je vous sauverai » (#Ex 6:6). Il délivre son peuple de la fournaise de l’oppression, de l’ange exterminateur, des flots de la mer Rouge, et Moïse s’écrie : « Que tu es heureux, Israël ! Qui est comme toi un peuple sauvé par l’Éternel ! » (#De 33:29). Ce ne sont pas les mille moyens employés par Dieu qui sauvent, mais sa personne même, sa présence, son intervention victorieuse (#1S 14:6; 17:47). David s’écrie : « Dieu …  est la force qui me sauve » (#2S 22:3). Qui peut résister, lorsque Dieu se lève pour sauver tous les malheureux de la terre ? (#Ps 76:8-10). Il sauve ses enfants, souvent rebelles, à cause de son nom, pour manifester sa puissance (#Ps 106:8). Le prophète peut dire à Sion : « L’Éternel est au milieu de toi comme un héros qui sauve » (#Sop 3:17), et le psalmiste ne cesse de magnifier le salut de Dieu (#Ps 3:8; #Ps 18:47; 37:39; 40:17; 42:6; 62:8; 71:15; 98:2-3, etc.). Ce salut comporte d’ailleurs toutes les délivrances, aussi bien terrestres que spirituelles. L’Éternel sauve de la détresse et des pièges des méchants (#Ps 37:40; 59:3) ; il sauve en accordant le pardon des péchés, l’exaucement de la prière, la joie et la paix (#Ps 79:9; 51:13; 60:7; 18:28; 34:7,19). 
 
      Toutefois, le Dieu Sauveur de l’ancienne Alliance est encore éloigné, caché même (#Esa 45:15). À l’humanité souffrante qui lui demande de déchirer les cieux et de descendre à son secours, le Seigneur répond : « Prenez courage …  Voici votre Dieu …  Il viendra lui-même et vous sauvera » (#Esa 35:4). 
 
      Dans le Nouveau Testament, Christ est d’emblée présenté comme le Sauveur, et non pas simplement comme un Maître, un ami, un modèle. L’ange dit à Joseph : « Tu lui donneras le nom de Jésus (Yahvé sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Zacharie bénit le Seigneur de ce qu’il « a suscité un puissant Sauveur » (#Lu 1:67-69). Il n’y a de salut en aucun autre (#Ac 4:12). Jésus est le Prince de notre salut (#Hé 2:10), l’auteur d’un salut éternel (#Hé 5:9). Dieu a envoyé son Fils comme Sauveur du monde (#1Jn 4:14), non pas pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui (#Jn 3:17; 12:47). Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu (#Lu 19:10) ; il est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais les sauver (#Lu 9:56). Heureux ceux qui peuvent s’écrier : « Nous savons qu’il est le Sauveur du monde ! » (#Lu 4:42). 
 
      Dans la Nouvelle Alliance, le terme de salut est appliqué presque exclusivement à la rédemption et au salut éternel. Le salut vient des Juifs (#Jn 4:22). L’Évangile est la parole de salut prêchée en tous lieux (#Ac 13:26; 16:17; 28:28 ; #Ep 1:13) ; il est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (#Ro 1:16). La grâce de Dieu est la source du salut (#Tit 2:11), qui est en Jésus-Christ (#2Ti 2:10). Dieu nous appelle à l’acquisition du salut (#1Th 5:9 ; #2Th 2:13). C’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut (#Ro 10:10) ; nous devons travailler à notre salut avec crainte et tremblement (#Ph 2:12). Nous sommes gardés par la foi pour le salut ; nous obtiendrons ainsi le salut de nos âmes (#1P 1:5,9). Maintenant, nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ (#Ph 3:20) ; car le moment s’approche où le salut acquis au Calvaire va être totalement révélé (#Ro 13:11 ; #Ap 12:10). Comment échapperions-nous en négligeant un si grand salut ? (#Hé 2:3). À Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soit gloire ! (#Jude 1:25). Voir Rédemption, Incarnation, Expiation. 
 
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