Salutation

25/12/2015 16:54
Salutation. En s’abordant, les Israélites prononçaient des formules de vœux ou de bénédiction. Les plus courantes étaient : 
 
1.  « Sois béni de l’Éternel ! » ; « Dieu te fasse miséricorde ! », ou une formule équivalente (#Ge 43:29 ; #Ru 3:10 ; #1S 15:13).
2.  « Que l’Éternel soit avec toi ! » à quoi l’on répondait : « Que l’Éternel te bénisse ! » (#Ru 2:4).
3.  « La paix soit avec toi ! » ou « Paix te soit ! » (prospérité). C’était la salutation la plus fréquente (#Lu 24:36), encore en usage de nos jours parmi les Juifs, et appelant la réponse « Paix sur toi ! ». Cas échéant, on disait : « Paix à toi, ainsi qu’à ta maison ! » (#1S 25:6 ; #Lu 10:5).
4.  « Salut ! » formule courante en la période grecque (#Mt 26:49; 27:29; 28:9 ; #Lu 1:28).
5.  « Que le roi vive à jamais ! », salutation d’un Israélite à son souverain (cf. #1R 1:31) ; formule que les Juifs employèrent aussi à l’adresse des rois de Babylone et de Perse (#Né 2:3 ; #Da 2:4; 3:9; 5:10). En se quittant, on prononçait des bénédictions (#Ge 24:60; 28:1; 47:10 ; #Jos 22:6), qui finirent par prendre la forme conventionnelle de « Va en paix ! » ou « Porte-toi bien ! » (#1S 1:17; 20:42 ; #2S 15:9 ; #Mr 5:34 ; #Ac 16:36), et impliquant la réponse : « Puisse ta servante (ou ton serviteur) trouver grâce à tes yeux ! », si l’on parlait à un supérieur (#1S 1:18).
 
 
      Abraham et Lot se lèvent pour accueillir des étrangers, se prosternent devant eux, les pressent d’accepter l’hospitalité (#Ge 18:2; 19:1). Booz échange des salutations avec ses moissonneurs (#Ru 2:4). Les passants saluent les hommes travaillant aux champs (#Ps 129:8). On s’abstenait souvent de saluer ainsi les adeptes d’une autre religion (#Mt 5:47), afin de ne pas nouer des relations spirituelles avec eux (#2Jn 1:11). Les messagers chargés de faire diligence ne devaient saluer personne en chemin (#2R 4:29, #Lu 10:4), car cela prenait du temps. Saluer n’impliquait pas un simple signe de tête, mais une profonde révérence ; le cavalier descendait de sa monture, de son char (#1S 25:23 ; #2R 5:21). 
 
    Les lettres de Tell el-Amarna ainsi que d’autres commençaient toujours par des salutations conventionnelles. Le fils écrit à son père : « À Dudu, mon maître, mon père, ainsi parle Aziri ton fils, ton serviteur. Aux pieds de mon père je me prosterne. Que la paix (la prospérité) soit sur mon père. » Dans la lettre no 297 des tablettes de Tell-el-Amarna, un vassal écrit à son suzerain, le roi d’Égypte : « À mon seigneur le roi, mes dieux, mon soleil, parle Yapahi ton serviteur, poussière de tes 2 pieds. Aux pieds du roi, mon seigneur, mes dieux, mon soleil, 7 fois et 7 fois je me prosterne. » Le gouverneur d’un district écrit à ses pairs : « Aux rois de Canaan, serviteurs, mes frères, ainsi s’adresse le roi. » Pharaon commence une lettre à un souverain par les mots : « À Kadashman-Enlil, roi de Karduniash (Babylonie), mon frère, ainsi parle Nibmuaria (Amenhotep III) le grand roi, roi d’Égypte, ton frère. À moi est la paix (prospérité). Que la paix (la prospérité) soit à toi ! À ta maison, à tes femmes, tes enfants, tes chefs, tes chevaux, tes chars, au milieu de tes territoires, que tout aille bien ! » 
 
      Durant la période gréco-romaine en Palestine, les salutations épistolaires étaient d’un style plus direct, plus bref. Le nom de l’auteur vient d’abord : « Le roi Alexandre à son frère Jonathan, salut ! » (#/APCJ 1Ma 10:18). « Le roi Démétrius au peuple juif, salut » (#/APCJ 1Ma 10:25 ; cf. #Ac 15:23; 23:26 ; #Ja 1:1). La conclusion de la lettre était souvent une formule dérivant du latin : « Adieu ! » ou plus exactement : « Portez-vous bien ! » (#Ac 15:29 ; DARBY). Les Juifs ajoutaient un vœu de paix (#/APCJ 2Ma 1:1). Leurs salutations étaient souvent détaillées (#/APCJ 2Ma 1:5), et selon l’ancienne formule (#/APCJ 2Ma 9:19,20). Paul commence aussi ses lettres par des salutations substantielles (#Ro 1:1-7). Dans les épîtres à Timothée, il souhaite grâce, miséricorde et paix à son enfant légitime en la foi ; mais le vœu ordinaire est « Que la grâce et la paix vous soient données ! » L’apôtre ajoute à la fin de ses lettres ses propres salutations et celles d’autres chrétiens (#1Th 1:1; 5:26-28). 
 
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