Sanballat ; Samballat ; Saneballat

25/11/2015 17:18
Sanballat (SEGOND, DARBY, JÉRUSALEM, T.O.B.) ; Samballat (SYNODALE) ; Saneballat (Français Courant) : akkadien : Sin (dieu lunaire) a donné la vie. Samaritain influent (#Né 2:10), appelé Horonite, ce qui ne paraît guère signifie qu’il ait été originaire de Horonaïm, ville de Moab, mais plutôt qu’il venait de Beth-Horôn. Il s’opposa à ce que Néhémie rebâtit les remparts de Jérusalem, mais ne réussit pas à empêcher cette restauration (#Né 4:7,8). Sanballat et ses complices sollicitèrent un entretien avec Néhémie, qu’ils voulaient assassiner (#Né 6:1-4). Néhémie ayant refusé cette entrevue, ils essayèrent vainement de l’intimider en l’accusant de sédition (#Né 6:5-14). 
 
      Sanballat le Horonite était contemporain du souverain sacrificateur Éliachib, arrière-grand-père de Yaddoua (Jaddée). Il s’associa à Tobiya l’Ammonite et s’opposa à Néhémie la 20e année d’Artaxerxès I (#Né 2:1; 4:1-2). Il fut gouverneur de Samarie peu avant 407 avant Jésus-Christ, la 17e année de Darius II Nothos. Voir Papyrus ; Syène. Un fils de Yoyada (qui était fils du souverain sacrificateur Éliachib) épousa une fille de Sanballat. Néhémie l’en punit en l’excluant du sacerdoce (#Né 13:4,28). Josèphe mentionne un Sanballat, natif de Kouth, que Darius III, dernier roi de Perse (336/5-331 avant Jésus-Christ), envoya à Samarie comme gouverneur. Lors de la défaite de Darius III, ce Sanballat passa à Alexandre le Grand, en 331 avant Jésus-Christ. Nicaso, sa fille, fut donnée pour femme à Manassé, frère de Yaddoua le souverain sacrificateur. Ce mariage avec une étrangère vexa les autorités juives, qui chassèrent Manassé du Temple de Jérusalem. Sanballat, approuvé par Alexandre, éleva alors un temple sur le mont Garizim et fit de son gendre le grand prêtre de ce sanctuaire (Antiquités 11.7.2 ; 8.2 et 4). Ces déclarations de Josèphe ne concordent pas avec les données bibliques à propos de Sanballat. Les anciens commentateurs pensaient que Josèphe avait parlé d’un autre Sanballat, d’une époque ultérieure. Or Josèphe mentionne à coup sûr le Horonite Sanballat, dont le mariage est rapporté par #Né 13:28. Mais l’historien juif a probablement situé Sanballat 100 ans plus tard pour accorder les faits à son opinion, car il pensait que le gendre de Sanballat avait non seulement fondé ou développé la religion samaritaine, mais aussi bâti le temple du Garizim. Josèphe croyait que ce sanctuaire avait été érigé après la conquête d’Alexandre (Antiquités 13.9.1), environ 2 siècles avant l’an 128 avant Jésus-Christ Josèphe était persuadé qu’Alexandre et le souverain sacrificateur Jaddée avaient été contemporains (Antiquités 11.8.5). Josèphe commet une erreur de date (ce n’est d’ailleurs pas la seule) : il situe le mandat de Néhémie la 25e année de Xerxès (qui ne régna que 21 ans, Antiquités 11.5.7) au lieu de le mettre en la 20e année d’Artaxerxès I, son successeur (#Né 2:1). Et il assigne à l’arrivée d’Esdras à Jérusalem la 7e année de Xerxès (Antiquités 11.5.2), au lieu de placer cette date 21 ans plus tard, la 7e année d’Artaxerxès I (#Esd 7:1,8). Enfin, il confond Onias I avec Onias III, qui vécut 1 siècle plus tard (#/APCJ 1Ma 12:7.20 ; Antiquités 12.4.10). Voir Néhémie (Livre de). 
 
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