Soleil. Astre du jour. Dieu, qui le créa (#Ge 1:16 ; #Ps 74:16; 136:8), le maintient et le dirige (#Jér 31:35 ; #Mt 5:45 ; #Ps 104:19). La végétation croît, mais aussi se déssèche sous la chaleur solaire (#De 33:14 ; #2S 23:4 ; #Jon 4:8). La Bible parle souvent poétiquement du soleil ; il se lève, se couche, a une tente dans les cieux, s’élance le matin dans la carrière, avec la joie d’un héros (#Ps 19:4-6). Les Écritures comparent la mort prématurée, la perte soudaine des biens, au coucher du soleil à midi (#Jér 15:9 ; #Am 8:9 ; #Mi 3:6). Les peuples païens contemporains des Hébreux adoraient le soleil, en particulier les Babyloniens à Sippar et à Larsa, les Assyriens sous le nom de Chemesch (ou Shamash) et les Égyptiens sous celui de Rê, à On ; (cf. Beth-Chémèch, maison du soleil, ou Héliopolis, ville du Soleil, autres noms donnés à On, #Jér 43:13 ; #Ge 41:45). Voir Divinités païennes, Égypte. II, 4. Les prophètes mirent les Israélites en garde contre toutes ces formes de paganisme, mais le culte solaire gagna cependant des adeptes. Les Israélites apostats élevèrent des autels à l’armée des cieux (#2R 21:5), offrirent des parfums au soleil, lui dédièrent des chevaux (#2R 23:5,11 ; cf. le culte perse, Hérodote 1.189 ; 7.54). Les idolâtres envoyaient, de la main, des baisers aux astres (#Job 31:26-27).
L’arrêt du soleil sur Gabaon, à la voix de Josué (#Jos 10:12-14), a rencontré beaucoup de scepticisme et suscité beaucoup de théories, par exemple celle d’une réfraction inusitée de la lumière qui aurait prolongé considérablement le jour. Quoi qu’il en soit, Dieu répondit par un miracle à la supplication de Josué et donna la victoire à son peuple. C’est ainsi que le croyaient littéralement l’auteur de l’Ecclésiastique (#/APCJ Sir 46:4) et Josèphe (Antiquités 5.1.17). Il en est de même du miracle du recul de l’ombre sur les degrés d’Ahaz (#2R 20:9-11). Voir Cadran (Solaire).
L’hébreu Hammanim a été traduit par statues (ou colonnes, stèles) consacrées au soleil (#Lé 26:30 ; #2Ch 14:4; 34:4,7 ; #Esa 17:8; 27:9 ; #Ez 6:4-6). Mais on a découvert à Palmyre un autel du même usage, portant un nom apparenté à l’hébreu Hammanim. Les « statues » ou « colonnes » dédiées au soleil auraient donc été plutôt des autels où l’on brûlait de l’encens (cf. #Os 4:13). De toute façon, ces « stèles » ou « autels » entraient dans le cadre d’un culte rendu au soleil. La stèle gravée de deux mains tendues vers un croissant et un disque solaire, trouvée par Y. Yadin à Hatsor, dans les restes d’un temple cananéen, est peut-être un exemple d’« obélisque » (traduction de la COLOMBE). Voir Hatsor.
Copyright Editions Emmaüs